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Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

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Comment ça marche Bac

Public visé : un nageur qui s'entraîne sérieusement, ou un jeune entraîneur.

4. Comment il en tire des temps cibles

Il y a deux familles d'allures, et elles ne se substituent jamais l'une à l'autre.

Une course, c'est une distance précise. Une allure physiologique ne dépend d'aucune épreuve.

  • L'allure de course. L'entraîneur dit « allure 400 ». Le programme sait quel temps tu vaux sur 400 — parce que tu l'as nagé, ou parce qu'il l'estime — et il en déduit le temps de la répétition demandée.
  • L'allure physiologique. L'entraîneur dit « seuil », « VMA », « récupération ». Le programme calcule la vitesse correspondant à cette intensité chez toi, et en déduit le temps.

Une allure de course se situe donc quelque part à l'intérieur d'une allure physiologique — et pas l'inverse. Les confondre fait prescrire une intensité à la place d'un rythme de course.

D'où sortent les vitesses physiologiques

Il n'y a plus une seule mesure de départ, et c'est le changement le plus important d'août 2026. Avant, tout descendait de la vitesse critique par une cascade de pourcentages. Aujourd'hui il y a trois valeurs, mesurées séparément, sans passage de l'une à l'autre :

La valeurD'où elle vientÀ défaut
Ta VMA (référence aérobie)un n × 200, le milieu d'un 400, ou un 400 entierun 400 estimé — 79 % des panneaux au 24/08/2026
Ta vitesse critiqueun couple 200 / 400 répété, un 12 × 25, ou ton couple 200 / 400 lu sur tes coursesrien : la ligne n'existe pas — 81 panneaux sur 124
Ton seuilun test de 30 minutes, nu88,3 % de ta VMA — 124 panneaux sur 124

Pourquoi aucune passerelle : c'est une question d'âge. Chez un adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil de 4,75 % — c'est la mesure de Dekerle 2005, sur 8 nageurs, et ses auteurs concluent que l'écart est trop grand pour utiliser ces deux grandeurs l'une pour l'autre. Chez l'enfant et l'ado, le même écart tombe à 0,8 à 1,3 % (Toubekis en 2019). Cinq fois moins. Un pourcentage unique ne peut pas servir les deux publics — et si tu lis cette page, tu es probablement du second. On mesure donc chaque valeur pour elle-même, ou on ne l'affiche pas.

⚠️ Et la même source dit une chose qu'il faut lire jusqu'au bout : chez les jeunes, à la vitesse critique, seuls 6 enfants sur 10 et 7 ados sur 10 ont tenu les trente minutes, et le lactate y montait plus haut qu'au seuil. Deux vitesses très proches en valeur, pas en difficulté.

Ta vitesse critique, en particulier

vitesse critique = (400 − 200) mètres ÷ (t400 − t200)

Trois chemins la produisent : le couple 200 / 400 répété (le test dédié, le plus précis) ; le 12 × 25 ; ou ton couple 200 / 400 lu sur tes courses, en crawl ou dans ta propre nage à partir d'un 400 saisi dans cette nage. ⛔ Le test de 30 minutes n'en fait plus partie : il mesure ton seuil. Et si tu es lu en quatre nages, elle peut aussi t'arriver de ton crawl, transposée — ce n'est pas une quatrième mesure, c'est la même valeur exprimée dans une autre nage.

Une erreur sur ton 400 est amplifiée, et c'est de l'arithmétique. Cette vitesse n'est pas un temps, c'est une différence entre deux temps — et une différence amplifie toujours l'erreur de ses termes : une erreur sur ton 200 est atténuée, la même sur ton 400 est amplifiée. 🔴 Les facteurs chiffrés qui figuraient ici — deux fois sur la borne basse, presque deux sur la vitesse critique — ont été mesurés le 21 août 2026, sur le moteur d'AVANT la coupure, quand un seul 400 servait la VMA et la vitesse critique à la fois. Ils ne décrivent plus le moteur d'aujourd'hui et ont été retirés ; les refaire est un travail de mesure, pas d'écriture. Ce qui reste vrai, et qui suffit à décider : une erreur sur ton 400 en abîme deux autres, séparément — ta VMA quand elle est lue dessus, et ta vitesse critique par le couple. C'est le chrono à ne pas laisser traîner faux.

Et il faut savoir une chose sur ce couple : ses deux bouts peuvent être des temps estimés. Rien n'exige qu'au moins l'un des deux soit un chrono que tu as nagé. Ce n'est pas un laisser-aller : un estimé est le plus souvent ta propre mesure, transportée — le même 200, nagé récemment dans l'autre bassin, quand la case porte un vieux chrono que le profil a écarté. Le refuser reviendrait à préférer le périmé au récent. Et l'écran le dit : la ligne perd sa marque de mesure et porte le mot estimé. ⭐ Depuis la coupure, un couple bâti sur des estimés n'abîme que cette ligne-là : il ne descend plus vers ton seuil ni vers ta VMA.

⚠️ Autre chose à savoir : cette vitesse-là ne vient pas d'un temps, mais de l'écart entre deux. Partout ailleurs, une valeur bâtie sur un chrono ne peut que ralentir quand tu t'arrêtes. Pas celle-ci : si l'un des deux points bouge sans l'autre, elle accélère. Le programme lit donc, aux deux bouts, tes meilleurs temps, qui ne reculent jamais — ce qui ferme le cas. Ce qui reste ouvert : ces deux meilleurs temps peuvent venir de deux époques, et rien ne date une pente.

Ce qui reste un pourcentage de ta VMA

Trois lignes seulement, et elles le restent parce qu'aucune n'a de protocole de mesure à elle :

Ses zones d'entraînement, aux 100 m — tirées de son 200 et de son 400
  • Anaérobie114 %55.40
  • Puissance VO₂105 %1:00.02
  • VMA / VO₂max100 %1:03.13
  • Vitesse critique95 %1:06.35
  • Résistance91 %1:09.06
  • Seuil (MLSS)88 %1:11.49
  • Aérobie (LT1)85 %≤ 1:14.62
  • Récupération78 %≤ 1:20.93

Vitesse critique = (400 − 200) m ÷ (4:12.50 − 1:59.80) = 1,507 m/s, d'où vVO₂max = 1,584 m/s. Tout le reste en découle par des pourcentages de la littérature. Le seuil est la seule fourchette — ses deux bords sont deux mesures du même seuil, pas une marge d'erreur. Le seuil aérobie et la récupération sont des plafonds : « ≤ », on ne nage pas plus vite. La vitesse de nage maximale, elle, est mesurée ou absente — ici elle est absente, et rien ne la remplace.

La ligne, telle qu'elle s'écrit sur ta fichePart de ta VMAD'où vient le pourcentage
VMA / VO₂max — la référence aérobie100 %c'est elle qu'on mesure ; les trois lignes ci-dessous s'en déduisent, et elles seules
Seuil (MLSS)uniquement à défaut de test de 30 minutes88,3 %Dekerle 2005
Aérobie (LT1) — le haut de la zone facile, un plafond84,6 %Massini 2023
Récupération — un plafond aussi78 %Olbrecht

La vitesse critique ne figure plus dans ce tableau. Elle y était à 92,7 %, et c'était un facteur de calcul. Ce n'en est plus un.

Les 92,7 % : un repère, pas un calcul

Le chiffre est publié, mais il ne décrit pas la mesure que fait le programme : dans l'étude, la vitesse critique vient de quatre efforts jusqu'à épuisement nagés à 95, 100, 105 et 110 % de la référence aérobie — pas d'un couple 200 / 400. Deux méthodes, deux objets voisins, et rien n'oblige leur rapport à retomber sur 92,7 %.

Le programme n'impose donc jamais ce pourcentage : il affiche TON rapport réel, à côté du repère. Mesuré le 24 août 2026 sur les 43 panneaux qui portent les deux valeurs : médiane 94,3 %, du 10ᵉ au 90ᵉ centile de 90,2 % à 99,0 %, extrêmes 89,4 % et 102,0 %. Sept panneaux sur 43 tombent hors de l'intervalle publié. Imposer un pourcentage unique aurait déplacé la moitié des nageurs.

🔴 Et l'ordre entre les lignes n'est pas garanti. On attend une vitesse critique sous la VMA. Au 24 août 2026, quatre panneaux sortent au-dessus, jusqu'à 102 % — tous en quatre nages, tous sur la voie de secours où la vitesse critique arrive du crawl. Le programme ne redresse rien : il signale, et il retire la zone de résistance qui vivait entre les deux.

Les pourcentages viennent de la littérature ; les vitesses viennent de tes temps. ⚠️ Et deux de tes trois valeurs ne sont pas des pourcentages du tout quand elles sont mesurées : ta vitesse critique n'en est jamais un, ton seuil n'en est un que faute de test.

Un cas à connaître si tu nages le quatre nages. Avant de retenir ton 400 quatre nages comme repère, le programme regarde si tu y es meilleur — face à la population, donc en indice — que sur ton 400 crawl. Si oui, il le garde. Sinon, ton moteur aérobie devient celui de ton crawl, ramené en quatre nages par le rapport des deux références de 400, puis borné par ton 400 quatre nages démontré.

Deux points à connaître :

  • Le seuil n'est pas la vitesse critique. La vitesse critique est plus rapide — d'environ 5 % chez un adulte entraîné, mais de 1 % seulement chez un jeune. ⛔ L'écart n'est donc pas une constante, et le programme ne convertit jamais l'une en l'autre. Prescrire « le vert » sur la vitesse critique brute fait nager trop vite.
  • Le seuil s'affiche en VALEUR UNIQUE. Il sortait autrefois en fourchette, avec un second bord « où tomberait un test de 30 minutes ». Ce bord se fabriquait en enchaînant les pourcentages de la chaîne : il a disparu avec elle. ⭐ Et un test de 30 minutes réellement nagé ne pose plus un bord — il pose ton seuil, directement, et il prime sur les 88,3 %.
  • Deux lignes seulement sont des plafonds : la récupération et la nage en amplitude — les deux du bas. Là, la consigne n'est pas « fais ce temps » mais « ne va pas plus vite que ça », et être plus lent est normal : c'est même ce qu'on te demande. Elles portent un « ≤ » sur ta séance.
  • ⚠️ La vitesse critique n'est pas un plafond — c'est un plancher. Elle marque le bas de la zone dure, pas son toit : au-dessus d'elle, ton lactate ne se stabilise plus. La lire à l'envers ferait nager trop lentement une séance qui demande d'y aller.

Deux intensités de plus s'intercalent — la puissance aérobie et la résistance. Elles ne viennent pas d'un pourcentage : elles se lisent sur ta propre courbe vitesse-durée, entre les deux valeurs qui les encadrent. Elles sont affichées au panneau, marquées comme interpolées, avec leur distance maximale.

⚠️ Mais la résistance n'a pas toujours deux valeurs pour l'encadrer. Sa borne haute est la vitesse critique — celle qui manque sur 81 panneaux sur 124. Le programme recule alors d'un cran : la borne haute devient ta VMA, et la lecture se fait sur un intervalle plus large, donc plus grossièrement. ⛔ Aucune vitesse critique n'est inventée pour boucher le trou. Et si les deux bornes ressortent à l'envers, la ligne disparaît plutôt que de rendre un nombre qui ne veut rien dire.

⚠️ Sur la colonne « distance max », une précision qui change la lecture. Ta propre courbe n'est consultée que pour les allures au moins aussi rapides que ta vitesse critique. En dessous — résistance, seuil, aérobie — la distance affichée vient d'un repère de population.

Quand le programme n'a vraiment pas de quoi ancrer tout ça, il masque le panneau plutôt que d'afficher des zones inventées.

La correction de virages

Une allure de course est établie sur une course, dont la moyenne inclut les virages — et un virage coûte du temps. Une répétition plus courte fait moins de rotations que la course n'en faisait sur la même distance.

Pourquoi un 50 « allure 400 » n'est pas le 400 divisé par 8
Son 4004:12.50÷ 8
Division naïve31.56
Rotations non faites0,53 s (1 − 50/400) × 0,60
Temps demandé31.03

Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.

On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas.

En bassin de 25 m, un 200 compte 7 virages, soit 1,75 par tranche de 50 ; un 50 nagé seul en compte 1. Différence : 0,75. En bassin de 50 m : 3 virages pour le 200, soit 0,75 par tranche de 50, contre 0 pour le 50 seul. Différence : 0,75 encore — d'où l'indépendance au bassin.

La coulée, elle, est présente dans tous les 50, répétition comme course : elle s'annule. Seule la rotation au mur reste, et le temps qu'elle coûte dépend de la nage — la figure ci-dessus donne les valeurs que le programme applique. Leur direction et leur ordre sont publiés ; les montants exacts, eux, sont notre calage, et ils restent réglables.

Conséquence contre-intuitive : le virage ouvert (brasse, papillon) coûte plus que la culbute (crawl, dos). L'impression inverse vient du pull-out de brasse, qui est de la coulée — donc exclu du compte.

⚠️ Cette correction ne s'applique qu'aux allures de course. Une cible d'intensité n'est pas une course raccourcie, c'est une vitesse à tenir : elle n'est pas corrigée.

Les deux bornes

Une borne en haut : on ne te demande pas plus vite qu'un temps déjà nagé. Si le calcul d'une allure de course sort plus rapide que ton chrono sur cette distance, c'est le chrono qui prime. La référence est ton temps du moment : tant que tu cours, c'est ton record ; après un long arrêt, ce peut être plus lent.

⚠️ Cette borne ne protège que les distances déjà nagées. Sur une épreuve jamais faite, il n'y a pas de chrono à opposer au calcul, et les cibles d'intensité n'en ont aucune. Le programme ne promet pas de ne jamais dépasser le démontré : il promet de ne pas le dépasser là où un démontré existe.

Une borne en bas : on ne descend pas indéfiniment. Il existe une vitesse de croisière en dessous de laquelle une allure de course n'a plus de sens, même sur très long. Elle se lit sur ta pente : un fondeur, qui décroche peu, l'a plus haut qu'un sprinteur. Et s'il n'y a pas assez de matière pour établir un type, le programme n'applique pas de plancher du tout plutôt que d'en inventer un.

Elle se recalcule, et voici avec quoi : vitesse de croisière = k × ta vitesse critique, avec k = 0,93 pour un fondeur franc, 0,86 pour un polyvalent et 0,80 pour un sprinteur franc — et une valeur intermédiaire partout entre les trois, sans palier. ⚠️ Seul le 0,93 est mesuré (sur l'équipe de France d'eau libre) ; les deux autres sont nos propres amplitudes, bornées par le sens physiologique. Ce qui compte ici, c'est l'ordre — pas la troisième décimale.

⚠️ Et si tu n'as pas de vitesse critique, cette borne ne s'applique pas du tout. C'est le cas de 81 panneaux sur 124 au 24 août 2026. Le programme ne fabrique aucune vitesse critique de remplacement pour tenir la borne : il la désactive, et ta cible reste ce que le calcul d'allure rend, sans plancher. Une borne inventée serait pire qu'une borne absente.

Et quand il manque un temps ?

Le programme estime, ou refuse. Et il refuse pour de bon : « rien » veut dire rien du tout — pas un temps sec, pas une fourchette large.

Les conditions sont chiffrées, et elles diffèrent selon le bout de la distance :

  • sur le fond — 400, 800, 1500 : il faut au moins une course sur une distance de fond dans ce bassin, et deux façons de calculer qui répondent. Sinon, rien. Le motif est un cas réel : sur un nageur dont toutes les ancres de fond étaient trop vieilles, la courbe s'ajustait parfaitement et rendait un 1500 jamais nagé avec une fourchette d'une seconde. Une courbe parfaite sur trois points d'une autre époque n'est pas une connaissance.
  • sur les distances courtes — 50, 100, 200 : il faut la même épreuve dans l'autre bassin, ou deux voisines qui l'encadrent, une plus courte et une plus longue. Sinon, rien.

Ce que vaut une estimation, et c'est mesuré. On retire au programme une des marques qu'il connaît, on lui demande de la retrouver avec les autres, et on regarde de combien il se trompe :

Ce dont tu disposes Erreur du programme
des marques qui se suivent du 50 au 800 0,5 %
une couverture ordinaire 2,4 %
trois temps seulement, très éloignés 6 à 9 %

Mesuré le 20 août 2026, sur sept nageurs et quarante-trois relectures — petit échantillon, la mesure se refera quand la base s'élargira.

Le repère qui donne le sens de ces chiffres : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre sans que rien ne change chez lui. Bien couvert, l'erreur du programme est donc du même ordre que le bruit d'une compétition ; mal couvert, elle est plusieurs fois plus grande. La fiabilité n'est pas une qualité du programme : c'est la densité de tes données.

Hors crawl, cette fourchette n'est pas centrée, et c'est voulu : elle s'ouvre plus du côté lent que du côté rapide — c'est de ce côté-là qu'on sous-performe. Et le programme perd sa confiance bien plus vite en prolongeant vers le long qu'en prolongeant vers le court. ⚠️ Ces largeurs sont les nôtres : aucune source ne dit quelle largeur devrait avoir la bande d'une estimation.

Toute estimation sort donc avec une fourchette, jamais avec un point sec — parce que la performance ne dépend pas que de la physiologie. À état de forme égal, on peut faire une très bonne course ou une moins bonne : la gestion, la technique, le stress. C'est cet écart-là qu'on encadre. ⚠️ Sur le fond, sa largeur ne mesure PAS la quantité de tes données : c'est l'écart entre les façons de calculer. Deux façons qui tombent d'accord donnent une fourchette serrée — jusqu'à moins d'une seconde sur un 800 m — même si le programme n'a que peu de matière sur toi. Leur accord est une mesure de précision ; il ne dit rien du volume.

À la même date, une estimation n'est jamais plus lente qu'un temps que tu as réellement nagé sur l'épreuve. Si elle ressortait plus lente, c'est le réel qui gagne : la case affiche ce chrono.

Sur 50, 100 et 200 m, ton chrono gagne aussi dans un second cas : quand l'estimation est plus rapide, mais tombe dans sa propre fourchette. L'écart entre les deux est alors plus petit que la précision annoncée — autrement dit le programme ne sait pas les départager. Il ne prétend donc pas valoir mieux que ce que tu as nagé : c'est ton temps qui est retenu, avec sa date. ⚠️ Une course que le profil a mise de côté n'est jamais reprise par cette règle : on n'écarte pas une course d'un côté pour s'en servir de l'autre.

⚠️ Sur le fond — 400, 800, 1500 — cette règle ne s'applique pas, et ce n'est pas un oubli. Là, l'estimation ne convertit pas le même temps : elle le déduit de tes AUTRES distances, et sur ce terrain elle voit juste. Mesuré sur 1 113 courses de 7 nageurs, en demandant au programme ce qu'il annonçait la veille de chaque course : là où la règle s'applique, les deux réponses se valent (1,86 s contre 1,92 s d'erreur typique) ; ailleurs, l'estimation l'emporte 34 fois sur 38, avec une erreur quatre fois plus petite.

⚠️ Et « à la même date » n'est pas une précaution : c'est la règle. Si tu arrêtes plusieurs années, ta case peut afficher un temps plus lent que le chrono que tu as nagé — et ce n'est pas une contradiction. ⭐ Sur 50, 100 et 200 m elle ne le fera que si l'écart est net : tant que ton chrono tombe dans la fourchette, c'est LUI qui reste affiché (voir juste au-dessus). Ton chrono est de son époque ; ta case dit ce que tu vaux aujourd'hui, décote comprise. Ton meilleur temps, lui, ne bouge pas d'un centième : la décote est une couche par-dessus, elle ne le touche jamais.

Chaque case dit d'où elle vient

Six mots, à l'écran, en toutes lettres. Un seul n'est pas une estimation.

Le mot Ce qu'il dit
nagé tu as nagé cette distance, dans ce bassin — le seul qui ne soit pas une estimation
relais tu l'as nagée en relais, ramenée à un départ du plot
converti la même épreuve, nagée dans l'autre bassin, ramenée ici
prolongé lu sur tes distances voisines, dans la même nage
traduit lu sur une autre nage, et transposé
profil d'époque ta dernière course sur cette épreuve, replacée dans ton profil d'aujourd'hui

— ou rien, quand la matière ne suffit pas.

Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu : il se recalcule quand le moteur évolue. Un meilleur temps, lui, ne bouge pas.

Et une nage que tu as abandonnée maintient : elle ne monte jamais toute seule. Quand le programme replace une vieille course dans ton profil d'aujourd'hui, il tient compte de ce que tes autres épreuves ont fait depuis. Sur une nage que tu n'as plus jamais nagée, ce serait un progrès emprunté — ton dos monterait parce que ton crawl a progressé. Il ne le fait donc pas. En revanche, si ton profil baisse, elle baisse avec : rien n'oblige une nage abandonnée à mieux résister que le reste.

Viser un temps

L'entraîneur peut fixer un temps visé sur une épreuve, à une échéance : « 200 dos en 1:58 au 20 décembre ». Le programme re-dérive alors les allures de cette épreuve comme si tu valais ce temps-là. Rien de ton profil n'est touché : l'objectif s'affiche à côté, il ne le remplace pas. Et un objectif dont l'échéance est passée ne prescrit plus rien.