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D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

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Comment ça marche Coach théorie

Le chemin complet d'un chrono : ce que le moteur récolte, à quoi il le compare, comment il le trie, et ce qu'il en tire.

Introduction

Le moteur de génération de profils de nageur est un outil complexe, bâti à partir de plusieurs instruments. Nous détaillons ici le fonctionnement de ces instruments, l'usage que nous en faisons, et comment un profil de nageur se construit.

Le moteur utilise uniquement des chronos — compétition ou entraînement, course ou série test — pour établir le profil d'un nageur. Ces chronos sont ensuite comparés à un étalon, qui permet d'estimer le type du nageur et son profil complet. Le moteur prend en compte toutes les performances dans le temps, et choisit celles qui sont encore pertinentes pour construire le profil.

⚠️ Une précision à poser dès ici, parce qu'elle porte loin. « Uniquement des chronos » décrit la matière, pas le chemin. Une valeur peut arriver à une ancre transportée plutôt que nagée sur l'épreuve : la même course portée depuis l'autre bassin, ou une distance lue sur ses voisines. C'est encore de son chrono, mais ce n'est plus ce chrono-là — et à un endroit précis, la vitesse critique, les deux bouts peuvent l'être en même temps (La vitesse critique).

Nous verrons donc d'abord ce que le moteur lit — les performances, leurs voies d'entrée et les tests d'entraînement (partie 1) — puis l'axe d'effort sur lequel il range les épreuves d'un même nageur, pour qu'un 200 brasse et un 200 crawl deviennent comparables (partie 2). Nous étudierons ensuite quelles performances sont pertinentes pour le profil en fonction du temps (partie 3). Nous verrons enfin ce que le moteur construit à partir de ce qu'il a gardé — le profil du nageur (partie 4), les épreuves qu'il n'a jamais courues (partie 5), et les allures auxquelles le faire nager (partie 6).

Deux conventions de lecture

L'étalon du programme affiche des indices multipliés par mille : à l'écran, un indice s'écrit

  1. Dans cette profondeur, nous affichons les indices tels quels, avant la multiplication :

0,913. C'est dit ici une fois, et nous n'y reviendrons plus.

Chaque nombre publié dans cette page porte l'un de ces sept statuts. Aucun n'est publié sans.

StatutCe que ça veut dire
ÉTABLIValeur publiée dans la littérature, vérifiée au texte d'origine, avec son renvoi.
CALCULÉValeur obtenue en appliquant une équation publiée, avec sa convention écrite à côté. Le calcul se refait à la main.
MESURÉValeur calculée sur nos propres données, avec son échantillon écrit à côté.
DÉRIVÉValeur obtenue en combinant des valeurs déjà établies ou calculées, par une règle écrite et rejouable. Elle n'est publiée nulle part telle quelle.
DIRECTIONNELUn ordre de grandeur assumé, borné par la littérature ou par la cohérence. Ce n'est pas une mesure.
DÉCISIONUn choix de projet, avec son motif. Ni une mesure, ni une source : une position tenue.
CONVENTIONUn garde-fou ou un plancher de bon sens, sans prétention physiologique.

1. La récolte des données

Tout part de la même matière : des chronomètres. Cette partie dit lesquels le moteur lit, par quelles voies ils entrent, et ce qu'il refuse de lire.

1.1 Ce qu'il faut pour ouvrir un profil

Pour le nageur : son sexe et sa date de naissance.

Pour une performance : le chrono, la distance, la nage, la longueur du bassin, et la date.

Aucune n'est facultative — sans cela, impossible d'ouvrir un profil.

Pour un profil qui dit quelque chose, il en faut davantage, et le programme applique des seuils nets. Ils portent sur le nombre de distances distinctes que le nageur a démontrées, et sur l'amplitude qu'elles couvrent — une distance courte, 50 m ou moins, et une distance longue, 400 et au-delà sur l'axe d'effort de la partie 2.

Ce que le nageur a démontréCe que le programme fait
1 seule distanceaucune étiquette de type : une pente ne se trace pas sur un point
2 distancesle type est posé, mais la couverture est dite faible
3 ou 4 distancescouverture indicative
5 distances et l'amplitude court ↔ longcouverture fiable — c'est le jeu complet

Ces quatre paliers sont ceux que le programme applique, lus dans sa table de couverture. Le premier est un refus : en dessous de deux distances, aucun type n'est écrit — le programme ne pose pas une étiquette qu'il ne peut pas tenir.

Deux autres besoins s'ajoutent, et ils ne se remplacent pas l'un l'autre :

  • pour ancrer les allures, il faut de quoi lire trois grandeurs qui ne se remplacent pas — une référence aérobie (la VMA), une vitesse critique, un seuil. Chacune a ses propres entrées et aucune ne se déduit d'une autre (Le tableau des ancres). Il n'y a donc pas un minimum pour les allures, mais trois : un 400 ou un test de VMA pour la première, un couple 200 / 400 ou un test dédié pour la deuxième, un T30 pour la troisième — et faute de T30, la troisième se lit en pourcentage de la première ;
  • pour estimer une épreuve jamais courue, il faut des marques proches de celle qu'on cherche : la précision dépend de la densité des données du nageur, pas du programme.

1.2 La synchronisation fédérale

La première voie ne demande rien au coach : le programme va chercher les courses du nageur dans les résultats de la fédération, et il les lit sur toute la carrière, pas sur les seules saisons récentes.

Une compétition rapatriée apporte trois choses, et elles se lisent différemment :

  • la course elle-même — le chrono, la date, le bassin, la nage, la distance ;
  • ses temps de passage, quand la compétition en publie (Les temps de passage) ;
  • les temps de relais du nageur, quand il a nagé en relais (Les temps de relais).

⚠️ La synchronisation avec la fédération est encore fragile et peut omettre certaines performances, particulièrement les relais d'avant 2021. Nous espérons améliorer cela.

1.3 La saisie manuelle : les meilleurs temps du coach

La deuxième voie d'entrée : le coach saisit lui-même une performance et ses détails.

C'est par cette voie qu'entrent les 400 tests de spécialité — un 400 dos, brasse ou papillon nagé à l'entraînement, qui n'existe dans aucune compétition officielle mais qui ancre la vitesse critique dans la nage du nageur (La vitesse critique : le point d'ancrage).

Et c'est aussi par là qu'on édite n'importe quelle performance, même officielle, pour y ajouter des temps de passage et une analyse de course chronométrique.

Une performance saisie à la main vaut une performance rapatriée. Aucun calcul du programme ne les distingue : ni l'indice, ni les meilleurs temps, ni les records, ni les écartements, ni les estimations. Seul l'affichage les étiquette différemment.

1.4 Les temps de passage

Un temps de passage officiel est un temps officiel. Le programme en fait deux choses.

① Un passage plus rapide qu'une course devient le meilleur temps de l'épreuve. Si votre meilleur 200 vaut 2:06 et que vous passez au 200 d'un 400 en 2:05, votre meilleur temps de 200 devient 2:05. C'est une marque officielle : on peut se qualifier sur un 100 brasse avec le temps de passage d'un 200 brasse.

⚠️ C'est une borne basse, pas un plafond. Un passage se nage sans arrivée et à allure gérée : il sous-estime ce dont le nageur est capable. Il compte comme meilleur temps, mais l'allure de course et l'estimation de l'épreuve restent plus rapides.

② Une récolte d'information dans la fenêtre de la course, pour lire la course elle-même.

Et deux distances qui ne sont des épreuves nulle part peuvent quand même devenir des meilleurs temps : le 15 m et le 25 m. Un passage lu dans un 50, un 100 ou un 200 y sort une marque — le départ et la coulée pour le premier, un sprint pour le second. Aucun classement fédéral ne les contient, donc aucune référence, donc aucun indice : ce sont des repères, et le panneau les lit déjà. ⛔ Et la liste est close : un passage à 150, 250, 300 ou 350 n'est la marque de rien. ⚠️ Elles ne fabriquent aucune allure — la chaîne aérobie ne lit jamais une marque de moins de 50 m, et l'estimateur ne connaît que les six distances d'épreuve.

Trois règles encadrent l'entrée d'un passage.

  • Une seule nage. En quatre nages, seul le premier quart est d'une seule nage — et c'est du papillon. Un 100 lu dans un 400 quatre nages est du 100 papillon.
  • Le passage n'entre que s'il bat le meilleur temps en place, ou s'il remplit une case vide.
  • Rien n'est effacé : le temps qu'un passage remplace reste en base et reste affiché, comme toutes les performances écartées (Conserver, classer, ne jamais supprimer).

1.5 Les temps de relais : de vraies courses

Un temps de relais vit dans le profil, et nulle part ailleurs — et ces deux moitiés se lisent ensemble :

  • dans la case du profil, il se range au-dessus d'une estimation : il la remplace, et la case affiche alors le temps de relais, étiqueté, avec sa date et sa course. Il reste en dessous d'un chrono individuel valable, qui le remplace à son tour ;
  • dans les records, il n'entre jamais : ni dans les meilleurs temps, ni dans la fenêtre des records, ni sur la courbe de niveau, dans aucune de ses trois vues. Un temps de relais ne devient pas une marque.

Autrement dit : il comble une case que rien de mieux n'occupe, il ne réécrit aucun palmarès.

Un relayeur qui part lancé part avec un avantage, et le programme le lui retire. La mesure publiée de cet avantage va de 0,30 à 0,57 s, moyenne 0,39 — sur 36 juniors, en bassin de 50 m, une seule compétition [1]. ÉTABLI, dans ce périmètre.

Le programme se donne une fourchette un peu plus large des deux côtés, 0,20 à 0,70 sDÉCISION, parce que la mesure ne dit rien du petit bassin ni des nageurs de plus de 18 ans, et qu'il faut bien couvrir ces cas-là. Et il retient la borne haute, 0,70 s : la case va servir à prescrire une allure, et la borne qui engage le moins est celle qui rend le temps le plus lent.

⚠️ Une ligne de relais dont la nage n'est pas identifiée est ignorée — on ne devine pas une nage.

Et un temps de relais passe par les mêmes gardes d'âge qu'un chrono individuel, dans le même ordre. La récence d'abord : dans la fenêtre, il compte, point. Au-delà seulement, deux questions — la course a-t-elle été nagée trop jeune (même seuil, même table par âge que la course d'enfance), et le nageur a-t-il continué à pratiquer depuis ? Une seule des deux qui répond mal, et la ligne sort. Entre plusieurs relais d'une même case, le plus récent gagne ; à date égale, le plus rapide une fois ramené au départ du plot.

Ces gardes ne sont pas une précaution, c'est une mesure. À la première mise en service sans elles, sur le parc complet : 12 cases servies, dont l'âge médian du relais retenu était de 14 ans, et le plus vieux de 18. Un 100 dos passait de 1:04.17 à 1:18.97 sur la foi d'un relais de 2011. C'est exactement le défaut que le triage ferme — prescrire une allure à partir d'une course que le moteur aurait lui-même jetée — réintroduit par une porte d'entrée neuve. Une décision qui ouvre une porte n'ouvre pas les gardes qui protègent la maison.

1.6 Les tests d'entraînement

Cinq protocoles sont câblés. Tous se font au chronomètre. Les libellés ci-dessous sont ceux de la fiche du nageur.

⚠️ Câblés ne veut pas dire passés, et c'est la première chose à savoir avant de lire la suite. Mesuré le 24 août 2026 sur la base : 13 nageurs, 124 panneaux d'allures (une nage × un bassin = un panneau). Zéro T30, zéro 12 × 25, zéro couple répété, zéro n × 200 saisis. Les cinq protocoles ci-dessous existent, ils sont lisibles par le moteur et leur effet est écrit — mais aujourd'hui le programme tourne sur ce que les courses lui donnent. Chaque ancre porte donc, plus bas, la voie de repli qui se déclenche à défaut de test, et laquelle est le cas courant. C'est une photographie datée, pas une propriété du moteur : le jour où un coach passe un T30, la branche du T30 s'allume pour son nageur.

Le testCe qu'il mesureComment il entreStatut
Segment lancéVitesse pure (Vmax), à une longueur donnéeremplace : il fixe la vitesse pure, il ne la relève pas. Longueur au choix : 5, 10, 15 ou 20 m — c'est elle qui définit la mesure, pas le bassin. On chronomètre au passage de la tête, et on ne compare que des longueurs égalesÉTABLI en méthode [2]
T30 (30 minutes)Le seuil, et lui seulil pose le seuil : la vitesse du test, nue, distance ÷ 30 minutes, sans aucun facteur. Il ne touche ni la vitesse critique ni la VMAÉTABLI [3, 4]
12 × 25 (Mitchell)La vitesse critique, et elle seulerelève seulement — la valeur du test se convertit avant d'entrer, par la régression publiée : CS = 0,777 × CS(12 × 25) + 0,116 × (bassin de 25 m) + 0,213 m/s. Il ne touche ni le seuil ni la VMAÉTABLI [5]
Couple répété 200/400Vitesse critique (CS)relève seulement — on garde la médiane des lectures ; rien n'est converti. Trois essais par distance (le protocole publié), deux acceptés : la lecture sort alors à 2,17 % près au lieu de 2,06 %. Une date par essai : c'est elle qui dit la précision réelle.ÉTABLI [6] pour le test et son erreur (3,07 % en crawl) · DÉRIVÉ pour la médiane et pour le coût d'un essai en moins
n × 200 (VMA)VMA (vVO₂max)relève seulementÉTABLI [7, 8]

Pourquoi le T30 va au seuil et le 12 × 25 à la vitesse critique

C'est la question la plus légitime de tout ce chapitre, parce que les deux tests ont longtemps été rangés au même endroit. La réponse ne se joue pas sur une préférence : elle se joue sur ce que chaque protocole a été publié contre, et sur la forme de l'effort.

Le T30 a été publié contre les deux, et c'est ce qui rend la question difficile. Contre la vitesse critique d'un couple 200 / 400 d'abord — verbatim : « the 30-min test velocity (V30) is not different from the critical swimming speed determined from 200- and 400-m tests but is overestimated by 3.2 % » [3]. Contre le seuil ensuite, mesuré au lactate : sur 14 nageurs entraînés de 15,9 ± 1,9 ans, la vitesse du T-30 vaut 1,29 ± 0,08 m/s et la vitesse au seuil de 3,5 mmol 1,29 ± 0,07 m/s — aucune différence significative, corrélation r = 0,90 [4]. Deux publications, deux destinations possibles : la littérature seule ne tranche pas.

Ce qui tranche, c'est la FORME de l'effort. Le seuil se définit par une intensité tenue longtemps en continu, et se mesure sur des paliers d'une trentaine de minutes. Un T30, c'est trente minutes continues. La vitesse critique, elle, ne se nage jamais : c'est une asymptote calculée sur au moins deux distances, l'ordonnée d'une droite. Un test qui dure trente minutes d'affilée a la forme d'un seuil, pas celle d'une asymptote. On range la mesure dans l'ancre dont elle a la forme — et le nombre suit : le T30 entre nu, sans conversion, parce qu'il n'y a plus de grandeur à rattraper.

Et le 3,2 % de Dekerle 2002 n'a plus de destination. Il servait à faire d'un T30 une vitesse critique. Comme le T30 ne va plus là, le facteur n'est plus appliqué nulle part. Il reste vrai, il ne sert plus.

Et lu à l'endroit, ce 3,2 % devient un argument, pas un facteur. Le sens de l'écart est celui-ci : la vitesse critique se situe au-dessus de la vitesse du T30, de 3,2 % — c'est ce que la conversion abandonnée faisait, elle relevait la V30 pour en faire une vitesse critique. Or la même vitesse de T30 colle au seuil [4]. Mises bout à bout, les deux mesures disent donc : le seuil est sous la vitesse critique d'environ 3 % — chez des nageurs entraînés, dans ces deux protocoles-là. C'est le même sens que les 4,75 % de la partie 6, sur une autre population et une autre méthode ; deux chemins indépendants qui pointent dans la même direction, avec deux amplitudes différentes. ⚠️ Et c'est exactement pour ça qu'on ne fige aucune amplitude : la direction est solide, le nombre ne l'est pas.

Le 12 × 25 n'a pas cette ambiguïté : sa publication de validation régresse le test vers la vitesse critique, et vers rien d'autre. Elle donne la conversion, et le programme applique celle-là, telle qu'elle est écrite [5].

La conséquence, et elle est stricte : un test qui ne vise pas une ancre ne l'alimente pas. Un protocole présenté à une ancre qu'il ne mesure pas est sauté, jamais converti pour l'occasion. C'est ce qui remplace l'ancien garde-fou d'étiquette (« un 12 × 25 est une vitesse critique, pas un seuil ») : il ne tient plus par une conversion prudente, il tient parce qu'il n'y a plus de passerelle du tout.

Deux lectures s'ajoutent aux cinq protocoles, sans être des tests à saisir :

  • deux marques d'une même course donnent la vitesse de nage sans passer par un protocole dédié. Le segment lancé et les deux marques d'une même course sont la même mesure : une distance nagée lancée, après la coulée et sans virage. Rien n'est prioritaire entre les deux : la plus rapide gagne, quelle que soit sa longueur — et la ligne dit sur quelle longueur le maximum a été fait. C'est la règle du moteur partout ailleurs : une vitesse de nage est une capacité, et une capacité c'est le meilleur observé, comme un meilleur temps est le plus rapide de ses chronos. ⭐ Un nageur dont le coach a posé plus de repères a donc plus de chances d'attraper son pic — ce n'est pas un avantage indu, c'est une meilleure mesure. ⭐ La longueur est fixe, la position est libre : les quatre longueurs (5, 10, 15, 20 m) sont un catalogue fermé, mais le coach pose ses marques où il veut — toute paire séparée exactement d'une de ces longueurs fait une lecture, où qu'elle tombe dans la course (15 → 25 est un 10 m, 12 → 27 un 15 m, 15 → 20 un 5 m). Une paire séparée de 38 m n'est aucune des quatre : elle ne donne rien, il n'y a rien à arrondir. ⚠️ Ce que coûte une fenêtre courte : la vitesse étant la longueur divisée par le temps, une erreur de chronomètre s'y reporte en proportion inverse de la longueur — un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, quatre fois plus que sur 20 m. C'est de l'arithmétique, pas une amplitude publiée. ⚠️ Et comme c'est la lecture la plus rapide qui alimente la ligne, un 5 m mal chronométré peut devenir la vitesse max du nageur : les quatre longueurs sont affichées côte à côte précisément pour que ça se voie ;
  • le 300 du milieu d'un 400 est une voie d'entrée de la VMA à part entière, pas un avis de contrôle greffé sur une autre lecture : c'est la deuxième des quatre, derrière le n × 200 et devant le 400 entier (Quand deux mesures se contredisent). Elle a deux crans d'alerte, et ils n'appartiennent qu'à elle : sous 10 % d'écart avec le profil, la lecture s'applique en silence ; entre 10 et 15 %, elle s'applique mais porte un drapeau « à vérifier » ; au-delà de 15 %, elle est refusée. DÉCISION — aucune publication ne fixe un cran de divergence [9, 10].

Quand le 400 du jour n'a pas de passages : la lecture se transporte

Un 400 sans temps de passage ne donne pas de milieu de course : il n'y a rien à lire entre 50 et 350 m. Le programme ne s'arrête pas là pour autant, et il ne fabrique rien non plus — il transporte la lecture qu'il a déjà.

Le geste, en clair : il reprend la dernière course de la même épreuve qui portait des passages, lit ses 300 m centraux, et reporte cette lecture sur le 400 courant par le rapport des deux temps totaux — un facteur k = temps du 400 courant ÷ temps du 400 ancien. Si le nageur a progressé de 2 % sur son 400 entier, son milieu de course est supposé avoir progressé de 2 % aussi.

Et la ligne cesse d'être une mesure. Elle porte le mot estimé, elle perd sa marque de mesure, et l'écran le dit. Ce n'est pas une précaution de style : le nageur n'a jamais nagé ce milieu-là. Mesuré le 24 août 2026 : 4 panneaux sur 124 tiennent leur VMA d'un milieu de course transporté ; 14 la tiennent d'un milieu réellement mesuré.

⚠️ Ce que le transport suppose, et qu'il ne vérifie pas : que la forme de la course n'a pas changé entre les deux. Un nageur qui a modifié sa gestion — parti plus vite, fini plus fort — a déplacé son milieu de course sans que son temps total le dise. Le rapport des totaux ne peut pas voir ça. C'est la limite du geste, et c'est pour elle que la ligne est marquée : un milieu transporté vaut ce que vaut l'hypothèse « il court de la même façon qu'avant ».

Le 15 m max départ plongé mesure le départ et la coulée, pas la nage [2] — impulsion, coulée, reprise, c'est la portion la plus rapide de toute la course. Il se saisit par la fenêtre des meilleurs temps, et il peut provenir d'un temps de passage de compétition. Il vit sur sa propre ligne et n'alimente aucune vitesse de nage.

Le croisement nagé / coulé, à côté du chrono. Quand les coulées d'une course ont été relevées, l'analyse décompose chaque longueur en deux : ce qui a été coulé et ce qui a été nagé, chacun avec sa vitesse. Le temps de coulée se déduit quand une marque de passage tombe pile à la fin de la coulée — la marque reste alors la source unique, et il n'y a rien à saisir deux fois ; il ne se stocke que lorsqu'aucune marque ne coïncide.

Une coulée est MESURÉE, jamais supposée. Une longueur sans relevé n'a pas de ligne : ni valeur par défaut, ni moyenne de population, ni emprunt à une autre course. C'est de l'analyse — elle ne nourrit aucune ancre aérobie ; elle borne seulement la vitesse de nage pure, en disant où la nage commence vraiment.

Et la chaîne aérobie ne lit jamais une marque de moins de 50 m. L'exclusion du 15 et du 25 est sourcée : le 15 m départ plongé est majoritairement subaquatique [2], et le 25 m tombe sur le pic de puissance glycolytique, vers douze secondes [11], [12]. Ni l'un ni l'autre ne décrit une allure aérobie. ⚠️ Que le 50, lui, reste éligible est une DÉCISION : il est à la frontière, et c'est nous qui la plaçons de ce côté-là. Sans ce filtre, un 15 ou un 25 raidissait la loi de puissance et coûtait de 4,4 à 7,4 % d'allure aérobie.

Le 12 × 25 : douze 25 m nagés à fond, environ cinq secondes de repos entre chaque, départ poussé, sans virage — trois minutes de travail. Le test en tire une vitesse critique : la moyenne des deux 25 les plus lents des quatre derniers [5]. Elle suit de très près celle des courses (R² ajusté 0,92) mais la lit trop vite : le moteur applique la conversion publiée dans le même papier, qui dépend du bassin [5]. ÉTABLI.Le test ne mesure ni le seuil ni la VMA, et il ne les alimente pas non plus : depuis le 23 août 2026 les trois ancres sont indépendantes, et un 12 × 25 ne sert que la vitesse critique (Le tableau des ancres). ⚠️ Cette phrase disait auparavant que le seuil et la VMA « s'en déduisaient par la chaîne des ancres » — c'est précisément ce qui a été coupé. Et la référence aérobie, elle, a quatre entrées à elle, dont le n × 200 est la meilleure (Quand deux mesures se contredisent).

Le n × 200 : des paliers de 200 m à allure imposée — idéalement un pacer au fond du bassin. On démarre à 0,35 m/s sous l'allure de son 400, soit sept paliers plus bas, puis on monte de 0,05 m/s à chaque palier, avec 30 s de repos entre eux, jusqu'à l'épuisement. La VMA est la vitesse du dernier palier entièrement tenu — un palier commencé mais non terminé ne se saisit pas. En crawl, bassin obligatoire. ÉTABLI en méthode : le protocole incrémental vient de Sousa et ses collègues [7], la lecture du dernier palier de Fernandes et Vilas-Boas [8]. ⚠️ Les bornes de saisie — au moins deux paliers, au plus vingt — sont des garde-fous de formulaire, sans prétention physiologique.

Le couple répété 200/400 : le couple 200/400 du moteur, mais nagé plusieurs fois chaque distance, dans un ordre mélangé, au moins 48 h entre deux essais, le tout sur environ trois semaines [6]. ⚠️ D'où viennent ces trois semaines : six efforts maximaux espacés d'au moins 48 h en occupent forcément une quinzaine. C'est une contrainte de récupération, pas un choix de précision — pour la précision, plus les essais sont resserrés, mieux c'est. Les deux ne se contredisent pas : on resserre autant que la récupération le permet, pas plus. Départ poussé dans l'eau. Aucun temps n'est annoncé au nageur pendant la série. On calcule la vitesse critique de chaque essai, et on garde leur médiane — pour qu'un seul mauvais jour ne décide pas ; à deux essais, la médiane de deux valeurs est leur moyenne, il n'y a donc pas de seconde règle à retenir. ⭐ Ce qu'il apporte, et c'est le seul du tableau à l'apporter : son erreur est PUBLIÉE. En crawl, un chrono de 200 varie de 1,85 % d'un essai à l'autre, un 400 de 1,25 %, et la vitesse critique qui en sort de 3,07 %. Le plus petit changement qu'on puisse déclarer réel à 95 % est de 5,13 % [6]. ⚠️ Ce qu'il n'apporte pas : aucune grandeur neuve. Sans test, le moteur lit déjà ce couple sur tes courses — celui-ci s'ajoute, il ne remplace rien. Ce qu'il change, c'est la fenêtre : voir le tableau plus bas. ⛔ Et la deuxième sortie de ce modèle, la « réserve au-dessus de la vitesse critique », n'est PAS fiable — elle varie de 13 à 45 % d'un essai à l'autre, jusqu'à 117 % en crawl [6]. Le programme ne la calcule pas, ne l'affiche pas, et ne l'utilisera pas.

Deux ou trois essais par distance, et ce que le choix coûte. Trois, c'est le protocole publié, et c'est la meilleure lecture. Deux sont acceptés : c'est le coach qui juge de ce que le nageur peut donner. Le prix se chiffre, il ne s'estime pas — le bruit d'une médiane de k lectures se calcule :

Essais par distanceBruit sur la vitesse critiqueStatut
1 (un seul couple)3,07 %ÉTABLI [6]
2 — médiane = moyenne2,17 %CALCULÉ (÷ √2)
3 — médiane de trois2,06 %CALCULÉ (× 0,6698)

La lecture qui compte : deux essais, c'est presque aussi bon que trois — 2,17 % contre 2,06 %. C'est le passage à un seul essai qui coûte cher : l'erreur y bondit de 41 %. C'est le premier essai supplémentaire qui paie, de loin. ⚠️ Le coût des essais ne s'exprime ici qu'en valeurs absolues, et c'est délibéré : exprimé en pourcentage d'augmentation, il tomberait sur un nombre que cette page porte déjà pour tout autre chose — l'erreur d'un couple lu à six mois d'écart. Deux notions, un seul nombre : le lecteur trébuche. ⚠️ Le facteur 0,6698 de la médiane de trois se calcule (intégration de la densité de la statistique d'ordre médiane) ; il n'est publié nulle part tel quel — statut CALCULÉ, pas ÉTABLI. Et il a un coût assumé : une moyenne de trois donnerait 1,77 %. On paie donc environ 16 % de bruit pour la robustesse — exactement le « un mauvais test ne doit pas décider » que la source nomme.

L'échauffement est RECOMMANDÉ, pas obligatoire. Le protocole publié en impose un de 1 km, identique avant chaque essai. En changer sort du protocole. ⚠️ Et il faut être exact sur ce qu'on sait : le sens du biais est connu sur le chrono — un échauffement écourté ralentit — mais pas sur la vitesse critique : elle se lit sur l'écart entre le 200 et le 400, et si les deux ralentissent, l'écart peut se creuser comme se resserrer. Aucune source de notre bibliothèque ne mesure lequel des deux souffre le plus. Sens connu sur le chrono, non déterminé sur la vitesse critique, ampleur non chiffrée — et on n'écrira pas de nombre de confort à la place.

Ce que la fenêtre de dates coûte

Le programme lit aussi une vitesse critique sur le couple 200/400 de tes courses. Cette lecture-là n'est jamais refusée — mais ses deux chronos peuvent être éloignés de plusieurs mois, et elle porte alors l'erreur de son écart.

L'échantillon, en entier. 224 compétitions officielles au format LENEX, de 2020 à 2026 (du 11 octobre 2020 au 22 juillet 2026), 397 088 résultats individuels balayés et 11 512 nageurs distincts — dont 3 450 possèdent à la fois un 200 et un 400 en crawl.

⚠️ Deux nombres différents circulent ici, et il faut les distinguer — c'est le filtre « meilleur temps du jour » qui les sépare :

ÉtageCe qui est comptéCombien
Avant le filtreRésultats sur 200 et 400 m, nage identifiée, temps valide. Séries, finales et reprises comptent chacune pour un.123 971
Après le filtreChronos retenus : un seul par nageur × nage × distance × bassin et par jour — le plus rapide.88 365

Fondre les séries et les finales d'une même journée retire donc 28,7 % des lignes. C'est le second nombre — 88 365 — qui porte tout ce qui suit, et les deux répartitions ci-dessous y retombent exactement, à l'unité.

Répartition des 88 365 chronos retenus. Par nage : crawl 21 437 (200 m) et 13 365 (400 m) · quatre nages 16 589 et 5 873 · dos 11 424 · brasse 11 150 · papillon 8 527 — ces trois dernières nages n'ont pas de 400 en compétition, donc aucun couple. Par bassin : 51 745 / 14 238 en 50 m, 17 382 / 5 000 en 25 m. Et 56 490 couples 200/400 sont formables à moins d'un an d'écart — 35 894 en crawl, 20 596 en quatre nages.

La méthode, pour qu'elle se refasse sans nous.

  1. La source : les fichiers de résultats officiels déjà stockés par le programme, au format LENEX. Aucune requête à la fédération, aucun téléchargement — on relit ce qui est là.
  2. La sélection : pour chaque nageur, chaque nage, chaque distance et chaque bassin, on garde le meilleur temps du jour — séries et finales confondues. Épreuves individuelles seulement, jamais les relais.
  3. L'appariement : on prend deux chronos d'un même nageur sur une même distance, dans le même bassin et la même nage, et on note leur écart relatif et le nombre de jours qui les sépare.
  4. La propagation vers la vitesse critique : elle vaut 200 ÷ (t400 − t200). Une erreur sur chaque chrono s'y propage avec des coefficients qui ne dépendent que du rapport des deux temps : k400 = t400 ÷ (t400 − t200) et k200 = t200 ÷ (t400 − t200). Sur les médianes de la population (200 m = 132,19 s · 400 m = 279,41 s) : 1,90 et 0,90. L'erreur totale est la racine de la somme des carrés des deux contributions.
  5. L'étalonnage — et c'est lui qui prouve que la méthode tient : appliquée aux paires les plus rapprochées, elle rend 2,7 %, quand la littérature publie 3,07 % pour le même couple [6]. Même ordre, légèrement plus serré, et la raison est identifiable : nos paires courtes sont des courses officielles dont on a gardé le meilleur temps du jour, là où l'étude chronomètre des contre-la-montre d'entraînement répétés. On ne « corrige » pas cet écart — on le nomme.

Le résultat :

Écart entre les deux chronosErreur sur la vitesse critiquePaires mesurées (200 / 400)
moins d'une semaine2,7 %229 / 101
8 à 21 jours4,0 %1 222 / 536
22 à 45 jours4,1 %2 523 / 1 509
46 à 90 jours4,6 %3 955 / 2 069
91 à 180 jours5,6 %5 238 / 2 875
181 à 365 jours6,3 %11 854 / 6 532
au-delà d'un annon mesuré

La longueur de la fenêtre : ce qu'elle change, et laquelle compte

La vitesse de nage se lit sur une fenêtre — une distance parcourue entre deux repères, après la coulée, sans mur dedans. Deux occasions de la mesurer : un test dédié, ou deux marques d'une course. Elles mesurent la même chose, et aucune des deux n'est prioritaire.

Deux fenêtres de longueurs différentes ne se lisent pas pareil, et c'est un fait de terrain : plus la fenêtre est courte, plus elle attrape la pointe de vitesse ; plus elle est longue, plus elle l'aplatit. C'est pour ça que chaque lecture est enregistrée avec sa longueur et affichée pour elle-même.

Et voici ce qui alimente la ligne « vitesse de nage (max) » : la lecture la PLUS RAPIDE, quelle que soit sa longueur. La ligne dit alors sur quelle longueur le maximum a été fait — « sur 10 m », « sur 20 m ». Le motif tient en une phrase : une vitesse de nage est une capacité, et une capacité c'est le meilleur observé. C'est déjà la règle du moteur partout ailleurs — un meilleur temps est le plus rapide de tes chronos, jamais leur moyenne ni le plus représentatif. On cherche le moment où le nageur a eu son pic de vitesse en nage de course ; on prend donc la vitesse la plus rapide.

Poser plus de repères augmente les chances d'attraper ce pic — et c'est le but. Un coach qui a chronométré huit passages a mieux cherché le pic de son nageur qu'un coach qui en a posé deux. Ce n'est pas un avantage indu : c'est une meilleure mesure.

⚠️ Ce que ça coûte, et il faut le savoir avant de choisir une fenêtre courte. La vitesse, c'est la longueur divisée par le temps : une erreur de chronomètre s'y reporte en proportion inverse de la longueur. Un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, et quatre fois plus que sur 20 m. C'est de l'arithmétique, pas une amplitude publiée. Comme c'est la plus rapide qui alimente la ligne, un 5 m mal chronométré peut devenir la vitesse max du nageur : deux passages nets, ou pas de 5 m. Les quatre longueurs s'affichent côte à côte précisément pour que ça se voie.

Mesuré chez nous, en lecture seule, le 23 août 2026. Un seul nageur de la base porte plusieurs longueurs sur une même nage : sa lecture sur 10 m donne 1,783 m/s, celle sur 20 m donne 1,750 m/s. Sa ligne « vitesse de nage » affiche donc 1,783 m/s, sur 10 m. ⚠️ Un seul cas : c'est une illustration, pas une amplitude de population.

Ce qui a changé le 22 août 2026, et qui reste vrai. Le protocole ne dépend plus du bassin : il propose une longueur au choix — 5, 10, 15 ou 20 m — et c'est elle qui définit la mesure. Un segment de 20 m se nage très bien en petit bassin (3 m → 23 m) si le coach a ses repères. Le bassin ne sert plus qu'à une vérification : qu'aucun mur ne tombe dans la fenêtre. ⭐ Et la position des repères est libre : deux passages séparés exactement de l'une des quatre longueurs font une lecture, où qu'ils tombent dans la course — 15 et 25 font un 10 m, 12 et 27 un 15 m, 15 et 20 un 5 m. Deux passages séparés de 38 m ne font rien : ce n'est aucune des quatre longueurs.

Pourquoi seules ces quatre longueurs comptent — et ce que ça change vraiment. Les marques d'une course permettraient aussi des fenêtres de 3, 13, 23 ou 38 m. On ne les retient pas, pour deux raisons, et l'honnêteté demande de dire laquelle pèse. La vraie raison, c'est le vocabulaire : le test dédié ne sait produire que 5, 10, 15 ou 20 m, donc ce sont les seules longueurs que l'écran sait mettre en face l'une de l'autre — une lecture de 13 m s'afficherait sans que rien ne puisse lui répondre, et une de 38 m serait un 50 m moins son plongeon, c'est-à-dire l'allure d'un 38, fatigue comprise. La seconde raison est une borne pour l'avenir : elle empêche qu'un maximum tombe un jour sur une paire de 3 m, où le chronomètre pèse plus que ce qu'on mesure. ⚠️ Mesuré le 23 août 2026 : aujourd'hui ce filtre ne déplace aucune valeur — sur les deux courses de la base qui ouvrent des fenêtres, la lecture retenue est la même avec et sans lui (un 10 m dans les deux cas). On écrit ce qu'on a mesuré, pas ce qui arrangerait la règle.

⚠️ Les autres longueurs ne sont pas jetées : chacune reste affichée pour elle-même, sous le tableau des allures, avec la mention de son origine (test ou course). C'est ce qui permet de voir si le nageur tient sa vitesse de 5 à 20 m. À longueur égale, on retient toujours la plus rapide — même raison : c'est une capacité, pas une mesure du jour.

⚠️ Ce que la littérature ne dit pas, et qu'on ne lui fait pas dire : aucune source du corpus ne fixe la longueur d'une fenêtre de nage propre. La revue de référence sur l'analyse de course [2] recense trois définitions concurrentes de la nage propre — « le reste de la course » dans 15 articles sur 17, « de 15 à 35 m » dans un seul, « pas clair » dans le dernier — et conclut que cette variabilité impose la prudence. Le catalogue des quatre longueurs est donc une décision de projet, argumentée et datée, pas une valeur publiée. On le dit plutôt que de la faire passer pour de la science.

Pourquoi le programme n'annonce jamais mieux que la science

Cette table sert à deux choses différentes, et une seule des deux est légitime.

Elle dit de combien un écart de dates ABÎME une lecture. C'est ce pour quoi elle a été mesurée, et c'est solide.

Elle ne dit PAS qu'un test resserré est meilleur que ce que la science publie. Appliquée telle quelle à un test dont les couples tiennent en trois jours, elle sortirait 1,81 % — mieux que les 2,06 % qu'on obtient à partir de l'erreur publiée du protocole [6]. Le programme se déclarerait alors plus précis que la source dont il tient ses nombres.

Et c'est faux, pour une raison que l'étalonnage ci-dessus dit déjà : cette table est mesurée sur des courses officielles — meilleur temps du jour, nageur affûté, enjeu réel. Un contre-la-montre d'entraînement ne travaille pas dans ce régime-là. Que notre fenêtre courte (2,7 %) tombe sous le publié (3,07 %) n'est pas une meilleure mesure : ce sont deux régimes différents.

La précision annoncée est donc plancherée : jamais meilleure que l'erreur publiée du protocole, corrigée du nombre d'essais. Un test bien tenu annonce 2,06 % à trois essais et 2,17 % à deux — exactement les valeurs publiées. Un test dont les dates s'écartent annonce pire, et l'écran dit lequel des deux a décidé. ⚠️ Ce plancher ne touche à aucun calcul de vitesse : il borne le nombre qu'on annonce, pas la vitesse critique, qui reste ce que les chronos disent.

Plongé ou poussé : pourquoi ça ne change rien ici

C'est la question que tout coach se pose devant ce test. En compétition, un 200 et un 400 partent plongés. À l'entraînement, ce test part poussé dans l'eau. Comparer les deux, n'est-ce pas comparer des choux et des carottes ?

Non — et la démonstration tient en deux lignes. La vitesse critique ne sort pas d'un chrono : elle sort d'une soustraction, 200 ÷ (t400 − t200). Or un départ plongé fait gagner la même chose sur un 200 que sur un 400 : c'est un plongeon et une coulée, une fois, dans les deux cas. Appelons ce gain g, sans avoir besoin de savoir combien il vaut :

(t400 − g) − (t200 − g) = t400 − t200

Le gain disparaît. On n'a jamais eu besoin de le mesurer.

Mais ça ne s'annule qu'à une condition, et c'est elle la vraie règle : les deux chronos d'un même couple doivent avoir le même type de départ. Apparier un 200 de compétition (plongé) avec un 400 de test (poussé) ne soustrait plus rien — le g du 200 n'est pas celui du 400, il reste un résidu, et il fausse la vitesse critique pour de bon. D'autant plus que le 200 est court : le plongeon y pèse proportionnellement plus lourd.

Le programme ne le fait jamais. Chaque source rend sa lecture complète et homogène : le test apparie test-avec-test (tout en départ poussé), le moteur apparie course-avec-course (tout en départ plongé). Les deux lectures se comparent ensuite, entières, et la plus rapide gagne — et seulement vers le haut.

⚠️ Et ce que ça n'autorise pas. Ça ne rend pas les deux lectures interchangeables. Le test reste meilleur que les courses, mais pour une autre raison : sa fenêtre courte et sa répétition. Pas à cause du départ.

Le corollaire, et il compte : c'est pour ça qu'un test ne remplace pas les courses. Les deux lectures coexistent, chacune complète, chacune avec son erreur, et la meilleure gagne. Un nageur qui court beaucoup et ne teste jamais garde une vitesse critique lue sur ses courses ; un nageur qui teste en gagne une seconde, plus nette. Aucune des deux n'efface l'autre.

Ce que cette table ne fait pas

Cette table ne refuse rien. Un couple large n'est pas faux, il est large — et le coach doit le voir pour en juger. C'est cela, et cela seulement, que le test apporte : pas une grandeur neuve, une fenêtre courte. Statut : MESURÉ. ⚠️ Et cette mesure en a corrigé une autre, le 22/08/2026. Une première version tournait sur nos sept nageurs d'essai et annonçait 9,5 % à un an. Refaite sur la population, elle donne 6,3 % : le banc surestimait de moitié, parce qu'une personne à l'arrêt puis en reprise y pesait pour un septième. Le sens, lui, ne bouge pas — l'erreur double entre une semaine et un an. C'est la population qui fait foi.

Deux règles valent pour tous les tests de la colonne « relève ».

  • Un test relève une référence, il ne l'abaisse jamais — et « relève » se lit par rapport à une chose précise : l'ancre que le profil porte déjà à la date regardée. Si le test lit plus haut qu'elle, elle monte ; s'il lit plus bas, rien ne descend. On est affûté une à deux fois par an : une mesure prise en période de travail ne fait pas baisser un niveau.
  • Un test ancien ne compte que si le nageur a continué à pratiquer jusqu'à l'époque regardée.

1.7 Quand deux mesures se contredisent

Le programme dispose souvent de plusieurs façons de lire la même grandeur.

Les sources sont classées par qualité de mesure ; à qualité égale, la plus récente l'emporte. ⭐ Et il y a TROIS classements, pas un : un par ancre. Aucune source ne concourt dans un classement qui n'est pas le sien, et aucun des trois n'arbitre les deux autres — c'est la conséquence directe de l'indépendance des trois ancres.

Pour la référence aérobie (la VMA), l'ordre est :

  1. le n × 200 par paliers — la seule mesure directe du corpus [7, 8] ;
  2. le 300 m du milieu d'un 400 [9, 10] — mesuré sur des passages réels, ou transporté depuis la dernière course qui en portait, et marqué estimé dans ce cas (La lecture se transporte) ;
  3. un 400 réellement nagé, en entier — un bon repère [8], mais c'est une course complète, plongeon et arrivée comprises, donc plus rapide que l'allure tenue (voir plus bas, La référence aérobie) ;
  4. un 400 estimé — dernier, par construction : aucune source ne dit ce que vaut la référence aérobie quand le 400 lui-même est fabriqué.

⚠️ Ce que le parc porte réellement, mesuré le 24 août 2026 sur 124 panneaux : 98 (79 %) lisent leur VMA sur un 400 estimé — le dernier rang — 14 sur un milieu de course mesuré, 8 sur un 400 entier, 4 sur un milieu transporté. Le rang 1 ne sert nulle part : personne n'a encore passé de n × 200. La cascade n'est pas décorative : aujourd'hui elle descend presque toujours jusqu'en bas.

Pour la vitesse critique, l'ordre est :

  1. le couple répété 200 / 400 — il passe devant parce qu'il ne convertit rien : il calcule directement la pente qui EST la vitesse critique, et c'est le seul dont l'erreur soit publiée [6] ;
  2. le 12 × 25, dont la conversion vers la vitesse critique est publiée [5], mais dépend du bassin ;
  3. le couple 200 / 400 lu sur ses courses — la même grandeur, sans test à passer, mais sur deux chronos qui peuvent être éloignés de plusieurs mois (ce que la fenêtre de dates coûte).

⚠️ Mesuré le 24 août 2026 : 43 panneaux sur 124 portent une vitesse critique — 17 par le couple lu sur les courses, 26 par le report du crawl chez un nageur lu en quatre nages (Le quatre nages emprunte son moteur). Les deux premiers rangs, ceux des tests, ne servent aujourd'hui sur aucun panneau. Sur les 81 panneaux restants, la ligne n'existe pas — et le programme n'en fabrique aucune.

Pour le seuil, l'ordre tient en deux lignes :

  1. un T30 mesuré — la vitesse du test, nue [3, 4] ;
  2. à défaut, 88,3 % de la VMA, quelle que soit la provenance de cette VMA.

⚠️ Mesuré le 24 août 2026 : 124 lignes de seuil sur 124, toutes au rang 2. Aucun T30 n'a encore été passé. Le seuil du parc est donc aujourd'hui, sans exception, un pourcentage d'une VMA elle-même très majoritairement estimée — c'est la chaîne d'incertitude la plus longue du produit, et elle se lit à l'écran ligne par ligne : chaque valeur dit si elle est mesurée ou déduite.

Il n'y a plus d'interrupteur entre les rangs. L'ancienne version de cette page en décrivait un, qui décidait si la vitesse critique passait devant le milieu de course dans le classement de la référence aérobie. Il n'a plus d'objet : la vitesse critique ne concourt plus pour la VMA.

Et quand deux lectures se contredisent franchement, le programme le signale — il ne corrige pas. Un désaccord marqué entre deux sources allume un drapeau visible par le coach.

Une contradiction plus simple est signalée à part. Normalement, vitesse maximale > vitesse du 50 > vitesse du 100. Quand cet ordre est inversé, la ligne porte une mention « à re-mesurer ». La comparaison ne porte que sur des mesures réelles, jamais sur une extrapolation.

Voilà ce que le moteur récolte. Mais un chrono ne se lit pas seul : le même temps est un exploit à un âge et une performance ordinaire à un autre. Pour en tirer quoi que ce soit, il faut le comparer — et c'est l'objet de la partie suivante.

2. L'axe d'effort

L'étalon situe un nageur par rapport à une population afin de déterminer son niveau. Pour comparer des épreuves qui ne sont pas comparables — un 200 papillon et un 200 crawl ne coûtent pas le même effort — on s'appuie sur une table d'équivalences aérobies. Cet instrument-là range les épreuves autour d'un équivalent aérobie face au crawl.

2.1 La table des équivalences aérobies

Toutes les nages ne coûtent pas le même effort à distance égale : pour ranger les épreuves sur un même axe, chacune est ramenée à la distance de crawl qui coûte la même dépense énergétique, au régime aérobie. Cette table sert à ranger les performances, pour établir le profil plus finement.

⚠️ Ce que cet axe déplace — et ce qu'il ne déplace pas. Le profil d'un nageur se lit dessus, et trois choses en découlent. Son étiquette de type d'abord — sprinteur, demi-fondeur, fondeur : elle vient de la pente de ses épreuves rangées sur cet axe (Le type). La borne basse de ses allures de course ensuite — la vitesse de croisière se lit sur cette même pente (Les allures de course). Et une épreuve jamais courue enfin : c'est sur cet axe qu'elle se place quand le programme l'estime (Les épreuves manquantes). En revanche l'axe ne touche ni l'indice de performance (un chrono comparé à l'étalon de son épreuve), ni les niveaux, ni la conversion entre bassins, ni les autres allures : celles-là se lisent sur les trois ancres, dont deux — la vitesse critique et le seuil mesuré — ne passent pas du tout par cet axe.

Et ce déplacement est borné — mesuré, nageur par nageur. D'une table à l'autre, la borne basse des allures de course bouge de 0,35 % en médiane, au plus 4,5 % chez un nageur. À comparer au bruit d'une compétition : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre sans que rien ne change chez lui [13, 14].

Une seule règle, appliquée partout :

équivalence = distance × (coût de la nage ÷ coût du crawl)

ÉpreuveLe calculÉquivalenceRatioD'où vient le ratioStatut
Crawl, toutes distancesinchangé50 · 100 · 200 · 400 · 800 · 1500×1,00c'est la référence
Dos 100 · 200100 × 1,18 · 200 × 1,18118 · 236×1,18mesuré sous le seuil anaérobie — 0,91 contre 0,77 kJ/m [15]ÉTABLI
Papillon 100 · 200100 × 1,40 · 200 × 1,40140 · 280×1,40calculé depuis les équations de coût, à vitesse égale [16]CALCULÉ
Brasse 100 · 200100 × 1,56 · 200 × 1,56156 · 312×1,56calculé depuis les équations de coût, à vitesse égale [16]CALCULÉ
4 nages 100 · 200 · 400100 × 1,285 · 200 × 1,285 · 400 × 1,285129 · 257 · 514×1,285moyenne des quatre ratios : (1,00 + 1,18 + 1,40 + 1,56) ÷ 4DÉRIVÉ

L'ordre de ces valeurs — crawl le moins cher, puis dos, papillon, brasse — est celui que le corpus établit de longue date [17].

Les deux ratios calculés se refont à la main. La littérature publie, pour chaque nage, une équation qui donne le coût énergétique en fonction de la vitesse [16] — sur les données de Capelli et ses collègues [18]. Deux nages ne se comparent proprement qu'à la même vitesse : on pose donc une vitesse de référence, 1,5 m/s, et on lit les deux équations dessus.

brasse : (1,275 × 1,5^0,878) ÷ (0,607 × 1,5^1,614) = 1,56 papillon : (0,784 × 1,5^1,809) ÷ (0,607 × 1,5^1,614) = 1,40

⚠️ À ne pas confondre avec les coûts imprimés par Capelli — ×1,52 pour la brasse, ×1,26 pour le papillon [18]. Ceux-là sont mesurés à la vitesse de course de chaque nage, pas à vitesse égale : ils disent ce que coûte chaque nage quand on la nage vraiment, pas ce qu'elle coûte comparée aux autres. Pour ranger des épreuves sur un même axe, c'est l'iso-vitesse qui compare.

Les 50 restent à 50. À 23-28 secondes d'effort, la part aérobie reste minoritaire quelle que soit la nage — les sources la placent entre 15 et 27 % [18, 12, 19]. ÉTABLI (la bande). Étirer un 50 brasse à 78 lui donnerait l'apparence d'un effort plus aérobie qu'un 50 crawl, alors qu'il est simplement plus lent.

⚠️ Trois limites. La table est identique en 25 et en 50 m — une équation de dépense n'a ni mur ni virage, et l'effet de bassin vit déjà dans la conversion entre bassins (Les deux bassins), qu'une table par bassin compterait deux fois. Les équations de coût de la brasse et du papillon sont établies en nage maximale [18], quand une équivalence aérobie devrait se lire à intensité aérobie — seul le dos dispose d'une mesure prise sous le seuil [15]. Et trois cases restent à mesurer sur des carrières réelles.

2.2 Les crédits de transfert entre nages

Quand l'ancre longue vient d'une autre nage. Un brasseur pur n'a pas de 400 dans sa nage. Le programme peut alors emprunter à une autre nage, mais avec une décote : les adaptations sont en partie spécifiques [20], et une nage ne transfère pas intégralement dans une autre.

Le crédit de transfert, en clair. À chaque paire de nages correspond un crédit, entre 0 et 1 : c'est la part de l'emprunt qui compte. Un crédit de 0,754 veut dire qu'une ancre empruntée là vaut un peu plus des trois quarts d'une ancre nagée dans sa propre nage — le reste se perd au passage.

La paire de nagesCréditLectureStatut
crawl ↔ 4 nages0,781l'emprunt le moins coûteux : un 4 nages contient la nage qu'il sertDÉRIVÉ
dos ↔ 4 nages0,762DÉRIVÉ
crawl ↔ dos0,754DÉRIVÉ
brasse ↔ 4 nages0,735DÉRIVÉ
papillon ↔ brasse0,668les deux gestes les plus prochesDÉRIVÉ
crawl ↔ brasse0,599DÉRIVÉ
papillon ↔ 4 nages0,540DÉRIVÉ
crawl ↔ papillon0,526DÉRIVÉ
dos ↔ brasse0,524DÉRIVÉ
dos ↔ papillon0,379l'emprunt le plus coûteuxDÉRIVÉ

Les dix paires ont leur valeur, et aucune n'est un forfait : les dix se calculent de la même façon, y compris celles qui font intervenir le quatre nages.

Où ils agissent. Prenons un brasseur qui n'a jamais nagé de 400.

① Son point long est emprunté : il compte pour son crédit, pas pour une ancre entière. Avant de typer un nageur, le programme regarde ce que ses épreuves couvrent : un point court, un point long, et de quoi remplir entre les deux (Le minimum pour typer un nageur). Or la brasse s'arrête à 312 sur l'axe des équivalences, sous le seuil du point long : un brasseur pur n'a aucun point long dans sa propre nage. S'il en tient un par son crawl, ce point ne compte pas pour une ancre entière — il compte pour 0,599, le crédit de la paire crawl ↔ brasse. Le reste se perd au passage, et sa couverture le dit.

② Quand une nage se lit à travers les autres, chaque avis pèse son crédit. Pour dire ce que vaut sa brasse là où il n'a pas de chrono, le programme mesure l'écart entre sa brasse et sa meilleure nage sur chaque distance qu'elles ont en commun — 50, 100, 200 — et en fait une moyenne pondérée par le crédit de la paire. Si sa meilleure nage au 100 est le papillon, cet avis-là pèse 0,668 ; si au 200 c'est le dos, celui-là pèse 0,524. L'avis de la nage la plus proche compte davantage (La lecture entre les nages).

D'où viennent ces dix nombres. D'une règle, la même pour toutes les paires :

crédit = 0,30 × décroissance comparée + 0,35 × coût comparé + 0,35 × proximité de geste

Les trois poids sont une DÉCISION : aucune source ne dit ce que pèse chaque ingrédient devant les deux autres. Les trois ingrédients, eux, se refont un par un.

① La décroissance comparée. Deux nages qui perdent de la vitesse au même rythme quand la distance monte transfèrent bien : ce qu'on gagne dans l'une se retrouve dans l'autre. Pour chaque paire, on lit sur la référence embarquée la loi qui relie le temps à la distance — un exposant par nage — sur les distances que les deux nages ont en commun, et on compare les deux exposants. La note vaut 1 quand ils sont identiques et 0 pour la paire la plus éloignée des dix : l'échelle est celle des données elles-mêmes, sans plancher ajouté. CALCULÉ.

② Le coût comparé. Les mêmes équations que la table des équivalences, lues à la même vitesse de référence de 1,5 m/s [16]. La note est le rapport du moins cher au plus cher : elle vaut 1 quand les deux nages coûtent pareil. CALCULÉ.

③ La proximité de geste. Six critères de nage, à poids égaux ; la note est le nombre de critères partagés sur six. Pour le quatre nages, qui n'est pas une nage, c'est la moyenne des quatre. DÉCISION.

Le critèrecrawldospapillonbrasse
bras alternésouiouinonnon
retour des bras aérienouiouiouinon
position ventraleouinonouioui
jambes en battement alternéouiouinonnon
respiration libre du cyclenonouinonnon
vitesse régulière dans le cycleouiouinonnon

C'est le croisement des trois axes qui fait l'ordre du tableau. Deux nages peuvent avoir le même profil d'endurance et des gestes qui n'ont rien à voir : la brasse décroît presque comme le crawl, alors que son geste n'en partage que deux critères sur six. Un seul axe aurait tranché à l'envers.

⚠️ La friction dos ↔ papillon, expliquée. C'est le crédit le plus bas des dix, alors que ces deux nages sont proches par le coût — 1,47 contre 1,55 kilojoule par mètre [18], moins de 6 % d'écart. Ce n'est pas une anomalie : elles sont les plus éloignées de toutes par la décroissance, et il ne leur reste qu'un critère de geste sur six en commun. Le coût pèse 0,35 ; les deux axes qui les séparent pèsent 0,65 ensemble.

⚠️ Ce qui reste ouvert.

  1. Deux régimes dans l'axe du coût. Le dos y entre par une mesure prise sous le seuil [15], le papillon et la brasse par une équation lue à vitesse égale sur des nages maximales [16] — la même hétérogénéité que la table des équivalences. Cet axe se refera seul le jour où une mesure sous le seuil existera pour le papillon et la brasse.
  2. Les trois poids n'ont aucune source extérieure. Les déplacer déplacerait les dix valeurs.
  3. La proximité de geste reste un jugement, même écrit noir sur blanc. Le remplacer par une corrélation entre nages mesurée demande le même instrument que les trois cases ouvertes de la table des équivalences : suivre, sur des carrières entières, quelles épreuves progressent et décrochent ensemble.

Le moteur sait donc lire un chrono et le situer. Reste à savoir lesquels il garde : un nageur accumule des performances sur toute une carrière, et toutes ne décrivent pas le nageur d'aujourd'hui.

3. Le triage des données

Un profil se construit sur des performances qui décrivent encore le nageur d'aujourd'hui. Cette partie dit comment le moteur fait ce tri entre les performances — et il ne supprime jamais rien pour autant.

3.1 Conserver, classer, ne jamais supprimer

Aucune performance n'est effacée. Une performance écartée reste stockée, reste affichée, et porte le motif de son exclusion écrit en clair sur la ligne.

Une seule couleur pour toutes les écartées : ce n'est pas une couleur de niveau, c'est la marque « ne nourrit pas le profil ». Et une écartée reste cliquable : l'écartement dit ce que l'épreuve vaut pour le profil d'aujourd'hui.

3.2 Le temps représentatif

Le profil construit un temps représentatif, à partir de trois lectures : le dernier connu, le meilleur de la fenêtre de récence, et le meilleur de tous les temps.

Le meilleur de tous les temps est retenu si le nageur court toujours, ou si l'épreuve a été refaite récemment — temps de relais compris.

La fenêtre de récence est un ingrédient parmi d'autres :

  • le meilleur ne s'efface pas si le nageur court toujours ;
  • la décote joue (La décote de désentraînement), et elle est progressive ;
  • et une épreuve pas renagée depuis longtemps garde son meilleur temps quand ses voisines montrent que le niveau tient : c'est le voisinage qui la porte.

Deux étages, et il faut les séparer. La marque — le meilleur temps — ne recule jamais, quelle que soit la date à laquelle on la regarde. Elle vit dans la fenêtre des meilleurs temps, sur la courbe de niveau — qui se lit bassin par bassin, jamais fusionnée — et dans l'analyse de course ; elle ne peut que s'améliorer, aucune décote ne la traverse, aucun temps de relais n'y entre. Ce que la fiche affiche comme « ce qu'il vaut aujourd'hui », lui, peut être plus lent — et c'est le but. C'est un des chronos qu'il a nagés, pas forcément le meilleur ; et pendant un arrêt, il passe en estimé réduit : le chrono d'origine, moins la décote. Une couche par-dessus, qui ne touche jamais la marque — la bulle donne le chrono d'origine, sa date et le pourcentage retiré.

La fenêtre de récence vaut 540 jours — environ dix-huit mois : assez court pour qu'une baisse se voie, assez large pour ne pas être injuste. Amplitude MAISON : sa justification est écrite, aucune publication ne la porte.

⚠️ Et il faut la distinguer de sa jumelle, qui porte le même nombre. La tolérance de silence avant que la décote ne morde (Ce qui déclenche la décote) vaut aussi 540 jours — et elle n'en dérive pas. Les deux répondent à deux questions : ici, « ce chrono décrit-il encore sa forme ? » ; là-bas, « depuis combien de temps n'a-t-il rien démontré ? ». Elles ont chacune leur motif et chacune leur plage de réglage — les lier ferait bouger la seconde le jour où l'on toucherait la première, sans que personne ne l'ait décidé. Deux nombres égaux ne sont pas un doublon.

Quand un meilleur temps existe mais n'est pas retenu, l'écran le dit, avec l'année et la raison.

3.3 Les mécanismes d'écartement

Cinq raisons peuvent retirer une performance du profil. Toutes conservent le chrono et affichent le motif.

La raisonEn une phrase
Course d'enfancel'écart d'âge est tel que la performance ne décrit plus le même nageur (Grandir)
Contradiction d'époquele profil de son époque, calculé sans elle, la prédisait nettement plus rapide
Dépassée par la progressionil a démontré nettement mieux depuis, sur des épreuves similaires
Épreuve délaisséel'épreuve n'est plus dans son focus depuis longtemps — la ligne est reclassée en historique
Contre-performancela performance est nettement en retrait du reste de son profil

Et voici de quoi les refaire, chiffre par chiffre.

  • Dépassée par la progression — DEUX barreaux entiers de l'échelle. ⛔ Ce n'est pas un pourcentage et ça ne peut pas en être un : les barreaux ne sont pas équidistants et chacun a sa propre origine. Et la comparaison est doublement bornée : même nage, même zone de distance, et la course jugée doit être vieille. Sans ces bornes, la règle attrapait le 100 brasse d'un crawleur parce que son 50 crawl est meilleur — ce n'est pas de la progression, c'est un écart de nage. DÉCISION, prise sur mesure : à un barreau, 93 courses sortaient sur 12 dossiers et deux nageurs changeaient de type ; à deux, 37 courses sortent et aucun type, aucun niveau, aucune allure ne bouge.
  • Contradiction d'époque — jamais sous 200 m, et au-delà de 5 % d'écart. Le profil recalculé sans elle doit la prédire plus rapide d'au moins 5 % : au-delà du bruit et de la fourchette, donc on n'écarte que les écarts francs. ⚠️ Le plancher de 200 m n'appartient qu'à cette raison-là — la course d'enfance, elle, n'est bornée en distance d'aucune façon. DÉCISION, calibrable.
  • Épreuve délaissée — ce n'est pas un couperet, c'est une décroissance. La pertinence d'une épreuve décroît continuûment avec le temps écoulé depuis son dernier passage, sur une constante de huit ans — elle vaut encore 0,37 au bout de huit ans, et elle est tombée de moitié vers 5 ans et demi. La ligne bascule en historique quand elle passe sous 0,30, soit environ 9 ans et demi sans renager l'épreuve. DÉCISION : la constante est reprise de la courbe de récence de l'estimateur (aucun nombre neuf) et le plancher est posé dans un écart mesuré — les épreuves vraiment délaissées de notre parc y tombent sous 0,23, celles encore dans le focus restent au-dessus de 0,40.

La contre-performance porte une pastille visible, avec sa bulle qui dit le motif, et elle a un effet réel : la case devient manquante et se ré-estime (Une épreuve écartée devient une épreuve manquante).

3.4 Une épreuve écartée devient une épreuve manquante

Une seule règle, en une phrase :

Quand le programme écarte une performance — par l'un des quatre chemins du tri de l'estimateur, décrits plus bas — la case devient MANQUANTE pour le profil, et elle se ré-estime par les voies normales. Le chrono, lui, reste visible dans la fenêtre de l'épreuve.

Une case sans mesure valable est donc traitée comme telle, et l'estimation prend le relais. Rien n'est perdu : le chrono reste consultable, avec le motif de son écartement (Conserver, classer, ne jamais supprimer).

⭐ Et un SIXIÈME tri, celui de l'estimateur — qui ne se voit pas sur la fiche

Les cinq raisons ci-dessus sont celles du profil, et elles s'écrivent à l'écran. L'estimateur, lui, refait son propre tri, sur les mêmes courses, avec ses propres critères. Un chrono peut donc rester parfaitement valable pour le profil et cesser d'être la source de l'estimation — sans qu'aucune pastille ne l'annonce.

Ce qu'il fait, en trois gestes :

  • Il dédoublonne une compétition. Deux courses de la même épreuve à quatre jours ou moins d'intervalle sont une série et une finale : seule la plus rapide compte, l'autre est un sous-maximal.
  • Sur le fond — 400 et au-delà — il juge contre un plafond aérobie : le meilleur indice du nageur sur ces distances, dans une fenêtre de validité de trois ans. Une case nettement au-dessus de ce plafond est un déclin ; nettement en dessous, une contre-performance si elle est récente, une dépassée si elle est vieille. Les deux marges valent 0,046 et 0,030 d'indice. ⚠️ Ce sont des écarts d'indice, pas des pourcentages de temps, et ce sont des amplitudes maison — le 0,046 a été relu sur l'échelle par âge en août 2026, le second n'a pas de source.
  • Sur le court — 50, 100, 200 — il ne juge jamais contre un plafond, et c'est délibéré : lu à partir de 200 m, un plafond aérobie sur-élève un sprinteur. Le jugement y est local, et il demande trois conditions à la fois : la case doit être encadrée par deux voisines valables, tomber d'au moins 0,020 d'indice sous ce que leur droite prédit, et être plus ancienne que les deux. Cette dernière est celle qui compte : « périmée » veut dire le nageur a progressé depuis, et un voisin antérieur ne prouve rien sur une progression postérieure.

⭐ Ces deux jugements ne sont pas les seuls : quatre chemins mènent à une case écartée, et ils ne racontent pas la même histoire.Le plafond de fond — la case est en retrait de ce que ses autres distances longues démontrent (400 et au-delà). ② Le creux local — en zone courte, la case tombe sous ce que ses deux voisines prédisent. ③ L'autre bassin a fait mieux — le même chrono existe dans l'autre bassin, plus récent de plus d'un an et à un meilleur indice : c'est celui-là qui prime. ④ L'inversion de vitesse — une distance plus longue est nagée aussi vite ou plus vite, ce qui est physiquement impossible à tenir : c'est la plus courte qui est mise en doute. ⛔ La fiche nomme le chemin, et elle ne dit « il a progressé depuis » que lorsque c'est ce que la case montre.

Sans les trois à la fois, la case est intouchable. C'est le prix d'une mesure : sans cette dernière condition, un 200 qui était à la foisle meilleur et le plus récent du nageur se voyait juger par un 50 plus vieux que lui, puis prescrire 6,6 s plus vite qu'un temps qu'il n'avait jamais nagé.

Et ce tri a une face visible, sur le crawl seulement. Sur les distances que l'estimateur couvre, ce que la fiche et la courbe de niveau affichent comme meilleur temps n'est pas forcément le chrono brut : c'est le temps que l'estimateur rend une fois son propre tri fait. Cette couche n'existe que sur le crawl, et pour une raison assumée : c'est le seul estimateur dont le comportement soit recetté. Ailleurs, l'appelant garde ce qu'il avait. ⚠️ Un temps réel qui en remplace un autre ne porte jamais la marque « estimé » : cette marque dit « ce temps n'a jamais été nagé », et rien d'autre.

⚠️ Le piège de vocabulaire, et il faut le nommer : deux de ces classes portent les mêmes mots que deux des cinq raisons du profil — contre-performance et dépassée par la progression. Ce ne sont pas les mêmes objets : mêmes mots, autres seuils, autre écran.

3.5 Grandir : l'âge et la course d'enfance

Un jeune qui progresse ne progresse pas seulement parce qu'il s'entraîne : il grandit. Le programme traite ça à trois endroits.

① L'échelle par âge (voir l'étalon) — il est comparé à son peloton, pas à des adultes.

② La relecture au peloton d'aujourd'hui. Une performance gardée n'est pas relue contre le peloton de sa course : son indice est recalculé contre la référence de l'âge qu'il a aujourd'hui. Effet voulu, et il surprend au premier abord : un nageur qui passe de 16 à 17 ans baisse en indice sans avoir nagé. C'est juste — ses concurrents ont grandi aussi.

③ La course d'enfance. Une performance nagée bien plus jeune peut être écartée si l'écart d'âge est tel qu'elle ne décrit plus le même nageur. Aucun pourcentage n'est posé dans cette règle : elle lit l'écart dans la table par âge — la référence de l'âge qu'il avait, contre celle de l'âge qu'il a. Et il n'y a aucune borne d'âge : la règle se déclenche sur l'écart, pas sur la jeunesse. Pour une course nagée à 15 ans par un nageur qui a 15 ans, les deux références sont les mêmes, l'écart est nul, la règle ne s'applique pas — un adulte n'est donc jamais concerné, mécaniquement.

Le seuil, et la mesure qui le borne. La règle se déclenche quand la référence de son âge a bougé de 9,2 % ou plus entre le jour de la course et aujourd'hui. DÉCISION, tranchée le 1er août 2026, et bornée le jour même par une mesure sur neuf nageurs réels, aux deux bassins : à 9,2 %, la règle attrape les courses jusqu'à 14 ans et dix-sept cases sortent ; à 12,75 %, les courses de 14 ans restent — ce que la décision refuse ; 16,25 % est la borne haute, au-delà de laquelle des courses que la décision veut écarter repassent. ⚠️ Neuf nageurs ne sont pas une population : la barre est calibrable, et elle est gardée en l'état.

La décote ne traite pas la croissance. Un arrêt d'un an à 14 ans et un arrêt d'un an à 30 ans produisent le même facteur — c'est faux dans le principe, la croissance ne s'arrête pas quand l'entraînement s'arrête. Limite assumée de cette version, qui s'adresse à des nageurs actifs.

3.6 Ce qui déclenche la décote

Le principe tient en trois mots : obsolète ≠ désentraîné.

La question est « a-t-il récemment nagé à son niveau ? ». Un nageur peut courir tous les week-ends en étant loin de ce qu'il vaut ; un autre peut n'avoir qu'une course dans l'année, mais à son meilleur.

Ce qui compte comme une démonstration. Une performance qui arrive à 1,4 % de son meilleur sur cette épreuve exacte : c'est l'écart d'un même nageur d'une compétition à l'autre, mesuré sur 532 nageurs [13]. ÉTABLI. Et si la performance tombe en période de travail, le programme lui rend ce qu'elle perd à ne pas être affûtée — le seuil s'élargit de 3,3 % de plus. DÉCISION, calée sur nos données (l'écart entre travail et affûtage y va de 2,9 à 3,7 %), au-dessus du +1,7 % publié [21], qui reste en repli.

Ce que ça donne en saison, et c'est le cœur de la règle : une performance de travail ne décote personne. Tant qu'une démonstration reste dans la fenêtre, il ne se retire rien. C'est l'absence durable de démonstration qui déclenche, jamais une course en retrait. Et une performance sous le niveau ne remet pas le compteur à zéro : il faut re-prouver, pas seulement re-nager.

⚠️ Le délai au-delà duquel un nageur est considéré à l'arrêt n'a aucune source extérieure. Nous l'avons fixé à 300 jours sans démonstration quand le nageur donne des signes d'activité, parce que le plus grand écart entre deux courses d'un nageur resté actif est de 230 jours chez nous quand les arrêts réels que nous observons dépassent deux ans — 300 tombe dans le vide entre les deux. Et à 540 jours quand il n'y a plus aucune course, parce qu'une saison blanche entière doit passer avant de présumer l'arrêt. DÉCISION, calibrable.

3.7 La décote de désentraînement

Un nageur à l'arrêt ne perd pas tout à la même vitesse. Le programme sépare donc deux couches :

  • la condition — la filière aérobie, qui se périme vite ;
  • la technique — la coordination et la force, qui tiennent bien plus longtemps.

Les deux sont mélangées selon la part aérobie de la distance (Le tableau des ancres) : un 50 est surtout technique, un 1500 surtout condition. C'est pour ça qu'un nageur qui reprend retrouve son 50 bien avant son 400.

La consommation d'oxygène chute d'environ 7 % en trois semaines et 16 % en huit [22] ; les enzymes du muscle chutent bien plus vite encore [23] ; un 400 crawl se dégrade de +3,8 % après quatre semaines d'arrêt [24], et c'est notre ancre en temps. Les revues de référence couvrent l'ensemble [25, 26, 27, 28].

⚠️ Le plus long horizon étudié est de l'ordre de huit semaines. Cette littérature existe pour gérer des coupures et programmer des reprises.

La saturation est un choix sourcé : passé quelques mois, la décote cesse de creuser — un corps entraîné ne redescend pas au niveau d'un sédentaire [22].

Voici ce que ça donne, distance par distance — la baisse maximale que la décote peut appliquer, et le délai au bout duquel elle est pratiquement atteinte. ⚠️ Ce délai se compte à partir du moment où la décote commence à mordre, pas à partir de la dernière course : avant ça, il y a toute la fenêtre de tolérance de Ce qui déclenche la décote, et il ne se retire rien du tout.

DistanceBaisse maximaleAtteinte après le début de la décote
50 m−3,6 %~4 mois
100 m−6,0 %~4 mois
200 m−7,3 %~4 mois
400 m−9,0 %~3 mois
800 m et 1500 m−9,6 %~3 mois

DÉRIVÉ — ces valeurs ne sont écrites nulle part : elles sortent du mélange des deux couches, chacune avec son amplitude sourcée, selon la part aérobie de la distance. Elles se recalculent, et elles suivront tout réglage futur.

Sur un 50, la force et la technique sont dominantes, donc la perte plafonne sous 4 % ; sur un 800, la condition physique prime, et elle plafonne près de 10 %. Un nageur qui reprend après six mois retrouve son sprint bien avant son fond.

⚠️ Le 800 et le 1500 reçoivent la même baisse, parce que la part aérobie du programme ne monte plus au-delà du 800. C'est une limite de la table, pas une affirmation physiologique.

La décote se voit à l'écran. Au-delà de l'arrêt, les temps passent en estimé réduit, la case porte sa marque, et la bulle dit le chrono d'origine, sa date et le pourcentage retiré. Quand un temps ponctuel survient pendant l'arrêt, la décote est mesurée dessus plutôt que supposée.

⚠️ Le plancher de la couche technique. Il vaut 98 % — toute l'amplitude de cette couche tient dans deux points de pourcentage : elle ne bouge pas pendant 90 jours, puis descend et se pose sur son plancher vers le 111ᵉ jour, après quoi plus rien ne bouge, quelle que soit la durée de l'arrêt. Ce plancher est mesuré, mais sur un seul nageur, sur son 50 brasse suivi six ans, et il est biaisé : il a été calé sur des chronos de reprise, qui mesurent « arrêt + reprise », pas l'arrêt seul — et la vitesse à laquelle cette couche s'érode est un emprunt assumé, hors natation [29]. ⭐ Mais ce plancher-là est celui du REPLI : il s'applique quand le programme n'a rien à mesurer. Quand il a de quoi, il le remplace — c'est l'objet de ce qui suit.

Quand la baisse se MESURE, elle ne s'estime plus

Le barème ci-dessus est une estimation : il dit ce qu'un nageur perd en général. Or certains nageurs à l'arrêt continuent de nager une course par an — typiquement un relais d'interclubs, mais n'importe quelle course en relais récurrente fait la même chose. Quand cette course existe, on n'a plus besoin d'estimer la baisse : on la lit.

La condition d'entrée, et elle a deux moitiés. Le nageur est en décote armée — l'absence durable de démonstration a franchi la fenêtre de tolérance (Ce qui déclenche la décote) — et il porte un temps de relais utilisable sur la distance de mesure. Il manque l'une des deux, il n'y a pas de mesure.

La distance de mesure n'est écrite nulle part : elle se DÉDUIT. C'est la distance dont la part aérobie est la plus basse de la table publiée (Le tableau des ancres) — donc la plus technique, et aujourd'hui c'est le 50. Le programme lit la table ; il n'y recopie pas un nombre. ⛔ Un temps de relais plus long n'est pas utilisable ici, et c'est une borne, pas un oubli : caler la couche technique sur un 400, qui est aérobie à 88 %, demanderait d'inverser le mélange. Sans relais sur la distance de mesure, on retombe sur le barème.

Ce que la mesure produit. Le temps de relais le plus récent est d'abord ramené à un départ du plot — on lui retire l'avantage du départ lancé, en retenant la borne basse de la fourchette : c'est la lecture qui décote le moins, et la doctrine du moteur est dans le doute, on ne décote pas. De ce temps sort son indice du jour, comparé au meilleur indice qu'il a atteint sur cette même épreuve avant l'arrêt — la même référence que celle que la décote existe pour corriger. Le rapport des deux est la baisse réelle. Elle est bornée à la baisse : un relais meilleur que la référence ne relève rien.

Où elle se pose — et c'est précisément le plancher. La baisse mesurée devient le plancher de la couche technique, et le plancher de la couche condition descend au moins autant. Rien d'autre ne bouge : ni le plateau, ni la vitesse de la rampe, ni la formule de mélange. Elle s'applique donc à tout le profil, distance par distance, avec plus de poids sur l'aérobie — puisque c'est le mélange existant qui la répartit. ⭐ Conséquence voulue : tant que l'arrêt est court, la rampe est au-dessus du plancher et la mesure ne mord pas encore ; elle prend la main quand la décroissance l'atteint.

Et chaque nouvelle course de ce type réajuste la mesure : c'est le temps de relais le plus récent qui fait foi, quel que soit son âge.

Sans relais utilisable, le barème s'applique inchangé. Les valeurs du paragraphe précédent — plancher à 98 %, immobile 90 jours, plancher atteint vers le 111ᵉ jour — sont celles du repli, avec la réserve qui va avec. Ce ne sont pas les valeurs d'un nageur mesuré. Les deux étages ne se mélangent jamais : ou bien la baisse est lue sur une course, ou bien elle est estimée au barème.

Après une longue coupure : ce qui se perd, et où
  • 50 m−3,60 %
  • 100 m−6,00 %
  • 200 m−7,28 %
  • 400 m−9,04 %
  • 800 m et +−9,60 %

Perte d'indice à saturation — la plus forte que le désentraînement puisse produire. Le souffle se perd vite, le geste reste longtemps : la coupure mord surtout sur les épreuves longues. Mais un sprint perd aussi — moins, pas rien : il n'existe aucun tri « épreuve aérobie / épreuve non aérobie ». Un seul de ces points est calé sur une mesure publiée ; l'étalement entre distances est un modèle.

3.8 Les deux bassins

Un même nageur est plus rapide en petit bassin : il y a plus de virages, et un virage fait gagner du temps.

Mais avant la conversion, il faut poser la règle générale, parce qu'elle commande tout ce qui suit : chaque bassin a son propre moteur. Il n'existe pas de « bassin de référence » dont les autres seraient dérivés. Le profil, les indices, la pente de type, la spécialité, les trois ancres — tout se construit bassin par bassin, sur les courses de ce bassin-là. Quand le bassin regardé a de quoi tenir une valeur, elle se calcule , sans rien emprunter.

La conversion n'arrive qu'en second, et seulement en secours : quand le bassin regardé n'a pas de quoi lire une valeur, elle voyage depuis l'autre — ancre par ancre, chacune par le rapport des références de la distance qu'elle décrit — et l'écran nomme alors le bassin d'origine. Une VMA lue en 25 m et affichée sur le panneau de 50 m le dit ; elle ne se fond pas dans la colonne. ⚠️ Conséquence mesurée le 24 août 2026 : sur 124 panneaux, 40 lisent leur VMA et leur vitesse critique dans deux bassins différents. Ce n'est ni un défaut ni un accident — c'est ce que le dossier du nageur permet, et le panneau l'écrit valeur par valeur.

Ce que ça interdit : comparer deux colonnes de bassin comme si elles décrivaient la même lecture. Elles peuvent tenir de deux jeux de courses différents, et l'une peut être mesurée là où l'autre est convertie. Le détail des trois ancres est en 6.2 ; ce qui suit ici ne traite que d'un cas particulier : la paire impossible, quand le petit bassin ressort plus lent que le grand.

L'écart minimal attendu entre les bassins se lit sur les références, épreuve par épreuve, moins l'incertitude de conversion mesurée chez le nageur lui-même.

La règle est à sens unique, et elle se déclenche uniquement lorsqu'un temps de petit bassin est plus lent que celui de grand bassin.

⚠️ Et il faut dire sur QUOI elle compare, parce qu'il y a deux portées et qu'elles ne disent pas la même chose. Pour remplir une case vide, la comparaison porte sur des chronos, et un temps réel du bassin prime sur une conversion. Pour corriger une paire impossible, elle porte sur ce que l'écran montre des deux côtés à la date regardée — décoté ou estimé compris — et c'est là, et là seulement, qu'un converti peut passer devant un chrono réel. Les deux se lisent plus bas ; les confondre donne un contre-exemple à chaque fois.

L'avantage que la littérature donne au petit bassin est d'environ +2,0 ± 0,6 % en crawl [30]. Les valeurs pour les autres nages sont DIRECTIONNELLES.

Et la comparaison ne porte plus sur les chronos : elle porte sur ce que l'écran MONTRE. Les deux gardes précédentes comparaient une lecture au chrono de l'autre bassin — or le chrono n'est pas toujours ce qui s'affiche. Sur un 100 papillon de notre parc, le grand bassin affiche 55.68 quand son chrono vaut 58.75, parce que le profil l'a remplacé : comparer à 58.75 ne pouvait rien voir. Depuis le 19 août 2026, la référence est la lecture affichée des deux côtés, décotée ou estimée comprise. L'origine d'une lecture ne la dispense pas de la physique.

Quand la paire est impossible, un côté devient MAÎTRE et l'autre en est DÉRIVÉ par la conversion. La hiérarchie se lit dans cet ordre, et elle n'invente rien — c'est celle qui existe déjà :

  1. l'ancrage — un chrono nagé que le profil garde et que rien n'a décoté passe devant ce même chrono décoté, qui passe devant tout le reste (estimé d'époque, converti, remplacé par le profil) ;
  2. à ancrage égal, la course la plus récente en base — un fait, pas une préférence ;
  3. à date égale, le grand bassin, en dernier recours — parce qu'un temps de grand bassin n'est jamais réhaussé par un temps de petit bassin.

Une paire déjà cohérente ne bouge pas d'un centième : aucun rabotage cosmétique. Et un temps de grand bassin n'est jamais accéléré par ce geste — c'est structurel, puisqu'on ne dérive un côté que lorsque le petit bassin est trop lent.

⚠️ Et là, un converti peut passer devant un chrono réel

C'est le seul endroit du programme où ça arrive, et il vaut mieux le savoir que le découvrir.

Dans le tableau des allures, cette correction s'applique avant la décote. Une case que le profil garde — donc portant un vrai chrono du bassin regardé — peut donc afficher la valeur convertie de l'autre bassin, et cette valeur est plus rapide que le chrono qu'elle remplace.

Le motif tient en une phrase : la paire viole la physique. L'un des deux côtés est nécessairement faux, et ce n'est pas celui de grand bassin — un nageur ne nage pas plus vite en grand bassin qu'en petit. Prescrire une allure sur la lecture impossible serait pire que prescrire sur la conversion.

Et l'ordre est celui-ci, pas l'inverse : on corrige la contradiction physique d'abord, la décote de forme s'applique au résultat ensuite. L'inverse comparerait un chrono déjà décoté à un converti qui ne l'est pas — deux lectures de deux époques. Ce n'est pas une double décote : le converti vient d'un chrono brut du bassin voisin, que rien n'a décoté, et la décote s'applique donc une seule fois. La correction du 19 août a été posée après mesure : sans elle, la décote recréait la contradiction inter-bassins un cran plus loin.

Le virage sert aussi ailleurs. Quand une séance demande un 50 « à l'allure de son 400 », le programme rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas — c'est le calcul ci-dessous.

Pourquoi un 50 « allure 400 » n'est pas le 400 divisé par 8
Son 4004:12.50÷ 8
Division naïve31.56
Rotations non faites0,53 s (1 − 50/400) × 0,60
Temps demandé31.03

Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.

3.9 L'étanchéité temporelle

Le programme sait afficher un profil tel qu'il était à une date passée.

Une vue d'époque ne voit que ce qui existait à cette date, et cette date devient « maintenant » partout dans la logique temporelle interne.

Le moteur dispose maintenant d'un jeu de performances triées, datées et comparées. Voyons ce qu'il en tire, en commençant par ce qu'elles disent du nageur lui-même.

4. Le profil du nageur

Le profil définit le nageur.

4.1 La spécialité

La spécialité, c'est la nage qui porte sa meilleure performance, mesurée par l'indice le plus haut qu'il atteint, toutes distances confondues.

Aucune pondération, aucun arbitrage. Si son meilleur indice est un 200 dos, sa spécialité est le dos.

Une précision, qui n'ajoute pas de règle : la lecture se fait bassin par bassin. Un nageur peut donc porter une spécialité en petit bassin et une autre en grand — sa fiche affiche celle du bassin regardé. ⭐ Ce n'est pas propre à la spécialité : tout se lit bassin par bassin, jusqu'aux trois ancres du panneau d'allures (Les deux bassins).

4.2 Le type : sprinteur, demi-fondeur, fondeur, polyvalent

Le type ne se lit pas sur deux chronos mis en rapport. Il se lit sur la pente de toutes ses épreuves.

L'idée est simple : on place chaque épreuve du nageur sur un axe d'effort, du plus court au plus long, et on regarde dans quel sens son niveau glisse. Un nageur dont l'indice monte avec la distance est un fondeur ; un nageur dont il descend est un sprinteur ; un nageur dont il reste plat est polyvalent.

  • pente nettement négativesprinteur ;
  • pente nettement positivefondeur ;
  • pente platepolyvalent.
50100 200400800 la distance, rangée sur l'axe d'effort fortmoins fort son indice sprinteur polyvalent fondeur
Trois nageurs, trois pentes. Chaque point est une épreuve, placée à sa distance et à la hauteur de l'indice qu'il y atteint. Ce n'est pas la hauteur des points qui donne le type — c'est leur inclinaison : le sprinteur (rouge) perd du niveau à mesure que la distance monte, le fondeur (vert) en gagne, le polyvalent (bleu) tient la même hauteur partout. Deux nageurs de niveau très différent peuvent avoir la même pente, donc le même type.

⚠️ Où passe « nettement ». La frontière est à ±0,02 de pente. Aucune publication ne la fixe : il n'existe pas de source qui dise où s'arrête un polyvalent et où commence un fondeur sur une pente de ce type. C'est une DÉCISION, calée sur nos profils : ±0,02 reproduit toutes les étiquettes que nous jugeons justes, ±0,04 en casse.

Pourquoi une pente plutôt qu'un rapport entre deux distances. Un rapport ne voit que deux points, et il se laisse tromper par un nageur qui a quatre épreuves groupées et une seule très loin. Une pente les voit toutes. Et elle a un sens physique : sur une gamme de distances, la performance suit une loi de puissance dont l'exposant est précisément un indice d'endurance [31, 32], avec deux régimes qui basculent autour de 150 à 170 s [33].

4.3 Le minimum pour typer un nageur

Le moteur exige au moins deux distances distinctes pour poser un type. En dessous — une seule distance — il n'écrit aucune étiquette : une pente ne se trace pas sur un point. ⚠️ Ce sont bien des distances, pas des courses : dix fois le même 100 ne comptent toujours que pour une distance.

Les bornes :

  • court ≤ 50 m — le 50 est un sprint dans toutes les nages ;
  • long ≥ 400 m — le 400 est l'ancre aérobie ;
  • et l'amplitude entre les deux, exigée au palier le plus haut, pour capter les deux régimes de la loi de puissance [33].

Le minimum n'est pas le maximum, et c'est une autre échelle : la couverture se dit en quatre paliers, et l'étiquette n'a pas la même valeur d'un palier à l'autre.

Ce que le nageur a démontréLe palier
5 distances distinctes ET l'amplitude court ↔ longcouverture fiable — le jeu complet
3 ou 4 distancescouverture indicative
2 distancescouverture faible — le type est posé, et annoncé comme faible
1 seule distanceinsuffisante — aucune étiquette

Fait démontrable : il n'existe que six distances. Exiger cinq distances distinctes ET l'amplitude renforce donc la nécessité d'avoir un 800 ou un 1500 pour atteindre le palier fiable — c'est-à-dire pour une évaluation précise du profil physiologique : sprint, demi-fond, fond, polyvalent.

Quand la couverture ne suffit pas, le programme ne pose ni étiquette de type, ni plancher de vitesse.

4.4 La lecture entre les nages

Pour comparer les nages d'un même nageur entre elles, le programme les met face à face à distance égale, sur le 50, le 100 et le 200.

Pourquoi pas seulement le 50 et le 100 ? Parce qu'un bon sprinteur performe sur ces distances, surtout en petit bassin, par explosivité et par qualité de départ et de virages — sans être spécialiste de la nage. Ce qu'on cherche ici, c'est la maîtrise de la nage, pas la puissance : elle se voit mieux en montant en distance et en réduisant le nombre de virages.

Chaque distance pèse ce qu'elle contient de nage. Cette maîtrise se voit d'autant mieux que la course contient moins de départ et moins de virages : le poids d'une distance est donc la part de la course réellement nagée — la distance, moins le départ, moins les mètres perdus à chaque virage.

part réellement nagée = (distance − 15 m de départ − 7 m par virage) ÷ distance

Le 15 m est le repère « départ + coulée » du programme — celui-là même que la ligne plongée mesure, et que le règlement borne : ÉTABLI en méthode [2]. Les 7 m sont les mètres que le programme retire déjà d'un chrono poussé au mur pour qu'il vaille de la vitesse de nage, et un virage est une poussée au mur : DÉCISION.

L'épreuveEn bassin de 50 mEn bassin de 25 m
50 m0,7000,560
100 m0,7800,640
200 m0,8200,680

CALCULÉ — les deux entrées gardent leur statut. Deux choses s'y lisent : le poids monte avec la distance, et le petit bassin pèse moins que le grand, parce qu'il contient plus de virages. La lecture se faisant bassin par bassin, ces deux colonnes ne se rencontrent jamais dans un même calcul.

Et l'avis de chaque nage pèse selon sa proximité. Au poids de la distance s'ajoute le crédit de transfert de la paire (Les crédits de transfert entre nages) — ce que dit une nage proche compte davantage que ce que dit une nage éloignée. Les deux poids se multiplient.

⚠️ Statut : DÉCISION pour le choix des trois distances. Aucune source ne le fixe. Il est cohérent avec ce que la littérature dit des déterminants — mécaniques aux distances les plus courtes, métaboliques à partir du 200 [34, 35] — mais le choix lui-même est de terrain.

4.5 Ce que la fiche montre

  • Une bande de nages colorées, en haut du panneau. Les cinq nages y ont leur case — les quatre nages et le quatre nages — chacune portant la couleur de son meilleur niveau, avec le nom du niveau écrit à côté de la couleur. Lecture : des tons proches signalent un nageur homogène ; une couleur isolée signale une spécialisation.
  • La répartition de ses épreuves, rangées de la plus forte à la plus faible, avec l'écart réel écrit à côté du rangement : le rangement situe, le nombre nuance.
  • Un en-tête d'une ligne : le bassin, sa spécialité, et le terrain dominant — la zone de distance où son épreuve-pic se situe — avec son option quand une seconde zone ressort encore comme une force. Un nageur sans seconde zone est dit pur. ⛔ Le terrain se lit sur la distance réelle, jamais sur la distance équivalente.

Le vocabulaire de la répartition peut heurter. Les rangs vont d'« au sommet » à « très faible ». Ces mots ne qualifient pas le nageur : ils rangent ses propres épreuves les unes par rapport aux autres, en partant de son meilleur niveau à lui. « Faible » y veut dire « faible pour lui ».

La courbe de niveau, et pourquoi elle a trois vues

Au-dessus de la fiche, une courbe montre le niveau du nageur dans le temps : en abscisse les dates, en ordonnée l'indice, un rond par épreuve relevée — coloré selon la distance — et un tracé qui suit, à chaque date, sa meilleure performance. Elle ne pose un point que lorsque la valeur change, aux dates où il a couru.

Elle n'a plus de courbe « commune » aux deux bassins, et c'était nécessaire. Il en existait une : elle fusionnait les deux bassins en une seule ligne, en gardant le meilleur des deux à chaque distance. Depuis que chaque bassin a son propre moteur, cette ligne était la dernière surface du produit à mélanger ce que tout le reste sépare — et un mélange qui ne dit pas son nom vaut moins que rien. Elle a été retirée le 24 août 2026.

À la place, trois vues, et la troisième est une comparaison, pas une fusion :

La vueCe qu'elle montre
25 mses seules courses en petit bassin, sur son échelle à lui
50 mses seules courses en grand bassin, sur son échelle à lui — c'est la vue par défaut
Les deuxles deux bassins dessinés ensemble, sur une seule et même échelle verticale : l'étendue des deux réunis

L'échelle unique de la vue « les deux » n'est pas un détail de mise en page : c'est ce qui rend la comparaison honnête. Deux courbes dessinées chacune sur son propre cadre se retrouveraient à la même hauteur pour deux valeurs différentes. Sur une échelle commune, l'écart entre les deux lignes est un vrai écart. ⚠️ La contrepartie, et elle se lit sur l'axe : les vues « 25 m » et « 50 m », elles, ont chacune leur cadre, choisi sur leurs propres points — comparer ces deux-là à l'œil, sans lire les chiffres de l'axe, induirait en erreur.

Comment on distingue les deux bassins : le trait plein est le 25 m, le pointillé le 50 m — toujours, quel que soit le nageur. La couleur, elle, est déjà prise : elle porte la distance de chaque rond, c'est la grammaire de cette courbe et on ne la surcharge pas.

Et le bassin où il a atteint son meilleur niveau est mis en évidence : sa ligne est tracée plus appuyée, et son bouton porte un point. Deux canaux, deux sens qui ne peuvent pas se contredire — le tiret dit quel bassin, l'épaisseur dit lequel est devant. ⛔ À égalité exacte, personne n'est mis en avant : on n'invente pas un gagnant. Et l'autre bassin reste dessiné, en retrait : c'est une comparaison, pas un classement.

Chaque vue a aussi son propre axe du TEMPS, et c'est le même raisonnement d'un cran plus loin. La vue « 50 m » commence à sa première course en grand bassin, pas à sa première course tous bassins confondus. Mesuré le 24 août 2026 sur nos nageurs d'essai : avec un axe commun, la vue « 50 m » perdait jusqu'à 21 % de sa largeur en bande vide à gauche — la période où le nageur ne courait qu'en petit bassin. Tout ce qui vit sur cet axe suit la vue : la grille de dates, les tranches d'âge, le curseur d'époque et le voile.

Le vide de DROITE, lui, est gardé, et c'est délibéré : c'est un arrêt. Un nageur dont la dernière course date de deux ans voit ces deux ans de vide à droite de sa courbe, dans toutes les vues. Les couper le ferait passer pour un nageur à jour. Un vide à gauche ne dit rien — il n'y a jamais rien eu là, dans cette vue ; un vide à droite dit qu'il ne court plus.

Le profil se lit sur les épreuves que le nageur a réellement courues. C'est à partir de lui que le programme propose des estimations pour celles qui manquent.

5. Les épreuves manquantes

Une épreuve manque pour deux raisons : elle n'a jamais été nagée, ou le triage a retiré la performance qui l'occupait. Dans les deux cas, le moteur la remplit par estimation — ou refuse de la remplir.

5.1 Avec quelle confiance une épreuve manquante est-elle remplie

La fiabilité n'est pas une qualité du programme, c'est la densité de vos données.

C'est mesurable, et c'est mesuré. On retire au programme une des marques qu'il connaît, on lui demande de la retrouver avec les autres, et on regarde de combien il se trompe :

Ce dont le nageur disposeErreur du programme
des marques qui se suivent du 50 au 8000,5 %
une couverture ordinaire2,4 % (la médiane)
trois temps seulement, très éloignés6 à 9 %

MESURÉ le 20 août 2026 — 7 nageurs, 43 relectures. Petit échantillon : la mesure se refait le jour où la base s'élargit.

Un repère pour situer ces chiffres : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre, sans que rien ne change chez lui [13, 14]. Sur un nageur bien couvert, l'erreur du programme est donc du même ordre que le bruit d'une compétition ; sur un nageur mal couvert, elle est plusieurs fois plus grande.

Ce que ça donne à l'écran : une fourchette, ou rien. La condition n'est pas un ressenti, elle se lit au chiffre, et elle diffère selon le bout de la distance.

  • Sur le fond — 400, 800, 1500 : il faut au moins une course sur une distance de fond dans ce bassin, et au moins deux routes qui répondent (les trois routes sont décrites juste en dessous). Sinon, rien.
  • Sur les distances courtes — 50, 100, 200 : il faut la même épreuve dans l'autre bassin, ou deux voisines qui l'encadrent — une plus courte et une plus longue. Sinon, rien.

5.2 Le fond : le 400, le 800 et le 1500 en crawl

Sur ces trois distances, un estimateur dédié croise trois routes. ⚠️ Elles ne sont pas indépendantes, et il faut le dire : les deux premières lisent les mêmes chronos du nageur, par deux ajustements différents. Seule la troisième apporte une mesure que les autres n'ont pas — une course nagée dans l'autre bassin.

  1. La continuité de sa courbe aérobie. On place ses épreuves sur l'axe de la part aérobie (Le tableau des ancres) et on ajuste une droite sur toutes ses marques solides. La distance manquante se lit dessus.
  2. Le couple de distances voisines. La droite qui passe par les deux marques les plus proches de la distance cherchée. Avec une seule marque disponible, elle dégénère en « il garde son niveau ».
  3. La conversion depuis l'autre bassin. Son temps sur la même distance dans l'autre bassin, ramené ici par sa propre pénalité de bassin — pas celle de la population. Sans pénalité mesurable chez lui, cette route est absente : elle n'est jamais remplacée par une hypothèse.

Le centre est un vote pondéré. Chaque route porte sa propre incertitude, et le centre est leur moyenne pondérée par la qualité de chacune — une médiane aurait donné le même poids à une vraie course portée d'un bassin à l'autre et à un prolongement extrapolé.

Un ordre de qualité est tenu sans coefficient : convertir une course réelle d'un bassin à l'autre est plus sûr que prolonger une courbe, donc un prolongement ne peut pas se déclarer plus certain qu'une conversion présente dans le même vote. La règle empêche l'inversion ; elle ne fait pas gagner d'office la meilleure route — à incertitudes égales, deux routes pèsent pareil.

La fourchette est l'étendue des routes, sans marge ajoutée : de la plus rapide des lectures à la plus lente. Des routes qui convergent donnent une fourchette serrée, et c'est voulu — leur accord est une mesure de précision, pas une coïncidence à diluer.

Et une règle dure, qui ne se déduit d'aucun seuil : sans aucune marque sur une distance de fond, la case reste vide. Trois marques de sprint parfaitement alignées peuvent produire une droite impeccable et une fourchette étroite sur un 1500 jamais nagé. La statistique mesure la dispersion autour de la droite, pas la distance à laquelle on l'extrapole.

À MÊME DATE, une estimation n'est jamais plus lente qu'un temps réellement nagé sur l'épreuve. Si elle ressortait plus lente, c'est le réel qui gagne : la case affiche ce chrono, pas une estimation — le soupçon n'était pas étayé, on ne colle pas un badge sur une valeur inchangée.

Et sur 50, 100 et 200 m, le réel gagne aussi quand l'estimation est plus RAPIDE mais tombe dans sa propre fourchette. Si l'écart entre les deux est plus petit que la précision annoncée, le programme est incapable de les départager : il ne prétend donc pas valoir mieux que ce chrono, et c'est le temps réellement nagé qui est retenu, avec sa date. La case garde sa classe — elle dit vrai sur la récence — mais elle n'affiche plus d'estimation.

⚠️ Cette règle ne vaut PAS sur le fond, et la différence est de nature, pas de degré. Sur 400, 800 et 1500, l'estimation ne convertit pas le même temps : elle l'extrapole depuis d'AUTRES distances, et sur ce terrain-là elle a raison. Mesuré le 25/08/2026 — 1 113 courses, 7 nageurs, le programme interrogé la veille de chaque course puis confronté à ce qui a été nagé : dans le domaine de la règle les deux candidats sont indiscernables (1,86 s contre 1,92 s d'erreur médiane sur le niveau des douze mois suivants) ; hors de ce domaine l'estimation gagne 34 fois sur 38, avec une erreur quatre fois moindre. La règle est donc posée là où elle ne coûte rien, et nulle part ailleurs.

Une performance que le PROFIL a écartée n'est jamais reprise par cette règle. La remettre comme temps retenu reviendrait à écarter une course d'un côté et à s'en servir de l'autre.

⚠️ Et les trois premiers mots ne sont pas une précaution de style. Sans eux, la phrase se prend en défaut avec un contre-exemple parfaitement légitime : un nageur à l'arrêt depuis des années voit sa case afficher un temps plus lent que le chrono qu'il a nagé. Ce n'est pas la règle qui cède — c'est que les deux valeurs ne sont plus de la même date. Le chrono est de son époque ; ce que la case montre est ce qu'il vaut aujourd'hui, décote comprise. La décote est une couche posée par-dessus, et elle ne touche jamais la marque (Le temps représentatif). ⭐ Rien dans ce programme ne se compare hors du temps : une règle énoncée sans sa date est vraie et fausse à la fois.

Le relèvement par le 4 nages. Quand son 400 quatre nages a été nagé dans les trois ans et qu'il porte un meilleur indice que son 400 crawl du même bassin, les estimations de 800 et de 1500 sont encadrées par lui : elles ne descendent pas sous 94 % de l'indice de ce 400 quatre nages, et ne le dépassent pas. ⚠️ Le mécanisme est publié — le 400 quatre nages se nage approximativement à la référence aérobie [36] — mais cette publication est une revue, pas une mesure neuve : DIRECTIONNEL. Et les 94 % sont une DÉCISION.

5.3 Hors du crawl

La nage d'abord. Pour estimer une épreuve dans une nage donnée, le programme lit d'abord cette nage : ses courses valables, ses temps de passage, ses temps de relais. Le crawl et les équivalences n'interviennent qu'ensuite, et le profil pilote l'ensemble.

Le 400 de spécialité a une référence. Le 400 dos, le 400 brasse et le 400 papillon ne sont des épreuves nulle part : aucun classement ne les contient, donc la référence n'a rien à récolter. Elle se dérive — on applique à la référence du 200 de la nage le pas que le crawl fait entre son 200 et son 400. Trois cases publiées, au même sexe, au même bassin, au même âge ; aucun coefficient posé. DÉRIVÉ. Le contrôle est immédiat : appliquée au crawl lui-même, la dérivation redonne exactement son 400 publié. Et quand un 400 test existe dans la nage, c'est lui qui fait référence.

⚠️ Ce que cette dérivation ne sait pas. Elle suppose que les quatre nages s'écroulent pareil entre 200 et 400. Sur le seul doublement que les références publient pour les quatre nages — le 100 vers le 200 — c'est vrai du dos et de la brasse, mais le papillon s'écroule nettement plus : le 400 papillon dérivé est donc probablement trop rapide d'environ 3 %, et un nageur y sera lu un peu trop bas. MESURÉ sur les références publiées. Cette référence indexe un niveau, elle ne remplace pas une épreuve officielle.

La fourchette d'une case hors crawl est volontairement ASYMÉTRIQUE

Au-delà du 400 de spécialité, toute autre case manquante hors crawl reçoit sa fourchette d'un ajustement propre — et cette fourchette n'est pas centrée. Sur une largeur donnée, 0,45 part vers le rapide et 0,60 vers le lent : elle s'ouvre davantage du côté où un nageur peut sous-performer. Elle garde aussi une largeur minimale — même une case bien entourée n'est jamais rendue sèche, parce que le bruit de nage d'un jour à l'autre ne disparaît pas.

Et la confiance ne décroît pas à la même vitesse des deux côtés. Prolonger vers le court est à peu près linéaire, donc fiable ; prolonger vers le long l'est beaucoup moins, et le programme y perd sa confiance environ trois fois plus vite. Une case interpolée entre deux marques connues, elle, ne paie qu'une petite pénalité de distance.

⚠️ Statut, et il est net : ces largeurs sont à nous. Le code le déclare lui-même — aucune source ne publie la largeur que devrait avoir la bande d'une estimation. Le sens de l'asymétrie est défendable ; les proportions sont une décision.

Une nage abandonnée maintient : elle ne progresse pas toute seule

Quand le programme replace une vieille course dans le profil d'aujourd'hui, il lui applique le décalage mesuré sur les épreuves voisines — c'est-à-dire, le plus souvent, sur les autres nages. Sur une nage que le nageur n'a plus jamais courue depuis, ce décalage deviendrait un bonus de progression emprunté : son dos monterait parce que son crawl a progressé, alors qu'il n'a plus fait un seul dos.

Sur une nage jamais re-nagée depuis la course de base, un décalage POSITIF est ramené à zéro. L'estimé maintient le niveau relatif démontré — il maintient, jamais mieux.

Et l'asymétrie est voulue : un décalage NÉGATIF, lui, passe. C'est le profil qui baisse, et rien n'oblige une nage abandonnée à mieux résister que le reste. Une nage abandonnée peut donc descendre, jamais monter. ⛔ Et la garde ne s'arme que sur l'abandon : une nage encore nagée garde son décalage, dans les deux sens.

5.4 Les étiquettes de provenance

Chaque case dit d'où elle vient, en toutes lettres et à l'écran. Il y a six mots, et un seul ne porte pas la marque de l'estimation :

Le motCe qu'il dit
nagéil a nagé cette distance, dans ce bassin — le seul qui ne soit pas une estimation
relaisil l'a nagée en relais, ramenée à un départ du plot
convertila même épreuve, nagée dans l'autre bassin, ramenée ici
prolongélu sur ses distances voisines de la même nage
traduitlu sur une autre nage, et transposé
profil d'époquesa dernière course sur cette épreuve, replacée dans son profil d'aujourd'hui

— ou rien, quand la matière ne suffit pas.

⚠️ Ces six mots sont ceux du tableau des ÉPREUVES. Le panneau d'allures, lui, a sa propre marque, et elle ne dit qu'une chose : estimé, c'est-à-dire « cette ligne n'a pas été nagée telle quelle ». Elle se pose sur une ancre bâtie sur un estimé, et sur un milieu de course transporté. Ne pas chercher à faire correspondre les deux vocabulaires : ils décrivent deux surfaces différentes.

Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu. Même quand il correspond à un moment de la réglette du temps, il est calculé à partir des données, jamais figé : si le moteur évolue, les estimations évoluent avec lui. Les meilleurs temps, eux, ne bougent pas.

Le tableau des épreuves est désormais complet : des temps réels là où le nageur a couru, des estimations bornées ailleurs, et des cases vides quand la matière ne suffit pas. À partir de là, le programme peut proposer des allures pour l'entraînement.

6. Les allures

Le niveau et le profil décrivent le nageur. Les allures disent à quelle vitesse le faire nager. Elles partent de trois grandeurs mesurées séparément — la référence aérobie, la vitesse critique et le seuil — dont aucune ne se déduit d'une autre. Seules les zones basses se lisent en pourcentage de la première.

6.1 La vitesse critique : le point d'ancrage

La vitesse critique est l'intensité qu'un nageur peut tenir longtemps sans dériver — la grandeur la mieux établie de ce chapitre [37], et celle dont la relation à la distance et au temps est la mieux caractérisée [38]. Repère de lecture, jamais un facteur de calcul : elle vaut environ 92 % de la vitesse d'un 400 [39]. ⛔ Ce repère n'est PAS la façon dont le programme la calcule : il ne pose jamais un pourcentage à la place d'une mesure. Il affiche le rapport réel du nageur, et laisse le coach le comparer à ce repère (Le tableau des ancres).

Trois chemins la produisent, et un quatrième la reçoit d'ailleurs.

Le cheminComment
Le couple répété 200 / 400le protocole dédié : plusieurs essais par distance, on garde la médiane. C'est le seul dont l'erreur soit publiée (Les tests d'entraînement)
Le 12 × 25un test court, converti vers la vitesse critique par sa régression publiée
Le couple 200 / 400 lu sur ses coursessans test à passer, en crawl ou dans sa propre nage à partir d'un 400 de sa nage — mais sur deux chronos que plusieurs mois peuvent séparer
(reçue) celle de son crawl, transposéepour un nageur lu en quatre nages dont la porte aérobie se ferme (Le quatre nages emprunte son moteur). Ce n'est pas une quatrième mesure : c'est la même valeur, exprimée dans une autre nage

Le T30 ne figure plus dans cette liste, et c'est le changement du 23 août 2026 : il mesure le seuil, pas la vitesse critique (Pourquoi le T30 va au seuil).

⚠️ Et il faut dire ce qui arrive quand aucun chemin n'aboutit : la ligne n'existe pas. Le programme ne fabrique pas de vitesse critique par défaut — il n'en pose aucune à 92,7 % de la VMA, ni à aucun autre pourcentage. Mesuré le 24 août 2026 : 81 panneaux sur 124 n'ont pas de ligne de vitesse critique, très majoritairement sur les nages sans 400 en compétition — dos, brasse, papillon. La conséquence se lit plus bas, sur la zone de résistance (Les zones interpolées).

Les deux bouts du couple peuvent être des estimés

C'est le point le plus important de ce chapitre, et il n'était pas dit.

L'un des deux temps du couple 200 / 400 peut être un estimé plutôt qu'un chrono nagé — et rien n'exige qu'au moins l'un des deux soit réel. Le motif de cette ouverture est solide : un estimé est le plus souvent une mesure transportée, pas une déduction de plus. Le cas le plus fréquent est celui-ci : la case porte un vieux chrono que le profil a écarté, et l'estimé est le même 200, nagé récemment dans l'autre bassin. Le refuser reviendrait à préférer un chrono périmé à un chrono récent parce qu'il a été nagé de l'autre côté du mur.

Ce qui est exigé, et c'est tout :

  • le profil n'a pas bougé — l'estimé doit appartenir à l'une des quatre classes appariables de l'estimateur. Un estimé classé déclin est refusé : ce n'est pas une mesure transportée, c'est un rabat sur le plafond, qui dit justement que le profil a bougé ;
  • l'estimé ne s'appuie pas sur l'autre temps du couple — garde anti-circularité. Une provenance que le programme ne sait pas tracer est refusée en bloc, sans examen ;
  • la distance est dans le domaine de l'estimateur, et le couple reste monotone : la vitesse critique ne peut pas ressortir plus rapide que l'allure du 400 qu'elle utilise. ⭐ Ce dernier point n'est pas un seuil, c'est une identité — il revient exactement à dire que le 400 est plus lent que deux fois le 200.

Il n'y a pas de cinquième condition. En particulier, aucune ne demande qu'un vrai chrono soit présent : deux estimés appariables et non circulaires produisent une vitesse critique. ⭐ Et cette valeur n'engage qu'elle-même : depuis le 23 août 2026, elle ne descend plus vers le seuil ni vers la VMA. Un couple bâti sur deux estimés abîme la ligne « vitesse critique », et elle seule.

Et l'écran le dit. Dès que l'un des deux est un estimé, la ligne de la vitesse critique perd sa marque de mesure et porte le mot estimé, avec sa bulle : « repère modélisé / interpolé, pas un temps réel ». C'est la même doctrine que partout : on ne présente jamais un déduit comme mesuré.

⚠️ Ce que la page ne peut pas vous donner ici : la largeur de la fourchette de chaque estimé est calculée, mais elle ne s'affiche nulle part dans le produit — c'est une métrique de diagnostic. Et elle ne refuse rien : aucune source du corpus ne publie d'amplitude sur la largeur admissible d'une bande d'estimation. Le repère publié le plus proche mesure autre chose — l'écart minimal entre deux mesures répétées du même nageur, soit 5,13 % au 200 et 3,46 % au 400 en crawl [40] — quand une dispersion d'estimé est un écart entre méthodes. ⚠️ Population de ces deux chiffres : dix nageurs de crawl de 17 ans en moyenne, tous les essais en bassin de 25 m. Chez nous ils sont un ordre de grandeur, pas une mesure de notre population. Les confondre serait un mélange de constructs, et le programme s'en abstient.

Une pente ne se comporte pas comme un temps

Partout ailleurs, une ancre bâtie sur un chrono ne peut que ralentir quand le nageur s'arrête. La vitesse critique échappe à cette propriété, et c'est structurel : elle ne vient pas d'un temps mais de l'écart entre deux. Si l'un des deux points bouge et pas l'autre, la pente monte — et la ligne de vitesse critique accélère. ⚠️ La portée de ce défaut a changé le 23 août 2026, et il faut le dire pour lire l'exemple qui suit : à l'époque, cinq allures aérobies dérivaient de cette pente et accéléraient avec elle. Aujourd'hui la pente n'entraîne plus qu'elle-même. Le mécanisme est intact, ses conséquences sont beaucoup plus étroites.

Ce n'était pas théorique. Mesuré le 31 juillet 2026 sur la base : chez un nageur en silence depuis plus de quatre ans, son 200 quatre nages reculait de 2:10.73 à 2:19.82 pendant que son 400 ne bougeait pas — l'écart entre les deux se resserrait, la pente montait, et sa vitesse critique passait de 1,2493 à 1,3245 m/s. Sur les quatre nageurs en silence : 40 ancres accélérées, jusqu'à 9,11 s de moins aux 100 m sur une ligne de seuil.

Ce qui a fermé ce cas : la vitesse critique est le moteur aérobie du nageur — une ancre de niveau, pas une allure du jour. Elle lit donc, aux deux bouts, des meilleurs temps, qui ne reculent jamais. Une mesure de jour ne redéfinit pas une ancre de niveau.

⚠️ Ce qui reste ouvert, et qui n'est pas tranché : deux meilleurs temps peuvent venir de deux époques. Le programme ne date pas une pente, et il n'existe aujourd'hui ni source ni borne pour le faire proprement. C'est une limite connue, écrite au fil du 31 juillet 2026 et laissée ouverte délibérément plutôt que refermée par un nombre maison.

Le 400 de spécialité entre par deux portes, et chacune remplit l'autre. Il se saisit comme un test — la fenêtre se pré-remplit si un 200 récent existe — ou comme un meilleur temps ; l'autre porte se remplit alors automatiquement, exactement comme pour le 400 crawl.

⚠️ Un 400 dos, brasse ou papillon n'est pas une épreuve officielle : pas de cellule de référence, donc pas d'indice. Mais c'est le 400 test de la spécialité, et à ce titre il ancre la vitesse critique dans la nage du nageur. L'un indexe un niveau, l'autre ancre une intensité.

Le quatre nages emprunte parfois son moteur au crawl

Pour un nageur lu en quatre nages, le programme pose une question avant de retenir son 400 quatre nages comme repère aérobie : y est-il meilleur, face à la population, qu'il ne l'est sur son 400 crawl ? ⚠️ C'est bien une comparaison d'indices, pas de chronos — un 400 crawl est toujours plus rapide en temps, la question n'aurait aucun sens.

  • Oui — son 400 quatre nages est gardé : c'est là qu'il lit le mieux son moteur.
  • Non — son moteur aérobie devient celui de son crawl, exprimé en quatre nages par le rapport des deux références de 400. Ce rapport étant inférieur à 1, la transposition ralentit ; et elle est ensuite bornée par son 400 quatre nages démontré — on ne prescrit pas, en quatre nages, plus vite qu'il n'a déjà prouvé.
  • L'un des deux 400 manque — rien à comparer, on garde le quatre nages : c'est sa seule preuve aérobie, et on ne fabrique pas l'autre.

La conséquence, et il faut la connaître : deux nageurs au même 400 quatre nages peuvent recevoir des zones différentes, selon la force de leur crawl. Ce n'est pas un effet de bord : c'est le sens de la porte. Le 400 quatre nages n'a jamais été qualifié comme marqueur aérobie par une mesure — la seule citation du corpus est une revue narrative, sans nageur mesuré, dont le « ≈ 100 % de la référence aérobie » est une extrapolation déclarée depuis des données de 400 m crawl. Statut : À CONFIRMER, jamais ÉTABLI. On ne s'appuie donc dessus que là où il lit mieux le nageur que son crawl.

Et la porte n'est pas la spécialité. Un nageur polyvalent n'est pas le meilleur en quatre nages : il est correct partout. Un cas de notre parc est spécialiste de brasse et pourtant meilleur, en indice, sur son 400 quatre nages que sur son 400 crawl.

⭐ Une erreur sur le 400 est amplifiée — et c'est de l'arithmétique

La vitesse critique n'est pas un temps : c'est une différence entre deux temps. Or une différence amplifie toujours l'erreur de ses termes — elle en garde l'écart et en perd la taille. Ce n'est pas un défaut du programme : c'est une propriété de la soustraction, et elle vaudrait pour n'importe quel outil qui lit une vitesse critique sur un couple.

Le facteur se calcule, et il se lit sur la formule déjà publiée. Une erreur relative sur l'un des deux temps se retrouve sur la différence, multipliée par le poids de ce temps dans la différence :

facteur du 400 = t400 ÷ (t400 − t200) · facteur du 200 = t200 ÷ (t400 − t200)

Le 400 étant le plus grand des deux, son poids dépasse 1 et celui du 200 reste dessous. D'où l'asymétrie : une erreur sur le 400 est amplifiée, la même erreur sur le 200 est atténuée. CALCULÉ — aucune constante n'entre là-dedans.

Et ça a été mesuré de bout en chaîne — le 21 août 2026, sur le moteur d'ALORS. On dégrade un seul chrono d'un nageur synthétique de +0,5 %, +1 %, +2 % puis +5 %, et on relit toutes les sorties. Le gain ci-dessous est l'écart en sortie divisé par l'écart en entrée : sous 1, la chaîne atténue ; au-dessus, elle amplifie.

Refaite ancre par ancre, le 24 août 2026. La mesure précédente datait du 21 août et portait sur le moteur couplé, où un seul 400 servait à la fois la référence aérobie et la vitesse critique : elle annonçait × 1,9 sur les deux à la fois. Depuis la coupure du 23 août, le 400 alimente trois choses différentes — le milieu de course lu dessus, le couple 200/400, et le repli quand rien de mieux n'existe — et il n'y avait plus aucune raison qu'elles bougent ensemble. On a donc dégradé le 400 crawl de 2 % dans un sens puis dans l'autre, nageur par nageur, et relu les trois ancres séparément.

L'ancreSur quoi elle se litCombien de nageursCe qu'une dégradation de 2 % du 400 crawl lui fait
Référence aérobie (VMA)le 300 m du milieu de son 4009 sur 13rien — 0,00 %. Le milieu de course se lit sur les passages, pas sur le temps final : la dégradation ne la touche pas du tout
un 400 estimé4 sur 131,74 à 2,02 % — gain × 0,9 : la chaîne atténue légèrement
Vitesse critiquele couple 200/4009 sur 133,55 à 3,95 % — gain × 1,8 à 1,9 : la chaîne amplifie
Seuildéduit de la VMA (88,3 %) faute de T3013 sur 13exactement ce que fait la VMA, et rien de plus — il n'a pas d'appui propre sur le 400

MESURÉ le 24 août 2026 sur les 13 nageurs de la base portant un 400 crawl retenu au profil. Chaque 400 a été dégradé en mémoire, dans une transaction annulée immédiatement après lecture ; l'empreinte des chronos est identique avant et après la mesure. La réponse est symétrique : × 1,81 quand le chrono ralentit, × 1,94 quand il accélère.

Ce que la mesure confirme, et ce qu'elle déplace. Le × 1,9 survit — mais sur la seule vitesse critique, et il n'a rien d'une surprise : c'est le coefficient t400 ÷ (t400 − t200) que cette page publie déjà plus haut, retrouvé de bout en chaîne. Ce qui tombe, c'est le « et la référence aérobie » : chez les deux tiers des nageurs, la VMA ne bouge plus du tout, parce qu'elle a cessé de se lire sur le temps final du 400. Un même chrono faux fait donc aujourd'hui trois dégâts très différents selon le nageur, là où il en faisait un seul, partout pareil.

⚠️ Le conseil de terrain ne change pas d'un mot pour autant, et c'est important : celui dont la VMA se lit sur un 400 estimé est justement celui à qui il manque un vrai 400. Le chrono à ne pas laisser traîner faux reste le 400 ; celui qui manque reste le 400 qu'il vaut mieux aller nager que laisser estimer.

⚠️ Le facteur dépend du nageur lui-même, et la formule dit lequel : plus son 200 et son 400 sont proches en allure, plus la différence est petite, et plus le facteur monte. Les × 1,9 et × 2,3 ci-dessus sont ceux du profil du banc ; un nageur au couple plus resserré est plus sensible, un nageur au couple plus étalé l'est moins.

Ce qu'un entraîneur doit en retenir, dans les termes d'aujourd'hui : une erreur de 2 % sur le 400 crawl en abîme DEUX autres, séparément. Il abîme la référence aérobie quand c'est sur lui qu'elle se lit — 4 nageurs sur 13, mesuré le 24/08/2026, et ce sont ceux à qui il manque justement un vrai 400 ; chez les 9 autres, elle se lit sur le milieu de course et ne bouge pas. Il abîme la vitesse critique du couple, où il pèse plus lourd que le 200 par la simple arithmétique de la soustraction. Ce n'est plus « toute la chaîne » : ce sont deux ancres, atteintes chacune par sa propre voie. Le conseil de terrain, lui, ne change pas d'un mot — c'est le chrono à ne pas laisser traîner faux, et, quand il manque, celui qu'il vaut le mieux aller nager plutôt que laisser estimer.

6.2 La référence aérobie : la mieux mesurée gagne

La référence aérobie — la vitesse à laquelle la consommation d'oxygène est maximale, ce que la fiche appelle la VMA — est celle des trois ancres dont le plus grand nombre d'autres lignes dépendent : le seuil aérobie, la récupération, et le seuil lui-même quand aucun T30 ne l'a mesuré. Elle correspond approximativement à l'allure d'un 400 [8, 41].

Plusieurs instruments peuvent la donner. Le programme choisit par qualité de mesure, pas par le chiffre rendu ; à qualité égale, la plus récente gagne. Elle a quatre entrées, et quatre seulement — le n × 200, le 300 m du milieu d'un 400, le 400 entier, un 400 estimé — dans cet ordre. ⛔ La vitesse critique n'en fait pas partie : elle ne remonte plus vers la VMA depuis le 23 août 2026. L'ordre et sa raison sont dans Quand deux mesures se contredisent.

Chez les jeunes, la même famille de lectures a été validée sur des nageurs de 10 à 17 ans [42] : le principe tient, ce sont les valeurs qui se lisent sur la référence de leur âge (voir l'étalon).

Quand il n'a pas assez d'information, le programme n'affiche rien : le panneau est masqué, et il n'existe aucun repli fabriqué. Ne rien afficher vaut mieux qu'afficher faux.

⚠️ Les pourcentages publiés qui suivent se rapportent, dans leur source, à la vitesse du milieu du 400 — les 300 m centraux, sans le plongeon ni le finish [9, 10] — et non au 400 entier, qui est plus rapide.

⚠️ Une VMA lue sur le 400 entier est flatteuse — et le programme le dit

C'est la conséquence directe du paragraphe ci-dessus, et elle mérite d'être écrite en clair parce qu'elle touche presque tout le monde. Un 400 nagé en entier contient un plongeon, qui va très vite, et un premier 100 nettement plus rapide que le reste — la physiologie le mesure : sur un 400 maximal, la vitesse chute après le premier 100 puis se stabilise [9]. La vitesse moyenne d'un 400 entier est donc au-dessus de l'allure réellement tenue, et une VMA lue dessus part trop haut.

Ce que ça fait au nageur, concrètement : toutes les lignes qui se lisent en pourcentage de cette VMA — le seuil quand aucun T30 ne l'a mesuré, le seuil aérobie, la récupération — partent trop haut avec elle. Une séance prescrite là-dessus demande un peu plus vite que ce que le nageur peut tenir, et c'est exactement le genre d'erreur qui ne se voit pas : elle est petite, constante, et elle va dans le sens qui flatte.

Le programme ne corrige pas ce biais — il le NOMME, et il demande la mesure qui le ferait disparaître. Quand la VMA vient du 400 entier, la ligne le dit à l'écran et invite à nager un 400 avec ses temps de passage : deux marques, à 50 et à 350 m, suffisent à remplacer la lecture flattée par la lecture juste. ⛔ On n'applique aucun coefficient de rattrapage : aucune source ne publie de quoi transformer un 400 entier en allure de milieu de course pour un nageur donné, et l'écart dépend du nageur — le plongeon pèse d'autant plus qu'il est bon plongeur.

Mesuré le 24 août 2026 : 8 panneaux sur 124 tiennent leur VMA d'un 400 entier réellement nagé. Mais 98 sur 124 la tiennent d'un 400 estimé, c'est-à-dire d'un chrono que le nageur n'a même pas couru — et le même avertissement vaut, en plus fort.

Les deux bassins, et il y a bien deux moments. Le premier : chaque bassin fait ses comptes sur ses propres courses — le profil, ses indices, sa pente, sa vitesse critique se construisent bassin par bassin (La spécialité), et quand un bassin a de quoi tenir ses appuis, ses allures se calculent là, sans rien emprunter à l'autre. Le second n'arrive qu'en secours, quand un bassin n'a pas de quoi : la valeur voyage alors depuis l'autre, ancre par ancre — la référence aérobie par le rapport des références de 400, l'anaérobie par celui des 100, chacune à la distance qu'elle décrit. Jamais un facteur global, et jamais un taux inventé : sans référence des deux côtés, la conversion n'a pas lieu.

Et il n'existe PAS de « bassin de référence » du panneau. C'était le cas avant le 23 août 2026 : un bassin était élu, tout s'y calculait, et le reste en découlait. Aujourd'hui la question se pose valeur par valeur — « ce bassin a-t-il de quoi lire CETTE ancre ? » — et la réponse peut différer d'une ligne à l'autre du même panneau. ⭐ Chaque valeur portée depuis l'autre bassin le DIT à l'écran, et nomme son bassin d'origine : sans ça, deux lectures venues de deux bassins se liraient comme une colonne homogène. Mesuré le 24 août 2026 : sur 124 panneaux, 40 ont leur référence aérobie et leur vitesse critique dans deux bassins différents. Et pour un même nageur, les sources changent d'un bassin à l'autre sur 3 panneaux de nage sur 62 — le plus souvent parce qu'un bassin porte un couple 200/400 que l'autre n'a pas.

6.3 Le tableau des ancres

Les allures se rangent en trois familles, selon la filière qui domine.

Famille anaérobie — l'effort où la part aérobie est minoritaire.

L'ancreCe que c'estStatut
Départ + 15 mle départ et la coulée, pas la nage — information seuleÉTABLI [2]
Vitesse maximalele meilleur segment lancé, d'où qu'il vienneMESURÉ
25 max · 50 maxdes repères de vitesse pureMESURÉ
Anaérobie (100)l'allure du 100 ; à défaut, un repli au-dessus de la référence aérobieDÉCISION ⚠️

⚠️ Le repli anaérobie est une DÉCISION, et son amplitude n'est pas publiée. La direction l'est : l'anaérobie se situe au-dessus de la référence aérobie. L'amplitude, non — aucune source en natation ne chiffre une allure anaérobie en pourcentage de vitesse ; les zones hautes s'y prescrivent en fréquence cardiaque et en effort perçu. Ce repli sert rarement : sur notre parc, l'ancre anaérobie s'appuie sur un 100 réellement nagé dans la très grande majorité des cas.

Le nom de l'ancre dit une INTENSITÉ, pas une filière. « Anaérobie (100) » désigne l'allure d'un 100 — quand le 100 est chronométré, cette ligne est son 100. Elle n'affirme rien sur la part d'aérobie de la course, et le programme ne pondère rien selon le profil à cet endroit.

Ce qui domine se juge sur la durée de SON effort, pas sur la distance. Le croisement entre les deux filières se situe entre une et deux minutes, très probablement vers 75 secondes [12] :

La durée de son effortCe qui domine
moins de 60 sl'anaérobie domine
de 60 à 120 sla frontière — à peu près moitié-moitié
plus de 120 sl'aérobie domine

Un 100 nagé en 55 s est donc anaérobie-dominant, et le même 100 nagé en 78 s est à la frontière — c'est le même mécanisme qui décide, pas un curseur. Ça se recoupe avec les parts publiées plus bas : 20 % d'aérobie au 50, 51 ± 8 % au 100, 66 % au 200.

Famille aérobie — et c'est ici que ce document doit être le plus précis, parce que c'est ici qu'il a longtemps été le plus faux.

Jusqu'au 23 août 2026, cette page décrivait une chaîne : une seule mesure de départ, et tout le reste qui en descendait par des pourcentages publiés. Cette chaîne a été coupée. Il y a désormais trois ancres indépendantes, chacune avec son ou ses protocoles, et aucune passerelle entre elles.

L'ancreD'où elle vientÀ défaut
Référence aérobie (VMA, vVO₂max)un n × 200, le 300 m du milieu d'un 400, ou un 400 entierun 400 estimé — le cas de 79 % des panneaux au 24/08/2026
Vitesse critiqueun couple répété 200 / 400, un 12 × 25, ou le couple 200 / 400 lu sur ses coursesrien : la ligne n'existe pas — 81 panneaux sur 124 au 24/08/2026
Seuil (SAAL / MLSS)un T30 mesuré, nu, sans conversion [3, 4]88,3 % de la VMA [43] — le cas de 124 panneaux sur 124 au 24/08/2026

⭐ Pourquoi aucune passerelle — et c'est une question d'âge

La question mérite d'être posée franchement : si la vitesse critique et le seuil décrivent tous deux « ce qu'on tient longtemps », pourquoi ne pas passer de l'un à l'autre par un pourcentage, comme le faisait la chaîne ? Parce que ce pourcentage n'est pas le même selon le nageur qu'on a devant soi, et l'écart entre les deux populations est énorme.

  • Chez l'adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil de 4,75 %. C'est la mesure de Dekerle & Pelayo 2005, sur 8 nageurs [43]. Et ses auteurs ne concluent pas à une équivalence — ils concluent l'inverse, verbatim : « the extent of disagreement was too great to use these two variables interchangeably ».
  • Chez l'enfant et l'adolescent, l'écart tombe à 0,8-1,3 %. Chez les enfants, vitesse critique 1,092 ± 0,071 m/s contre 1,083 ± 0,065 m/s au seuil de lactate stable ; chez les adolescents, 1,315 ± 0,068 contre 1,297 ± 0,056 [44]. Les auteurs écrivent que la vitesse critique n'est pas différente du seuil dans les deux groupes.

Cinq fois plus chez l'adulte que chez l'enfant. Un pourcentage fixe ne peut pas servir les deux : calé sur l'adulte, il fait nager les jeunes trop lentement de 3 à 4 % ; calé sur les jeunes, il fait nager les adultes trop vite d'autant. ⛔ Et notre population est majoritairement jeune — c'est-à-dire précisément celle pour laquelle une conversion calée sur des adultes se trompe le plus. On ne convertit donc pas : on mesure les deux séparément, ou on n'affiche pas la seconde.

⚠️ Et il faut lire la source des jeunes jusqu'au bout, parce qu'elle porte une réserve qui compte : à la vitesse critique, seuls 6 enfants sur 10 et 7 adolescents sur 10 ont tenu les trente minutes, et le lactate y monte plus haut qu'au seuil [44]. Autrement dit : chez les jeunes, les deux vitesses sont numériquement très proches, mais la vitesse critique reste une intensité plus dure à tenir que le seuil. Deux grandeurs proches ne sont pas la même grandeur — un argument de plus pour ne pas les échanger.

⛔ Ce que les 92,7 % ne disent pas, et pourquoi le programme affiche le rapport réel

Le chiffre le plus cité de tout ce chapitre est « la vitesse critique vaut 92,7 % de la référence aérobie ». Il est publié [43]. Mais il ne décrit pas la mesure que fait le programme, et la raison est dans le protocole de la source : la vitesse critique y est déterminée par quatre efforts jusqu'à épuisement, nagés à 95, 100, 105 et 110 % de la référence aérobie. Ce n'est pas ce que fait le programme, qui la lit sur un couple 200 / 400. Deux méthodes, deux objets voisins — et rien n'oblige leur rapport à retomber sur 92,7 %.

Le programme n'impose donc jamais ce pourcentage : il AFFICHE le rapport réel du nageur, à côté du repère publié. Le coach voit où son nageur tombe, et l'écart fait partie de l'information.

Mesuré le 24 août 2026, sur les 43 panneaux qui portent les deux ancres : médiane 94,3 % · 10ᵉ centile 90,2 % · 90ᵉ centile 99,0 % · minimum 89,4 % · maximum 102,0 %. 7 panneaux sur 43 — 16 % — tombent hors de 92,7 ± 2 × 2,6 %, l'intervalle publié par la source. La distribution est décalée vers le haut du repère, et elle est large : imposer un pourcentage unique aurait déplacé la moitié du parc.

🔴 Et l'ordre entre les ancres n'est PAS garanti — il faut le dire, parce que c'est contre-intuitif. On attend une vitesse critique sous la référence aérobie. Mesuré le 24 août 2026 : 4 panneaux sortent au-dessus, jusqu'à 102,0 % — tous en quatre nages, et tous sur la voie de secours où la vitesse critique est celle du crawl transposée (Le quatre nages emprunte son moteur).Le programme ne redresse rien : réordonner deux mesures serait maquiller une donnée. Il signale l'inversion, et il retire la zone de résistance qui vivait entre les deux — une zone interpolée sur un intervalle retourné rendrait un nombre qui a l'air normal et ne veut rien dire (Les zones interpolées).

Ce qui reste un pourcentage de la référence aérobie, et qui le reste parce qu'aucune de ces zones n'a de protocole de mesure qui lui soit propre :

L'ancrePart de la référence aérobieStatut
Référence aérobie (vVO₂max)100 %ÉTABLI [8, 41]
Seuil d'accumulation d'acide lactique (SAAL)88,3 % — uniquement à défaut de T30ÉTABLI [43]
Seuil aérobie84,6 %ÉTABLI [45]
Récupération78 %ÉTABLI (la zone) ⚠️

La vitesse critique ne figure plus dans ce tableau, et c'est tout le sens du changement : elle n'est pas un pourcentage de la référence aérobie, elle est une mesure.

Le seuil est une VALEUR, pas une fourchette

Le seuil s'affichait autrefois encadré, avec deux bords : le seuil lui-même, et « l'endroit où tomberait un T30 ». Ce second bord a disparu avec la chaîne qui le fabriquait — il se calculait par 0,927 ÷ (1,032 × 0,883), c'est-à-dire en enchaînant trois maillons dont aucun n'existe plus sous cette forme. Le seuil est aujourd'hui une valeur unique, et l'écran dit d'où elle vient : un T30 mesuré, ou 88,3 % de la référence aérobie.

Et un T30 réellement nagé ne pose plus un bord : il pose LE seuil. Il ne touche pas à la vitesse critique, il ne se redéduit de rien, et il prime sur les 88,3 % — c'est une mesure contre un pourcentage (Pourquoi le T30 va au seuil).

La vitesse critique et le seuil s'injectent chacun par SA voie. C'était l'inverse jusqu'au 23 août 2026 : le programme n'injectait qu'une vitesse critique [43, 46], le seuil s'en déduisait, et injecter les deux aurait corrigé deux fois la même chose. Depuis que les deux voies sont séparées, il n'y a plus de double correction possible : une mesure de seuil n'atteint pas la vitesse critique, et réciproquement. La récupération se refait à la main. Olbrecht publie un imprimé de test complet [47] où chaque allure d'entraînement est prescrite en temps de nage. Sa colonne de régénération, en nage continue, donne 1:18,8 aux 100 m ; le même imprimé donne la vitesse au seuil de 4 millimoles. Leur rapport vaut 0,89, ce qui place la récupération entre 78,7 % et 79,5 % de la référence aérobie selon la route de conversion. (Contrôle de lecture : la colonne du seuil de 4 millimoles retombe à 0,07 % près sur la valeur que le bloc de diagnostic du même imprimé annonce indépendamment.)

⚠️ Deux précisions. ① Olbrecht n'écrit nulle part ce pourcentage : il donne des vitesses, le pourcentage est notre lecture. ② Notre 78 % est 1 à 2 % plus lent que sa régénération continue, délibérément — un plafond doit pécher par lenteur. La zone est ÉTABLIE ; les deux derniers pour cent sont à nous. ⚠️ Et sa régénération dépend du format de la série : 1:18,8 aux 100 m en continu, mais 1:12,3 en 100 / 30 secondes, soit 9 % d'écart. Notre plafond unique représente la forme continue et longue, la plus lente.

Les parts aérobie par épreuve, qui servent à ranger chaque distance sur l'axe d'effort :

Distance501002004008001500
Part aérobie20 % [18]50 % [48]66 % [49]88 % [50, 51]95 % [19]97 % ⚠️

D'où viennent les deux bouts de cette ligne, puisque ce sont eux qui pèsent le plus :

  • le 50 — 20 %, ÉTABLI. La valeur est publiée telle quelle, et ses auteurs la décomposent : réserve de phosphates 26 %, voie lactique 54 %, reste 20 % d'aérobie [18]. C'est cette valeur qui interdit de traiter un 50 comme un effort sans aérobie.
  • le 400 — 88 %, MESURÉ sur 24 nageurs [50], dans une plage de 86,6 à 89,6 % ; une seconde étude du même geste retombe au même endroit [51]. Le programme retient la moyenne de la plage.
  • Au passage : la source du 100 publie 51 ± 8 % [48] ; le programme retient 50 %, à l'intérieur de la mesure. L'écart d'un point ne se voit nulle part, mais la page écrit ce que le programme calcule.

⚠️ La valeur du 1500 est extrapolée, sans source publiée. Elle prolonge la série des cinq autres, et notamment celle du 800 [19] ; aucune étude ne la mesure. Statut : DIRECTIONNEL. C'est écrit ici parce qu'elle porte toute l'estimation du 1500 (Le fond).

DEUX de ces allures sont des plafonds. Les autres sont des intensités à TENIR. C'est le référentiel d'intensité du programme qui le dit, zone par zone, et le moteur applique exactement sa liste — il n'existe que deux drapeaux « plafond ».

La zoneSa natureLa consigne au nageur
RécupérationPLAFOND« ne va pas plus vite que ça » — être plus lent n'a rien d'anormal, c'est ce qu'on demande
Nage en amplitude (le seuil aérobie, LT1)PLAFONDmême consigne : on nage ça ou plus lentement, sous le premier seuil, priorité à l'amplitude
Vitesse critiquePLANCHER du domaine sévèrec'est le bas de la zone, pas son toit : au-dessus d'elle, le lactate ne se stabilise plus
Seuil · résistance · VMA · puissance VO₂ · anaérobie · vitesse maxintensités à tenir« fais ce temps » — une cible, pas une borne

Ce que ça change à la lecture d'une ligne : le « ≤ » n'apparaît que devant les deux plafonds. Partout ailleurs, le temps écrit est un temps à réaliser, et un nageur nettement plus lent que sa cible n'a pas fait la séance demandée. ⭐ Une propriété qui en découle : un plafond ne s'efface jamais. Une intensité à tenir disparaît quand la répétition dépasse la distance tenable ; un plafond, non — plus c'est long, plus on est dessous.

Le 50 n'est pas alactique — le lactate y monte très haut [11] ; le 100 n'est pas « anaérobie lactique », il est à peu près moitié-moitié [48] ; le 200 est à dominante aérobie [49].

Ses zones d'entraînement, aux 100 m — tirées de son 200 et de son 400
  • Anaérobie114 %55.40
  • Puissance VO₂105 %1:00.02
  • VMA / VO₂max100 %1:03.13
  • Vitesse critique95 %1:06.35
  • Résistance91 %1:09.06
  • Seuil (MLSS)88 %1:11.49
  • Aérobie (LT1)85 %≤ 1:14.62
  • Récupération78 %≤ 1:20.93

Vitesse critique = (400 − 200) m ÷ (4:12.50 − 1:59.80) = 1,507 m/s, d'où vVO₂max = 1,584 m/s. Tout le reste en découle par des pourcentages de la littérature. Le seuil est la seule fourchette — ses deux bords sont deux mesures du même seuil, pas une marge d'erreur. Le seuil aérobie et la récupération sont des plafonds : « ≤ », on ne nage pas plus vite. La vitesse de nage maximale, elle, est mesurée ou absente — ici elle est absente, et rien ne la remplace.

6.4 Les zones interpolées

Entre les ancres publiées vivent deux zones que le programme calcule par interpolation : la puissance aérobie et la résistance. Elles sont affichées au panneau, marquées comme interpolées, avec leur distance maximale — ce sont des cibles de séance réelles. Chacune se lit sur la courbe vitesse-durée du nageur, entre les deux ancres qui l'encadrent, à sa durée d'effort : la puissance aérobie entre l'anaérobie et la référence aérobie, la résistance entre la vitesse critique et le seuil.

⚠️ Mais la résistance n'a pas toujours deux ancres pour l'encadrer, et c'est le cas le plus fréquent. Sa borne haute est la vitesse critique — or celle-ci manque sur 81 panneaux sur 124 au 24 août 2026. Le programme recule alors d'une ancre : la borne haute devient la référence aérobie, et l'interpolation se fait sur l'intervalle plus large référence aérobie ↔ seuil. ⛔ Aucune vitesse critique n'est inventée au passage : on ne pose pas 92,7 % de la référence aérobie pour boucher le trou, on change de borne. La ligne existe donc toujours — elle est prescrite en séance, elle ne peut pas s'évaporer en silence sur les deux tiers du parc — mais elle est lue plus grossièrement, et c'est le prix, assumé, de n'avoir que deux appuis au lieu de trois.

Et quand l'ordre des deux bornes est retourné, la ligne disparaît. Si la vitesse critique ressort sous le seuil, interpoler « entre les deux » rendrait un nombre qui a l'air normal et ne veut rien dire. Le programme rend alors rien, et le drapeau d'inversion dit pourquoi.

6.5 « Distance max »

La distance maximale qu'on peut nager en restant dans cette filière d'effort. Elle a trois provenances, déclarées :

  • la courbe du nageur, lue à l'envers ;
  • la mesure — une distance réellement nagée, qui fait plancher ;
  • la filière — un repli. ⚠️ Celui-là marie une durée de population et une vitesse individuelle : c'est un repère de filière, pas une distance que ce nageur tiendrait.

⚠️ Mais ces trois provenances ne sont pas ouvertes à toutes les lignes, et la frontière est nette : c'est la vitesse critique elle-même. Au-dessus d'elle — vitesse maximale, anaérobie, puissance VO₂, VMA, vitesse critique — la courbe du nageur est lue. En dessous — résistance, seuil, aérobie — elle ne l'est jamais, et la distance affichée vient toujours du repère de population, même chez un nageur très bien couvert.

Ce n'est pas une approximation, c'est une question qu'on ne peut pas poser. La courbe est bâtie sur ses meilleurs temps, c'est-à-dire des efforts maximaux : lue à l'envers, elle répond à « à quelle distance cette vitesse serait son maximum », et non à « combien de temps la tient-il ». Au-dessus de la vitesse critique les deux questions se confondent ; en dessous, elles n'ont plus rien à voir — dans ce domaine le lactate et la consommation d'oxygène se stabilisent, et ce qui limite la tenue n'est plus la relation distance-temps mais l'alimentation, l'hydratation, la thermorégulation et la motivation. Poser la question à la courbe là serait lui demander ce qu'elle n'a, par construction, aucun moyen de savoir.

La frontière est en intensité, pas une liste de lignes. Aujourd'hui elle range seuil, résistance et aérobie du côté du repère de population sur tout notre parc, aux deux bassins — mais l'anaérobie suit le 100 m réel du nageur, et un 100 faible pour son 400 doit pouvoir la faire basculer. Écrire la liste en dur perdrait cette lecture.

MESURÉ le 14 août 2026, 10 nageurs, 500 lignes : 22 cases changent, aucune ne devient vide, et toutes les lectures physiologiquement impossibles tombent — une ligne de seuil qui annonçait une tenue de 528 m, soit 5,6 minutes, pour une filière déclarée de 30 à 60 minutes.

Les chiffres significatifs : toutes les surfaces lisent la même vitesse arrondie au millième, pour que la fiche et la séance ne puissent pas se désaccorder.

6.6 Les allures de course

L'allure de course se lit sur le MILIEU de la course. Le temps total d'un 400 contient le plongeon, qui va vite, et la fin, qui ralentit : il ne décrit pas l'allure tenue. La physiologie le confirme — sur un 400 maximal, la vitesse chute après le premier 100 puis reste stable [9]. Le programme lit donc les 300 m centraux d'un 400 [10], et la même lecture au 800 et au 1500.

La fenêtre, en clair : du passage à 50 m à celui de 350 m — 300 m de nage pure, sans le plongeon ni le finish. ⚠️ Et quand la course ne porte pas de passage à 350, le programme lit le plus grand segment central disponible : de 100 à 300 m. Ce repli est une DÉCISION MAISON, et il faut le dire net : il ne se réclame de personne. Il a même été attribué par erreur à une publication, jusqu'à ce que la vérification du 19 août 2026 montre que la phrase citée portait sur la longueur des paliers d'un test incrémental, pas sur la fenêtre de lecture à l'intérieur d'un 400. La citation a été retirée ; le repli est resté, sans source.

Aucun coefficient n'est inventé : l'écart entre l'allure du milieu et l'allure moyenne est mesuré sur les propres passages du nageur, distance par distance — le plongeon pèse d'autant plus que la course est courte.

Une exception, et c'est la mesure qui la commande : le quatre nages est exclu. Sur un 200 quatre nages, le milieu n'est pas la même course moins ses deux bouts — c'est le dos et la brasse, les deux nages lentes. MESURÉ le 19 août 2026 sur 473 courses : le milieu d'un 200 quatre nages est 8,8 % plus lent que la course entière, en médiane, contre 2,2 à 2,9 % sur les nages simples à la même distance. Ces 8,8 % ne mesurent pas un plongeon, ils mesurent un changement de nage : les lire comme une allure de course serait une faute de sens. La cible d'un nageur de quatre nages reste donc son chrono brut, sans cette correction. Les deux autres lectures du milieu — la vitesse de nage pure et la référence aérobie lue sur les 300 m centraux — excluent le quatre nages pour le même motif, déjà écrit : la nage change à chaque longueur.

⚠️ Et quand la course du jour ne porte aucun passage, cette lecture se TRANSPORTE plutôt que de disparaître : le programme reprend le milieu de course de la dernière course qui en portait, et le reporte par le rapport des deux temps totaux. La ligne bascule alors en estimé — le motif complet, et sa limite, sont écrits en 1.6.

La correction de virages. Une répétition de séance ne fait pas le même nombre de virages qu'une course. Le programme rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas. ⚠️ La direction et l'ordre sont ÉTABLIS — un virage ouvert coûte plus qu'une culbute — sur des mesures publiées de contact au mur et de phase de rotation [52]. Les montants appliqués, eux, sont à nousDÉCISION, calibrable : ils reproduisent les repères de terrain, et la source ne les porte pas telle quelle.

Le piège à ne pas tendre au lecteur : la source est SEXUÉE, le moteur ne l'est pas. Le papier publie un temps de contact au mur de 0,37 s chez les hommes et 0,30 s chez les femmes [52] ; le programme, lui, applique une seule valeur par nage, la même pour les deux sexes. Écrire « valeurs mesurées et sexuées » prêterait au moteur une finesse qu'il n'a pas.

Les deux bornes. La cible d'entraînement s'ajuste au type du nageur, et elle est bornée par ce qu'il a démontré :

  • en haut, elle ne dépasse pas ce qu'il a réellement nagé, là où un temps réel existe ;
  • en bas, elle ne descend pas sous sa vitesse de croisière, lue continûment sur sa pente de type.

⚠️ La borne haute ne porte que sur les allures de course, là où un temps démontré existe. Les cibles d'intensité n'ont aucun plancher, et une épreuve jamais nagée n'a pas de meilleur temps : le programme ne dépasse pas le démontré là où un démontré existe, pas ailleurs.

Et la borne basse se recalcule. La vitesse de croisière vaut k × la vitesse critique, où k se lit continûment sur la pente de type — il ne saute pas d'un palier à l'autre. Ses trois ancres :

Le typekStatut
Fondeur0,93MESURÉ — équipe de France d'eau libre
Polyvalent0,86DIRECTIONNEL — amplitude maison
Sprinteur0,80DIRECTIONNEL — amplitude maison

Le sens, lui, est solide : un fondeur décroche peu, donc sa croisière reste proche de son seuil et son k est haut ; un sprinteur ralentit davantage, son k est plus bas. ⚠️ Mais seul le 0,93 est mesuré. Les deux autres sont des amplitudes à nous, bornées par la littérature et par le sens physiologique, pas par une mesure. Ce plancher ne mord que sur les cibles plus lentes que la croisière — l'enjeu y est la monotonie, pas la troisième décimale.

Quand la couverture ne suffit pas, il n'y a pas de type — donc pas de pente, donc aucun k, donc pas de borne basse du tout. Elle ne se remplace par rien : le programme préfère ne pas borner plutôt que de borner au jugé.

6.7 La fréquence cardiaque

Les repères de fréquence cardiaque affichés sont une information indicative issue de la science. Sa récolte à l'entraînement n'est pas dans le programme : rien ne l'enregistre aujourd'hui.

6.8 Les objectifs chrono

Un coach peut fixer un temps visé sur une épreuve, à une échéance. Le programme en dérive les allures correspondantes — non plus depuis ce que le nageur vaut, mais depuis ce qu'il vise. L'objectif ne remplace jamais le profil : il s'affiche à côté.

Conclusion

Un chrono entre, il est comparé, il est trié, et il ressort en allure.

Le tableau ci-dessous résume les objets que le moteur produit, et sur quoi chacun se lit.

L'objetEn une phraseLu sur
Indice de performanceà quelle fraction de la référence il nage, sur une épreuveune épreuve, un bassin
Niveaule meilleur indice qu'il atteint, et le barreau qui lui correspondtoutes ses épreuves
Spécialitéla nage qui porte son meilleur indicetoutes ses épreuves
Pente de typele sens dans lequel son niveau glisse quand la distance montetoutes ses épreuves, ramenées sur l'axe d'effort
Étiquette de typele mot que cette pente mérite : sprint, polyvalent, fondla pente, si la couverture suffit
Palier de couverturecombien de distances distinctes il a démontrées, et sur quelle amplitudeles distances réellement nagées
Référence aérobie (VMA)la vitesse à laquelle sa consommation d'oxygène est maximaleun n × 200, le milieu d'un 400, un 400 entier — sinon un 400 estimé
Vitesse critiquel'intensité qu'il peut tenir longtempsson couple de distances aérobies, ou un test dédié — sinon rien
Seuilla plus haute intensité où son lactate se stabilise encoreun T30 mesuré — sinon 88,3 % de sa référence aérobie
Lecture entre les nageslaquelle de ses nages il maîtrise le mieux50, 100 et 200, pesés par la part réellement nagée et par le crédit de la paire

Le moteur rend une description. Il qualifie une performance par rapport à une référence sourcée. Il s'arrête quand les données ne suffisent pas. Un profil est donc le reflet des performances du nageur à un instant donné.

Ouverture

Avec un profil de nageur précis, il devient intéressant de suivre les retours de l'entraînement et ce qu'il produit — c'est l'objet d'une prochaine version du programme, en cours de développement : entrer les performances à l'entraînement, les comparer aux cibles, lire le repos, estimer une charge de travail, la forme d'un nageur, son niveau d'entraînement face à son niveau de compétition. Un large panel s'ouvre à nous.

Un mot de terrain avant d'y aller : c'est là que le coach reprend la main. Un nageur dont le calendrier se limite à deux épreuves donne un profil étroit, quelle que soit la finesse du moteur ; un nageur dont les distances s'échelonnent du 50 au 800 en donne un dense, et l'écart entre les deux se mesure en points de pourcentage sur chaque estimation (Avec quelle confiance). Les tests d'entraînement (Les tests d'entraînement) existent pour combler ce que le calendrier de compétition ne couvre pas — et chacun sert désormais une ancre nommée, ce qui change la façon de choisir :

Si le coach veut…Il fait passer…
une référence aérobie mesurée plutôt qu'estiméeun n × 200, ou plus simplement un 400 avec ses temps de passage à 50 et 350 m
une vitesse critique là où la ligne est videun couple répété 200 / 400 (le plus précis, son erreur est publiée) ou un 12 × 25
un seuil mesuré plutôt qu'un pourcentageun T30 — et lui seul
une vitesse de nage pureun segment lancé, ou deux marques posées dans une course

⚠️ Et c'est le vrai chantier de terrain qui s'ouvre : au 24 août 2026, aucun de ces protocoles n'a encore été saisi sur la base. Le programme sait les lire, l'effet de chacun est écrit ci-dessus — il ne manque que de les nager.

Bibliographie

52 entrées, numérotées dans l'ordre de première citation.

Les références

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[41] Fernandes RJ, Keskinen KL, Colaço P, Querido AJ, Machado LJ, Morais PA, et al. Time limit at VO₂max velocity in elite crawl swimmers. Int J Sports Med. 2008;29(2):145-50. doi:10.1055/s-2007-965113. PMID 17990207. ✅ primaire — porte : la mesure du temps limite elle-même (la source de [8], à citer quand on avance le chiffre).

[42] Mezzaroba PV, Machado FA. Indirect determination of lactate minimum speed from a single maximal performance in young swimmers. J Sports Sci Med. 2013;12(4):655-9. PMID 24421724. ✅ primaire — porte : la lecture d'un seuil depuis un 200 m crawl chez les 10-17 ans.

[43] Dekerle J, Pelayo P, Clipet B, Depretz S, Lefevre T, Sidney M. Critical swimming speed does not represent the speed at maximal lactate steady state. Int J Sports Med. 2005;26(7):524-30. doi:10.1055/s-2004-821227. PMID 16195984. ✅ primaire — porte : vitesse critique = 92,7 ± 2,6 % de vVO₂max ; SAAL = 88,3 ± 2,9 % ; et les deux ne sont pas la même grandeur. ⚠️ Deux valeurs coexistent dans l'article pour le SAAL : 88,3 % au résumé, 88,4 % dans les résultats — le programme retient celle du résumé. ⚠️ Précision capitale : ces pourcentages se rapportent à la vitesse du milieu du 400 (50 → 350 m), pas au 400 entier — cf. [10].

[44] Toubekis AG, Tsolaki A, Sotiriou A, Douda HT, Tokmakidis SP. Physiological Responses of Continuous and Intermittent Swimming at Critical Speed and Maximum Lactate Steady State in Children and Adolescent Swimmers. Sports (Basel). 2019;7(1):25. doi:10.3390/sports7010025. ✅ primaire — porte deux choses. Chez les jeunes, la vitesse critique ne diffère pas du seuil de lactate stable : enfants 1,092 ± 0,071 contre 1,083 ± 0,065 m/s (0,8 %), adolescents 1,315 ± 0,068 contre 1,297 ± 0,056 m/s (1,3 %) — « CS was not different compared to sMLSS in both children and adolescents ». C'est ce chiffre, opposé aux 4,75 % mesurés chez l'adulte entraîné, qui interdit toute conversion fixe entre les deux ancres. La réserve, à lire avec : à la vitesse critique, seuls 6 enfants sur 10 et 7 adolescents sur 10 ont tenu les trente minutes, et le lactate y est plus haut qu'au seuil — les deux vitesses sont proches en valeur, pas en difficulté.

[45] Almeida TAF, Espada MC, Massini DA, Macedo AG, Castro EA, Ferreira CC, Reis JF, Pessôa Filho DM. Stroke and physiological relationships during the incremental front crawl test: outcomes for planning and pacing aerobic training. Front Physiol. 2023;14:1241948. doi:10.3389/fphys.2023.1241948. ✅ primaire — porte : le seuil d'échange gazeux à 84,6 ± 3,6 % de vVO₂max (gazométrie stricte).

[46] Toubekis AG, Tokmakidis SP. Metabolic responses at various intensities relative to critical swimming velocity. J Strength Cond Res. 2013;27(6):1731-41. doi:10.1519/JSC.0b013e31828dde1e. PMID 23449237. ✅ primaire — porte : la vitesse critique dépasse le SAAL de 3 à 6 %.

[47] Olbrecht J. The Science of Winning: Planning, Periodizing and Optimizing Swim Training. Luton: Swimshop; 2000. Ouvrage. — porte : le cadre capacité / puissance ; la non-identifiabilité de la capacité glycolytique depuis les seuls chronos ; et, fig. 56, un imprimé de test complet dont la colonne de régénération prescrit 1:18,8 aux 100 m en nage continue, quand le même imprimé donne la vitesse au seuil de 4 millimoles — rapport 0,89, d'où la bande 78,7-79,5 % du tableau des ancres. ⚠️ À ne pas sur-citer : l'ouvrage donne des vitesses, jamais un pourcentage de la référence aérobie. Le pourcentage est une reconstruction, faite sur deux colonnes du même imprimé, et sur un exemple pédagogique unique — pas sur une statistique de population.

[48] Hellard P, Pla R, Rodríguez FA, Simbana D, Pyne DB. Dynamics of the Metabolic Response During a Competitive 100-m Freestyle in Elite Male Swimmers. Int J Sports Physiol Perform. 2018;13(8):1011-20. doi:10.1123/ijspp.2017-0597. PMID 29466071. ✅ primaire (n = 49) — porte : au 100 m, la part aérobie vaut 51 ± 8 %. Et aussi : le VO₂ de pointe mesuré nage par nage — crawl 58 · dos 62 · papillon 60 · brasse 62 ml·min⁻¹·kg⁻¹ (section 7 du papier).

[49] Figueiredo P, Zamparo P, Sousa A, Vilas-Boas JP, Fernandes RJ. An energy balance of the 200 m front crawl race. Eur J Appl Physiol. 2011;111(5):767-77. doi:10.1007/s00421-010-1696-z. PMID 20978781. ✅ primaire — porte : au 200 m, la part aérobie vaut 65,9 %.

[50] Zacca R, Azevedo R, Chainok P, Vilas-Boas JP, Castro FAS, Pyne DB. Monitoring Age-Group Swimmers Over a Training Macrocycle: Energetics, Technique, and Anthropometrics. J Strength Cond Res. 2020;34(3):818-27. doi:10.1519/JSC.0000000000002762. PMID 30113917. ✅ primaire (n = 24) — porte : au 400 m, la part aérobie vaut 86,6 à 89,6 % — mesurée, sur un 400 nagé. C'est la source de la valeur retenue par le programme (88 %).

[51] Correia RA, Feitosa WG, Figueiredo P, Papoti M, Castro FAS. The 400-m Front Crawl Test: Energetic and 3D Kinematical Analyses. Int J Sports Med. 2020;41(1):21-6. doi:10.1055/a-1023-4280. PMID 31756737. ✅ primaire — porte : contribution aérobie du 400 m, ~88 %.

[52] David S, Grove T, van Duijven M, Koster P, Beek PJ. Improving tumble turn performance in swimming — the impact of wall contact time and tuck index. Front Sports Act Living. 2022;4:936695. doi:10.3389/fspor.2022.936695. PMC9354539. PMID 35935061. ✅ primaire — porte : temps de contact au mur 0,37 s (hommes) / 0,30 s (femmes) ; rotation ~0,89 s.

Ce que cette bibliographie ne couvre pas

Deux choses, dans tout ce que cette page publie, n'ont aucune source extérieure. Elles sont écrites en DÉCISION, avec leur dérivation nommée, jamais avec un renvoi qui pointerait sur rien :

Ce qui n'a pas de sourceCe qu'on a réellement
Les trois poids des crédits de transfert (0,30 / 0,35 / 0,35)Aucune matrice de transfert entre nages n'est publiée. Les trois ingrédients, eux, tiennent : la décroissance se calcule sur la référence embarquée, le coût sur les équations publiées [16, 18], et la spécificité partielle des adaptations est établie [20]. Ce sont les poids qui n'ont aucune source.
La proximité de geste, le troisième ingrédient de ces créditsSix critères de nage, à poids égaux. Les critères sont des faits de règlement et de geste ; leur notation est une décision, écrite pour être discutée plutôt que subie.

D'autres valeurs isolées portent la même réserve — le repli anaérobie, le plancher du relèvement par le quatre nages, la frontière de type, le délai d'arrêt. Chacune est marquée DÉCISION à l'endroit exact où elle sert, avec son motif ; aucune ne se cache derrière un renvoi.

État du moteur au 20 août 2026.