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Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

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Public visé : un nageur qui s'entraîne sérieusement, ou un jeune entraîneur.

1. Ce que le programme sait du nageur

Une seule matière première : des chronomètres. Rien d'autre n'entre.

Chaque temps arrive avec quatre informations qui comptent toutes : la date, la nage, la distance, le bassin (25 ou 50 m). Il faut aussi ton sexe et ta date de naissance — sans les deux, pas de profil du tout : le repère auquel on te compare est genré et dépend de ton âge. Le programme le dit, au lieu de bricoler.

Par où les temps entrent

Deux voies, et elles se valent.

  • La synchronisation fédérale, qui ne demande rien à personne : le programme va chercher tes courses dans les résultats de la fédération, et il les lit sur toute ta carrière, pas seulement sur les saisons récentes.
  • La saisie de l'entraîneur, pour tout ce que la fédération n'a pas — au premier rang, un 400 nagé dans ta nage (400 dos, 400 brasse, 400 papillon), qui n'existe dans aucune compétition officielle.

Un temps saisi à la main vaut un temps rapatrié. Aucun calcul ne les distingue ; seul l'affichage les étiquette différemment.

⚠️ La synchronisation avec la fédération est encore fragile et peut oublier des performances, surtout les relais d'avant 2021.

Les temps de passage : des courses dans la course

Quand une compétition publie tes temps de passage, ils ne sont pas décoratifs.

Un passage plus rapide qu'une course devient ton meilleur temps sur cette épreuve.

Si ton meilleur 200 vaut 2:06 et que tu passes au 200 de ton 400 en 2:05, ton meilleur temps de 200 devient 2:05. C'est une marque officielle : on se qualifie sur un 100 brasse avec le temps de passage d'un 200 brasse.

⚠️ Mais c'est un plancher, pas un plafond. Un passage se nage sans arrivée et à allure gérée : il te sous-estime. Il compte comme meilleur temps, et pourtant ton allure de course et l'estimation de l'épreuve restent plus rapides que lui.

Deux distances qui ne sont des épreuves nulle part y ont droit aussi : le 15 m et le 25 m. Un passage lu dans un 50, un 100 ou un 200 y sort une marque — ton départ et ta coulée pour l'un, un sprint pour l'autre. Aucun classement ne les contient, donc aucun indice : ce sont des repères, et rien d'autre ne s'y ajoute (150, 250, 300 ne sont la marque de rien).

Une règle à connaître en quatre nages : seul le premier quart est d'une seule nage, et c'est du papillon. Un 100 lu dans un 400 quatre nages est donc un 100 papillon, pas autre chose.

Et si tes coulées ont été relevées, l'analyse sépare, longueur par longueur, ce que tu as coulé de ce que tu as nagé, avec une vitesse pour chacun. ⛔ Une coulée est mesurée, jamais supposée : une longueur sans relevé reste vide — pas de valeur par défaut, pas de moyenne, pas d'emprunt à une autre de tes courses.

Les temps de relais

Un relais est une vraie course, et le programme la traite comme telle — avec une frontière nette.

  • Dans ton profil, ton temps de relais comble une case que rien de mieux n'occupe : il passe devant une estimation, et il s'efface devant un vrai chrono individuel.
  • Dans tes records, il n'entre jamais : ni dans tes meilleurs temps, ni sur ta courbe. Un temps de relais ne réécrit aucun palmarès.

Et un relayeur part lancé, donc avec un avantage. Le programme le lui retire. La mesure publiée situe cet avantage entre 0,30 et 0,57 s ; le programme se donne une fourchette un peu plus large, parce que la mesure ne dit rien du petit bassin ni des nageurs de plus de 18 ans — et il en retient la borne haute, 0,70 s. Le raisonnement tient en une phrase : cette case va servir à prescrire une allure, donc on préfère un temps trop lent à un temps trop flatteur.

⚠️ Une ligne de relais dont la nage n'est pas identifiée est ignorée : on ne devine pas une nage.

Et il passe par les mêmes gardes qu'un chrono individuel. Dans la fenêtre de récence, il compte. Au-delà seulement, deux questions : l'as-tu nagé bien plus jeune (même règle que la course d'enfance), et as-tu continué à pratiquer depuis ? Entre plusieurs relais d'une même case, le plus récent gagne. ⛔ Ces gardes viennent d'une mesure : sans elles, des cases étaient servies par des relais de quatorze ans d'âge, et un 100 dos passait de 1:04.17 à 1:18.97 sur la foi d'une course de 2011.

Les cinq tests d'entraînement

Tous se font au chronomètre, et ils comblent ce que le calendrier de compétition ne couvre pas.

Le test Ce qu'il mesure Comment il entre
Segment lancé ta vitesse de nage pure, sur une longueur au choix : 5, 10, 15 ou 20 m. Une fenêtre chronométrée entre deux repères, après la coulée, sans mur dedans. On prend le passage de la tête, au départ comme à l'arrivée il la fixe : cette ligne est mesurée ou absente, rien ne la remplace. ⭐ C'est la longueur qui définit la mesure, pas le bassin — un 20 m se nage aussi en petit bassin (3 m → 23 m). Chaque lecture garde sa longueur, et elle s'affiche avec : une fenêtre courte attrape la pointe, une longue l'aplatit — savoir laquelle on lit fait partie de la lecture. ⭐ Quand un nageur en a plusieurs, c'est la plus rapide qui compte pour sa ligne « max », quelle que soit sa longueur : c'est une capacité, donc le meilleur observé — la règle du moteur partout ailleurs. La ligne dit sur quelle longueur le maximum a été fait, et les autres restent affichées, chacune pour elle-même. ⚠️ C'est une décision, pas une valeur publiée : aucune source ne fixe la longueur d'une nage propre
Test de 30 minutes ton seuil — l'allure la plus rapide où ton lactate se stabilise encore. Trente minutes, le plus de distance possible : une seule saisie, la distance il ne peut que relever, et il entre nu : la vitesse du test EST ton seuil, sans aucune conversion. ⛔ Il ne touche ni ta vitesse critique ni ta VMA. C'était différent avant le 23 août 2026 : le test était converti en vitesse critique, dont le seuil se déduisait ensuite. Cette chaîne est coupée — voir Pourquoi le 30 minutes va au seuil
12 × 25 ta vitesse critique — douze 25 m à fond, cinq secondes de repos, trois minutes de travail en tout. ⛔ Pas ton seuil : ce test-là et le 30 minutes ne mesurent pas la même chose il ne peut que relever. Il suit de très près les courses, mais lit trop vite : le programme applique la conversion publiée avec le test (Mitchell 2018)
Couple répété 200/400 la même vitesse critique que ton couple 200/400 habituel — mais avec trois essais par distance (deux acceptés), 48 h minimum entre deux essais — c'est de là que viennent les trois semaines, c'est une contrainte de récupération, pas de précision. Une date par essai : c'est elle qui dit la précision réelle il ne peut que relever. On lit la vitesse critique de chaque essai et on garde leur médiane, pour qu'un seul mauvais jour ne décide pas — à deux essais, la médiane de deux valeurs est leur moyenne. ⭐ C'est le seul test dont l'erreur soit publiée : 3,07 % sur la vitesse critique en crawl, et il faut 5,13 % d'écart pour parler d'un vrai changement Scott 2024. Deux essais, c'est presque aussi bon que trois : ta vitesse critique sort à 2,17 % près au lieu de 2,06 %. C'est le passage à un seul essai qui coûte cher — l'erreur y bondit de 41 %. ⚠️ Ce qu'il ne donne pas : aucune grandeur neuve — sans test, le moteur lit déjà ce couple sur tes courses ; celui-ci s'ajoute, il ne remplace rien. Ce qu'il change, c'est la fenêtre : mesuré sur 224 compétitions officielles, 11 512 nageurs, de 2020 à 2026, deux courses éloignées de six mois font porter 5,6 % d'erreur à la vitesse critique et 6,3 % au-delà d'un an, contre 2,7 % quand les deux distances tiennent dans la même semaine. ⛔ Un couple large n'est jamais refusé pour autant : il est large, et c'est dit. ⭐ Et dans l'autre sens, le programme ne se déclare jamais plus précis que la science : un test bien tenu annonce 2,06 % à trois essais, pas mieux — ces mesures viennent de courses officielles, pas d'entraînement, et elles ne servent qu'à dire de combien un écart de dates abîme une lecture. ⭐ Plongé ou poussé ? Le plongeon fait gagner la même chose sur les deux distances, donc il s'efface dans le calcul — à condition de ne jamais mélanger un départ plongé et un départ poussé dans le même couple. Le programme ne le fait jamais. L'échauffement est recommandé (1 km au protocole publié), pas obligatoire — en changer sort du protocole, et l'ampleur du biais n'est chiffrée nulle part
n × 200 ta référence aérobie, directement — c'est la seule mesure directe de toutes. Des 200 m enchaînés à allure imposée : on démarre 0,35 m/s sous ton allure de 400, on monte de 0,05 m/s à chaque palier, 30 s de repos entre eux, jusqu'à ne plus tenir. C'est le dernier palier entièrement tenu qui compte — un palier commencé et non fini ne se saisit pas il ne peut que relever

« Relever », par rapport à quoi ? À la valeur que ton profil porte déjà, au moment où on le regarde. Le test lit plus haut, elle monte ; il lit plus bas, rien ne descend. Et un vieux test ne compte que si tu as continué à nager depuis.

Pourquoi quatre tests sur cinq ne peuvent que relever. On est affûté une à deux fois par an. Un test passé en période de travail sort forcément en dessous de ce qu'on vaut : le laisser faire baisser un niveau reviendrait à confondre un jour de fatigue avec une perte de moteur. Le segment lancé, lui, est à part — il ne compare rien à un niveau, il mesure une vitesse.

Pourquoi le 30 minutes va au seuil et le 12 × 25 à la vitesse critique

Les deux ont longtemps été rangés au même endroit, et la question mérite une réponse claire, parce que la réponse n'est pas une préférence.

Le 30 minutes a été publié contre les deux. Contre la vitesse critique d'abord — Dekerle en 2002 mesure que la vitesse critique se situe 3,2 % au-dessus de la vitesse du test. Contre le seuil ensuite — Deminice en 2007, sur 14 nageurs de ton âge, ne trouve aucune différence entre la vitesse du test et la vitesse au seuil : 1,29 m/s des deux côtés. La littérature seule ne tranche donc pas.

Ce qui tranche, c'est la forme de l'effort. Un seuil, ça se définit par une intensité tenue longtemps, d'un trait. Un test de 30 minutes, c'est exactement ça. Une vitesse critique, au contraire, ne se nage jamais : c'est un calcul, la pente entre deux distances. On range donc la mesure du côté de l'ancre dont elle a la forme — et le nombre suit : le test entre nu, il n'y a plus de grandeur à rattraper.

Le 12 × 25, lui, n'a pas cette ambiguïté : sa publication le régresse vers la vitesse critique, et vers rien d'autre. C'est cette conversion-là que le programme applique, telle qu'elle est écrite.

La règle qui en découle est stricte : un test qui ne vise pas une ancre ne l'alimente pas. Il est sauté, jamais converti pour l'occasion.

⚠️ Et il faut le dire avant d'aller plus loin : au 24 août 2026, aucun de ces cinq tests n'a encore été saisi sur la base. Ils sont câblés, leur effet est écrit ci-dessus — mais aujourd'hui le programme travaille sur ce que les courses lui donnent. Chaque ancre porte donc, plus bas, sa voie de repli et le compte de ceux qui la prennent.

Deux lectures s'ajoutent, sans rien saisir, parce qu'elles sont déjà dans tes courses :

  • les 300 m du milieu d'un 400 — le 400 entier contient un plongeon qui va vite et une fin qui ralentit ; le milieu, lui, décrit l'allure réellement tenue. ⛔ Sauf en quatre nages, où le milieu d'une course, c'est le dos et la brasse : ce n'est plus la même course moins ses deux bouts, c'est un changement de nage — aucune lecture de milieu ne s'y applique. ⭐ Et si ton 400 du jour n'a pas de temps de passage, la lecture ne disparaît pas : le programme reprend le milieu de ton dernier 400 qui en avait, et le reporte sur ton temps d'aujourd'hui, dans la même proportion. La ligne bascule alors en estimé — ce milieu-là, tu ne l'as pas nagé. ⚠️ Ce report suppose que tu gères ta course de la même façon qu'avant ; si tu es parti bien plus vite, il ne peut pas le voir ;
  • deux marques d'un même 50 ou d'un même 100, prises après la coulée. C'est exactement le même objet que le segment lancé, mesuré en course au lieu d'un protocole. Aucun des deux n'est prioritaire : le plus rapide gagne, quelle que soit sa longueur, et l'écran dit lequel. La ligne « vitesse de nage » prend donc ta lecture la plus rapide — c'est ton pic — et elle dit sur quelle longueur tu l'as faite ; les autres restent affichées. ⭐ Tu poses tes marques où tu veux : les longueurs (5, 10, 15, 20 m) sont fixes, pas leur position. Deux passages séparés exactement de l'une d'elles font une lecture, où qu'ils tombent — 15 et 25 font un 10 m, 12 et 27 un 15 m, 15 et 20 un 5 m. Deux passages séparés de 38 m ne font rien : ce n'est aucune des quatre longueurs. ⚠️ Plus la fenêtre est courte, plus le chronomètre pèse : la vitesse, c'est la longueur divisée par le temps, donc un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, et quatre fois plus que sur 20 m. Comme c'est la plus rapide qui alimente ta ligne, un 5 m approximatif peut devenir ta vitesse max — deux passages nets, ou pas de 5 m.

⚠️ Le 15 m départ plongé mesure le départ et la coulée, pas la nage. C'est la portion la plus rapide de toute la course, et elle vit sur sa propre ligne : elle n'alimente aucune vitesse de nage.

Quand deux mesures se contredisent

Le programme a souvent plusieurs façons de lire la même chose. Il ne fait pas la moyenne : il range ses sources par qualité de mesure, et à qualité égale, la plus récente gagne. Pour ta référence aérobie, l'ordre est celui-ci :

Et il y a TROIS classements, pas un : un par valeur. Aucune source ne concourt dans un classement qui n'est pas le sien.

Pour ta VMA (ta référence aérobie) :

  1. le n × 200 — la seule mesure directe ;
  2. les 300 m du milieu d'un 400, mesurés ou reportés depuis une course plus ancienne ;
  3. un 400 réellement nagé, en entier — un bon repère, mais c'est une course complète, plongeon et arrivée compris, donc plus rapide que l'allure tenue ;
  4. un 400 estimé — dernier, forcément : personne ne sait ce que vaut une référence aérobie tirée d'un 400 qu'on a fabriqué.

⚠️ Ce que ça donne sur la base au 24 août 2026, sur 124 panneaux d'allures : 98 (79 %) lisent leur VMA sur un 400 estimé — le dernier rang — 14 sur un milieu de course mesuré, 8 sur un 400 entier, 4 sur un milieu reporté. Le premier rang ne sert nulle part : personne n'a encore passé de n × 200. La cascade descend presque toujours jusqu'en bas.

Pour ta vitesse critique :

  1. le couple 200 / 400 répété — devant, parce qu'il ne convertit rien et que son erreur est publiée ;
  2. le 12 × 25, converti par sa régression publiée ;
  3. ton couple 200 / 400 lu sur tes courses — la même grandeur, sans test à passer, mais sur deux chronos que plusieurs mois peuvent séparer.

⚠️ Au 24 août 2026 : 43 panneaux sur 124 portent une vitesse critique. Les deux premiers rangs, ceux des tests, ne servent aujourd'hui nulle part. Sur les 81 autres panneaux, la ligne n'existe pas — le plus souvent en dos, brasse et papillon, qui n'ont pas de 400 en compétition. Le programme n'en fabrique aucune.

Pour ton seuil, l'ordre tient en deux lignes :

  1. un test de 30 minutes mesuré — la vitesse du test, nue ;
  2. à défaut, 88,3 % de ta VMA, quelle que soit la provenance de cette VMA.

⚠️ Au 24 août 2026 : 124 lignes de seuil sur 124, toutes au rang 2. Aucun test de 30 minutes n'a encore été passé. Ton seuil est donc aujourd'hui un pourcentage d'une VMA elle-même très majoritairement estimée — c'est la chaîne d'incertitude la plus longue du produit, et l'écran la dit ligne par ligne : chaque valeur précise si elle est mesurée ou déduite.

Ce qui a disparu de ce classement, et qu'on lisait ici avant le 23 août 2026 : les tests de seuil et la vitesse critique y figuraient comme des sources de ta référence aérobie. Ils n'en sont plus. Une vitesse critique ne remonte plus vers la VMA, un test de 30 minutes non plus.

Et quand deux lectures se contredisent franchement, le programme le signale — il ne corrige pas. Il lève un drapeau que l'entraîneur voit. Il y a aussi un désaccord plus simple : normalement, ta vitesse maximale est plus rapide que celle de ton 50, elle-même plus rapide que celle de ton 100. Quand cet ordre s'inverse, la ligne porte un « à re-mesurer » — et la comparaison ne porte jamais que sur des mesures réelles.

Ce que le programme n'a pas : capteur, montre, fréquence cardiaque enregistrée, lactate, vidéo, contenu de l'entraînement.