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Transparence

Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

Profondeur

Amateur généraliste

Comment ça marche Bac

Public visé : un nageur qui s'entraîne sérieusement, ou un jeune entraîneur.

6. Ce qu'il ne fait pas

Il ne note pas le nageur — il le situe. Il donne un barreau et une position dans ce barreau. Il ne produit ni note ni verdict de valeur, seulement des faits traçables à leur source. Il interprète — dire « cet indice bas en brasse vient de la nage, pas du moteur » est une interprétation — mais toujours en montrant d'où ça vient, et de façon contestable par l'entraîneur.

⚠️ Un piège de vocabulaire : la position affichée dans un barreau n'est pas un percentile de population. C'est la place de ton indice entre les deux seuils de sa marche. Un vrai rang parmi les nageurs de ton âge n'existe pas dans le programme.

Il ne mesure aucune physiologie. Ni VO₂max, ni lactate, ni capacité anaérobie. Il lit une signature de course, pas un métabolisme. Et une limite est structurelle, pas provisoire : deux nageurs aux chronos strictement identiques peuvent avoir des profils métaboliques différents. Aucune quantité de chronos supplémentaires ne changera ça.

Il ne prédit pas. Il ne dit pas quel temps sera nagé dimanche. Une estimation décrit un potentiel actuel, pas un résultat futur — et elle sort en plage, jamais en promesse. Il n'affiche d'ailleurs aucun indicateur de confiance case par case : un tel indicateur promettrait de dire il se trompe le plus, et cette promesse-là ne se tient pas depuis des chronos seuls.

Il ne voit ni la technique, ni le geste, ni la personne. Il voit qu'une nage est plus lente qu'une autre. Il ne voit pas pourquoi, et il ne dit rien sur la respiration, l'appui, l'alignement — ni sur la santé, la fatigue ou la motivation.

Il ne connaît pas l'entraînement réalisé. Seules les compétitions et les quelques tests saisis entrent.

Il a des angles morts qui viennent des épreuves elles-mêmes. La brasse et le dos s'arrêtent au 200 en compétition ; le 400 dos, le 400 brasse et le 400 papillon ne sont des épreuves nulle part. Leur référence se dérive — on applique à la référence du 200 de la nage le pas que le crawl fait entre son 200 et son 400 — et le contrôle est immédiat : appliquée au crawl, la dérivation redonne exactement son 400 publié. ⚠️ Elle suppose que les quatre nages s'écroulent pareil entre 200 et 400 : c'est vrai du dos et de la brasse, faux du papillon, dont le 400 dérivé ressort trop rapide d'environ 3 %. D'autres épreuves n'ont toujours aucune référence — le 800 papillon, les 50, 800 et 1500 quatre nages, les courses de 25 m — et le programme laisse la case vide plutôt que d'inventer.

Il est en version bêta. Le socle repose sur une masse de données ; l'assemblage, lui, a été calé sur une petite dizaine de nageurs. Il peut y avoir des aberrations et des erreurs de calcul.

Il ne remplace pas l'entraîneur. Il lui donne des chiffres. C'est l'entraîneur qui décide.