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Transparence

Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

Profondeur

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Comment ça marche Bac

Public visé : un nageur qui s'entraîne sérieusement, ou un jeune entraîneur.

5. Ce qu'il fait du passé

L'intuition simple — « récent = bon, vieux = périmé » — est fausse dans les deux sens.

Rien n'est jamais supprimé. Une performance écartée d'un calcul reste en base, reste affichée, en gris, avec la raison de son exclusion écrite en clair — pas au survol, parce qu'un export PDF n'a pas de survol. Et elle reste cliquable : l'écartement dit ce que l'épreuve vaut pour ton profil d'aujourd'hui, il ne dit rien de la course, qui a eu lieu.

Le profil est daté. Tu n'as pas un profil, tu as une série de profils datés. Cas réel : un même nageur classé demi-fond au début de sa vingtaine et sprinteur dix ans plus tard, parce qu'il a gardé son 50 et son 100 mais lâché son 200. Fusionner les deux époques effacerait l'information.

Ce qui déclenche la décote — et il faut longtemps

Le principe tient en trois mots : obsolète n'est pas désentraîné. La question n'est pas « a-t-il couru récemment ? » mais « a-t-il récemment nagé à son niveau ? ». On peut courir tous les week-ends en étant loin de ce qu'on vaut ; on peut n'avoir qu'une course dans l'année, mais à son meilleur.

Ce qui compte comme une démonstration : une performance qui arrive à 1,4 % de ton meilleur sur cette épreuve exacte — l'écart d'un même nageur d'une compétition à l'autre, mesuré sur 532 nageurs. Et si elle tombe en période de travail, sans affûtage, le programme lui rend ce qu'elle perd à ne pas être affûtée : le seuil s'élargit de 3,3 % de plus, l'écart que nos propres données mesurent entre une course de travail et une course de pic.

Et rien ne se retire avant longtemps. Tant qu'une démonstration reste dans la fenêtre, il ne se retire rien du tout. La fenêtre vaut 300 jours quand tu donnes des signes d'activité, et 540 jours — une saison blanche entière — quand il n'y a plus aucune course.

C'est l'absence durable de démonstration qui déclenche, jamais une course en retrait. Une performance de travail ne décote personne. Et une performance sous ton niveau ne remet pas le compteur à zéro : il faut re-prouver, pas seulement re-nager.

⚠️ Attention à un piège : il existe une AUTRE fenêtre de 540 jours. Celle-là dit « ce chrono décrit-il encore ta forme ? », quand la première dit « depuis combien de temps n'as-tu rien démontré ? ». Même nombre, deux questions — et elles ne dérivent pas l'une de l'autre.

⚠️ Ces 300 et 540 jours n'ont aucune source extérieure. Ils sont bornés par nos propres données : le plus grand trou entre deux courses d'un nageur resté actif est de 230 jours chez nous, quand les vrais arrêts que nous observons dépassent deux ans. 300 tombe dans le vide entre les deux.

Ce qui se perd vite et ce qui se perd lentement

Une fois la décote déclenchée, le programme ne baisse pas tout uniformément. Il sépare deux couches :

Après une longue coupure : ce qui se perd, et où
  • 50 m−3,60 %
  • 100 m−6,00 %
  • 200 m−7,28 %
  • 400 m−9,04 %
  • 800 m et +−9,60 %

Perte d'indice à saturation — la plus forte que le désentraînement puisse produire. Le souffle se perd vite, le geste reste longtemps : la coupure mord surtout sur les épreuves longues. Mais un sprint perd aussi — moins, pas rien : il n'existe aucun tri « épreuve aérobie / épreuve non aérobie ». Un seul de ces points est calé sur une mesure publiée ; l'étalement entre distances est un modèle.

  • La condition — le souffle, la tolérance à l'effort. Elle part vite.
  • La technique — la coordination, la longueur de cycle, la force. Elle ne bouge pas pendant trois mois, puis descend et se pose 2 % plus bas, vers le 111ᵉ jour. Au-delà, plus rien ne bouge, quelle que soit la durée de l'arrêt.

Chaque épreuve est un mélange des deux, dosé par sa part aérobie : un 50 est surtout technique, un 1500 surtout condition. C'est pour ça qu'un nageur qui reprend retrouve son sprint bien avant son fond — et que la baisse maximale va d'environ 3,6 % sur un 50 à 9,6 % sur un 800. Un sprint perd aussi : moins, pas rien.

⚠️ Ces délais se comptent à partir du moment où la décote commence à mordre, pas depuis ta dernière course : avant ça, il y a toute la fenêtre de tolérance ci-dessus, et il ne se retire rien. La saturation arrive ensuite en trois à quatre mois selon la distance.

⚠️ Et il faut savoir d'où viennent ces nombres. Un seul point est calé sur une mesure publiée en natation ; l'étalement entre distances est un modèle. La lente érosion de la technique, elle, est mesurée sur un seul nageur, sur son 50 brasse suivi six ans, et elle est biaisée — calée sur des chronos de reprise, qui mesurent « arrêt plus reprise » et pas l'arrêt seul.

Et si tu continues à nager une course par an

Tout ce qui précède est un barème : il dit ce qu'on perd en général. Mais beaucoup de nageurs à l'arrêt gardent une course par an — souvent un relais d'interclubs, parfois autre chose ; le programme ne regarde pas laquelle. Quand cette course existe, il n'a plus besoin d'estimer ta baisse : il la lit sur ton chrono.

Comment. Il prend ton relais le plus récent sur la distance la plus technique — le 50 —, lui retire l'avantage du départ lancé, et compare ce que tu vaux aujourd'hui à ton meilleur niveau sur cette même épreuve avant l'arrêt. L'écart entre les deux, c'est ta baisse réelle, et elle remplace celle du barème. Elle s'applique à tout ton profil, en pesant davantage sur les épreuves longues — ce sont elles qui perdent le plus. Et elle ne peut que baisser : un relais meilleur que ton ancien niveau ne te remonte rien.

Chaque nouvelle course de ce genre réajuste la mesure : c'est toujours la plus récente qui compte.

Et si tu n'as pas de relais utilisable, c'est le barème qui s'applique, inchangé. Les chiffres ci-dessus sont ceux-là — ceux du repli, avec leur réserve. Un nageur mesuré et un nageur estimé ne reçoivent pas les mêmes nombres, et la fiche ne mélange jamais les deux.

⚠️ À ne pas confondre avec la fraîcheur affichée sur la fiche. Celle-là dit seulement l'âge de la donnée — depuis combien de temps tu n'as pas couru, toutes épreuves confondues. Elle n'entre dans aucun calcul. Les deux nombres peuvent diverger nettement.

Les raisons de mettre une course de côté

La raison Ce qu'elle dit
Course d'enfance le repère de ton âge a trop bougé depuis ce jour-là. Ce n'est pas une contre-performance, c'est un changement de mètre-ruban
Contradiction d'époque le reste de ton profil, calculé sans elle et à son époque, prédisait nettement mieux — le « vieux 1500 mou »
Dépassée par la progression depuis, sur le même terrain, tu as fait nettement mieux. Celle-là ne juge pas : elle dit que tu as progressé
Épreuve délaissée l'épreuve est reclassée historique. La raison écrite est une date, jamais un jugement : « plus nagée depuis 2016 »
Contre-performance la performance est nettement en retrait du reste de ton profil

Et chacune a son chiffre. « Dépassée par la progression » demande deux barreaux entiers de l'échelle, dans la même nage et sur la même zone de distance — sinon la règle attraperait ton 100 brasse parce que ton 50 crawl est meilleur, ce qui n'est pas de la progression mais un écart de nage. « Contradiction d'époque » ne juge jamais sous 200 m et demande 5 % d'écart au moins. Et « épreuve délaissée » n'est pas un couperet : la pertinence d'une épreuve décroît doucement depuis ton dernier passage — elle est tombée de moitié au bout de cinq ans et demi, et la ligne bascule en historique vers neuf ans et demi.

La course d'enfance ne pose aucun pourcentage d'âge : elle lit l'écart dans la table par âge — la référence de l'âge que tu avais, contre celle de l'âge que tu as. Au-delà de 9,2 %, la course est écartée, et la ligne le dit en clair. Il n'y a aucune borne d'âge dans cette règle : pour une course nagée à 15 ans par un nageur de 15 ans, l'écart est nul. Un adulte n'est donc jamais concerné, mécaniquement.

La contre-performance porte une pastille visible, avec sa bulle qui dit le motif — et elle a un effet réel : la case devient manquante pour le profil, et se ré-estime par les voies normales. Le chrono, lui, reste consultable.

Et il existe un sixième tri, que la fiche ne montre pas. Les raisons ci-dessus sont celles du profil, et elles s'écrivent à l'écran. L'estimateur, lui, refait son propre tri sur les mêmes courses : il dédoublonne une compétition (deux courses de la même épreuve à quatre jours ou moins = série et finale, seule la plus rapide compte), il juge tes distances de fond contre ton propre plafond aérobie des trois dernières années, et sur 50 / 100 / 200 il ne décroche une case que si elle est encadrée par deux voisines valables, nettement sous ce qu'elles prédisent, et plus ancienne que les deux. Un chrono peut donc rester valable pour ton profil et cesser d'être la source de ton estimation.

Sur le crawl, ce tri a une face visible : le meilleur temps que montrent ta fiche et ta courbe n'est pas forcément le chrono brut, c'est ce que l'estimateur rend une fois son tri fait. Cette couche n'existe que là, parce que c'est le seul estimateur dont le comportement soit vérifié de bout en bout. ⚠️ Un temps réel qui en remplace un autre ne porte jamais la marque « estimé » : celle-là veut dire « ce temps n'a jamais été nagé ».

Une marque s'ajoute, qui n'écarte rien : le meilleur temps non confirmé — il existe, mais ni toi ni l'épreuve n'avez donné signe de vie depuis. Ni écarté, ni retenu.

Tes deux bassins ne se mélangent pas

Avant de parler de conversion, il faut poser la règle générale : chaque bassin a son propre moteur. Il n'existe pas de bassin « principal » dont l'autre serait déduit. Ton profil, tes indices, ta spécialité et tes trois valeurs d'entraînement se construisent bassin par bassin, sur les courses de ce bassin-là. Quand le bassin que tu regardes a de quoi tenir une valeur, elle se calcule , sans rien emprunter.

La conversion n'arrive qu'en second, et en secours : quand un bassin n'a pas de quoi, la valeur voyage depuis l'autre — valeur par valeur, pas en bloc — et l'écran nomme le bassin d'origine. Une VMA lue en 25 m et affichée sur ton panneau de 50 m le dit ; elle ne se fond pas dans la colonne.

⚠️ Ce que ça donne au 24 août 2026 : sur 124 panneaux, 40 lisent leur VMA et leur vitesse critique dans deux bassins différents. Ce n'est pas un accident — c'est ce que le dossier du nageur permet, et le panneau l'écrit ligne par ligne. ⛔ Ça interdit une chose : comparer tes deux colonnes de bassin comme si elles décrivaient la même lecture. L'une peut être mesurée là où l'autre est convertie.

La conversion 25 m / 50 m

Tu es plus rapide en petit bassin : il y a plus de virages, et un virage fait gagner du temps. La littérature situe cet avantage autour de +2,0 ± 0,6 % en crawl ; sur les autres nages, la direction est connue, pas l'amplitude.

⚠️ Deux portées à ne pas confondre. Pour remplir une case vide, la comparaison porte sur des chronos, et ton temps réel du bassin passe devant une conversion. Pour corriger une paire impossible, elle porte sur ce que l'écran montre des deux côtés, à la date regardée — et c'est le seul cas où un converti passe devant un chrono réel.

Le programme ne pose pourtant aucun taux unique. L'écart minimal attendu se lit sur les références de l'épreuve elle-même — la table porte les deux bassins, donc l'écart y est une donnée — moins l'incertitude de conversion mesurée chez toi. Un chiffre unique appliqué au dos et au papillon serait faux dans les deux sens.

Et la règle est à sens unique : elle ne se déclenche que si ton temps de petit bassin ressort plus lent que celui de grand bassin, ce qui est physiquement intenable. L'inverse est le cas normal — c'est la définition même de l'effet de bassin.

⚠️ Et quand la paire est impossible, un des deux côtés se corrige. Le programme compare ce que l'écran montre des deux côtés — décoté ou estimé compris — puis désigne un côté maître : d'abord celui dont la lecture est la mieux ancrée (un vrai chrono non décoté passe devant ce même chrono décoté, qui passe devant tout le reste) ; à égalité, celui qui porte la course la plus récente ; en dernier recours, le grand bassin. Une paire déjà cohérente ne bouge pas.

C'est le seul endroit où un temps converti passe devant un chrono que tu as vraiment nagé, et il est alors plus rapide que lui. La raison : la paire est physiquement impossible, donc l'un des deux côtés est faux — et ce n'est pas celui de grand bassin. Prescrire sur une lecture impossible serait pire. Ailleurs, la règle ne bouge pas : à la même date, une estimation ne remplace jamais ton chrono par un temps plus lent.

Enfin, quand une épreuve n'existe pas dans l'autre bassin — le 100 quatre nages ne se nage qu'en 25 m — le programme laisse la case vide au lieu de recopier un temps.