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Transparence

Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

Profondeur

Professionnel

Comment ça marche Coach terrain

Public visé : un entraîneur qui découvre le produit. Profondeur par défaut de la page.

Les indices sont écrits en points. Le programme compare chaque temps à une référence et en tire un indice. Il l'affiche multiplié par mille, pour qu'il se lise comme un nombre entier : 1000 = le niveau du 20ᵉ Français de sa catégorie. Ce n'est pas un maximum — on peut le dépasser.

4. Comment il en tire des temps cibles

C'est le livrable. Deux régimes, et ils ne se mélangent pas.

Ses zones d'entraînement, aux 100 m — tirées de son 200 et de son 400
  • Anaérobie114 %55.40
  • Puissance VO₂105 %1:00.02
  • VMA / VO₂max100 %1:03.13
  • Vitesse critique95 %1:06.35
  • Résistance91 %1:09.06
  • Seuil (MLSS)88 %1:11.49
  • Aérobie (LT1)85 %≤ 1:14.62
  • Récupération78 %≤ 1:20.93

Vitesse critique = (400 − 200) m ÷ (4:12.50 − 1:59.80) = 1,507 m/s, d'où vVO₂max = 1,584 m/s. Tout le reste en découle par des pourcentages de la littérature. Le seuil est la seule fourchette — ses deux bords sont deux mesures du même seuil, pas une marge d'erreur. Le seuil aérobie et la récupération sont des plafonds : « ≤ », on ne nage pas plus vite. La vitesse de nage maximale, elle, est mesurée ou absente — ici elle est absente, et rien ne la remplace.

Pourquoi un 50 « allure 400 » n'est pas le 400 divisé par 8
Son 4004:12.50÷ 8
Division naïve31.56
Rotations non faites0,53 s (1 − 50/400) × 0,60
Temps demandé31.03

Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.

Allure de course ≠ allure physiologique

  • Une allure de course se rapporte à une distance précise. « Allure 400 » veut dire : le rythme auquel ce nageur nagerait son 400. C'est une valeur.
  • Une allure physiologique ne dépend d'aucune épreuve. « Seuil », « VMA », « récupération » décrivent une intensité, pas une course.

Une allure de course se situe donc quelque part dans une allure physiologique — et pas l'inverse. Confondre les deux fait prescrire une intensité à la place d'un rythme de course.

Les différences de traitement, terme à terme :

Allure de course Allure physiologique
Point de départ le temps de course du nageur sur cette distance la vitesse de l'intensité
Correction de virages oui non — ce n'est pas une course raccourcie
Plancher « pas plus vite que son moment » oui non
Borne haute la distance tenable : au-delà, pas de cible
Sens un temps à atteindre un repère d'intensité

Le tableau des ancres porte d'ailleurs sa mise en garde dans son titre : repères d'intensité — pas des cibles de course.

Le squelette physiologique, ancré sur le nageur

Il n'y a plus une seule mesure de départ, et c'est le changement du 23 août 2026. Le panneau reposait sur la vitesse critique, dont tout le reste descendait par des pourcentages. Aujourd'hui il repose sur trois ancres mesurées séparément, sans passage de l'une à l'autre :

L'ancreD'où elle vientÀ défaut
Référence aérobie (VMA)un n × 200, les 300 m du milieu d'un 400, ou un 400 entierun 400 estimé — 79 % des panneaux au 24/08/2026
Vitesse critiqueun couple répété 200 / 400, un 12 × 25, ou le couple 200 / 400 lu sur ses coursesrien : la ligne n'existe pas — 81 panneaux sur 124
Seuilun T30 mesuré, nu88,3 % de la VMA — 124 panneaux sur 124

Pourquoi aucune passerelle, et c'est une question d'âge. Chez l'adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil de 4,75 % (Dekerle et Pelayo, 2005, sur 8 nageurs — leurs auteurs concluent que l'écart est trop grand pour utiliser les deux grandeurs l'une pour l'autre). Chez l'enfant et l'adolescent, l'écart tombe à 0,8-1,3 % (Toubekis, 2019). Cinq fois moins — et un groupe est majoritaire dans nos bassins. Aucune conversion fixe ne peut servir les deux : on mesure chaque ancre pour elle-même, ou on ne l'affiche pas.

⚠️ Et il faut le savoir avant de lire la suite : au 24 août 2026, aucun test n'a encore été saisi sur la base — zéro T30, zéro 12 × 25, zéro couple répété, zéro n × 200. Les protocoles sont câblés ; ce qui fait tourner le panneau aujourd'hui, ce sont les courses.

La vitesse critique en particulier

Elle se calcule sur deux temps du nageur — son 200 et son 400, dans la même nage : la vitesse la plus élevée soutenable en régime aérobie. Deux meilleurs temps séparés, jamais un passage du 400.

Et pour un nageur lu en quatre nages, une porte de plus. Avant de retenir son 400 quatre nages comme repère aérobie, le programme regarde s'il y est meilleur, face à la population, que sur son 400 crawl — c'est une comparaison d'indices, pas de chronos. Si oui, le 400 quatre nages est gardé. Sinon, son moteur aérobie devient celui de son crawl, transposé en quatre nages par le rapport des deux références de 400 (donc ralenti), puis borné par son 400 quatre nages démontré. Si l'un des deux 400 manque, rien à comparer : on garde le quatre nages. ⚠️ Conséquence à connaître : deux nageurs au même 400 quatre nages reçoivent des zones différentes selon la force de leur crawl. Le motif est assumé — le 400 quatre nages n'a jamais été qualifié comme marqueur aérobie par une mesure (la seule citation du corpus est une revue narrative, sans nageur mesuré, extrapolant depuis du 400 crawl) : on ne s'appuie dessus que là où il lit mieux le nageur que son crawl. ⛔ Et la porte n'est pas la spécialité : un cas de notre parc est spécialiste de brasse et pourtant meilleur, en indice, sur son 400 quatre nages.

Trois chemins la produisent : le couple répété 200 / 400 (le test dédié, le seul dont l'erreur soit publiée) ; le 12 × 25, converti par sa régression publiée ; ou le couple 200 / 400 lu sur les courses, en crawl ou dans sa propre nage pour un spécialiste dos, brasse ou papillon à partir d'un 400 saisi dans cette nage — la seule façon propre de lui donner une ancre aérobie sans emprunter au crawl. ⛔ Le T30 n'en fait plus partie : il mesure le seuil (voir Pourquoi le T30 va au seuil). Et un nageur lu en quatre nages peut la recevoir de son crawl, transposée — ce n'est pas un quatrième chemin, c'est la même valeur dans une autre nage.

⚠️ Quand aucun chemin n'aboutit, la ligne n'existe pas. Le programme ne pose aucune vitesse critique par défaut — ni à 92,7 % de la VMA, ni ailleurs. Au 24 août 2026 : 81 panneaux sur 124 sans ligne de vitesse critique, très majoritairement en dos, brasse et papillon, qui n'ont pas de 400 en compétition. Ce que ça change en aval est écrit plus bas, sur la zone de résistance et sur la borne basse des allures.

Et l'un des deux temps du couple peut être un ESTIMÉ — les deux, même. Rien n'exige qu'au moins l'un soit un chrono nagé. Le motif est bon : un estimé est le plus souvent une mesure transportée — typiquement le même 200, nagé récemment dans l'autre bassin, quand la case porte un vieux chrono que le profil a écarté. Refuser ça reviendrait à préférer le périmé au récent. Trois gardes seulement : l'estimé doit venir d'une classe où le profil n'a pas bougé (un estimé de déclin est refusé), il ne doit pas s'appuyer sur l'autre temps du couple (anti-circularité, et une provenance non traçable est refusée en bloc), et le couple doit rester monotone. L'écran le dit : la ligne de vitesse critique perd sa marque de mesure et porte le mot estimé.

⚠️ Une pente ne se comporte pas comme un temps. Ailleurs, une ancre bâtie sur un chrono ne peut que ralentir quand le nageur s'arrête. Pas celle-ci : elle vient de l'écart entre deux points, et si l'un bouge sans l'autre, elle accélère. Mesuré le 31/07 sur la base, chez des nageurs en silence : 40 ancres accélérées, jusqu'à 9,11 s de moins aux 100 m. Ce cas-là est fermé — la vitesse critique est une ancre de NIVEAU, elle lit donc aux deux bouts des meilleurs temps, qui ne reculent jamais. Ce qui reste ouvert, et n'est pas tranché : ces deux meilleurs temps peuvent venir de deux époques. Le programme ne date pas une pente, et aucune source ne dit comment le faire.

⭐ Une erreur sur le 400 est amplifiée — et c'est de l'arithmétique

La vitesse critique n'est pas un temps : c'est une différence entre deux temps. Une différence amplifie toujours l'erreur de ses termes — ce n'est pas un défaut du programme, c'est une propriété de la soustraction. Et elle n'amplifie pas les deux pareil : le poids de chaque temps dans la différence décide, donc le 400, qui est le plus grand des deux, pèse plus que 1 et le 200 moins.

Refait ancre par ancre le 24/08/2026. La mesure d'avant datait du 21/08 et portait sur le moteur couplé, où un seul 400 servait la référence aérobie ET la vitesse critique : elle annonçait × 1,9 sur les deux à la fois. Depuis la coupure du 23/08, le 400 alimente trois choses différentes, et rien n'oblige plus les trois à bouger ensemble. On a donc dégradé de 2 % la lecture de son 400 crawl — une dégradation appliquée au chiffre pour voir ce qui bouge en aval, jamais un jugement sur la course : personne ne nage un 400 « faux » — puis relu chaque ancre séparément :

L'ancreSur quoi elle se litNageursEffet d'un 400 crawl dégradé de 2 %
Référence aérobie (VMA)le 300 m du milieu de son 4009 / 13rien — 0,00 % : le milieu se lit sur les passages, pas sur le temps final
un 400 estimé4 / 131,74 à 2,02 % — × 0,9, la chaîne atténue
Vitesse critiquele couple 200/4009 / 133,55 à 3,95 % — × 1,8 à 1,9, la chaîne amplifie
Seuildéduit de la VMA, faute de T3013 / 13ce que fait la VMA, ni plus ni moins

MESURÉ le 24/08/2026 sur les 13 nageurs de la base portant un 400 crawl retenu au profil, chaque chrono dégradé dans une transaction annulée aussitôt — empreinte des temps identique avant et après. Réponse symétrique : × 1,81 quand le chrono ralentit, × 1,94 quand il accélère. ⭐ Le × 1,9 survit, mais sur la seule vitesse critique — et il n'a rien d'une surprise : c'est le poids du 400 dans la soustraction, retrouvé de bout en chaîne. Ce qui tombe, c'est le « et la référence aérobie » : chez deux nageurs sur trois, la VMA ne bouge plus du tout. ⚠️ Et le facteur dépend du nageur : plus son 200 et son 400 sont proches en allure, plus la différence est petite et plus le facteur monte.

En pratique, dans les termes d'aujourd'hui : une erreur de 2 % sur le 400 crawl en abîme DEUX autres, séparément. La référence aérobie quand c'est sur lui qu'elle se lit — 4 nageurs sur 13, ceux à qui il manque justement un vrai 400, mesuré le 24/08/2026 — et la vitesse critique du couple, où il pèse plus lourd que le 200 par la seule arithmétique de la soustraction. Ce n'est plus « toute la chaîne » : ce sont deux ancres atteintes chacune par sa voie. Le conseil de terrain ne change pas d'un mot — c'est le chrono à ne pas laisser traîner faux, et, quand il manque, celui qu'il vaut mieux faire nager que laisser estimer.

Un filtre d'entrée qui compte : la dérivation aérobie ne lit jamais une marque de moins de 50 m — et l'exclusion du 15 et du 25 est sourcée : le 15 m plongé est majoritairement subaquatique, le 25 m tombe sur le pic de puissance glycolytique vers douze secondes. ⚠️ Que le 50, lui, reste éligible est une décision : il est à la frontière, et c'est nous qui la plaçons de ce côté-là. Un 15 ou un 25 m départ plongé raidissait la loi de puissance et coûtait 4,4 à 7,4 % d'allure aérobie.

Les six lignes du panneau d'ancres :

Ancre Position Forme
Vitesse de nage (max) mesurée ou absente valeur
Anaérobie le 100 du nageur valeur
VMA (~400 m) 100 % — le repère valeur
Vitesse critique mesurée — jamais un % de la VMA. Le 92,7 % publié n'est affiché qu'en repère, à côté du rapport réel du nageur valeur, ou absente
Seuil un T30 mesuré ; à défaut seulement, 88,3 % de la VMA valeur unique
Seuil aérobie 84,6 % plafond
Récupération ~78 % plafond

Les pourcentages viennent de la littérature. Les vitesses viennent des temps du nageur. ⚠️ Mais toutes les lignes ne sont pas des pourcentages : la vitesse critique n'en est jamais un, et le seuil n'en est un que faute de T30. Seuls le seuil aérobie, la récupération et le seuil en repli se lisent en % de la référence aérobie.

Les 92,7 % : un repère, pas un facteur

Le chiffre est publié, mais il ne décrit pas la mesure que fait le programme : dans l'étude, la vitesse critique vient de quatre efforts jusqu'à épuisement nagés à 95, 100, 105 et 110 % de la référence aérobie — pas d'un couple 200 / 400. Deux méthodes, deux objets voisins, et rien n'oblige leur rapport à retomber sur 92,7 %.

Le programme affiche donc le rapport RÉEL du nageur, à côté du repère. Mesuré le 24/08/2026 sur les 43 panneaux qui portent les deux ancres : médiane 94,3 %, du 10ᵉ au 90ᵉ centile de 90,2 % à 99,0 %, extrêmes 89,4 % et 102,0 %. Sept panneaux sur 43 sortent de l'intervalle publié. Imposer un pourcentage unique aurait déplacé la moitié du parc.

🔴 Et l'ordre entre les ancres n'est pas garanti. On attend une vitesse critique sous la VMA. Au 24/08/2026, quatre panneaux sortent au-dessus, jusqu'à 102 % — tous en quatre nages, tous sur la voie de secours où la vitesse critique arrive du crawl. ⛔ Le programme ne redresse rien : réordonner deux mesures serait maquiller une donnée. Il signale l'inversion et retire la zone de résistance qui vivait entre les deux.

Deux intensités de plus, calculées autrement : la puissance aérobie (~1-3 min) et la résistance (~15-30 min). Elles ne viennent pas d'un pourcentage : elles se lisent sur la courbe vitesse-durée du nageur, entre les deux ancres qui les encadrent, à la durée d'effort de leur domaine. Elles sont affichées au panneau, marquées comme interpolées, avec leur distance maximale — ce sont des cibles de séance à part entière.

⚠️ Mais la résistance n'a pas toujours deux ancres pour l'encadrer, et c'est le cas le plus fréquent. Sa borne haute est la vitesse critique — absente sur 81 panneaux sur 124 au 24/08/2026. Le programme recule alors d'une ancre : la borne haute devient la référence aérobie, et l'interpolation se fait sur un intervalle plus large. ⛔ Aucune vitesse critique n'est inventée pour boucher le trou — on change de borne, on ne pose pas 92,7 % de la VMA. La ligne existe donc toujours (elle est prescrite en séance, elle ne peut pas s'évaporer sur les deux tiers du parc), mais elle est lue plus grossièrement. C'est le prix, assumé, de deux appuis au lieu de trois.

Et si les deux bornes ressortent à l'envers, la ligne disparaît plutôt que de rendre un nombre qui a l'air normal et ne veut rien dire. Le drapeau d'inversion dit pourquoi.

Trois formes différentes, et chacune a sa raison :

  • L'ancre du seuil est une VALEUR UNIQUE. Ce qui est prescrit — en séance comme sur la fiche — c'est le T30 mesuré quand il existe, et 88,3 % de la référence aérobie sinon. ⛔ La fourchette a disparu. Le seuil s'affichait autrefois encadré, avec un second bord « où tomberait un test de 30 minutes » ; ce bord se fabriquait en enchaînant les pourcentages de la chaîne (0,927 ÷ (1,032 × 0,883)), et il est parti avec elle. Une seule valeur, et l'écran dit d'où elle vient. ⭐ Et un T30 réellement nagé ne pose plus un bord : il pose LE seuil. Il ne touche pas à la vitesse critique, rien ne se redéduit derrière, et il prime sur les 88,3 % — c'est une mesure contre un pourcentage.
  • Deux lignes — et deux seulement — sont des plafonds : la récupération et la nage en amplitude (le seuil aérobie, LT1). On ne nage pas plus vite que ça. Le seuil aérobie est le haut de la zone facile (Massini / Toubekis) ; la récupération est un plafond conservateur (Olbrecht). Ce sont les deux zones que votre référentiel d'intensité déclare ainsi, et le moteur ne porte pas un drapeau de plus. ⚠️ La vitesse critique, elle, est un PLANCHER — celui du domaine sévère : le bas de la zone, pas son toit. Au-dessus d'elle, le lactate ne se stabilise plus. La confondre avec un plafond ferait prescrire « pas plus vite » là où le référentiel dit « à partir d'ici ». Toutes les autres lignes sont des intensités à tenir : le temps écrit est un temps à réaliser. ⚠️ Où le « ≤ » se voit, et où il ne se voit pas : il est écrit devant les temps cibles de séance. Dans le panneau d'ancres, ces deux lignes sortent en valeur simple, et le « ≤ » n'y apparaît que sur la colonne « Dist. max ». La forme est la même des deux côtés ; c'est son écriture qui diffère. Et une propriété qui en découle : un plafond ne s'efface jamais. Une valeur simple disparaît quand la répétition dépasse la distance tenable ; un plafond, non — il reste prescriptible.
  • Les autres sortent en valeur unique.

Deux points qu'un entraîneur doit connaître :

  • Le seuil n'est pas la vitesse critique : elle est plus rapide. ⛔ Mais l'écart n'est pas une constante — environ 5 % chez l'adulte entraîné, 1 % seulement chez l'enfant et l'adolescent. C'est précisément pourquoi le programme ne convertit jamais l'une en l'autre. Prescrire « le vert » sur la vitesse critique brute fait nager trop vite, quel que soit l'âge.
  • La vitesse de nage maximale est mesurée ou absente. Plus de repli : ni le 15 m plongé, majoritairement subaquatique, ni le 50, qui contient un départ et un finish. Une case vide qui invite à mesurer vaut mieux qu'une valeur fabriquée présentée comme une capacité. Le 15 m reste affiché, comme repère séparé — il n'alimente aucune allure.

« Distance max » a trois sens, et la bulle dit lequel : mesure (« cette vitesse a été tenue sur X m, et c'est tout ce qu'on en sait »), courbe (lue sur sa propre courbe vitesse-durée), filière (sa courbe ne va pas jusque-là — repère de population). Toujours un repère, jamais une limite imposée.

Mais ces trois provenances ne sont pas ouvertes à toutes les lignes, et il faut le savoir avant de lire la colonne. La courbe du nageur n'est consultée que pour les allures au moins aussi rapides que sa vitesse critique. En dessous — résistance, seuil, aérobie — elle ne l'est jamais : la distance affichée vient toujours du repère de population, même chez un nageur très bien couvert. Sa courbe est bâtie sur ses meilleurs temps, c'est-à-dire des efforts maximaux ; lue à l'envers sous la vitesse critique, elle répondrait à une question sur laquelle elle n'a aucune information — dans le domaine lourd, ce qui limite la tenue n'est plus la relation distance-temps. MESURÉ le 14/08 : 22 cases changent, aucune ne devient vide, et toutes les tenues impossibles tombent — un seuil qui annonçait 528 m, soit 5,6 min, pour une filière déclarée 30-60 min. ⚠️ La frontière est en intensité, pas une liste : l'anaérobie suit le 100 m réel du nageur, et un 100 faible pour son 400 peut la faire basculer.

La correction de virages

La cible naïve — distance de répétition ÷ vitesse d'allure — est fausse, et c'est une erreur classique. Un 50 à « allure 200 » n'est pas le quart du 200.

Le mécanisme est un compte de virages. En bassin de 25, un 200 compte 7 virages, soit 1,75 par tranche de 50 ; un 50 nagé seul en compte 1. Différence : 0,75. En bassin de 50 : le 200 en a 3, soit 0,75 par tranche de 50 ; le 50 seul, 0. Différence : 0,75 encore. Même nombre dans les deux bassins — d'où l'indépendance au bassin.

Et la coulée s'annule vraiment, ça se compte. Par tranche de 50 m, le 200 en petit bassin porte 1,75 coulées de virage plus un quart de plongeon (amorti sur quatre tranches) = 2,0 ; le 50 seul porte 1 plongeon et 1 coulée = 2,0. En grand bassin : 1,0 des deux côtés. Ce qui ne s'annule pas, c'est la rotation au mur — et elle coûte du temps.

Le programme rend donc à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas. La course les paie 0,75 fois de plus par tranche de 50 ; la répétition doit être plus rapide d'autant.

Conséquence contre-intuitive mais juste : le virage ouvert (brasse, papillon) est plus lent que la culbute (crawl, dos). L'impression inverse vient du pull-out de brasse, qui est de la coulée — donc exclu du compte.

Le temps rendu dépend de la nage : un virage ouvert — brasse, papillon — coûte plus qu'une culbute. La direction et l'ordre sont publiés (David 2022 : temps de contact au mur et phase de rotation) ; les montants appliqués, eux, sont notre calage — non sexués, calibrables, et reproduisant les repères de terrain. ⛔ À ne pas lire comme une mesure : la source est sexuée, le moteur ne l'est pas. L'exemple chiffré est calculé plus haut, sur le nageur de démonstration.

⚠️ Ne pas confondre avec l'écart 25 m / 50 m, qui est une grandeur différente et mesurée autrement.

Les deux bornes

Borne haute : pas plus vite que ce qu'il vaut au moment regardé.

Et la référence n'est pas le record — c'est le temps du moment. Un record est le minimum de tous ses chronos : il ne redescend jamais, donc une cible bornée par lui ne pourrait structurellement pas dire « à la baisse » après un arrêt. Le programme lit donc le temps représentatif de l'époque regardée, qui est toujours supérieur ou égal au record : il ne peut que ralentir une cible, jamais l'accélérer. Le libellé suit : « plancher = son 200 m du moment », pas « record 200 m ».

⚠️ À ne pas comprendre de travers : chez un nageur qui court toujours, ce temps du moment EST son record. Depuis une décision du 31 juillet 2026 — « le meilleur ne s'efface pas » — le représentatif d'un nageur actif est son meilleur temps, borné à la date regardée. La distinction ne se voit donc que là où elle sert : chez un nageur qui a cessé de démontrer son niveau.

Le principe reste : un temps nagé est une observation, une estimation est une inférence. Une inférence ne domine pas une observation.

⚠️ Mais cette borne ne couvre pas tout, et il faut le dire : les cibles d'intensité n'en ont aucune, et une épreuve jamais nagée n'a pas de record pour la borner. Le programme ne promet pas de ne jamais dépasser le démontré ; il promet de ne pas le dépasser là où un démontré existe.

Borne basse : la vitesse de croisière. Une cible n'est pas non plus arbitrairement lente : en dessous d'une allure de croisière, l'exercice change de nature. Ce plancher se lit sur le type, de façon continue — un fondeur, qui décroche peu, l'a plus haut qu'un sprinteur. Il ne mord que rarement.

Et il se recalcule : vitesse de croisière = k × vitesse critique, avec k = 0,93 chez un fondeur franc, 0,86 chez un polyvalent et 0,80 chez un sprinteur franc, interpolé continûment entre les trois sur la pente. ⚠️ Seul le 0,93 est mesuré (équipe de France d'eau libre) ; les deux autres sont des amplitudes maison, bornées par le sens physiologique. Le sens, lui, tient : l'enjeu de ce plancher est la monotonie, pas la troisième décimale. ⛔ Sans type tenu, pas de pente, donc aucun k, donc pas de borne basse du tout — elle ne se remplace par rien. ⚠️ Et sans vitesse critique non plus : la formule en a besoin, et cette ancre manque sur 81 panneaux sur 124 au 24/08/2026. Le programme ne fabrique alors aucune vitesse critique de substitution pour tenir la borne — il la désactive, et la cible sort sans plancher. Une borne inventée serait pire qu'une borne absente.

Quand un temps manque

Le programme estime — ou refuse.

Sur le crawl, il classe d'abord chaque case existante contre un plafond aérobie (son meilleur indice sur les distances de 400 et plus, sur les trois dernières années) : la case tient, ou elle est en déclin, ou elle est nettement au-dessus de ce que le reste dit — auquel cas elle est traitée comme une contre-performance si elle est récente, comme une course dépassée si elle est vieille.

Sur les distances courtes, il ne juge jamais contre un plafond aérobie : il juge localement, et seulement si la case est encadrée par deux voisines valides et qu'elle est dans leur creux. Un point extrême de l'échelle n'est jamais jugé — c'est ce qui rend le 50 structurellement intouchable et protège les profils légitimes de sprinteur faible.

Puis il estime, dans cet ordre : le jumeau converti de l'autre bassin, sinon l'interpolation entre deux voisines valides, sinon rien.

Sur les épreuves de fond, un estimateur dédié croise trois routes — qui ne sont pas indépendantes : les deux premières lisent les mêmes chronos, seule la troisième apporte une course que les autres n'ont pas — la continuité de sa courbe aérobie, une droite locale entre les deux ancres les plus proches, et le même chrono lu dans l'autre bassin, ramené ici par sa pénalité de bassin et non celle de la population. Le centre est leur moyenne pondérée par la qualité de chacune : une médiane donnerait le même poids à une vraie course portée d'un bassin à l'autre et à un prolongement de courbe. Un ordre est tenu — un prolongement ne peut pas se déclarer plus certain qu'une conversion présente dans le même vote. Sa fourchette est l'écartement des routes, sans marge ajoutée : de la plus rapide à la plus lente.

Ce qu'il faut pour qu'une case s'affiche, et c'est chiffré :

  • sur le fond (400, 800, 1500) — au moins une course sur une distance de fond dans ce bassin, et au moins deux des trois routes qui répondent. Sinon, rien ;
  • sur les distances courtes (50, 100, 200) — la même épreuve dans l'autre bassin, ou deux voisines qui l'encadrent, une plus courte et une plus longue. Sinon, rien.

Le quatre nages peut relever le fond. Quand le 400 quatre nages d'un nageur a été nagé dans les trois ans et qu'il vaut mieux que son 400 crawl du même bassin, les estimations de 800 et de 1500 sont encadrées par lui : elles ne descendent pas sous 94 % de son indice, et ne le dépassent pas. Le mécanisme est publié — un 400 quatre nages se nage à peu près à la référence aérobie — mais ce 94 % est un choix.

À MÊME DATE, une estimation ne remplace jamais un temps réellement nagé par un temps plus lent. Si elle ressortait plus lente, c'est le chrono qui gagne, et la case affiche ce chrono. ⚠️ Une seule exception à même date, et elle est ailleurs : la cohérence entre bassins, quand la paire est physiquement impossible (voir plus bas).

⚠️ Les trois premiers mots portent toute la règle. Sans eux, un nageur à l'arrêt la met en défaut en une ligne : sa case affiche un temps plus lent que le chrono qu'il a nagé. Le moteur n'a pas tort — les deux valeurs ne sont pas de la même date. Le chrono est de son époque ; la case dit ce qu'il vaut aujourd'hui, décote comprise. Et la décote est une couche par-dessus : elle ne touche jamais la marque. ⭐ Dans ce programme, presque rien n'est absolu : tout est relatif à une date, à un bassin, à un peloton ou à un état.

« Rien » veut dire rien du tout. Pas un temps sec, pas une fourchette large. Le motif est un cas réel : sur un nageur dont toutes les ancres de fond étaient trop anciennes, la courbe s'ajustait parfaitement et rendait un 1500 jamais nagé avec une fourchette d'une seconde. Une courbe parfaite sur trois points d'une autre époque n'est pas une connaissance.

Un jeune est lu sur une seule échelle, partout, fond compris — par âge s'il a 21 ans ou moins, adulte si le lecteur a choisi cette lentille. Il n'y a plus d'endroit où les deux se croisent.

Ce que vaut une estimation

Une estimation n'est jamais un point : c'est une plage. Elle a une largeur minimale — le bruit de nage jour à jour ne descend pas en dessous — et elle s'élargit quand le profil a moins de matière. Ce n'est pas une impression : on retire au programme une des marques qu'il connaît, on lui demande de la retrouver avec les autres, et on regarde de combien il se trompe. Sur un nageur dont les marques se suivent du 50 au 800, 0,5 % ; sur une couverture ordinaire, 2,4 % ; sur trois temps seulement, très éloignés, 6 à 9 %. Mesuré chez nous le 20 août 2026, sur sept nageurs et quarante-trois relectures — petit échantillon, la mesure se refera quand la base s'élargira. ⚠️ Et ces trois nombres ne décrivent pas trois qualités de programme : ils décrivent trois densités de dossier. Ils se lisent donc contre ce que ce nageur-là a démontré, pas contre une population. Repère utile : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre.

C'est une indication d'incertitude, pas une garantie case par case. Le programme n'affiche pas d'indicateur de confiance sur ses estimations : un tel indicateur promet de dire il se trompe le plus, et cette promesse-là, il ne peut pas la tenir. Ce qu'il donne à la place est plus modeste — une plage, et un refus de répondre quand la matière manque.

⚠️ Et la plage n'encadre pas que de la physiologie. Une performance dépend de la gestion de course, de la technique, de l'état de forme, du stress. À forme égale, un nageur peut faire une très bonne course ou une moins bonne. C'est cet écart-là que la plage encadre, pas seulement l'incertitude du calcul.

Chaque case porte sa provenance à l'écran, en un mot : nagé (le seul qui ne soit pas une estimation) · relais · converti de l'autre bassin · prolongé depuis ses distances voisines · traduit depuis une autre nage · profil d'époque pour sa dernière course replacée dans le profil d'aujourd'hui. Ou rien. Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu : il se recalcule quand le moteur évolue, quand un meilleur temps, lui, ne bouge pas.

Hors crawl, au-delà du 400 de spécialité, la fourchette est volontairement ASYMÉTRIQUE : sur une largeur donnée, 0,45 part vers le rapide et 0,60 vers le lent — elle s'ouvre du côté où un nageur peut sous-performer. Elle garde aussi une largeur minimale : même bien entourée, une case n'est jamais rendue sèche. Et la confiance ne décroît pas au même rythme des deux côtés : prolonger vers le court est quasi linéaire, prolonger vers le long l'est beaucoup moins — le programme y perd sa confiance environ trois fois plus vite. ⚠️ Ces largeurs sont à nous : aucune source ne publie la largeur que devrait avoir une bande d'estimation, et le code le déclare lui-même.

Et une nage abandonnée maintient : elle ne progresse jamais toute seule. Quand le programme replace une vieille course dans le profil d'aujourd'hui, il lui applique le décalage mesuré sur les épreuves voisines — donc sur les autres nages. Sur une nage plus jamais nagée depuis, ce décalage serait un bonus de progression emprunté : le dos monterait parce que le crawl a progressé. Un décalage positif y est donc ramené à zéro ; un décalage négatif, lui, passe — rien n'oblige une nage abandonnée à mieux résister que le reste. ⚠️ L'asymétrie est voulue, et la garde ne s'arme que sur l'abandon : une nage encore nagée garde son décalage dans les deux sens.

Les objectifs chrono

L'entraîneur peut fixer un temps visé sur une épreuve, à une échéance. Le programme re-dérive les allures de cette épreuve comme si le nageur valait ce temps-là. Rien du profil n'est touché : seule la vitesse de référence change.

Trois règles de bon sens : la ligne de course est le temps visé, donc la borne du démontré ne s'y applique pas — c'est le principe même d'un objectif ; un objectif dont l'échéance est passée ne prescrit plus rien ; et l'évaluation prend la course la plus proche de la date, avant ou après, parce qu'une échéance est une date visée, pas une barrière.