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Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

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Public visé : un entraîneur qui découvre le produit. Profondeur par défaut de la page.

Les indices sont écrits en points. Le programme compare chaque temps à une référence et en tire un indice. Il l'affiche multiplié par mille, pour qu'il se lise comme un nombre entier : 1000 = le niveau du 20ᵉ Français de sa catégorie. Ce n'est pas un maximum — on peut le dépasser.

1. Ce que le programme sait du nageur — et rien d'autre

La matière première

Des chronos de compétition. Chaque performance porte quatre attributs qui comptent tous : date, nage, distance, bassin (25 m ou 50 m). Deux attributs du nageur sont des prérequis durs : le sexe (la référence est genrée) et la date de naissance (la référence dépend de l'âge). Sans les deux, il n'y a pas de profil.

Les temps entrent par deux voies : import officiel depuis la FFN, ou saisie par l'entraîneur.

Les tests d'entraînement qui entrent

Chacun avec une règle explicite. Tous ne peuvent que relever une ancre, jamais l'abaisser — sauf le premier, qui remplace. ⚠️ « Relever » se lit par rapport à l'ancre que le profil porte DÉJÀ, à la date regardée : plus haut, elle monte ; plus bas, rien ne descend. Et un test ancien ne compte que si le nageur a continué à pratiquer jusque-là.

Test Ce qu'il mesure Comment il entre
Segment lancé la vitesse de nage, sur une longueur au choix : 5, 10, 15 ou 20 m, au passage de la tête elle remplace : c'est lui qui fixe la vitesse de nage, il ne la relève pas. ⭐ La longueur définit la mesure, pas le bassin (un 20 m tient en petit bassin, 3 → 23 m) ; le bassin ne sert qu'à vérifier qu'aucun mur ne tombe dedans. Chaque lecture garde sa longueur et s'affiche avec. ⭐ Quand il y en a plusieurs, la ligne « max » prend la plus rapide — c'est un pic de vitesse qu'on cherche — et elle dit sur quelle longueur il a été fait. Les autres restent affichées. ⚠️ Décision, pas valeur publiée : aucune source ne fixe la longueur d'une nage propre
Deux passages d'un même 50/100, pris après la coulée exactement la même chose, prise en course le plus rapide des deux gagne : ni l'un ni l'autre n'est prioritaire
Test de 30 min — une seule saisie : la distance parcourue le seuil il pose le seuil : la vitesse du test, nue, sans aucune conversion. Il relève l'ancre s'il la trouve plus haute, il ne l'abaisse jamais. ⛔ Il ne touche ni la vitesse critique ni la référence aérobie. C'était l'inverse avant le 23 août 2026 : on le convertissait en vitesse critique, et le seuil s'en déduisait. Cette chaîne est coupée — voir Pourquoi le T30 va au seuil
12 × 25 — douze 25 m à fond, cinq secondes de repos la vitesse critique relève l'ancre, jamais ne l'abaisse. La valeur du test se convertit avant d'entrer, par la régression publiée avec le test. ⛔ Il ne touche ni le seuil ni la référence aérobie
Couple répété 200/400 la même vitesse critique que le couple des courses — proprement relève l'ancre, jamais ne l'abaisse. Trois essais par distance (deux acceptés), 48 h entre deux — c'est de là que viennent les trois semaines, contrainte de récupération et non de précision. Départ poussé, une date par essai. On garde la médiane des lectures — à deux essais, c'est leur moyenne. ⭐ Plongé ou poussé ? Le plongeon fait gagner la même chose sur les deux distances, donc il s'efface dans le calcul — à condition de ne jamais mélanger un départ plongé et un départ poussé dans le même couple. Le programme ne le fait jamais. ⭐ Le seul test dont l'erreur soit publiée : 3,07 % sur la vitesse critique en crawl, et 5,13 % d'écart nécessaires pour parler d'un vrai changement (Scott 2024). Deux essais, c'est presque aussi bon que trois : 2,17 % au lieu de 2,06 %. C'est le passage à un seul essai qui coûte cher — l'erreur y bondit de 41 %. ⚠️ Il n'apporte aucune grandeur neuve — sans test, le moteur lit déjà ce couple sur les courses ; celui-ci s'ajoute, il ne remplace rien. Ce qu'il change, c'est la fenêtre. Mesuré sur 224 compétitions officielles, 11 512 nageurs, de 2020 à 2026 : deux courses à six mois d'écart portent 5,6 % d'erreur et 6,3 % au-delà d'un an, contre 2,7 % dans la même semaine — et un couple large n'est jamais refusé pour autant, il est dit large. ⭐ Dans l'autre sens, le programme ne s'annonce jamais plus précis que la science : un test bien tenu sort à 2,06 % à trois essais, pas mieux — ces mesures viennent de courses, pas d'entraînement. Échauffement recommandé, pas obligatoire : sens du biais connu sur le chrono, non déterminé sur la vitesse critique, ampleur non chiffrée
n × 200 incrémental la VMA directement relève l'ancre VMA. Le protocole : paliers de 200 m à allure imposée (un pacer au fond du bassin), départ à v400 − 0,35 m/s (sept paliers plus bas), +0,05 m/s par palier, 30 s de repos, jusqu'à l'épuisement. On retient la vitesse du dernier palier entièrement tenu — un palier non terminé ne se saisit pas. Crawl, bassin obligatoire (Sousa 2014 pour le protocole, Fernandes & Vilas-Boas 2012 pour la lecture)
Les 300 m du milieu d'un 400 une voie d'entrée de la VMA à part entière — la deuxième des quatre, derrière le n × 200 et devant le 400 entier la fenêtre va du passage à 50 m à celui de 350 m ; sans passage à 350, repli sur 100 → 300décision maison, aucune source, et elle ne s'en réclame plus depuis qu'un faux-sourçage y a été retiré le 19/08. Le chrono d'un 400 est pollué aux deux bouts : le plongeon dope le premier 50, le finish n'est pas représentatif. ⛔ Le quatre nages en est exclu, comme de toutes les lectures de milieu : sa nage change à chaque longueur

Le segment lancé et les deux passages mesurent le même objet — une distance nagée lancée, après la coulée et sans virage dedans. Le protocole est le même ; seule l'occasion change. Aucun des deux n'est prioritaire : le programme retient la plus rapide, quelle que soit sa longueur, et l'écran dit laquelle a gagné. C'est la règle du moteur partout ailleurs — une vitesse de nage est une capacité, donc le meilleur observé, exactement comme un meilleur temps est le plus rapide de ses chronos.

Tes marques, tu les poses où tu veux. Les quatre longueurs (5, 10, 15, 20 m) ne bougent pas ; leur position, si — et c'est normal, les coulées ne se ressemblent pas d'un nageur à l'autre. Deux passages séparés exactement d'une de ces longueurs font une lecture, où qu'ils tombent dans la course : 15 et 25 font un 10 m, 12 et 27 un 15 m, 15 et 20 un 5 m. Deux passages séparés de 38 m ne font rien du tout — ce n'est aucune des quatre longueurs, il n'y a ni rejet ni arrondi.

⚠️ Ce qu'une fenêtre courte coûte. La vitesse, c'est la longueur divisée par le temps : plus la fenêtre est courte, plus une erreur de chronomètre s'y voit. Un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, et quatre fois plus que sur 20 m. C'est de l'arithmétique, pas un chiffre tiré d'un article. ⚠️ Et comme c'est la plus rapide qui alimente ta ligne, un 5 m mal chronométré peut devenir ta vitesse max. Chaque longueur étant affichée pour elle-même, tu le vois : si ton 5 m sort très au-dessus de ton 20 m, regarde d'abord tes deux passages.

Pourquoi le T30 va au seuil et le 12 × 25 à la vitesse critique

Les deux tests ont longtemps été rangés au même endroit. La question est légitime, et la réponse n'est pas une préférence.

Le T30 a été publié contre les deux. Contre la vitesse critique d'abord : Dekerle 2002 mesure que la vitesse critique se situe 3,2 % au-dessus de la vitesse du test. Contre le seuil ensuite : Deminice 2007, sur 14 nageurs de 15,9 ± 1,9 ans, ne trouve aucune différence entre la vitesse du T-30 et la vitesse au seuil de 3,5 mmol — 1,29 m/s des deux côtés, corrélation 0,90. La littérature seule ne tranche pas.

Ce qui tranche, c'est la FORME de l'effort. Un seuil se définit par une intensité tenue longtemps, d'un trait, et se mesure sur des paliers d'une trentaine de minutes. Un T30, c'est trente minutes continues. Une vitesse critique, elle, ne se nage jamais : c'est une asymptote calculée sur au moins deux distances. On range la mesure dans l'ancre dont elle a la forme — et le nombre suit : le T30 entre nu, il n'y a plus de grandeur à rattraper.

Le 3,2 % n'a donc plus de destination. Il servait à faire d'un T30 une vitesse critique ; comme le T30 ne va plus là, le facteur n'est appliqué nulle part. Il reste vrai, il ne sert plus. ⭐ Et lu à l'endroit, il devient un argument : si la vitesse critique est au-dessus du T30 de 3,2 %, et que le T30 colle au seuil, alors le seuil est sous la vitesse critique d'environ 3 % — même sens que les 4,75 % du chapitre 4, sur une autre population et une autre méthode. Deux chemins indépendants, deux amplitudes : la direction est solide, le nombre ne l'est pas.

Le 12 × 25, lui, n'a pas cette ambiguïté : sa publication le régresse vers la vitesse critique, et vers rien d'autre.

Conséquence stricte : un test qui ne vise pas une ancre ne l'alimente pas. Il est sauté, jamais converti pour l'occasion.

Quand le 400 du jour n'a pas de passages

Un 400 sans temps de passage ne donne pas de milieu de course : il n'y a rien à lire entre 50 et 350 m. Le programme ne s'arrête pas là — il transporte la lecture qu'il a déjà. Il reprend la dernière course de la même épreuve qui portait des passages, lit ses 300 m centraux, et reporte cette lecture sur le 400 du jour par le rapport des deux temps totaux. Progression de 2 % sur le total, progression de 2 % sur le milieu.

Et la ligne cesse d'être une mesure : elle porte le mot estimé et perd sa marque de mesure. Au 24/08/2026 : 4 panneaux sur 124 tiennent leur référence aérobie d'un milieu transporté, 14 d'un milieu réellement mesuré.

⚠️ Ce que le transport suppose et ne vérifie pas : que la forme de la course n'a pas changé. Un nageur qui est parti plus vite et a fini plus fort a déplacé son milieu sans que son temps total le dise. Le rapport des totaux ne peut pas le voir — c'est la limite du geste, et c'est pour elle que la ligne est marquée.

⚠️ Une référence aérobie lue sur le 400 entier est flatteuse

C'est la conséquence directe du paragraphe précédent, et elle touche presque tout le monde. Un 400 nagé en entier contient un plongeon et un premier 100 nettement plus rapide que le reste — la physiologie le mesure : sur un 400 maximal, la vitesse chute après le premier 100 puis se stabilise. La moyenne du 400 entier est donc au-dessus de l'allure réellement tenue, et une référence aérobie lue dessus part trop haut.

Ce que ça fait, concrètement : toutes les lignes qui se lisent en pourcentage de cette référence — le seuil quand aucun T30 ne l'a mesuré, le seuil aérobie, la récupération — partent trop haut avec elle. La séance demande un peu plus vite que ce que le nageur peut tenir. L'erreur est petite, constante, et elle va dans le sens qui flatte.

Le programme ne corrige pas ce biais : il le NOMME et demande la mesure. Quand la référence vient du 400 entier, la ligne le dit et invite à faire nager un 400 avec ses passages — deux marques, à 50 et à 350 m. ⛔ Aucun coefficient de rattrapage n'est appliqué : personne ne publie de quoi transformer un 400 entier en allure de milieu pour un nageur donné, et l'écart dépend du nageur (un bon plongeur y gagne plus).

Au 24/08/2026 : 8 panneaux sur 124 tiennent leur référence aérobie d'un 400 entier réellement nagé. Mais 98 sur 124 la tiennent d'un 400 estimé — un chrono que le nageur n'a même pas couru. Le même avertissement vaut, en plus fort.

Les temps de passage et les temps de relais

Et quand les coulées d'une course ont été relevées, l'analyse décompose chaque longueur en deux : ce qui a été coulé et ce qui a été nagé, chacun avec sa vitesse. Le temps de coulée se déduit quand une marque tombe pile à sa fin (il ne se stocke que sinon) — une seule source, jamais deux saisies. ⛔ Une coulée est mesurée, jamais supposée : une longueur sans relevé n'a pas de ligne. Ni valeur par défaut, ni moyenne de population, ni emprunt à une autre course. C'est de l'analyse : elle ne nourrit aucune ancre aérobie, elle borne seulement la vitesse de nage pure.

Un temps de passage est une course. Un 100 pris dans un 200, un 50 pris dans un 100 : s'il est plus rapide que ce que le nageur a fait sur l'épreuve elle-même, il devient son meilleur temps. C'est une borne basse — « il vaut au moins ça » — jamais un plafond. En quatre nages, seule la portion nagée dans une seule nage compte : un 50 dos pris dans un 200 quatre nages est un 50 dos, un 100 pris à cheval sur deux nages n'est rien.

Deux distances qui ne sont des épreuves nulle part y ont droit aussi : le 15 m et le 25 m. Un passage lu dans un 50, un 100 ou un 200 y sort une marque — départ et coulée pour l'un, sprint pour l'autre. Aucun classement ne les contient, donc aucun indice : ce sont des repères, et le panneau les lit déjà. ⛔ La liste est close : 150, 250, 300, 350 ne sont la marque de rien. ⚠️ Et elles ne fabriquent aucune allure — la chaîne aérobie ne lit jamais sous 50 m.

Un temps de relais est une vraie course normée. Il comble une case du profil quand rien de mieux ne l'occupe, et il ne rejoint jamais les meilleurs temps. Un relayeur parti lancé part avec un avantage — la mesure publiée le situe entre 0,30 et 0,57 s ; le programme lui retire 0,70 s, la borne haute de la fourchette qu'il s'est donnée, parce que cette case va servir à prescrire une allure et que la borne la moins engageante est celle qui rend le temps le plus lent. Une ligne de relais dont la nage n'est pas identifiée est ignorée.

Et il passe par les mêmes gardes d'âge qu'un chrono individuel, dans le même ordre : la récence d'abord (dans la fenêtre, il compte, point) ; au-delà seulement, la course d'enfance (même seuil, même table par âge) et la continuité de pratique. Entre plusieurs relais d'une même case, le plus récent gagne ; à date égale, le plus rapide une fois ramené au plot. ⛔ Ces gardes viennent d'une mesure, pas d'une crainte : à la première mise en service sans elles, 12 cases étaient servies par des relais d'âge médian 14 ans, et un 100 dos passait de 1:04.17 à 1:18.97 sur la foi d'un relais de 2011.

Deux crans d'alerte, et ils appartiennent à la lecture de mi-course, pas à tous les tests : au-delà de 10 % d'écart avec le profil, la lecture est appliquée mais signalée à vérifier ; au-delà de 15 %, elle est rejetée. Les autres tests n'ont pas ces deux crans — ils ont leurs propres gardes, et aucun ne corrige en silence.