The Swimming Hub

Transparence

Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

Profondeur

Professionnel

Comment ça marche Coach terrain

Public visé : un entraîneur qui découvre le produit. Profondeur par défaut de la page.

Les indices sont écrits en points. Le programme compare chaque temps à une référence et en tire un indice. Il l'affiche multiplié par mille, pour qu'il se lise comme un nombre entier : 1000 = le niveau du 20ᵉ Français de sa catégorie. Ce n'est pas un maximum — on peut le dépasser.

5. Ce qu'il fait du passé

L'intuition simple — « récent = bon, vieux = périmé » — est fausse dans les deux sens.

Après une longue coupure : ce qui se perd, et où
  • 50 m−3,60 %
  • 100 m−6,00 %
  • 200 m−7,28 %
  • 400 m−9,04 %
  • 800 m et +−9,60 %

Perte d'indice à saturation — la plus forte que le désentraînement puisse produire. Le souffle se perd vite, le geste reste longtemps : la coupure mord surtout sur les épreuves longues. Mais un sprint perd aussi — moins, pas rien : il n'existe aucun tri « épreuve aérobie / épreuve non aérobie ». Un seul de ces points est calé sur une mesure publiée ; l'étalement entre distances est un modèle.

Rien n'est supprimé

Une performance écartée d'un calcul reste en base et reste visible, en gris, avec la raison de son exclusion écrite en clair à côté — pas seulement au survol, parce qu'un export PDF n'a pas de survol. Elle reste cliquable : l'écartement dit ce que l'épreuve vaut pour le profil d'aujourd'hui, il ne dit rien de la course, qui a eu lieu et garde son analyse.

Ce qui se perd vite, ce qui se perd lentement

Après un arrêt, le programme ne dégrade pas tout uniformément. Deux couches :

  • La condition — cardio central, puissance nagée, tolérance lactique. C'est elle qui part vite : deux semaines après que la décote a commencé à mordre, elle bouge déjà, et elle est au plancher vers six semaines.
  • La technique — coordination, longueur de cycle, force maximale. Elle ne bouge pas pendant trois mois, puis descend et se pose sur son plancher, à 2 % en dessous, vers le 111ᵉ jour. Au-delà, plus rien ne bouge, quelle que soit la durée de l'arrêt.

⚠️ Ces délais se comptent à partir du moment où la décote mord, pas depuis la dernière course : avant ça, il y a toute la fenêtre de tolérance décrite plus bas, et il ne se retire rien du tout.

⚠️ Et le plancher de la couche technique est fragile : il est mesuré, mais sur un seul nageur, sur son 50 brasse suivi six ans, et il est biaisé — calé sur des chronos de reprise, qui mesurent « arrêt + reprise » et pas l'arrêt seul. ⭐ Mais c'est le plancher du REPLI : chez un nageur qui continue de courir une fois par an, la baisse ne s'estime plus — elle se mesure.

Quand la baisse se MESURE au lieu de s'estimer

Deux conditions, et il faut les deux. Le nageur est en décote armée (la fenêtre de tolérance décrite plus bas est franchie), et il porte un temps de relais utilisable sur la distance de mesure. L'interclub en est l'exemple le plus régulier chez nous, mais le mécanisme ne connaît pas la compétition : il lit une course en relais, quelle qu'elle soit.

La distance de mesure n'est pas écrite en dur : elle se déduit — c'est la distance dont la part aérobie est la plus basse de la table des parts, donc la plus technique. Aujourd'hui, le 50. ⛔ Un relais plus long ne convient pas : caler la couche technique sur un 400, aérobie à 88 %, reviendrait à inverser le mélange. Pas de relais sur cette distance ⇒ barème.

Ce que ça produit. Le relais le plus récent est ramené à un départ du plot — on lui retire l'avantage du départ lancé, borne basse de la fourchette, c'est-à-dire la lecture qui décote le moins. Son indice du jour est comparé à son meilleur indice sur la même épreuve avant l'arrêt : le rapport est la baisse réelle. Elle ne peut que faire baisser — un relais meilleur que la référence ne relève rien.

Où elle se pose. Elle devient le plancher de la couche technique, et la couche condition descend au moins autant. Le plateau, la rampe et le mélange par part aérobie ne bougent pas : la baisse mesurée s'applique donc à tout le profil, avec plus de poids sur l'aérobie. Tant que l'arrêt est court, la rampe reste au-dessus du plancher et la mesure ne mord pas ; elle prend la main quand la décroissance l'atteint. Chaque nouvelle course de ce type réajuste la mesure — la plus récente fait foi, quel que soit son âge.

Sans relais utilisable, le barème s'applique inchangé, et c'est là que vivent les valeurs ci-dessus — plancher à 2 %, immobile trois mois, posé vers le 111ᵉ jour. Ce sont celles du repli, pas celles d'un nageur mesuré. Les deux étages ne se mélangent jamais.

Chaque épreuve est un mélange des deux, dosé par sa part aérobie, prise dans la littérature distance par distance. À saturation :

Distance Décote maximale
50 m −3,60 %
100 m −6,00 %
200 m −7,28 %
400 m −9,04 %
800 / 1500 m −9,60 %

⚠️ Un sprint est décoté aussi — moins, pas rien. Il n'existe pas de prédicat « épreuve aérobie » : le mélange s'applique à toutes, chacune selon sa part.

Le déclencheur : « a-t-il nagé à son niveau ? », pas « a-t-il couru ? »

Le garde-fou ne demande pas la présence en compétition, il demande la démonstration de niveau.

Une performance compte comme une démonstration si elle est à 1,4 % de son propre meilleur sur cette épreuve — la borne haute de la variabilité intra-nageur en compétition, choisie conservatrice : il doit être difficile de déclarer un déclin. Et si elle a été nagée en travail, sans affûtage, elle reçoit en plus un crédit de 3,3 % — l'écart mesuré entre une course de travail et une course de pic.

Et rien ne se retire avant longtemps. Tant qu'une démonstration reste dans la fenêtre, il ne se retire rien du tout. La fenêtre vaut 300 jours quand le nageur donne des signes d'activité, et 540 jours — une saison blanche entière — quand il n'y a plus aucune course. Au-delà seulement, la décote commence à mordre, et les délais du tableau ci-dessus se comptent à partir de là.

⚠️ Et il y a une SECONDE fenêtre à 540 jours, qui n'est pas celle-ci. Celle du temps représentatif — « ce chrono décrit-il encore sa forme ? » — porte le même nombre et n'en dérive pas. Deux questions, deux motifs, deux plages de réglage : les lier ferait bouger la tolérance de silence le jour où l'on toucherait la fenêtre des temps, sans que personne ne l'ait décidé. Deux nombres égaux ne sont pas un doublon.

Le programme classe alors le nageur en quatre états : actif en forme · déclin mesuré (il court, il ne démontre plus) · activité tenue sans démonstration · silence. Le silence total reçoit l'horizon le plus long — une saison blanche complète n'est pas une carrière finie. Et quand rien n'est mesurable, il ne décote pas : dans le doute, on ne décote pas.

⚠️ Une conséquence assumée : un temps de relais ne vaut jamais démonstration, mais il suffit à faire passer de « silence » à « activité tenue », donc à raccourcir la tolérance et à augmenter la décote. C'est cohérent — il était au bord du bassin — mais il faut le savoir.

⚠️ Et un réglage que le coach ne voit pas, dont c'est ici la place : la décote est active par défaut, et rien à l'écran ne l'annonce. Ses effets, eux, se voient : c'est exactement la différence entre le « Niveau du jour » et la « Vision globale ».

⛔ « Fraîcheur » et décote sont deux choses différentes — et l'écran n'en montre qu'une

C'est le piège de lecture le plus coûteux de cette page, alors autant l'écrire noir sur blanc.

La fraîcheur affichée La décote
Ce qu'elle regarde le temps écoulé depuis la dernière course, toutes épreuves le temps écoulé depuis la dernière démonstration de niveau, au-delà d'une tolérance
Ce qu'elle fait rien — c'est une étiquette sur l'âge de la donnée elle multiplie l'indice — et, à travers lui, la VMA, le seuil, le seuil aérobie, la récupération et la résistance. ⛔ Pas la vitesse critique (voir juste dessous)
Où elle se voit écrite en clair sur la fiche nulle part — seuls ses effets se voient

Ce que la décote atteint vraiment, ancre par ancre

Tant que tout descendait d'une seule valeur, dire « elle multiplie l'indice, la vitesse critique et le plafond aérobie » suffisait. Depuis la coupure du 23 août 2026 il y a trois ancres indépendantes, et il fallait remesurer plutôt que déduire. C'est fait.

Ce qu'elle mord dans le profil n'a pas changé : l'indice de chaque épreuve, la vitesse critique native du crawl, et le plafond aérobie entre bassins. Ce qui arrive jusqu'aux lignes du panneau, en revanche, ne se déduit pas de là — parce qu'entre les deux, chaque ancre va chercher son appui où elle le trouve.

La ligne du panneauLa décote la traverse ?De combien
VMAoui — 48 panneaux sur 50de −0,5 % à −10,5 % · moyenne −8,0 %
Vitesse critiquenon — 0 panneau sur 13rien du tout
Seuiloui — 48 sur 50identique à la VMA, dont il se déduit
Seuil aérobieoui — 48 sur 50identique à la VMA, dont il se déduit
Récupérationoui — 48 sur 50identique à la VMA, dont elle se déduit
Résistanceoui — 45 sur 47de −0,3 % à −10,5 % · moyenne −7,3 %

MESURÉ le 24 août 2026 sur le parc entier, en lecture seule : 13 nageurs, dont 5 portent une décote armée — soit 50 panneaux comparés, une fois la décote allumée, une fois éteinte à la source. Les panneaux non touchés sont ceux dont l'ancre manque ou dont la décote est encore sous sa fenêtre de tolérance.

Pourquoi la VMA descend, et pourquoi le seuil la suit sans rien décider. La VMA se lit sur un 400 — réel ou estimé — et ce 400 est lu au moment regardé, décote comprise. Le seuil, le seuil aérobie et la récupération sont des pourcentages de la VMA : ils descendent exactement avec elle, sans que la décote ait besoin de les toucher elle-même. C'est une seule baisse, lue quatre fois.

Et pourquoi la vitesse critique y échappe entièrement — le point à connaître. Deux gardes s'additionnent sans que personne l'ait décidé. La table du crawl est exclue de la décote, au motif écrit que « ses ancres se lisent sur la vitesse critique native, que la décote mord déjà » : on évitait ainsi de payer deux fois. Mais depuis que la vitesse critique se lit sur le couple 200/400 des courses — ce qui est le cas des 45 panneaux qui en portent une aujourd'hui, sans exception — cette valeur native n'est plus lue. La décote continue donc de la réduire dans le profil, où plus rien ne va la chercher. Le garde-fou anti-double-peine protège d'une double peine qui n'existe plus, et il en résulte aucune peine.

⚠️ Ce que ça donne à l'écran, et c'est visible sans instrument : sur un nageur à l'arrêt depuis longtemps, la VMA recule de près de 10 % pendant que la vitesse critique ne bouge pas d'un centième. Les deux lignes se rapprochent, et sur les panneaux les plus décotés la vitesse critique finit au-dessus de la VMA — ce qui ne devrait pas exister. Ce n'est pas décidé, c'est une conséquence : personne n'a tranché que la décote devait épargner la vitesse critique. C'est écrit ici pour que la question se pose, pas pour la trancher.

Un nageur peut donc lire « Fraîcheur : 81 % » et subir en même temps −9 % sur son 400. La bulle de la fraîcheur est honnête — elle dit qu'elle parle de l'âge de la donnée — mais rien n'indique que le nombre qui mord vraiment est ailleurs. C'est une lacune d'affichage connue, pas un désaccord de calcul.

La croissance

La décote ne sait rien de l'âge. Aucune de ses grandeurs n'en dépend. La croissance est traitée ailleurs, par trois mécanismes :

  1. L'échelle par âge — le mètre-ruban bouge avec le nageur.
  2. La relecture au peloton d'aujourd'hui — une course gardée n'est pas lue contre le peloton de son époque : son indice est recalculé depuis le chrono contre la référence de l'âge d'observation. Effet voulu et visible : un nageur qui passe de 16 à 17 ans baisse en indice sans avoir nagé, exactement de la marche de sa table. C'est juste : ses concurrents ont grandi aussi.
  3. La course d'enfance — la seule règle où une amplitude de croissance décide.

Et une limite assumée de cette version, qu'il faut énoncer : parce que la décote ignore l'âge, un jeune qui grandit pendant un arrêt est décoté exactement comme un adulte. C'est faux dans le principe — la croissance ne s'arrête pas quand l'entraînement s'arrête. C'est connu, mesuré, et hors périmètre de cette version.

La course d'enfance

La question n'est pas « ce temps est-il mauvais ? » mais « de combien le repère de son âge a-t-il bougé depuis ce jour-là ? ».

L'amplitude est lue dans la table par âge, jamais posée : c'est l'écart entre la référence de l'âge qu'il avait le jour de la course et celle de l'âge qu'il a aujourd'hui. Au-delà de 9,2 %, la course est écartée — pas décotée, écartée — et reste affichée en gris avec la phrase : « nagée à 12 ans ; le repère de son âge a changé de 11,4 % depuis ».

Il n'y a aucune borne d'âge dans cette règle, et c'est son élégance : ce n'est pas la jeunesse du nageur qui déclenche, c'est l'écart d'âge. Une course nagée à 15 ans par un nageur qui a 15 ans donne un écart nul. Un adulte n'est jamais concerné, mécaniquement.

Les raisons d'écarter, et celle qui n'écarte rien

Mécanisme Ce qu'il dit
Course d'enfance le repère de son âge a trop bougé depuis
Contradiction d'époque le reste du profil, calculé sans elle et à son époque, prédisait nettement mieux — le « vieux 1500 mou »
Dépassée par la progression depuis, sur le même terrain, il a fait nettement mieux. Celle-là ne juge pas — et elle ne l'affirme pas non plus à l'aveugle : la fiche va lire ce que dit le bassin de la case avant d'écrire qu'il a progressé
Épreuve délaissée l'épreuve est reclassée historique. La raison écrite est une date, jamais un jugement : « plus nagée depuis 2016 », pas « épreuve abandonnée » — le programme constate, il ne décide pas de ce que le nageur a laissé tomber
Meilleur temps non confirmé il existe, mais ni le nageur ni l'épreuve n'ont donné signe de vie depuis. Pas écarté, pas retenu
Contre-performance elle porte une pastille visible, avec sa bulle qui dit le motif — et elle a un effet réel : la case devient manquante pour le profil, et se ré-estime par les voies normales. Le chrono, lui, reste consultable

⭐ Un SIXIÈME tri, celui de l'estimateur — et il ne se voit pas sur la fiche

Les raisons ci-dessus sont celles du profil, et elles s'écrivent à l'écran. L'estimateur refait le sien, sur les mêmes courses, avec ses propres critères. Un chrono peut donc rester valable pour le profil et cesser d'être la source de l'estimation, sans qu'aucune pastille ne l'annonce.

  • Dédoublonnage de compétition : deux courses de la même épreuve à quatre jours ou moins = série et finale, seule la plus rapide compte.
  • Sur 400 et au-delà : jugement contre un plafond aérobie — son meilleur indice sur ces distances, fenêtre de validité trois ans. Marges 0,046 et 0,030 d'indice — des écarts d'indice, pas des pourcentages de temps, et des amplitudes maison.
  • Sur 50 / 100 / 200 : jamais de plafond — lu à partir de 200 m, il sur-élève un sprinteur. Le jugement est local et demande trois conditions à la fois : encadrée par deux voisines valables, à plus de 0,020 d'indice sous leur droite, et plus ancienne que les deux.

La troisième condition est celle qui compte : « périmée » veut dire les deux voisines qui la jugent sont POSTÉRIEURES à elle, et un voisin antérieur ne prouve rien. ⚠️ C'est une condition de dates, pas un constat de progression — la fiche, elle, ne parle de progression que si le bassin de la case le montre. Sans elle, un 200 qui était à la fois le meilleur et le plus récent du nageur se voyait juger par un 50 plus vieux que lui, puis prescrire 6,6 s plus vite qu'un temps jamais nagé.

Et ce tri a une face visible, sur le CRAWL seulement. Sur les distances que l'estimateur couvre, le meilleur temps que montrent la fiche et la courbe n'est pas forcément le chrono brut : c'est ce que l'estimateur rend une fois son tri fait. Motif assumé : c'est le seul estimateur dont le comportement soit recetté. Ailleurs, l'écran garde le chrono. ⚠️ Un temps réel qui en remplace un autre ne porte jamais la marque « estimé » — celle-là dit « ce temps n'a jamais été nagé », rien d'autre.

⚠️ Piège de vocabulaire : deux de ces classes portent les mêmes mots que deux des raisons du profil — contre-performance et dépassée par la progression. Mêmes mots, autres seuils, autre écran.

Et voici de quoi les refaire, chiffre par chiffre.

  • Dépassée par la progression : DEUX barreaux entiers, même nage, même zone de distance, et la course jugée doit être vieille. ⛔ Ce n'est pas un pourcentage — les barreaux ne sont pas équidistants. À un seul barreau, 93 courses sortaient sur 12 dossiers et deux nageurs changeaient de type ; à deux, 37 sortent et rien ne bascule. DÉCISION prise sur mesure.
  • Contradiction d'époque : jamais sous 200 m, au-delà de 5 % d'écart. Le profil recalculé sans elle doit la prédire plus rapide d'au moins 5 % — au-delà du bruit, donc on n'écarte que le franc. ⚠️ Le plancher de 200 m n'appartient qu'à cette raison : la course d'enfance n'est bornée en distance d'aucune façon.
  • Épreuve délaissée : une décroissance, pas un couperet. La pertinence décroît continuûment depuis le dernier passage, sur une constante de huit ans — tombée de moitié vers 5 ans et demi, à 0,37 à huit ans. Bascule en historique sous 0,30, soit environ 9 ans et demi sans renager l'épreuve.

« Dépassée par la progression » nomme son témoin : « depuis, 4 crans de mieux sur la même nage », avec la course qui le prouve — parce qu'une raison qui dit « mieux » sans dire « mieux que quoi » n'est pas vérifiable par l'entraîneur.

La décote s'applique après. Elle ne mord que sur les cellules restées courantes : jamais de double pénalité.

Chaque bassin a son propre moteur

⭐ Avant de parler de conversion, la règle générale, parce qu'elle commande tout le reste : il n'existe pas de « bassin de référence » du panneau. C'était le cas avant le 23 août 2026 — un bassin était élu, tout s'y calculait, le reste en découlait. Aujourd'hui la question se pose valeur par valeur : « ce bassin a-t-il de quoi lire CETTE ancre ? » Et la réponse peut différer d'une ligne à l'autre du même panneau.

Le profil, les indices, la pente, la spécialité et les trois ancres se construisent bassin par bassin, sur les courses de ce bassin-là. La conversion n'arrive qu'en secours, ancre par ancre, et l'écran nomme le bassin d'origine de chaque valeur portée.

⚠️ Mesuré le 24/08/2026 : sur 124 panneaux, 40 lisent leur référence aérobie et leur vitesse critique dans deux bassins différents. Et pour un même nageur, les sources changent d'un bassin à l'autre sur 3 panneaux de nage sur 62 — le plus souvent parce qu'un bassin porte un couple 200 / 400 que l'autre n'a pas. ⛔ Ça interdit une chose : lire deux colonnes de bassin comme si elles décrivaient la même mesure.

La conversion 25 m / 50 m

Elle passe par l'écart entre les deux références de la même épreuve — c'est-à-dire par ce que la population fait réellement de la différence de bassin, épreuve par épreuve, moins l'incertitude de conversion mesurée chez le nageur lui-même. La littérature donne l'ordre de grandeur en crawl : le petit bassin y vaut environ +2,0 ± 0,6 % ; sur les autres nages, la direction est connue, pas l'amplitude.

La règle est à sens unique : elle ne se déclenche que lorsqu'un temps de petit bassin ressort plus lent que celui de grand bassin, ce qui est impossible. L'inverse est le cas normal — c'est la définition même de l'effet de bassin.

⚠️ Deux portées, et il faut les tenir séparées : remplir une case vide compare des chronos ; corriger une paire impossible compare ce que l'écran montre des deux côtés à la date regardée. Les règles ci-dessous sont celles du premier cas ; la seconde passe suit.

Trois règles dures pour REMPLIR une case : le premier 25 est identique dans les deux bassins — sous 50 m, on recopie sans convertir ; un temps réel du bassin prime sur une conversion ; et une conversion ne vient jamais écraser un temps démontré dans le bassin cible.

⚠️ La seconde passe : quand la paire est physiquement impossible

Depuis le 19/08, la comparaison ne porte plus sur les chronos mais sur ce que l'écran MONTRE — décoté ou estimé compris. Le motif est mesuré : sur un 100 papillon de notre parc, le grand bassin affiche 55.68 quand son chrono vaut 58.75 (le profil l'a remplacé). Comparer l'estimé de petit bassin à 58.75 ne pouvait rien voir. L'origine d'une lecture ne la dispense pas de la physique.

Quand la paire viole la physique, un côté devient MAÎTRE, l'autre en est DÉRIVÉ par la conversion. La hiérarchie, dans l'ordre :

  1. l'ancrage — un chrono nagé, gardé et non décoté > ce même chrono décoté > tout le reste (estimé d'époque, converti, remplacé par le profil) ;
  2. à ancrage égal, la course la plus récente en base — un fait, pas une préférence ;
  3. à date égale, le grand bassin, en dernier recours.

Paire déjà cohérente = rien ne bouge, aucun rabotage cosmétique. Et un temps de grand bassin n'est jamais accéléré par ce geste : c'est structurel, puisqu'on ne dérive un côté que lorsque le petit bassin est trop lent.

⚠️ Et c'est ICI, et nulle part ailleurs, qu'un converti passe devant un chrono réel. Dans le tableau des allures, cette correction s'applique avant la décote : une case que le profil garde — donc portant un vrai chrono du bassin regardé — peut afficher la valeur convertie de l'autre bassin, plus rapide que ce chrono. La raison tient en une phrase : la paire est impossible, l'un des deux côtés est faux, et ce n'est pas celui de grand bassin. Prescrire sur la lecture impossible serait pire que prescrire sur la conversion. ⛔ Ce n'est pas une double décote — le converti vient d'un chrono brut que rien n'a décoté, et la décote passe une seule fois, après. L'ordre inverse a été essayé et corrigé le 19/08 : il recréait la contradiction inter-bassins un cran plus loin.

Et quand l'épreuve n'existe pas dans l'autre bassin — le 100 4 nages ne se nage qu'en 25 m — le programme laisse la case vide. Il ne recopie pas un temps sur une épreuve qui n'existe pas.

L'étanchéité temporelle

Un profil antidaté ne voit que les performances antérieures — et cette date devient son « maintenant » dans toute la logique interne. Filtrer les lignes sans redater le « maintenant » reviendrait à juger la récence d'une performance d'époque à l'aune d'aujourd'hui.

Ce qui est redaté : l'indice d'une course gardée, la décote appliquée à un point de courbe, l'âge qui choisit le peloton. Ce qui ne l'est jamais : le temps nagé — on ne réécrit pas le passé.