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Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

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Comment ça marche Coach terrain

Public visé : un entraîneur qui découvre le produit. Profondeur par défaut de la page.

Les indices sont écrits en points. Le programme compare chaque temps à une référence et en tire un indice. Il l'affiche multiplié par mille, pour qu'il se lise comme un nombre entier : 1000 = le niveau du 20ᵉ Français de sa catégorie. Ce n'est pas un maximum — on peut le dépasser.

3. Comment il en tire un profil

Deux lectures orthogonales. Elles ne mesurent pas la même chose et ne doivent pas être confondues.

Sa fiche : une épreuve, un point — sur l'échelle des paliers
Int'l
Élite nat.
Nat.
Él. inter
Inter
Pré inter
Él. rég.
Rég.
Pré rég.
Él. dép.
Dép.
Pré dép.
Déc.
NL
NL
NL
4N
NL
Dos
Pap
Br
NL
1500 m80040020010050 m

Une épreuve, un point. Distances longues à gauche, courtes à droite ; la hauteur est l'indice, la couleur le barreau. NL nage libre · Dos · Br brasse · Pap papillon · 4N quatre nages. Passez la souris sur un point pour le détail. Ici : un profil qui monte vers le long — le 800 et le 400 sont ses meilleures épreuves, la brasse décroche.

Répartition — l'écart au pic, et le niveau de chaque nage
Nage libre Él. interDos Él. rég.Papillon Él. rég.Brasse Rég.
  • Nage libre 800Au sommetau pic
  • Nage libre 400Au sommet−1
  • Nage libre 200Très fort−14
  • 4 nages 200Très fort−22
  • Nage libre 100Très fort−24
  • Nage libre 50Fort−47
  • Dos 100Moyen−56
  • Papillon 100Moyen−59
  • Brasse 100Faible−88

À gauche, ses quatre nages : la couleur y dit le niveau de la nage. À droite, chaque épreuve rangée par son écart au pic, avec l'écart réel d'indice — deux épreuves peuvent changer de mot pour quelques points.
⚠️ Un point ouvert, et c'est ici qu'il se voit : cette colonne écrit le nom d'un cran à côté d'une valeur lue sur l'échelle de son âge — ce que le reste de la page évite. On montre l'écran tel qu'il est ; l'arbitrage, lui, n'est pas rendu.

La spécialité

La nage où l'indice est le meilleur, tous chronos confondus. Une propriété qui en découle : puisque toute épreuve indicée est typable, la nage de spécialité est toujours celle qui porte le pic, et l'indice de spécialité est l'indice de niveau.

L'axe sprint ↔ fond

Le type est la pente de l'indice contre la distance — négative franche : profil de sprinteur ; positive franche : profil de fondeur ; entre les deux, profil intermédiaire.

Cette pente s'ajuste sur toutes les épreuves du nageur, toutes nages confondues. Deux raisons : le type est une propriété du nageur — on n'est pas fond sur une épreuve et sprint sur une autre ; et un ajustement restreint à la meilleure nage sélectionnerait son échantillon par la variable qu'il régresse.

Mais pas sur la distance brute. Le programme raisonne en distance-équivalente-aérobie : chaque épreuve est ramenée à la distance de crawl qui coûte la même dépense, au régime aérobie. Sans cette correction, tout papillonneur sortirait classé fondeur sur son 200.

L'épreuveVaut, en crawlD'où vient le rapport
200 dos236 m (×1,18)mesuré sous le seuil anaérobie — 0,91 contre 0,77 kJ par mètre. C'est le seul régime qui nous intéresse ici, et c'est le seul ratio mesuré à cet endroit
200 papillon280 m (×1,40)calculé sur les équations de coût publiées, lues à la même vitesse pour les deux nages
200 brasse312 m (×1,56)idem — c'est la nage la plus chère
200 quatre nages257 m (×1,285)la moyenne des quatre : un quatre nages, c'est un quart de chaque

Un 50 reste un 50, dans toutes les nages : à 25 secondes d'effort, la part aérobie est minoritaire partout. Étirer un 50 brasse lui donnerait l'apparence d'un effort plus aérobie qu'un 50 crawl, alors qu'il est simplement plus lent.

Ce que cette table déplace, et c'est plus que le typage. Elle range les épreuves, donc elle donne la pente — et la pente pilote la borne basse des allures de course. Mesuré : d'une version de la table à l'autre, cette borne bouge de 0,35 % en médiane, au plus 4,5 % chez un nageur. À comparer au bruit d'une compétition : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre. Elle ne touche en revanche ni l'indice, ni les niveaux, ni la conversion de bassin.

Où passe « franche ». La frontière est à ±0,02 de pente. Aucune publication ne dit où s'arrête un polyvalent et où commence un fondeur : c'est un choix, calé sur nos propres profils — à ±0,02 les étiquettes que nous jugeons justes sortent toutes, à ±0,04 elles se cassent.

Le mot du type ne s'affiche pas. La pente est calculée — elle pilote le plancher de vitesse des allures, de façon continue et non par paliers — mais un seul mot ne dirait pas grand-chose : « polyvalent » ne dit pas polyvalent de quoi.

Ce que l'écran montre à la place

Le bloc de profil de compétition tient sur trois éléments.

Un en-tête d'une ligne : bassin · spécialité · terrain. Le terrain est l'une des trois zones de distance — sprint (50-100), demi-fond (200-400), fond (800-1500) — et il se lit sur la distance réelle de l'épreuve, jamais sur son équivalence aérobie : un 200 papillon est du demi-fond, quoi que vaille son équivalence dans le typage. Quand un second terrain ressort, il s'écrit en option : « demi-fond · option sprint ».

Une colonne de nages colorées, à gauche. Chaque nage y porte la couleur de son niveau. Elle se lit d'un coup d'œil, sans mot :

  • des nages dans des tons proches → un nageur polyvalent entre les nages ;
  • une couleur chaude et le reste froid → un spécialiste.

La répartition, en crans. À droite, chaque épreuve est classée par son écart au pic, compté en barreaux de l'échelle : au sommet · très fort · fort · moyen · faible · très faible — le dernier absorbant cinq crans et au-delà, sans distinguer plus loin.

Pourquoi en crans plutôt qu'en pourcentage : parce que les barreaux ne sont pas espacés régulièrement. Compter en crans, c'est refuser de poser une amplitude maison là où la grille en porte déjà une, sourcée barreau par barreau.

Et l'écart réel est écrit à côté, parce que le cran seul ment parfois : deux épreuves peuvent tomber de part et d'autre d'un seuil pour 2 points d'indice, alors que d'autres paires restées dans le même cran sont bien plus écartées. Le cran situe, le nombre nuance.

L'axe technique : la lecture entre les nages

À distance courte fixe, la contribution aérobie est minoritaire : ce qui reste, c'est surtout de la technique et de la puissance. Comparer les indices d'un même nageur dans les quatre nages, à la même époque, produit l'écart de chaque nage à sa meilleure. Cet écart n'est pas décoratif : il est consommé par l'estimateur quand il faut deviner une épreuve dans une nage qu'on connaît mal.

Caveat dur : cette lecture exige des temps de même époque. Comparer un 50 dos de cette année à un 50 brasse d'il y a six ans ne mesure rien.

Elle se lit sur le 50, le 100 et le 200, et les trois ne pèsent pas pareil : chaque distance compte ce qu'elle contient de nage — la distance, moins le départ, moins les mètres perdus à chaque virage. Un 200 en grand bassin est nagé à 82 %, un 50 en petit bassin à 56 % : c'est dans cet ordre-là qu'ils comptent. Ce qu'on cherche est la maîtrise de la nage, et elle se voit d'autant mieux que la course contient moins de mur.

Quand l'ancre aérobie vient d'une autre nage

Un brasseur ou un dossiste pur n'a pas d'épreuve longue dans sa nage : son repère aérobie doit venir d'ailleurs, et il compte pour moins. Chaque paire de nages porte un crédit de transfert, entre 0 et 1, qui dit ce que vaut l'emprunt :

La paireCréditLa paireCrédit
crawl ↔ quatre nages0,781crawl ↔ brasse0,599
dos ↔ quatre nages0,762papillon ↔ quatre nages0,540
crawl ↔ dos0,754crawl ↔ papillon0,526
brasse ↔ quatre nages0,735dos ↔ brasse0,524
papillon ↔ brasse0,668dos ↔ papillon0,379

Les dix paires sont calculées de la même façon, en croisant trois choses : la ressemblance des courbes de décroissance des deux nages, lue sur la référence embarquée ; leur coût comparé, lu sur les équations publiées ; et leur proximité de geste, notée sur six critères de nage. Le poids des trois ingrédients — 30 %, 35 %, 35 % — est un choix, et c'est le seul de la table qui n'a aucune source extérieure.

Concrètement, chez un brasseur. S'il tient son repère long par son crawl, ce point compte pour 0,599 d'ancre, pas pour une ancre entière, et sa couverture le dit. Et quand le programme lit sa brasse à travers ses autres nages, l'avis de chacune compte selon sa proximité : ce que dit son papillon (0,668) pèse plus que ce que dit son dos (0,524).

La lecture d'un indice bas

Un indice bas n'est jamais du bruit. Il révèle quelque chose :

  • une autre nage plus faible → cette nage est moins forte, souvent pour des raisons techniques ;
  • une épreuve aérobiquement coûteuse faible (200 papillon, 400 4 nages) → un moteur aérobie modeste ;
  • loin de la référence sur le long, chez un profil de sprinteur → c'est significatif de son type, pas d'un défaut.

Le contraste 25 m / 50 m est lui aussi une lecture : le petit bassin masque (murs et coulées), le grand bassin punit. Le bassin qui porte le meilleur indice est affiché comme signal factuel de filière — grand bain plutôt aérobie, petit bain plutôt sprint et virages — à lire avec le type, jamais seul.

Quand il refuse de typer

Avec une seule distance, le programme ne sort pas d'étiquette. Deux distances donnent une couverture faible, trois ou quatre indicative, cinq et plus balayant du sprint au fond une couverture fiable — ce qui exige d'avoir du 800 ou du 1500, puisqu'il n'existe que six distances.

Et le refus va jusqu'au bout : quand la couverture est insuffisante, le programme ne pose ni type, ni plancher de vitesse. « Insuffisant » plutôt qu'un chiffre non garanti.