Transparence
Comment ça marche
D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.
Amateur généraliste
Comment ça marche Brevet
Public visé : un nageur d'environ 15 ans, ou un parent. Aucune connaissance préalable.
4. Comment il te donne tes temps d'entraînement
C'est le but de tout le reste.
Il y a deux questions différentes, et le programme ne les mélange jamais.
- « À quelle allure je nagerais ma course ? » — c'est une allure de course. Ton 400 se nagerait à tel rythme. Elle dépend d'une distance précise.
- « À quelle vitesse je dois nager cette série ? » — c'est une allure de travail : très vite, vite, moyen, tranquille, récupération. Celle-là ne dépend d'aucune course.
Tes vitesses de travail sortent de tes propres temps. Pas d'une table toute faite, pas de ton niveau : de tes temps.
Elles reposent sur trois valeurs, et chacune se mesure à part :
- ta VMA — à peu près l'allure de ton 400. Elle se lit sur une série de 200, sur le milieu d'un de tes 400, ou à défaut sur ton 400 entier ;
- ta vitesse critique — ce que tu tiens sur du long. Elle se lit sur l'écart entre ton 200 et ton 400, ou sur un test dédié ;
- ton seuil — l'allure du « vert », celle de tes grosses séries. Un test de 30 minutes la mesure directement ; sinon le programme la pose à 88,3 % de ta VMA.
⭐ Aucune des trois ne se déduit d'une autre, et c'est une histoire d'âge. Chez un adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil d'environ 4,75 % ; chez un enfant ou un ado, l'écart tombe à 1 %. Cinq fois moins. Un pourcentage unique ne peut pas servir les deux — et comme tu es probablement du second groupe, c'est toi qu'il aurait mal servi. Alors on mesure chaque valeur pour elle-même, ou on ne l'affiche pas.
⚠️ Ce que ça donne aujourd'hui, en vrai. Au 24 août 2026, sur les 124 panneaux d'allures de la base : ta VMA est presque toujours lue sur un 400 estimé (79 % des cas), ton seuil vient toujours des 88,3 % — aucun test de 30 minutes n'a encore été passé — et la ligne « vitesse critique » n'existe carrément pas sur deux panneaux sur trois, faute d'un 200 et d'un 400 dans la même nage. Le programme préfère une ligne vide à une ligne inventée.
Et s'il te manque une course, il peut la reconstituer à partir de tes autres — le plus souvent la même distance nagée dans l'autre bassin. Quand c'est le cas, la ligne porte le mot estimé : il ne fait jamais passer un calcul pour un chrono.
Ton 400 mérite ses temps de passage
Si ta VMA est lue sur ton 400 entier, elle est un peu flatteuse — et ça se comprend sans calcul : dans un 400, tu pars d'un plongeon et ton premier 100 est plus rapide que le reste. La moyenne de la course est donc au-dessus de l'allure que tu as vraiment tenue.
⭐ Deux chronos suffisent à corriger ça : ton passage à 50 m et ton passage à 350 m. Le programme lit alors les 300 m du milieu — sans le plongeon, sans le finish — et c'est la vraie allure. Quand il n'a que le temps total, il te le dit et te propose de refaire un 400 avec les passages.
Et si ton 400 le plus récent n'a pas de passages alors qu'un ancien en avait, le programme reporte l'ancienne lecture sur le nouveau temps, en la faisant progresser dans la même proportion. La ligne passe alors en estimé : ce milieu-là, tu ne l'as pas nagé.
Tes deux bassins ne se mélangent pas
Chaque bassin a son propre moteur. Ton profil, tes indices et tes trois valeurs se calculent séparément en 25 m et en 50 m, sur les courses de ce bassin-là. Il n'y a pas un bassin « principal » dont l'autre serait déduit.
Quand un bassin n'a pas de quoi lire une valeur, elle voyage depuis l'autre — et l'écran dit d'où elle vient. Une valeur lue en petit bassin et affichée sur ton panneau de 50 m le précise ; elle ne se fond pas dans la colonne.
Deux de ces vitesses sont des plafonds, et sur ta séance elles s'écrivent avec un « ≤ ». Là, la consigne n'est pas « fais ce temps » mais « ne va pas plus vite que ça ». Sur une récupération, être plus lent est normal — c'est même ce qu'on te demande. Partout ailleurs, le temps écrit est un temps à réaliser.
La correction de virages
Ton allure « 200 » vient d'une course de 200 — donc d'une moyenne qui inclut les virages. Or un virage prend du temps.
Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.
Un 200 nagé d'un trait s'arrête au mur bien plus souvent que quatre 50 nagés séparément. Tes 50, eux, tournent moins. Le programme rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : il retranche ce temps-là, et le temps demandé est un peu plus rapide que la simple division.
Le temps retiré dépend de la nage : le virage ouvert de brasse et de papillon coûte plus cher que la culbute de crawl et de dos.
⚠️ Cette correction ne vaut que pour les allures de course. Une allure de travail n'est pas une course raccourcie, c'est une vitesse à tenir : on ne la corrige pas.
Quand il te manque une course
Sur une épreuve que tu n'as jamais nagée, le programme estime — ou il refuse.
Chaque case te dit d'où elle vient. Une case marquée « nagé », c'est un vrai chrono à toi. Toutes les autres sont des estimations, et elles disent laquelle : nagée en relais, ramenée de l'autre bassin, déduite de tes distances voisines, ou traduite depuis une autre nage.
Une estimation sort toujours avec une fourchette. Sa largeur ne dépend pas du nombre de tes courses mais de l'ACCORD entre les façons de calculer : quand elles tombent d'accord, la fourchette est serrée ; quand elles divergent, elle s'ouvre. Et quand il n'a vraiment pas de quoi répondre, il ne répond pas : la case reste vide plutôt qu'inventée.
⚠️ Sur une épreuve jamais nagée, il peut donc te proposer un temps plus rapide que tout ce que tu as fait. Ce n'est pas une erreur : il n'a aucun chrono à toi pour se retenir. Lis-le comme une estimation.
Amateur généraliste
Comment ça marche Bac
Public visé : un nageur qui s'entraîne sérieusement, ou un jeune entraîneur.
4. Comment il en tire des temps cibles
Il y a deux familles d'allures, et elles ne se substituent jamais l'une à l'autre.
Une course, c'est une distance précise. Une allure physiologique ne dépend d'aucune épreuve.
- L'allure de course. L'entraîneur dit « allure 400 ». Le programme sait quel temps tu vaux sur 400 — parce que tu l'as nagé, ou parce qu'il l'estime — et il en déduit le temps de la répétition demandée.
- L'allure physiologique. L'entraîneur dit « seuil », « VMA », « récupération ». Le programme calcule la vitesse correspondant à cette intensité chez toi, et en déduit le temps.
Une allure de course se situe donc quelque part à l'intérieur d'une allure physiologique — et pas l'inverse. Les confondre fait prescrire une intensité à la place d'un rythme de course.
D'où sortent les vitesses physiologiques
⛔ Il n'y a plus une seule mesure de départ, et c'est le changement le plus important d'août 2026. Avant, tout descendait de la vitesse critique par une cascade de pourcentages. Aujourd'hui il y a trois valeurs, mesurées séparément, sans passage de l'une à l'autre :
| La valeur | D'où elle vient | À défaut |
|---|---|---|
| Ta VMA (référence aérobie) | un n × 200, le milieu d'un 400, ou un 400 entier | un 400 estimé — 79 % des panneaux au 24/08/2026 |
| Ta vitesse critique | un couple 200 / 400 répété, un 12 × 25, ou ton couple 200 / 400 lu sur tes courses | rien : la ligne n'existe pas — 81 panneaux sur 124 |
| Ton seuil | un test de 30 minutes, nu | 88,3 % de ta VMA — 124 panneaux sur 124 |
⭐ Pourquoi aucune passerelle : c'est une question d'âge. Chez un adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil de 4,75 % — c'est la mesure de Dekerle 2005, sur 8 nageurs, et ses auteurs concluent que l'écart est trop grand pour utiliser ces deux grandeurs l'une pour l'autre. Chez l'enfant et l'ado, le même écart tombe à 0,8 à 1,3 % (Toubekis en 2019). Cinq fois moins. Un pourcentage unique ne peut pas servir les deux publics — et si tu lis cette page, tu es probablement du second. On mesure donc chaque valeur pour elle-même, ou on ne l'affiche pas.
⚠️ Et la même source dit une chose qu'il faut lire jusqu'au bout : chez les jeunes, à la vitesse critique, seuls 6 enfants sur 10 et 7 ados sur 10 ont tenu les trente minutes, et le lactate y montait plus haut qu'au seuil. Deux vitesses très proches en valeur, pas en difficulté.
Ta vitesse critique, en particulier
vitesse critique = (400 − 200) mètres ÷ (t400 − t200)
Trois chemins la produisent : le couple 200 / 400 répété (le test dédié, le plus précis) ; le 12 × 25 ; ou ton couple 200 / 400 lu sur tes courses, en crawl ou dans ta propre nage à partir d'un 400 saisi dans cette nage. ⛔ Le test de 30 minutes n'en fait plus partie : il mesure ton seuil. Et si tu es lu en quatre nages, elle peut aussi t'arriver de ton crawl, transposée — ce n'est pas une quatrième mesure, c'est la même valeur exprimée dans une autre nage.
⭐ Une erreur sur ton 400 est amplifiée, et c'est de l'arithmétique. Cette vitesse n'est pas un temps, c'est une différence entre deux temps — et une différence amplifie toujours l'erreur de ses termes : une erreur sur ton 200 est atténuée, la même sur ton 400 est amplifiée. 🔴 Les facteurs chiffrés qui figuraient ici — deux fois sur la borne basse, presque deux sur la vitesse critique — ont été mesurés le 21 août 2026, sur le moteur d'AVANT la coupure, quand un seul 400 servait la VMA et la vitesse critique à la fois. Ils ne décrivent plus le moteur d'aujourd'hui et ont été retirés ; les refaire est un travail de mesure, pas d'écriture. Ce qui reste vrai, et qui suffit à décider : une erreur sur ton 400 en abîme deux autres, séparément — ta VMA quand elle est lue dessus, et ta vitesse critique par le couple. C'est le chrono à ne pas laisser traîner faux.
⛔ Et il faut savoir une chose sur ce couple : ses deux bouts peuvent être des temps estimés. Rien n'exige qu'au moins l'un des deux soit un chrono que tu as nagé. Ce n'est pas un laisser-aller : un estimé est le plus souvent ta propre mesure, transportée — le même 200, nagé récemment dans l'autre bassin, quand la case porte un vieux chrono que le profil a écarté. Le refuser reviendrait à préférer le périmé au récent. Et l'écran le dit : la ligne perd sa marque de mesure et porte le mot estimé. ⭐ Depuis la coupure, un couple bâti sur des estimés n'abîme que cette ligne-là : il ne descend plus vers ton seuil ni vers ta VMA.
⚠️ Autre chose à savoir : cette vitesse-là ne vient pas d'un temps, mais de l'écart entre deux. Partout ailleurs, une valeur bâtie sur un chrono ne peut que ralentir quand tu t'arrêtes. Pas celle-ci : si l'un des deux points bouge sans l'autre, elle accélère. Le programme lit donc, aux deux bouts, tes meilleurs temps, qui ne reculent jamais — ce qui ferme le cas. Ce qui reste ouvert : ces deux meilleurs temps peuvent venir de deux époques, et rien ne date une pente.
Ce qui reste un pourcentage de ta VMA
Trois lignes seulement, et elles le restent parce qu'aucune n'a de protocole de mesure à elle :
- Anaérobie114 %55.40
- Puissance VO₂105 %1:00.02
- VMA / VO₂max100 %1:03.13
- Vitesse critique95 %1:06.35
- Résistance91 %1:09.06
- Seuil (MLSS)88 %1:11.49
- Aérobie (LT1)85 %≤ 1:14.62
- Récupération78 %≤ 1:20.93
Vitesse critique = (400 − 200) m ÷ (4:12.50 − 1:59.80) = 1,507 m/s, d'où vVO₂max = 1,584 m/s. Tout le reste en découle par des pourcentages de la littérature. Le seuil est la seule fourchette — ses deux bords sont deux mesures du même seuil, pas une marge d'erreur. Le seuil aérobie et la récupération sont des plafonds : « ≤ », on ne nage pas plus vite. La vitesse de nage maximale, elle, est mesurée ou absente — ici elle est absente, et rien ne la remplace.
| La ligne, telle qu'elle s'écrit sur ta fiche | Part de ta VMA | D'où vient le pourcentage |
|---|---|---|
| VMA / VO₂max — la référence aérobie | 100 % | c'est elle qu'on mesure ; les trois lignes ci-dessous s'en déduisent, et elles seules |
| Seuil (MLSS) — uniquement à défaut de test de 30 minutes | 88,3 % | Dekerle 2005 |
| Aérobie (LT1) — le haut de la zone facile, un plafond | 84,6 % | Massini 2023 |
| Récupération — un plafond aussi | 78 % | Olbrecht |
⛔ La vitesse critique ne figure plus dans ce tableau. Elle y était à 92,7 %, et c'était un facteur de calcul. Ce n'en est plus un.
Les 92,7 % : un repère, pas un calcul
Le chiffre est publié, mais il ne décrit pas la mesure que fait le programme : dans l'étude, la vitesse critique vient de quatre efforts jusqu'à épuisement nagés à 95, 100, 105 et 110 % de la référence aérobie — pas d'un couple 200 / 400. Deux méthodes, deux objets voisins, et rien n'oblige leur rapport à retomber sur 92,7 %.
⇒ Le programme n'impose donc jamais ce pourcentage : il affiche TON rapport réel, à côté du repère. Mesuré le 24 août 2026 sur les 43 panneaux qui portent les deux valeurs : médiane 94,3 %, du 10ᵉ au 90ᵉ centile de 90,2 % à 99,0 %, extrêmes 89,4 % et 102,0 %. Sept panneaux sur 43 tombent hors de l'intervalle publié. Imposer un pourcentage unique aurait déplacé la moitié des nageurs.
🔴 Et l'ordre entre les lignes n'est pas garanti. On attend une vitesse critique sous la VMA. Au 24 août 2026, quatre panneaux sortent au-dessus, jusqu'à 102 % — tous en quatre nages, tous sur la voie de secours où la vitesse critique arrive du crawl. Le programme ne redresse rien : il signale, et il retire la zone de résistance qui vivait entre les deux.
Les pourcentages viennent de la littérature ; les vitesses viennent de tes temps. ⚠️ Et deux de tes trois valeurs ne sont pas des pourcentages du tout quand elles sont mesurées : ta vitesse critique n'en est jamais un, ton seuil n'en est un que faute de test.
⭐ Un cas à connaître si tu nages le quatre nages. Avant de retenir ton 400 quatre nages comme repère, le programme regarde si tu y es meilleur — face à la population, donc en indice — que sur ton 400 crawl. Si oui, il le garde. Sinon, ton moteur aérobie devient celui de ton crawl, ramené en quatre nages par le rapport des deux références de 400, puis borné par ton 400 quatre nages démontré.
Deux points à connaître :
- Le seuil n'est pas la vitesse critique. La vitesse critique est plus rapide — d'environ 5 % chez un adulte entraîné, mais de 1 % seulement chez un jeune. ⛔ L'écart n'est donc pas une constante, et le programme ne convertit jamais l'une en l'autre. Prescrire « le vert » sur la vitesse critique brute fait nager trop vite.
- Le seuil s'affiche en VALEUR UNIQUE. Il sortait autrefois en fourchette, avec un second bord « où tomberait un test de 30 minutes ». Ce bord se fabriquait en enchaînant les pourcentages de la chaîne : il a disparu avec elle. ⭐ Et un test de 30 minutes réellement nagé ne pose plus un bord — il pose ton seuil, directement, et il prime sur les 88,3 %.
- Deux lignes seulement sont des plafonds : la récupération et la nage en amplitude — les deux du bas. Là, la consigne n'est pas « fais ce temps » mais « ne va pas plus vite que ça », et être plus lent est normal : c'est même ce qu'on te demande. Elles portent un « ≤ » sur ta séance.
- ⚠️ La vitesse critique n'est pas un plafond — c'est un plancher. Elle marque le bas de la zone dure, pas son toit : au-dessus d'elle, ton lactate ne se stabilise plus. La lire à l'envers ferait nager trop lentement une séance qui demande d'y aller.
Deux intensités de plus s'intercalent — la puissance aérobie et la résistance. Elles ne viennent pas d'un pourcentage : elles se lisent sur ta propre courbe vitesse-durée, entre les deux valeurs qui les encadrent. Elles sont affichées au panneau, marquées comme interpolées, avec leur distance maximale.
⚠️ Mais la résistance n'a pas toujours deux valeurs pour l'encadrer. Sa borne haute est la vitesse critique — celle qui manque sur 81 panneaux sur 124. Le programme recule alors d'un cran : la borne haute devient ta VMA, et la lecture se fait sur un intervalle plus large, donc plus grossièrement. ⛔ Aucune vitesse critique n'est inventée pour boucher le trou. Et si les deux bornes ressortent à l'envers, la ligne disparaît plutôt que de rendre un nombre qui ne veut rien dire.
⚠️ Sur la colonne « distance max », une précision qui change la lecture. Ta propre courbe n'est consultée que pour les allures au moins aussi rapides que ta vitesse critique. En dessous — résistance, seuil, aérobie — la distance affichée vient d'un repère de population.
Quand le programme n'a vraiment pas de quoi ancrer tout ça, il masque le panneau plutôt que d'afficher des zones inventées.
La correction de virages
Une allure de course est établie sur une course, dont la moyenne inclut les virages — et un virage coûte du temps. Une répétition plus courte fait moins de rotations que la course n'en faisait sur la même distance.
Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.
On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas.
En bassin de 25 m, un 200 compte 7 virages, soit 1,75 par tranche de 50 ; un 50 nagé seul en compte 1. Différence : 0,75. En bassin de 50 m : 3 virages pour le 200, soit 0,75 par tranche de 50, contre 0 pour le 50 seul. Différence : 0,75 encore — d'où l'indépendance au bassin.
La coulée, elle, est présente dans tous les 50, répétition comme course : elle s'annule. Seule la rotation au mur reste, et le temps qu'elle coûte dépend de la nage — la figure ci-dessus donne les valeurs que le programme applique. Leur direction et leur ordre sont publiés ; les montants exacts, eux, sont notre calage, et ils restent réglables.
Conséquence contre-intuitive : le virage ouvert (brasse, papillon) coûte plus que la culbute (crawl, dos). L'impression inverse vient du pull-out de brasse, qui est de la coulée — donc exclu du compte.
⚠️ Cette correction ne s'applique qu'aux allures de course. Une cible d'intensité n'est pas une course raccourcie, c'est une vitesse à tenir : elle n'est pas corrigée.
Les deux bornes
Une borne en haut : on ne te demande pas plus vite qu'un temps déjà nagé. Si le calcul d'une allure de course sort plus rapide que ton chrono sur cette distance, c'est le chrono qui prime. La référence est ton temps du moment : tant que tu cours, c'est ton record ; après un long arrêt, ce peut être plus lent.
⚠️ Cette borne ne protège que les distances déjà nagées. Sur une épreuve jamais faite, il n'y a pas de chrono à opposer au calcul, et les cibles d'intensité n'en ont aucune. Le programme ne promet pas de ne jamais dépasser le démontré : il promet de ne pas le dépasser là où un démontré existe.
Une borne en bas : on ne descend pas indéfiniment. Il existe une vitesse de croisière en dessous de laquelle une allure de course n'a plus de sens, même sur très long. Elle se lit sur ta pente : un fondeur, qui décroche peu, l'a plus haut qu'un sprinteur. Et s'il n'y a pas assez de matière pour établir un type, le programme n'applique pas de plancher du tout plutôt que d'en inventer un.
Elle se recalcule, et voici avec quoi : vitesse de croisière = k × ta vitesse critique, avec k = 0,93 pour un fondeur franc, 0,86 pour un polyvalent et 0,80 pour un sprinteur franc — et une valeur intermédiaire partout entre les trois, sans palier. ⚠️ Seul le 0,93 est mesuré (sur l'équipe de France d'eau libre) ; les deux autres sont nos propres amplitudes, bornées par le sens physiologique. Ce qui compte ici, c'est l'ordre — pas la troisième décimale.
⚠️ Et si tu n'as pas de vitesse critique, cette borne ne s'applique pas du tout. C'est le cas de 81 panneaux sur 124 au 24 août 2026. Le programme ne fabrique aucune vitesse critique de remplacement pour tenir la borne : il la désactive, et ta cible reste ce que le calcul d'allure rend, sans plancher. Une borne inventée serait pire qu'une borne absente.
Et quand il manque un temps ?
Le programme estime, ou refuse. Et il refuse pour de bon : « rien » veut dire rien du tout — pas un temps sec, pas une fourchette large.
Les conditions sont chiffrées, et elles diffèrent selon le bout de la distance :
- sur le fond — 400, 800, 1500 : il faut au moins une course sur une distance de fond dans ce bassin, et deux façons de calculer qui répondent. Sinon, rien. Le motif est un cas réel : sur un nageur dont toutes les ancres de fond étaient trop vieilles, la courbe s'ajustait parfaitement et rendait un 1500 jamais nagé avec une fourchette d'une seconde. Une courbe parfaite sur trois points d'une autre époque n'est pas une connaissance.
- sur les distances courtes — 50, 100, 200 : il faut la même épreuve dans l'autre bassin, ou deux voisines qui l'encadrent, une plus courte et une plus longue. Sinon, rien.
Ce que vaut une estimation, et c'est mesuré. On retire au programme une des marques qu'il connaît, on lui demande de la retrouver avec les autres, et on regarde de combien il se trompe :
| Ce dont tu disposes | Erreur du programme |
|---|---|
| des marques qui se suivent du 50 au 800 | 0,5 % |
| une couverture ordinaire | 2,4 % |
| trois temps seulement, très éloignés | 6 à 9 % |
Mesuré le 20 août 2026, sur sept nageurs et quarante-trois relectures — petit échantillon, la mesure se refera quand la base s'élargira.
Le repère qui donne le sens de ces chiffres : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre sans que rien ne change chez lui. Bien couvert, l'erreur du programme est donc du même ordre que le bruit d'une compétition ; mal couvert, elle est plusieurs fois plus grande. La fiabilité n'est pas une qualité du programme : c'est la densité de tes données.
Hors crawl, cette fourchette n'est pas centrée, et c'est voulu : elle s'ouvre plus du côté lent que du côté rapide — c'est de ce côté-là qu'on sous-performe. Et le programme perd sa confiance bien plus vite en prolongeant vers le long qu'en prolongeant vers le court. ⚠️ Ces largeurs sont les nôtres : aucune source ne dit quelle largeur devrait avoir la bande d'une estimation.
Toute estimation sort donc avec une fourchette, jamais avec un point sec — parce que la performance ne dépend pas que de la physiologie. À état de forme égal, on peut faire une très bonne course ou une moins bonne : la gestion, la technique, le stress. C'est cet écart-là qu'on encadre. ⚠️ Sur le fond, sa largeur ne mesure PAS la quantité de tes données : c'est l'écart entre les façons de calculer. Deux façons qui tombent d'accord donnent une fourchette serrée — jusqu'à moins d'une seconde sur un 800 m — même si le programme n'a que peu de matière sur toi. Leur accord est une mesure de précision ; il ne dit rien du volume.
⛔ À la même date, une estimation n'est jamais plus lente qu'un temps que tu as réellement nagé sur l'épreuve. Si elle ressortait plus lente, c'est le réel qui gagne : la case affiche ce chrono.
⛔ Sur 50, 100 et 200 m, ton chrono gagne aussi dans un second cas : quand l'estimation est plus rapide, mais tombe dans sa propre fourchette. L'écart entre les deux est alors plus petit que la précision annoncée — autrement dit le programme ne sait pas les départager. Il ne prétend donc pas valoir mieux que ce que tu as nagé : c'est ton temps qui est retenu, avec sa date. ⚠️ Une course que le profil a mise de côté n'est jamais reprise par cette règle : on n'écarte pas une course d'un côté pour s'en servir de l'autre.
⚠️ Sur le fond — 400, 800, 1500 — cette règle ne s'applique pas, et ce n'est pas un oubli. Là, l'estimation ne convertit pas le même temps : elle le déduit de tes AUTRES distances, et sur ce terrain elle voit juste. Mesuré sur 1 113 courses de 7 nageurs, en demandant au programme ce qu'il annonçait la veille de chaque course : là où la règle s'applique, les deux réponses se valent (1,86 s contre 1,92 s d'erreur typique) ; ailleurs, l'estimation l'emporte 34 fois sur 38, avec une erreur quatre fois plus petite.
⚠️ Et « à la même date » n'est pas une précaution : c'est la règle. Si tu arrêtes plusieurs années, ta case peut afficher un temps plus lent que le chrono que tu as nagé — et ce n'est pas une contradiction. ⭐ Sur 50, 100 et 200 m elle ne le fera que si l'écart est net : tant que ton chrono tombe dans la fourchette, c'est LUI qui reste affiché (voir juste au-dessus). Ton chrono est de son époque ; ta case dit ce que tu vaux aujourd'hui, décote comprise. Ton meilleur temps, lui, ne bouge pas d'un centième : la décote est une couche par-dessus, elle ne le touche jamais.
Chaque case dit d'où elle vient
Six mots, à l'écran, en toutes lettres. Un seul n'est pas une estimation.
| Le mot | Ce qu'il dit |
|---|---|
| nagé | tu as nagé cette distance, dans ce bassin — le seul qui ne soit pas une estimation |
| relais | tu l'as nagée en relais, ramenée à un départ du plot |
| converti | la même épreuve, nagée dans l'autre bassin, ramenée ici |
| prolongé | lu sur tes distances voisines, dans la même nage |
| traduit | lu sur une autre nage, et transposé |
| profil d'époque | ta dernière course sur cette épreuve, replacée dans ton profil d'aujourd'hui |
— ou rien, quand la matière ne suffit pas.
Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu : il se recalcule quand le moteur évolue. Un meilleur temps, lui, ne bouge pas.
⛔ Et une nage que tu as abandonnée maintient : elle ne monte jamais toute seule. Quand le programme replace une vieille course dans ton profil d'aujourd'hui, il tient compte de ce que tes autres épreuves ont fait depuis. Sur une nage que tu n'as plus jamais nagée, ce serait un progrès emprunté — ton dos monterait parce que ton crawl a progressé. Il ne le fait donc pas. En revanche, si ton profil baisse, elle baisse avec : rien n'oblige une nage abandonnée à mieux résister que le reste.
Viser un temps
L'entraîneur peut fixer un temps visé sur une épreuve, à une échéance : « 200 dos en 1:58 au 20 décembre ». Le programme re-dérive alors les allures de cette épreuve comme si tu valais ce temps-là. Rien de ton profil n'est touché : l'objectif s'affiche à côté, il ne le remplace pas. Et un objectif dont l'échéance est passée ne prescrit plus rien.
Professionnel
Comment ça marche Coach terrain
Public visé : un entraîneur qui découvre le produit. Profondeur par défaut de la page.
Les indices sont écrits en points. Le programme compare chaque temps à une référence et en tire un indice. Il l'affiche multiplié par mille, pour qu'il se lise comme un nombre entier : 1000 = le niveau du 20ᵉ Français de sa catégorie. Ce n'est pas un maximum — on peut le dépasser.
4. Comment il en tire des temps cibles
C'est le livrable. Deux régimes, et ils ne se mélangent pas.
- Anaérobie114 %55.40
- Puissance VO₂105 %1:00.02
- VMA / VO₂max100 %1:03.13
- Vitesse critique95 %1:06.35
- Résistance91 %1:09.06
- Seuil (MLSS)88 %1:11.49
- Aérobie (LT1)85 %≤ 1:14.62
- Récupération78 %≤ 1:20.93
Vitesse critique = (400 − 200) m ÷ (4:12.50 − 1:59.80) = 1,507 m/s, d'où vVO₂max = 1,584 m/s. Tout le reste en découle par des pourcentages de la littérature. Le seuil est la seule fourchette — ses deux bords sont deux mesures du même seuil, pas une marge d'erreur. Le seuil aérobie et la récupération sont des plafonds : « ≤ », on ne nage pas plus vite. La vitesse de nage maximale, elle, est mesurée ou absente — ici elle est absente, et rien ne la remplace.
Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.
Allure de course ≠ allure physiologique
- Une allure de course se rapporte à une distance précise. « Allure 400 » veut dire : le rythme auquel ce nageur nagerait son 400. C'est une valeur.
- Une allure physiologique ne dépend d'aucune épreuve. « Seuil », « VMA », « récupération » décrivent une intensité, pas une course.
Une allure de course se situe donc quelque part dans une allure physiologique — et pas l'inverse. Confondre les deux fait prescrire une intensité à la place d'un rythme de course.
Les différences de traitement, terme à terme :
| Allure de course | Allure physiologique | |
|---|---|---|
| Point de départ | le temps de course du nageur sur cette distance | la vitesse de l'intensité |
| Correction de virages | oui | non — ce n'est pas une course raccourcie |
| Plancher « pas plus vite que son moment » | oui | non |
| Borne haute | — | la distance tenable : au-delà, pas de cible |
| Sens | un temps à atteindre | un repère d'intensité |
Le tableau des ancres porte d'ailleurs sa mise en garde dans son titre : repères d'intensité — pas des cibles de course.
Le squelette physiologique, ancré sur le nageur
⛔ Il n'y a plus une seule mesure de départ, et c'est le changement du 23 août 2026. Le panneau reposait sur la vitesse critique, dont tout le reste descendait par des pourcentages. Aujourd'hui il repose sur trois ancres mesurées séparément, sans passage de l'une à l'autre :
| L'ancre | D'où elle vient | À défaut |
|---|---|---|
| Référence aérobie (VMA) | un n × 200, les 300 m du milieu d'un 400, ou un 400 entier | un 400 estimé — 79 % des panneaux au 24/08/2026 |
| Vitesse critique | un couple répété 200 / 400, un 12 × 25, ou le couple 200 / 400 lu sur ses courses | rien : la ligne n'existe pas — 81 panneaux sur 124 |
| Seuil | un T30 mesuré, nu | 88,3 % de la VMA — 124 panneaux sur 124 |
⭐ Pourquoi aucune passerelle, et c'est une question d'âge. Chez l'adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil de 4,75 % (Dekerle et Pelayo, 2005, sur 8 nageurs — leurs auteurs concluent que l'écart est trop grand pour utiliser les deux grandeurs l'une pour l'autre). Chez l'enfant et l'adolescent, l'écart tombe à 0,8-1,3 % (Toubekis, 2019). Cinq fois moins — et un groupe est majoritaire dans nos bassins. Aucune conversion fixe ne peut servir les deux : on mesure chaque ancre pour elle-même, ou on ne l'affiche pas.
⚠️ Et il faut le savoir avant de lire la suite : au 24 août 2026, aucun test n'a encore été saisi sur la base — zéro T30, zéro 12 × 25, zéro couple répété, zéro n × 200. Les protocoles sont câblés ; ce qui fait tourner le panneau aujourd'hui, ce sont les courses.
La vitesse critique en particulier
Elle se calcule sur deux temps du nageur — son 200 et son 400, dans la même nage : la vitesse la plus élevée soutenable en régime aérobie. Deux meilleurs temps séparés, jamais un passage du 400.
⭐ Et pour un nageur lu en quatre nages, une porte de plus. Avant de retenir son 400 quatre nages comme repère aérobie, le programme regarde s'il y est meilleur, face à la population, que sur son 400 crawl — c'est une comparaison d'indices, pas de chronos. Si oui, le 400 quatre nages est gardé. Sinon, son moteur aérobie devient celui de son crawl, transposé en quatre nages par le rapport des deux références de 400 (donc ralenti), puis borné par son 400 quatre nages démontré. Si l'un des deux 400 manque, rien à comparer : on garde le quatre nages. ⚠️ Conséquence à connaître : deux nageurs au même 400 quatre nages reçoivent des zones différentes selon la force de leur crawl. Le motif est assumé — le 400 quatre nages n'a jamais été qualifié comme marqueur aérobie par une mesure (la seule citation du corpus est une revue narrative, sans nageur mesuré, extrapolant depuis du 400 crawl) : on ne s'appuie dessus que là où il lit mieux le nageur que son crawl. ⛔ Et la porte n'est pas la spécialité : un cas de notre parc est spécialiste de brasse et pourtant meilleur, en indice, sur son 400 quatre nages.
Trois chemins la produisent : le couple répété 200 / 400 (le test dédié, le seul dont l'erreur soit publiée) ; le 12 × 25, converti par sa régression publiée ; ou le couple 200 / 400 lu sur les courses, en crawl ou dans sa propre nage pour un spécialiste dos, brasse ou papillon à partir d'un 400 saisi dans cette nage — la seule façon propre de lui donner une ancre aérobie sans emprunter au crawl. ⛔ Le T30 n'en fait plus partie : il mesure le seuil (voir Pourquoi le T30 va au seuil). Et un nageur lu en quatre nages peut la recevoir de son crawl, transposée — ce n'est pas un quatrième chemin, c'est la même valeur dans une autre nage.
⚠️ Quand aucun chemin n'aboutit, la ligne n'existe pas. Le programme ne pose aucune vitesse critique par défaut — ni à 92,7 % de la VMA, ni ailleurs. Au 24 août 2026 : 81 panneaux sur 124 sans ligne de vitesse critique, très majoritairement en dos, brasse et papillon, qui n'ont pas de 400 en compétition. Ce que ça change en aval est écrit plus bas, sur la zone de résistance et sur la borne basse des allures.
⛔ Et l'un des deux temps du couple peut être un ESTIMÉ — les deux, même. Rien n'exige qu'au moins l'un soit un chrono nagé. Le motif est bon : un estimé est le plus souvent une mesure transportée — typiquement le même 200, nagé récemment dans l'autre bassin, quand la case porte un vieux chrono que le profil a écarté. Refuser ça reviendrait à préférer le périmé au récent. Trois gardes seulement : l'estimé doit venir d'une classe où le profil n'a pas bougé (un estimé de déclin est refusé), il ne doit pas s'appuyer sur l'autre temps du couple (anti-circularité, et une provenance non traçable est refusée en bloc), et le couple doit rester monotone. L'écran le dit : la ligne de vitesse critique perd sa marque de mesure et porte le mot estimé.
⚠️ Une pente ne se comporte pas comme un temps. Ailleurs, une ancre bâtie sur un chrono ne peut que ralentir quand le nageur s'arrête. Pas celle-ci : elle vient de l'écart entre deux points, et si l'un bouge sans l'autre, elle accélère. Mesuré le 31/07 sur la base, chez des nageurs en silence : 40 ancres accélérées, jusqu'à 9,11 s de moins aux 100 m. Ce cas-là est fermé — la vitesse critique est une ancre de NIVEAU, elle lit donc aux deux bouts des meilleurs temps, qui ne reculent jamais. Ce qui reste ouvert, et n'est pas tranché : ces deux meilleurs temps peuvent venir de deux époques. Le programme ne date pas une pente, et aucune source ne dit comment le faire.
⭐ Une erreur sur le 400 est amplifiée — et c'est de l'arithmétique
La vitesse critique n'est pas un temps : c'est une différence entre deux temps. Une différence amplifie toujours l'erreur de ses termes — ce n'est pas un défaut du programme, c'est une propriété de la soustraction. Et elle n'amplifie pas les deux pareil : le poids de chaque temps dans la différence décide, donc le 400, qui est le plus grand des deux, pèse plus que 1 et le 200 moins.
Refait ancre par ancre le 24/08/2026. La mesure d'avant datait du 21/08 et portait sur le moteur couplé, où un seul 400 servait la référence aérobie ET la vitesse critique : elle annonçait × 1,9 sur les deux à la fois. Depuis la coupure du 23/08, le 400 alimente trois choses différentes, et rien n'oblige plus les trois à bouger ensemble. On a donc dégradé de 2 % la lecture de son 400 crawl — une dégradation appliquée au chiffre pour voir ce qui bouge en aval, jamais un jugement sur la course : personne ne nage un 400 « faux » — puis relu chaque ancre séparément :
| L'ancre | Sur quoi elle se lit | Nageurs | Effet d'un 400 crawl dégradé de 2 % |
|---|---|---|---|
| Référence aérobie (VMA) | le 300 m du milieu de son 400 | 9 / 13 | rien — 0,00 % : le milieu se lit sur les passages, pas sur le temps final |
| un 400 estimé | 4 / 13 | 1,74 à 2,02 % — × 0,9, la chaîne atténue | |
| Vitesse critique | le couple 200/400 | 9 / 13 | 3,55 à 3,95 % — × 1,8 à 1,9, la chaîne amplifie |
| Seuil | déduit de la VMA, faute de T30 | 13 / 13 | ce que fait la VMA, ni plus ni moins |
MESURÉ le 24/08/2026 sur les 13 nageurs de la base portant un 400 crawl retenu au profil, chaque chrono dégradé dans une transaction annulée aussitôt — empreinte des temps identique avant et après. Réponse symétrique : × 1,81 quand le chrono ralentit, × 1,94 quand il accélère. ⭐ Le × 1,9 survit, mais sur la seule vitesse critique — et il n'a rien d'une surprise : c'est le poids du 400 dans la soustraction, retrouvé de bout en chaîne. Ce qui tombe, c'est le « et la référence aérobie » : chez deux nageurs sur trois, la VMA ne bouge plus du tout. ⚠️ Et le facteur dépend du nageur : plus son 200 et son 400 sont proches en allure, plus la différence est petite et plus le facteur monte.
⭐ En pratique, dans les termes d'aujourd'hui : une erreur de 2 % sur le 400 crawl en abîme DEUX autres, séparément. La référence aérobie quand c'est sur lui qu'elle se lit — 4 nageurs sur 13, ceux à qui il manque justement un vrai 400, mesuré le 24/08/2026 — et la vitesse critique du couple, où il pèse plus lourd que le 200 par la seule arithmétique de la soustraction. Ce n'est plus « toute la chaîne » : ce sont deux ancres atteintes chacune par sa voie. Le conseil de terrain ne change pas d'un mot — c'est le chrono à ne pas laisser traîner faux, et, quand il manque, celui qu'il vaut mieux faire nager que laisser estimer.
Un filtre d'entrée qui compte : la dérivation aérobie ne lit jamais une marque de moins de 50 m — et l'exclusion du 15 et du 25 est sourcée : le 15 m plongé est majoritairement subaquatique, le 25 m tombe sur le pic de puissance glycolytique vers douze secondes. ⚠️ Que le 50, lui, reste éligible est une décision : il est à la frontière, et c'est nous qui la plaçons de ce côté-là. Un 15 ou un 25 m départ plongé raidissait la loi de puissance et coûtait 4,4 à 7,4 % d'allure aérobie.
Les six lignes du panneau d'ancres :
| Ancre | Position | Forme |
|---|---|---|
| Vitesse de nage (max) | mesurée ou absente | valeur |
| Anaérobie | le 100 du nageur | valeur |
| VMA (~400 m) | 100 % — le repère | valeur |
| Vitesse critique | mesurée — jamais un % de la VMA. Le 92,7 % publié n'est affiché qu'en repère, à côté du rapport réel du nageur | valeur, ou absente |
| Seuil | un T30 mesuré ; à défaut seulement, 88,3 % de la VMA | valeur unique |
| Seuil aérobie | 84,6 % | ⭐ plafond |
| Récupération | ~78 % | ⭐ plafond |
Les pourcentages viennent de la littérature. Les vitesses viennent des temps du nageur. ⚠️ Mais toutes les lignes ne sont pas des pourcentages : la vitesse critique n'en est jamais un, et le seuil n'en est un que faute de T30. Seuls le seuil aérobie, la récupération et le seuil en repli se lisent en % de la référence aérobie.
Les 92,7 % : un repère, pas un facteur
Le chiffre est publié, mais il ne décrit pas la mesure que fait le programme : dans l'étude, la vitesse critique vient de quatre efforts jusqu'à épuisement nagés à 95, 100, 105 et 110 % de la référence aérobie — pas d'un couple 200 / 400. Deux méthodes, deux objets voisins, et rien n'oblige leur rapport à retomber sur 92,7 %.
⇒ Le programme affiche donc le rapport RÉEL du nageur, à côté du repère. Mesuré le 24/08/2026 sur les 43 panneaux qui portent les deux ancres : médiane 94,3 %, du 10ᵉ au 90ᵉ centile de 90,2 % à 99,0 %, extrêmes 89,4 % et 102,0 %. Sept panneaux sur 43 sortent de l'intervalle publié. Imposer un pourcentage unique aurait déplacé la moitié du parc.
🔴 Et l'ordre entre les ancres n'est pas garanti. On attend une vitesse critique sous la VMA. Au 24/08/2026, quatre panneaux sortent au-dessus, jusqu'à 102 % — tous en quatre nages, tous sur la voie de secours où la vitesse critique arrive du crawl. ⛔ Le programme ne redresse rien : réordonner deux mesures serait maquiller une donnée. Il signale l'inversion et retire la zone de résistance qui vivait entre les deux.
Deux intensités de plus, calculées autrement : la puissance aérobie (~1-3 min) et la résistance (~15-30 min). Elles ne viennent pas d'un pourcentage : elles se lisent sur la courbe vitesse-durée du nageur, entre les deux ancres qui les encadrent, à la durée d'effort de leur domaine. Elles sont affichées au panneau, marquées comme interpolées, avec leur distance maximale — ce sont des cibles de séance à part entière.
⚠️ Mais la résistance n'a pas toujours deux ancres pour l'encadrer, et c'est le cas le plus fréquent. Sa borne haute est la vitesse critique — absente sur 81 panneaux sur 124 au 24/08/2026. Le programme recule alors d'une ancre : la borne haute devient la référence aérobie, et l'interpolation se fait sur un intervalle plus large. ⛔ Aucune vitesse critique n'est inventée pour boucher le trou — on change de borne, on ne pose pas 92,7 % de la VMA. La ligne existe donc toujours (elle est prescrite en séance, elle ne peut pas s'évaporer sur les deux tiers du parc), mais elle est lue plus grossièrement. C'est le prix, assumé, de deux appuis au lieu de trois.
⛔ Et si les deux bornes ressortent à l'envers, la ligne disparaît plutôt que de rendre un nombre qui a l'air normal et ne veut rien dire. Le drapeau d'inversion dit pourquoi.
Trois formes différentes, et chacune a sa raison :
- L'ancre du seuil est une VALEUR UNIQUE. Ce qui est prescrit — en séance comme sur la fiche — c'est le T30 mesuré quand il existe, et 88,3 % de la référence aérobie sinon. ⛔ La fourchette a disparu. Le seuil s'affichait autrefois encadré, avec un second bord « où tomberait un test de 30 minutes » ; ce bord se fabriquait en enchaînant les pourcentages de la chaîne (0,927 ÷ (1,032 × 0,883)), et il est parti avec elle. Une seule valeur, et l'écran dit d'où elle vient. ⭐ Et un T30 réellement nagé ne pose plus un bord : il pose LE seuil. Il ne touche pas à la vitesse critique, rien ne se redéduit derrière, et il prime sur les 88,3 % — c'est une mesure contre un pourcentage.
- Deux lignes — et deux seulement — sont des plafonds : la récupération et la nage en amplitude (le seuil aérobie, LT1). On ne nage pas plus vite que ça. Le seuil aérobie est le haut de la zone facile (Massini / Toubekis) ; la récupération est un plafond conservateur (Olbrecht). Ce sont les deux zones que votre référentiel d'intensité déclare ainsi, et le moteur ne porte pas un drapeau de plus. ⚠️ La vitesse critique, elle, est un PLANCHER — celui du domaine sévère : le bas de la zone, pas son toit. Au-dessus d'elle, le lactate ne se stabilise plus. La confondre avec un plafond ferait prescrire « pas plus vite » là où le référentiel dit « à partir d'ici ». Toutes les autres lignes sont des intensités à tenir : le temps écrit est un temps à réaliser. ⚠️ Où le « ≤ » se voit, et où il ne se voit pas : il est écrit devant les temps cibles de séance. Dans le panneau d'ancres, ces deux lignes sortent en valeur simple, et le « ≤ » n'y apparaît que sur la colonne « Dist. max ». La forme est la même des deux côtés ; c'est son écriture qui diffère. Et une propriété qui en découle : un plafond ne s'efface jamais. Une valeur simple disparaît quand la répétition dépasse la distance tenable ; un plafond, non — il reste prescriptible.
- Les autres sortent en valeur unique.
Deux points qu'un entraîneur doit connaître :
- Le seuil n'est pas la vitesse critique : elle est plus rapide. ⛔ Mais l'écart n'est pas une constante — environ 5 % chez l'adulte entraîné, 1 % seulement chez l'enfant et l'adolescent. C'est précisément pourquoi le programme ne convertit jamais l'une en l'autre. Prescrire « le vert » sur la vitesse critique brute fait nager trop vite, quel que soit l'âge.
- La vitesse de nage maximale est mesurée ou absente. Plus de repli : ni le 15 m plongé, majoritairement subaquatique, ni le 50, qui contient un départ et un finish. Une case vide qui invite à mesurer vaut mieux qu'une valeur fabriquée présentée comme une capacité. Le 15 m reste affiché, comme repère séparé — il n'alimente aucune allure.
« Distance max » a trois sens, et la bulle dit lequel : mesure (« cette vitesse a été tenue sur X m, et c'est tout ce qu'on en sait »), courbe (lue sur sa propre courbe vitesse-durée), filière (sa courbe ne va pas jusque-là — repère de population). Toujours un repère, jamais une limite imposée.
⛔ Mais ces trois provenances ne sont pas ouvertes à toutes les lignes, et il faut le savoir avant de lire la colonne. La courbe du nageur n'est consultée que pour les allures au moins aussi rapides que sa vitesse critique. En dessous — résistance, seuil, aérobie — elle ne l'est jamais : la distance affichée vient toujours du repère de population, même chez un nageur très bien couvert. Sa courbe est bâtie sur ses meilleurs temps, c'est-à-dire des efforts maximaux ; lue à l'envers sous la vitesse critique, elle répondrait à une question sur laquelle elle n'a aucune information — dans le domaine lourd, ce qui limite la tenue n'est plus la relation distance-temps. MESURÉ le 14/08 : 22 cases changent, aucune ne devient vide, et toutes les tenues impossibles tombent — un seuil qui annonçait 528 m, soit 5,6 min, pour une filière déclarée 30-60 min. ⚠️ La frontière est en intensité, pas une liste : l'anaérobie suit le 100 m réel du nageur, et un 100 faible pour son 400 peut la faire basculer.
La correction de virages
La cible naïve — distance de répétition ÷ vitesse d'allure — est fausse, et c'est une erreur classique. Un 50 à « allure 200 » n'est pas le quart du 200.
Le mécanisme est un compte de virages. En bassin de 25, un 200 compte 7 virages, soit 1,75 par tranche de 50 ; un 50 nagé seul en compte 1. Différence : 0,75. En bassin de 50 : le 200 en a 3, soit 0,75 par tranche de 50 ; le 50 seul, 0. Différence : 0,75 encore. Même nombre dans les deux bassins — d'où l'indépendance au bassin.
Et la coulée s'annule vraiment, ça se compte. Par tranche de 50 m, le 200 en petit bassin porte 1,75 coulées de virage plus un quart de plongeon (amorti sur quatre tranches) = 2,0 ; le 50 seul porte 1 plongeon et 1 coulée = 2,0. En grand bassin : 1,0 des deux côtés. Ce qui ne s'annule pas, c'est la rotation au mur — et elle coûte du temps.
Le programme rend donc à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas. La course les paie 0,75 fois de plus par tranche de 50 ; la répétition doit être plus rapide d'autant.
Conséquence contre-intuitive mais juste : le virage ouvert (brasse, papillon) est plus lent que la culbute (crawl, dos). L'impression inverse vient du pull-out de brasse, qui est de la coulée — donc exclu du compte.
Le temps rendu dépend de la nage : un virage ouvert — brasse, papillon — coûte plus qu'une culbute. La direction et l'ordre sont publiés (David 2022 : temps de contact au mur et phase de rotation) ; les montants appliqués, eux, sont notre calage — non sexués, calibrables, et reproduisant les repères de terrain. ⛔ À ne pas lire comme une mesure : la source est sexuée, le moteur ne l'est pas. L'exemple chiffré est calculé plus haut, sur le nageur de démonstration.
⚠️ Ne pas confondre avec l'écart 25 m / 50 m, qui est une grandeur différente et mesurée autrement.
Les deux bornes
Borne haute : pas plus vite que ce qu'il vaut au moment regardé.
Et la référence n'est pas le record — c'est le temps du moment. Un record est le minimum de tous ses chronos : il ne redescend jamais, donc une cible bornée par lui ne pourrait structurellement pas dire « à la baisse » après un arrêt. Le programme lit donc le temps représentatif de l'époque regardée, qui est toujours supérieur ou égal au record : il ne peut que ralentir une cible, jamais l'accélérer. Le libellé suit : « plancher = son 200 m du moment », pas « record 200 m ».
⚠️ À ne pas comprendre de travers : chez un nageur qui court toujours, ce temps du moment EST son record. Depuis une décision du 31 juillet 2026 — « le meilleur ne s'efface pas » — le représentatif d'un nageur actif est son meilleur temps, borné à la date regardée. La distinction ne se voit donc que là où elle sert : chez un nageur qui a cessé de démontrer son niveau.
Le principe reste : un temps nagé est une observation, une estimation est une inférence. Une inférence ne domine pas une observation.
⚠️ Mais cette borne ne couvre pas tout, et il faut le dire : les cibles d'intensité n'en ont aucune, et une épreuve jamais nagée n'a pas de record pour la borner. Le programme ne promet pas de ne jamais dépasser le démontré ; il promet de ne pas le dépasser là où un démontré existe.
Borne basse : la vitesse de croisière. Une cible n'est pas non plus arbitrairement lente : en dessous d'une allure de croisière, l'exercice change de nature. Ce plancher se lit sur le type, de façon continue — un fondeur, qui décroche peu, l'a plus haut qu'un sprinteur. Il ne mord que rarement.
Et il se recalcule : vitesse de croisière = k × vitesse critique, avec k = 0,93 chez un fondeur franc, 0,86 chez un polyvalent et 0,80 chez un sprinteur franc, interpolé continûment entre les trois sur la pente. ⚠️ Seul le 0,93 est mesuré (équipe de France d'eau libre) ; les deux autres sont des amplitudes maison, bornées par le sens physiologique. Le sens, lui, tient : l'enjeu de ce plancher est la monotonie, pas la troisième décimale. ⛔ Sans type tenu, pas de pente, donc aucun k, donc pas de borne basse du tout — elle ne se remplace par rien. ⚠️ Et sans vitesse critique non plus : la formule en a besoin, et cette ancre manque sur 81 panneaux sur 124 au 24/08/2026. Le programme ne fabrique alors aucune vitesse critique de substitution pour tenir la borne — il la désactive, et la cible sort sans plancher. Une borne inventée serait pire qu'une borne absente.
Quand un temps manque
Le programme estime — ou refuse.
Sur le crawl, il classe d'abord chaque case existante contre un plafond aérobie (son meilleur indice sur les distances de 400 et plus, sur les trois dernières années) : la case tient, ou elle est en déclin, ou elle est nettement au-dessus de ce que le reste dit — auquel cas elle est traitée comme une contre-performance si elle est récente, comme une course dépassée si elle est vieille.
Sur les distances courtes, il ne juge jamais contre un plafond aérobie : il juge localement, et seulement si la case est encadrée par deux voisines valides et qu'elle est dans leur creux. Un point extrême de l'échelle n'est jamais jugé — c'est ce qui rend le 50 structurellement intouchable et protège les profils légitimes de sprinteur faible.
Puis il estime, dans cet ordre : le jumeau converti de l'autre bassin, sinon l'interpolation entre deux voisines valides, sinon rien.
Sur les épreuves de fond, un estimateur dédié croise trois routes — qui ne sont pas indépendantes : les deux premières lisent les mêmes chronos, seule la troisième apporte une course que les autres n'ont pas — la continuité de sa courbe aérobie, une droite locale entre les deux ancres les plus proches, et le même chrono lu dans l'autre bassin, ramené ici par sa pénalité de bassin et non celle de la population. Le centre est leur moyenne pondérée par la qualité de chacune : une médiane donnerait le même poids à une vraie course portée d'un bassin à l'autre et à un prolongement de courbe. Un ordre est tenu — un prolongement ne peut pas se déclarer plus certain qu'une conversion présente dans le même vote. Sa fourchette est l'écartement des routes, sans marge ajoutée : de la plus rapide à la plus lente.
Ce qu'il faut pour qu'une case s'affiche, et c'est chiffré :
- sur le fond (400, 800, 1500) — au moins une course sur une distance de fond dans ce bassin, et au moins deux des trois routes qui répondent. Sinon, rien ;
- sur les distances courtes (50, 100, 200) — la même épreuve dans l'autre bassin, ou deux voisines qui l'encadrent, une plus courte et une plus longue. Sinon, rien.
Le quatre nages peut relever le fond. Quand le 400 quatre nages d'un nageur a été nagé dans les trois ans et qu'il vaut mieux que son 400 crawl du même bassin, les estimations de 800 et de 1500 sont encadrées par lui : elles ne descendent pas sous 94 % de son indice, et ne le dépassent pas. Le mécanisme est publié — un 400 quatre nages se nage à peu près à la référence aérobie — mais ce 94 % est un choix.
À MÊME DATE, une estimation ne remplace jamais un temps réellement nagé par un temps plus lent. Si elle ressortait plus lente, c'est le chrono qui gagne, et la case affiche ce chrono. ⚠️ Une seule exception à même date, et elle est ailleurs : la cohérence entre bassins, quand la paire est physiquement impossible (voir plus bas).
⚠️ Les trois premiers mots portent toute la règle. Sans eux, un nageur à l'arrêt la met en défaut en une ligne : sa case affiche un temps plus lent que le chrono qu'il a nagé. Le moteur n'a pas tort — les deux valeurs ne sont pas de la même date. Le chrono est de son époque ; la case dit ce qu'il vaut aujourd'hui, décote comprise. Et la décote est une couche par-dessus : elle ne touche jamais la marque. ⭐ Dans ce programme, presque rien n'est absolu : tout est relatif à une date, à un bassin, à un peloton ou à un état.
⛔ « Rien » veut dire rien du tout. Pas un temps sec, pas une fourchette large. Le motif est un cas réel : sur un nageur dont toutes les ancres de fond étaient trop anciennes, la courbe s'ajustait parfaitement et rendait un 1500 jamais nagé avec une fourchette d'une seconde. Une courbe parfaite sur trois points d'une autre époque n'est pas une connaissance.
Un jeune est lu sur une seule échelle, partout, fond compris — par âge s'il a 21 ans ou moins, adulte si le lecteur a choisi cette lentille. Il n'y a plus d'endroit où les deux se croisent.
Ce que vaut une estimation
Une estimation n'est jamais un point : c'est une plage. Elle a une largeur minimale — le bruit de nage jour à jour ne descend pas en dessous — et elle s'élargit quand le profil a moins de matière. Ce n'est pas une impression : on retire au programme une des marques qu'il connaît, on lui demande de la retrouver avec les autres, et on regarde de combien il se trompe. Sur un nageur dont les marques se suivent du 50 au 800, 0,5 % ; sur une couverture ordinaire, 2,4 % ; sur trois temps seulement, très éloignés, 6 à 9 %. Mesuré chez nous le 20 août 2026, sur sept nageurs et quarante-trois relectures — petit échantillon, la mesure se refera quand la base s'élargira. ⚠️ Et ces trois nombres ne décrivent pas trois qualités de programme : ils décrivent trois densités de dossier. Ils se lisent donc contre ce que ce nageur-là a démontré, pas contre une population. Repère utile : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre.
C'est une indication d'incertitude, pas une garantie case par case. Le programme n'affiche pas d'indicateur de confiance sur ses estimations : un tel indicateur promet de dire où il se trompe le plus, et cette promesse-là, il ne peut pas la tenir. Ce qu'il donne à la place est plus modeste — une plage, et un refus de répondre quand la matière manque.
⚠️ Et la plage n'encadre pas que de la physiologie. Une performance dépend de la gestion de course, de la technique, de l'état de forme, du stress. À forme égale, un nageur peut faire une très bonne course ou une moins bonne. C'est cet écart-là que la plage encadre, pas seulement l'incertitude du calcul.
Chaque case porte sa provenance à l'écran, en un mot : nagé (le seul qui ne soit pas une estimation) · relais · converti de l'autre bassin · prolongé depuis ses distances voisines · traduit depuis une autre nage · profil d'époque pour sa dernière course replacée dans le profil d'aujourd'hui. Ou rien. Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu : il se recalcule quand le moteur évolue, quand un meilleur temps, lui, ne bouge pas.
Hors crawl, au-delà du 400 de spécialité, la fourchette est volontairement ASYMÉTRIQUE : sur une largeur donnée, 0,45 part vers le rapide et 0,60 vers le lent — elle s'ouvre du côté où un nageur peut sous-performer. Elle garde aussi une largeur minimale : même bien entourée, une case n'est jamais rendue sèche. Et la confiance ne décroît pas au même rythme des deux côtés : prolonger vers le court est quasi linéaire, prolonger vers le long l'est beaucoup moins — le programme y perd sa confiance environ trois fois plus vite. ⚠️ Ces largeurs sont à nous : aucune source ne publie la largeur que devrait avoir une bande d'estimation, et le code le déclare lui-même.
⛔ Et une nage abandonnée maintient : elle ne progresse jamais toute seule. Quand le programme replace une vieille course dans le profil d'aujourd'hui, il lui applique le décalage mesuré sur les épreuves voisines — donc sur les autres nages. Sur une nage plus jamais nagée depuis, ce décalage serait un bonus de progression emprunté : le dos monterait parce que le crawl a progressé. Un décalage positif y est donc ramené à zéro ; un décalage négatif, lui, passe — rien n'oblige une nage abandonnée à mieux résister que le reste. ⚠️ L'asymétrie est voulue, et la garde ne s'arme que sur l'abandon : une nage encore nagée garde son décalage dans les deux sens.
Les objectifs chrono
L'entraîneur peut fixer un temps visé sur une épreuve, à une échéance. Le programme re-dérive les allures de cette épreuve comme si le nageur valait ce temps-là. Rien du profil n'est touché : seule la vitesse de référence change.
Trois règles de bon sens : la ligne de course est le temps visé, donc la borne du démontré ne s'y applique pas — c'est le principe même d'un objectif ; un objectif dont l'échéance est passée ne prescrit plus rien ; et l'évaluation prend la course la plus proche de la date, avant ou après, parce qu'une échéance est une date visée, pas une barrière.
Professionnel
Comment ça marche Coach théorie
Cette profondeur ne suit pas les six questions du coach : elle suit l'ordre du programme, et chaque section s'appuie sur la précédente. Elle se lit d'un bloc, avec sa bibliographie sous la main.