∿The Swimming Hub

Transparence

Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas.

Comment ça marche

Le chemin complet d'un chronomètre, de son entrée jusqu'à l'allure qu'il prescrit : les calculs, et la raison de chaque calcul. Tout y est écrit pour être refait — avec les données du nageur, les tables de l'étalon publiées sur sa page, un papier et une calculatrice, on doit retrouver le nombre du programme.

2. Les mécanismes de déclenchement

Ce qui fait qu'une performance est examinée — et rien d'autre ne le fait
① Une performance entre une course, un temps de relais ramené au départ du plot, un temps de passage ② Une date est atteinte l'échéance de revalidation, ou le repère d'âge qui a bougé au-delà du bruit La performance est examinée → les mécanismes d'écartement Aucun des deux : le chronomètre reste en place, et personne ne le rejuge.

Une performance n'est jamais examinée sans raison. Tant qu'aucun des deux déclencheurs ne se produit, rien ne bouge.

Ce qui fait qu'une performance est examinée — et rien d'autre ne le fait
① Une performance entre une course, un temps de relais ramené au départ du plot, un temps de passage ② Une date est atteinte l'échéance de revalidation, ou le repère d'âge qui a bougé au-delà du bruit La performance est examinée → les mécanismes d'écartement Aucun des deux : le chronomètre reste en place, et personne ne le rejuge.

Une performance n'est jamais examinée sans raison. Tant qu'aucun des deux déclencheurs ne se produit, rien ne bouge.

Une épreuve, c'est un triplet bassin × nage × distance ; la marche du meilleur temps décrit ce qui lui arrive au fil de ses courses. Trois mécanismes décident du moment où elle est réexaminée, et seulement eux :

  1. La marche du meilleur temps (§ 2.1). Un meilleur temps tient tant que le nageur nage l'épreuve près de lui : une course à 1,7 % ou moins de lui le revalide. Laissé 540 jours sans être approché, il passe à l'examen.
  2. Le repère de l'âge qui bouge (§ 2.2). Chez un nageur qui grandit, le repère de son âge peut se déplacer avant ces 540 jours : grandir suffit à rouvrir l'examen.
  3. Le signal « à vérifier » (§ 2.3). Une course bien plus rapide que ce que sa courbe annonçait est signalée au coach. Il ne décide de rien.

L'ordre d'application, cas par cas

Le tableau ci-dessous se lit dans l'ordre d'application du programme.

Le casCe que le programme en faitIssue
1Une performance arrive et elle est plus rapide que la référence en place.Elle devient la référence de l'épreuve, à sa date. L'échéance repart de là.référence remplacée
2Une performance arrive et elle est plus lente d'au plus 1,7 % que la référence.Elle revalide la référence à sa date. L'échéance repart de là ; la référence ne change pas.référence revalidée
3Une performance arrive et elle est plus lente de plus de 1,7 %.Elle est enregistrée. Elle ne remplace ni ne revalide la référence [D14].aucun effet sur l'épreuve
4Un temps de passage arrive.Il peut revalider (cas 2), jamais devenir la référence.revalidation seulement
5540 jours se sont écoulés depuis la dernière revalidation, ou depuis la date de la référence s'il n'y en a jamais eu [D4].L'épreuve passe à l'examen : elle entre dans les mécanismes d'écartement, quelle que soit son ancienneté.examinée
6Le repère de l'âge du nageur a bougé de plus de 1,4 % entre la date de la performance et la date regardée.L'épreuve passe à l'examen, même si elle a moins de 540 jours.examinée
7Aucun de ces cas.La performance reste en place et n'est pas jugée.gardée

2.1 La marche du meilleur temps

Pour une épreuve donnée, le programme parcourt les événements dans l'ordre chronologique, sans retour en arrière. Les événements sont ses courses individuelles, ses temps de relais ramenés à un départ du plot, et ses temps de passage — tous datés au plus tard de la date regardée, et depuis la date de reprise quand le nageur en a une.

SI une performance t arrive et que M est la référence en place, ALORS on calcule :

écart = (t − M) ÷ M

  • écart ≤ 0 — la performance est plus rapide : elle devient M, à sa date. Un temps de passage fait exception : il ne devient jamais la référence.
  • 0 < écart ≤ 1,7 % — la performance revalide M à sa date. Le motif est une mesure : la variation d'un même nageur d'une course à l'autre sur une même épreuve est publiée à 1,4 % [58] ; le programme retient 1,7 % par prudence [D6]. Sous cette largeur, on ne peut pas distinguer une baisse réelle d'un jour moins bon — donc on ne déclasse pas.
  • écart > 1,7 % — rien. La performance existe, elle est affichée, elle ne touche pas l'épreuve [D14].

L'échéance. Soit D la date de la dernière revalidation, ou à défaut la date de M. Tant que la date regardée est antérieure à D + 540 jours, l'épreuve est valable : elle porte son meilleur temps et la porte de l'examen reste fermée. À l'échéance, elle passe à l'examen — et aucune course de la période ne devient M : la référence reste le meilleur temps, même quand l'épreuve porte un autre temps (ci-dessous).

SI une performance arrive pendant l'examen, ALORS elle se lit contre l'état où l'examen a laissé l'épreuve la veille : épreuve gardée et écart au plus égal à 1,7 % → elle revalide ; épreuve gardée sinon → l'examen continue ; épreuve écartée → le meilleur temps ne revient pas, et l'épreuve porte désormais ses courses récentes.

Ce que l'épreuve porte pendant l'examen. Deux questions décident, lues à la date regardée : l'épreuve a-t-elle été nagée dans les 540 jours qui la précèdent — une course, un temps de relais, ou un temps de passage devenu sa marque —, et le nageur est-il à l'arrêt — décote armée (§ 3.4.1) à la date regardée ou à la date du jour : un nageur à l'arrêt aujourd'hui l'est, pour cette règle, à toutes les dates. La première ligne qui s'applique décide.

  • SI l'épreuve a été nagée dans ces 540 jours, ALORS : écartée par l'examen la veille d'une course (ci-dessus), elle porte son temps le plus rapide de ces 540 jours ; sinon elle porte M, qui passe devant l'évolution du nageur (§ 3.1.2). Chez un nageur qui n'est pas à l'arrêt, ce second cas demande qu'une de ces courses soit à moins de 4,25 % de M et ne soit pas une contre-performance ; sinon, la ligne suivante.
  • SINON, chez un nageur qui n'est pas à l'arrêt, une épreuve que l'examen n'a pas écartée passe par son profil : il confirme M, que l'épreuve porte, ou l'épreuve devient vide — elle n'a plus de temps, et elle s'estime (section 4).
  • SINON — nageur à l'arrêt, épreuve pas nagée dans ces 540 jours —, l'épreuve porte son dernier temps : le plus récent de ses courses, temps de relais et temps de passage devenus sa marque, le plus rapide si ce jour-là en compte plusieurs, quel que soit son niveau. M reste dans l'historique comme meilleur temps non confirmé : ni retenu, ni écarté.

Le temps que l'épreuve porte passe ensuite le tri (section 3) comme tout temps retenu.

Exemple, sur un dossier réel, anonymisé : 50 papillon en bassin de 50 m, regardé le 23/09/2026. Son meilleur temps M vaut 27.41 (12/03/2022) ; il a été revalidé en dernier le 26/06/2022 — 27.64 ce jour-là, à +0,84 % : l'échéance tombe le 18/12/2023. Sa dernière course sur l'épreuve date du 03/07/2022 : 28.71, à +4,74 %, sans effet sur M. Rien depuis — donc rien entre le 01/04/2025 et le 23/09/2026 —, et le nageur est à l'arrêt : plus aucune course depuis novembre 2023, verdict « silence ». Troisième ligne : l'épreuve porte 28.71, pas 27.41. Ce 28.71 a été jugé contre-performance le jour même (§ 3.1.1) : le tri l'écarte, et l'épreuve s'estime.

2.2 Le repère de l'âge qui bouge

Chez un nageur qui grandit, l'étalon de son âge se déplace d'une saison à l'autre. Une course de moins de 540 jours peut donc cesser de le décrire sans qu'il ait ralenti d'un centième : c'est le barème qui a bougé sous lui. La seconde porte lit ce déplacement.

Elle s'ouvre quand le repère de son âge a bougé de plus de 1,4 % entre le jour de la course et la date regardée. Cette valeur est publiée comme la variation d'un nageur d'une compétition à l'autre [58] ; l'employer comme seuil de déplacement d'un barème est une convention du programme — sous le bruit d'une compétition à l'autre, il n'y a rien à distinguer, donc la règle se tait.

Le calcul de la marche

marche (%) = 100 × [ étalon(âge à la date de la course) ÷ étalon(âge à la date regardée) − 1 ]

Les deux étalons sont lus dans la même table, pour le même sexe, le même bassin, la même nage et la même distance ; seul l'âge de lecture change. La porte s'ouvre SI marche > 1,4 %. Sans date de naissance, ou si l'épreuve est absente de la table par âge, la marche n'est pas lisible et cette porte ne s'ouvre pas.

⚠️ Cette porte ne mord réellement qu'entre 12 et 17 ans : au-delà, le déplacement du barème demande presque toujours plus de 540 jours, et c'est alors la première porte qui décide. Le détail des délais, calculé sur la table par âge, est consultable dans le temps qu'il faut pour que le repère bouge.

2.3 Le signal « à vérifier »

Un dernier mécanisme se déclenche à l'entrée d'une course, et il ne décide de rien. Une course bien plus rapide que ce que sa courbe annonçait la veille — de plus de 15 % — porte un signal à l'attention du coach [D7].

Le calcul du signal

SI une course est plus rapide de plus de 15 % que ce que la courbe de son bassin et de sa nage annonçait la veille pour son épreuve, ALORS elle porte un signal à l'attention du coach [D7].

signal SI 100 × (t − t̂) ÷ t̂ < −15

t̂ est la prédiction du juge de la contre-performance, le jour où la course est nagée (§ 3.1.1) : la courbe de la veille, dans le bassin et la nage de la course.

⛔ Aucun calcul ne lit ce signal. La course compte exactement comme les autres. Un écart de cette taille est plus souvent une erreur de saisie qu'un bond réel, et le programme se contente de le dire. Dans l'autre sens il n'y a pas de signal : au-delà de 4,25 %, c'est une contre-performance, et c'est un mécanisme d'écartement.

2.4 Les nombres de cette section

Le tableau des nombres

GrandeurValeurStatut
Bruit de revalidation d'un meilleur temps1,7 %1,4 % publié [58] ; 1,7 % retenu par prudence [D6]
Durée d'une référence sans revalidation540 jourschoix du programme [D4]
Déplacement du repère d'âge qui rouvre l'examen1,4 %valeur publiée [58], emploi décidé
Signal « à vérifier » sur une course très rapide15 %choix du programme [D7]