Transparence
Comment ça marche
D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas.
Comment ça marche
Le chemin complet d'un chronomètre, de son entrée jusqu'à l'allure qu'il prescrit : les calculs, et la raison de chaque calcul. Tout y est écrit pour être refait — avec les données du nageur, les tables de l'étalon publiées sur sa page, un papier et une calculatrice, on doit retrouver le nombre du programme.
3. Les mécanismes d'écartement
L'ordre n'est pas cosmétique : chaque étage travaille sur un dossier déjà nettoyé par les précédents, et c'est lui qui décide de la raison que le coach lit à l'écran.
L'ordre n'est pas cosmétique : chaque étage travaille sur un dossier déjà nettoyé par les précédents, et c'est lui qui décide de la raison que le coach lit à l'écran.
Les mécanismes d'écartement s'appliquent dans un ordre fixe et précis, celui du schéma — et c'est cet ordre qui décide de la raison affichée :
- Le temps de passage promu meilleur temps officiel de l'épreuve. Il prouve que la distance a été couverte, pas la vitesse qu'elle vaut : le but est seulement de mettre à jour les meilleurs temps officiels nagés.
- L'évolution du nageur et la contre-performance. Ces mécanismes jugent chaque épreuve contre un profil — la contre-performance contre celui de son seul bassin tel qu'il était la veille de la course, l'évolution du nageur devant son profil : ses courses de la même nage dans ce bassin, du même jour ou plus récentes, pas déjà écartées ; les temps passent du plus récent au plus ancien. Quand une nage n'a pas d'autre course dans ce bassin, la contre-performance ne juge pas : elle garde. Ils n'ont besoin d'aucune règle passée avant eux, et c'est eux qui nettoient le dossier que les suivantes liront.
- L'impossible inter-bassins — son grand bassin devance son petit bassin. Elle compare deux chronomètres bruts, et les deux côtés doivent être des épreuves que le profil garde — un temps déjà écarté n'a plus le droit d'en disqualifier un autre. Elle passe donc après tout ce qui écarte une épreuve sur elle-même, et avant la seule règle qui lise des niveaux moyens.
- La continuité entre bassins, nage par nage. Elle compare des niveaux moyens par nage, donc elle doit lire un dossier déjà débarrassé de ce qui ne compte plus — contre-performances, temps de passage, impossibles. L'inverse ferait juger une nage sur des épreuves qu'on vient d'écarter. ⭐ Et dans une nage qui a décroché, elle n'écarte pas tout : elle écarte les épreuves de petit bassin que le grand bassin a dépassées — il les bat de plus que la tolérance, et il est daté après elles. Les autres restent. Un grand bassin plus lent que le chronomètre n'écarte jamais rien.
⛔⛔ Chaque bassin d'abord, l'entre-bassins après. La contre-performance se juge dans le bassin de la course, seule ; les deux règles de bassin viennent ensuite, sur ce que chaque bassin a gardé, et elles ne ramènent jamais une course que la contre-performance a écartée.
L'ordre d'application, cas par cas
Les mécanismes s'appliquent dans cet ordre, et cet ordre est celui du programme. Une ligne = un cas ; chaque ligne finit sur son issue.
| Le cas | Ce qui le déclenche | Ce que le programme en fait | Issue | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Le meilleur temps de l'épreuve est un temps de passage. | une nouvelle performance | Il prouve que la distance a été couverte, pas la vitesse qu'elle vaut. | manquante |
| 2 | Le jour où elle est nagée, la course est plus lente d'au moins 4,25 % que ce que la courbe de la veille annonçait, et hors de sa fourchette. | une nouvelle performance | C'est une contre-performance, et ce verdict ne change plus. | manquante |
| 3 | La courbe complète de la nage, dans ce bassin et sans l'épreuve jugée, ne sait pas l'estimer. | une date atteinte | Le programme n'a pas de quoi juger cette épreuve. Il ne lui reproche rien — il constate. | manquante |
| 4 | Le temps examiné est plus lent d'au moins 1,7 % que ce qu'annonce son jury, et hors de la fourchette. | une date atteinte | Il nage mieux ailleurs depuis : ce temps ne le décrit plus. | manquante |
| 5 | Le temps examiné a plus de 540 jours et il est plus rapide d'au moins 4,25 % que ce qu'annonce son jury, hors de la fourchette. | une date atteinte | Il ne nage plus à ce niveau. | manquante |
| 6 | Son grand bassin devance son petit bassin sur la même épreuve. | une nouvelle performance | Le petit bassin porte un virage de plus tous les 25 m : l'inégalité est impossible. | petit bassin manquant |
| 7 | Sa nage a décroché en petit bassin, et le grand bassin a dépassé cette épreuve. | une nouvelle performance | Le niveau moyen de cette nage en petit bassin ne suit plus les autres. | petit bassin manquant |
| 8 | Le nageur est à l'arrêt et l'épreuve est gardée. | une date atteinte | Elle est lue en retrait : la valeur porte une décote, et elle nourrit l'estimation qui la remplace. | gardée, décotée |
| 9 | Aucun de ces cas. | — | Le temps construit le profil, tel qu'il a été nagé. | gardée |
Deux précisions structurent tout le tableau. Quand deux cas visent la même épreuve, c'est le premier qui donne la raison affichée. Et les deux côtés d'une comparaison doivent être des épreuves que le profil garde : un chronomètre qu'on vient d'écarter n'a pas le droit d'en disqualifier un autre [D11]. C'est pourquoi les cas 6 et 7, qui comparent deux bassins, passent après tout ce qui juge une épreuve sur elle-même.
Rien n'est supprimé. Une performance écartée d'un calcul reste en base et reste visible, en gris, avec la raison de son exclusion écrite en clair à côté — pas seulement au survol, parce qu'un export PDF n'a pas de survol (§ 3.6). Elle reste cliquable : l'écartement dit ce que l'épreuve vaut pour le profil d'aujourd'hui, il ne dit rien de la course, qui a eu lieu et garde son analyse.
3.1 Le juge commun : la course contre sa courbe
Les cas 2, 4 et 5 sont trois questions différentes posées au même juge. Ce juge reçoit une liste de courses, en tire une prédiction pour l'épreuve examinée, et compare.
Le verdict est toujours de la même forme : hors de la fourchette ET écart d'au moins la barre du sens concerné. Les deux conditions sont nécessaires ; aucune ne suffit.
Le calcul du juge, et la règle des arrondis
Soit t le temps examiné. La porte d'estimation (section 4), appliquée aux courses fournies sans l'épreuve jugée, rend une prédiction t̂ et une fourchette [trapide ; tlent]. Alors :
Les temps se comptent en centièmes de seconde. « Arrondi au centième » prend le centième le plus proche, et un demi-centième va au centième supérieur. C'est la règle de tous les arrondis de temps de ce document, sauf quand il écrit « arrondi au centième inférieur ».
tolérance = arrondi au centième de ( t̂ × 0,5 % ) [D5]
dans la fourchette ⇔ trapide − tolérance ≤ t ≤ tlent + tolérance
écart (%) = arrondi(100 × (t − t̂) ÷ t̂ ; 1 décimale) — positif : plus lent que la prédiction
⛔ Le juge ne lit que la nage examinée, dans le bassin examiné, et jamais un temps de passage. L'estimation qui disqualifie une course doit être celle qui la remplace ensuite : c'est la même porte, les mêmes courses, les mêmes méthodes que ce que l'écran affichera à la place. Quand la porte refuse d'estimer, le juge ne juge pas — et cette absence de réponse est elle-même un verdict (cas 3).
3.1.1 La contre-performance : le jour où la course est nagée
Une course est jugée une seule fois, le jour où elle est nagée, et ce verdict ne dépend plus jamais de la date regardée.
SI une course est nagée le jour R, ALORS le programme rejoue le tri complet à la date R − 1 jour — courses et temps de passage datés au plus tard de la veille, fenêtre de 540 jours comptée depuis la veille, tous les mécanismes de cette section appliqués. Les courses que ce tri garde, dans le bassin de la course et dans sa nage, forment la courbe. Le meilleur temps de l'épreuve gardé la veille en fait partie : c'est la référence.
La barre vaut 2,5 × 1,7 %. La direction est publiée : un même nageur oscille d'environ 1,7 % autour de son niveau selon son état de forme [19], donc une barre d'écartement doit se poser franchement au-dessus de cette oscillation, sans quoi elle écarte de la forme. Le facteur 2,5, lui, n'est pas publié : c'est un choix du programme [D35].
Le calcul de la contre-performance
contre-performance ⇔ hors de la fourchette ET écart ≥ 4,25 %
⛔ Rien du jour R n'entre dans son propre juge, et aucune course du jour n'en juge une autre. Une compétition sur plusieurs jours fait exception dans un seul sens : les jours précédents font partie du tri de la veille, et c'est voulu — ils ont eu lieu.
⛔ Les règles entre bassins (cas 6 et 7) ne tournent pas ici. Une course se juge dans son bassin, contre les courses de son bassin.
⭐ Pendant un arrêt, une course n'est pas jugée trop lente pour avoir la lenteur que la décote prévoit. Quand le programme présume la baisse d'un nageur à l'arrêt (« silence » ou « activité tenue sans démonstration »), la contre-performance et l'évolution du nageur dans son sens « plus lente » ne comparent plus la course à ce que son dossier prédisait avant la baisse, mais à ce que le programme prévoit pour lui ce jour-là, décote comprise — la décote du barème, pas celle mesurée sur cette même course, et la baisse du jour où la course a été nagée, jamais celle d'aujourd'hui.
⭐ Une course écartée ne revient pas parce que le temps passe : la décote s'alourdit avec l'arrêt, et lue à la date du jour elle aurait fini par « rattraper » une course écartée des mois plus tôt. Lue à la date de la course, la baisse qui la juge ne bouge plus. Le nageur revenu à ce niveau le prouve en renageant l'épreuve ; sinon, elle est estimée. Une course de reprise qui colle à la décote n'est donc pas écartée : elle reste, et elle compte dans le profil — les estimations qui s'appuient dessus bougent avec elle. ⛔ Rien ne change quand la baisse est déjà mesurée par plusieurs courses, ni dans le sens « plus rapide que le profil », qui est justement ce qui détecte le désentraînement. ⚠️ Une course gardée ainsi passe ensuite devant l'évolution du nageur, et peut en sortir si elle est plus rapide que ce que son profil d'aujourd'hui soutient.
Le rejugement sous présomption d'arrêt, et son calcul
Sous présomption d'arrêt, la contre-performance se rejuge une fois. SI, le jour R, le nageur est sous présomption d'arrêt — verdict « silence » ou « activité tenue », décote armée (§ 3.4.1) — ET que la course va être écartée, ALORS la prédiction et sa fourchette sont ramenées par la décote du barème lue le jour R, f = f(P, E, d, nage) (§ 3.4.2) :
t̂′ = arrondi au centième de ( t̂ ÷ f ) ; fourchette′ = [ arrondi( trapide ÷ f ) ; arrondi( tlent ÷ f ) ]
La tolérance et l'écart se relisent sur t̂′, et le test est le même. Aussi lente que la décote le prévoit, la course n'est pas une contre-performance : elle est gardée. C'est le barème, jamais la baisse mesurée sur une course (§ 3.4.4), qui se règle sur cette même course. Aucun point de l'autre bassin n'y entre. Au verdict « déclin mesuré », ou décote non armée, rien ne se rejuge. L'évolution du nageur fait le même rejugement dans son sens lent (§ 3.1.2).
3.1.2 L'évolution du nageur : ce temps est-il encore le sien ?
La question est différente de la précédente — la contre-performance demande « cette course était-elle bonne le jour même ? », l'évolution demande « ce temps est-il encore le sien aujourd'hui ? » — et le juge est posé sur le profil d'aujourd'hui, non sur celui de l'époque de la course.
On n'arrive ici qu'une fois l'une des deux portes de la section 2 ouverte.
Le jury. Le juge ne lit pas toutes les courses de la nage : il lit celles qui sont datées du même jour que le temps examiné ou plus récentes, et qui n'ont pas été écartées plus tôt dans la passe. Le tri juge du plus récent au plus ancien, et aucun verdict rendu n'est défait par un verdict ultérieur. Le motif est mécanique : sans cette règle, une course périmée jugerait sa voisine périmée, tirerait l'annonce vers le lent et élargirait la marge — et les deux resteraient.
Deux « je ne sais pas », qui ne se confondent pas. Le juge interroge la porte d'estimation avec les seules courses de cette nage dans ce bassin : seule sa couche 0 peut répondre, sans temps de passage et sans course d'autrefois. Elle refuse quand aucune de ces courses n'est à une distance du voisinage de l'épreuve jugée (butée B1, § 4.5) — une seule distance suffit, c'est le niveau direct —, ou quand l'épreuve n'a pas d'étalon.
- La courbe complète — toutes les courses gardées de la nage dans ce bassin, sans l'épreuve jugée — refuse : l'épreuve sort et repart à l'estimation (cas 3). Une épreuve qu'on ne sait pas juger n'a pas à prescrire une allure.
- La courbe complète répond, mais le jury — les points de cette courbe complète, réduits à ceux dont le chronomètre est daté du même jour que le temps examiné ou plus tard, et dont l'épreuve n'a pas été écartée plus tôt dans la passe — refuse : l'épreuve est gardée. L'écarter la remplacerait par une estimation faite avec les points de sa propre époque. Dès qu'une course plus récente arrive à une distance voisine, le jury existe et il juge.
Les points que lisent les deux courbes
Les courses gardées, que lisent ces deux courbes. Chaque épreuve de la nage, dans ce bassin, donne un seul point : son temps retenu à la date regardée — le chronomètre que la sélection garde pour l'épreuve (§ 2.1) —, daté du jour où il a été nagé, et lu à son niveau de pic (§ 4.8). Ses autres courses n'y entrent pas. Une épreuve n'en donne aucun quand elle n'a pas de temps retenu, ou quand ce temps retenu est un temps de passage (§ 1.3) ou une contre-performance (§ 3.1.1) : ses courses réelles plus lentes ne prennent pas sa place. La courbe complète lit tous ces points, sans l'épreuve jugée — y compris ceux des épreuves que la passe a déjà écartées. Le jury n'en garde que ceux dont le chronomètre est daté du même jour que le temps examiné ou plus tard, et dont l'épreuve n'a pas été écartée plus tôt dans la passe.
L'asymétrie des deux sens, et elle est assumée.
Les deux barres
| Sens | Ce que ça dit | Barre | Condition d'âge |
|---|---|---|---|
| Le temps examiné est plus lent que le jury | il a progressé depuis | 1,7 % | aucune |
| Le temps examiné est plus rapide que le jury | il ne nage plus à ce niveau | 4,25 % | plus de 540 jours |
Le sens lent se déclenche dès 1,7 % parce qu'au-delà du bruit d'une course le nageur nage réellement plus vite ailleurs, et son vieux temps ne le décrit plus. Le sens rapide attend 4,25 % parce qu'en dessous, ce peut être du bruit, de la fatigue ou une période de travail — et on ne déclasse pas un nageur pour ça.
⛔ Une course récente n'est jamais « trop rapide ». Quand seule la porte du repère d'âge est ouverte — une course de moins de 540 jours chez un nageur qui grandit —, le sens rapide ne juge pas. Chez un jeune, une course récente plus rapide que prévu est une progression, pas une anomalie.
Le lien entre bassins est un affinage : il garde, il ne sort jamais. Quand le nageur a couru la même épreuve dans l'autre bassin, cette course déplace le point de comparaison et la fourchette avec lui. Mais le verdict n'est rendu que si l'écartement tient aussi sans l'autre bassin.
Ce chronomètre de l'autre bassin est porté à indice égal, sur les étalons adultes de l'épreuve — l'écart de bassin du peloton, épreuve par épreuve, pas un écart mesuré sur le nageur : aucun pourcentage moyen par nage n'existe dans ce moteur. La fourchette suit le point qu'elle entoure — sinon le point bouge et c'est l'ancienne fourchette qui garde la main. Ce point de comparaison est une épreuve que le profil garde dans l'autre bassin : une épreuve déjà écartée ne sert plus de voix. Dans les deux sens, et quel que soit le bassin du chronomètre jugé, une case n'est écartée que si le juge sans l'autre bassin l'écarte lui aussi ; si ce juge-là garde la case, elle reste. Le motif : la conversion porte l'écart de bassin du peloton, pas celui de ce nageur-là — cette imprécision a le droit de défendre un temps qu'il a nagé, pas de le sortir du profil. ⛔ Le lien ne s'appuie que sur une course de l'autre bassin au moins aussi récente que celle qu'il garde : une course plus ancienne ne témoigne jamais pour une plus récente. ⛔ La contre-performance n'y passe pas : elle se juge avant, dans son seul bassin, et ce qu'elle écarte ne revient pas. ⛔ Le verrou « le grand bassin est plus rapide » (§ 3.2) est à part et reste entier : il compare des chronomètres bruts, il ne passe pas par ce juge.
Le calcul du point de l'autre bassin
Comment elle les déplace. La course de l'autre bassin est le temps retenu de la même épreuve là-bas, pris comme un point de courbe — ni temps de passage, ni épreuve déjà écartée dans la passe —, et daté du même jour que le temps examiné ou plus tard : une course plus ancienne ne témoigne pas. Elle est portée dans le bassin examiné à indice égal, sur les étalons adultes de l'épreuve, et elle prend la place de t̂ :
c = arrondi au centième de ( tautre × étalonbassin examiné ÷ étalonautre bassin ) ; k = c ÷ t̂
fourchette déplacée = [ arrondi( trapide × k ) ; arrondi( tlent × k ) ], sans tolérance
écart (%) = arrondi( 100 × (t − c) ÷ c ; 1 décimale )
La fourchette garde sa largeur relative : elle suit le point qu'elle entoure. Si l'étalon de l'épreuve manque dans l'un des deux bassins, ou si c tombe sur t̂, rien ne bouge. Le verdict déplacé n'écarte que si le verdict sans l'autre bassin — t̂, sa fourchette et sa tolérance — écarte lui aussi, dans le même sens et à la même barre. Sous présomption, quand le sens lent se rejuge (paragraphe suivant), le point déplacé et sa fourchette restent ceux-là : seul le verdict sans l'autre bassin se relit sur la prédiction ramenée.
Et sous présomption d'arrêt, le sens lent se rejuge une fois. Si le sens lent va écarter, la prédiction est refaite avec la décote du barème à la date de la course, comme pour la contre-performance (§ 3.1.1, § 3.4). Si le temps est aussi lent que la décote le prévoit, il n'est pas trop lent : il est gardé. Le sens rapide ne passe jamais par là — il est la détection du désentraînement.
3.2 L'impossible inter-bassins
⭐ Chaque bassin a son propre moteur. Le profil, les indices, la pente, la spécialité et les trois grandeurs du panneau d'allures se construisent bassin par bassin, sur les courses de ce bassin-là. La conversion n'arrive qu'en secours, grandeur par grandeur, et l'écran nomme le bassin d'origine de chaque valeur portée. Il n'existe donc pas de « bassin de référence » du panneau : la question se pose valeur par valeur — « ce bassin a-t-il de quoi lire cette grandeur ? » — et la réponse peut différer d'une ligne à l'autre du même panneau. ⚠️ Un panneau peut lire sa référence aérobie et sa vitesse critique dans deux bassins différents — par exemple quand un bassin porte un couple 200 / 400 que l'autre n'a pas. ⛔ Ça interdit une chose : lire deux colonnes de bassin comme si elles décrivaient la même mesure.
À épreuve égale, le petit bassin porte un virage de plus tous les 25 m. Le temps y est donc plus rapide : c'est la définition même de l'effet de bassin, et c'est vrai de tout nageur, quel que soit son profil. L'avantage est mesuré à environ 2 % en nage libre [28] — le programme n'applique pas ce chiffre, il applique l'inégalité. Sur les autres nages, la direction est connue, pas l'amplitude.
La règle, en une ligne
SI t25 > t50 sur la même épreuve, ALORS la case de petit bassin sort du calcul.
⛔ Chronomètres bruts, rien d'autre. Pas d'indice, pas d'étalon, pas de conversion, pas de pourcentage minimal : l'inégalité se lit telle quelle. Il n'y a aucun nombre à sourcer ici parce qu'il n'y a aucun nombre. L'égalité ne dit rien — deux chronomètres identiques ne se contredisent pas. Et on n'écarte jamais le grand bassin : le sens est fixe.
Les deux côtés doivent être des épreuves que le profil garde [D11].
⚠️ À ne pas confondre avec le motif « son grand bassin va plus vite une fois converti ». Celui-là ne compare pas deux chronomètres bruts : c'est la cohérence entre les bassins de la table du moment (§ 5.1) qui a mis ce chronomètre de côté. Elle ne retire pas la course du dossier, elle fait lire la case sur la conversion du bassin voisin — et le petit bassin peut très bien être le plus rapide des deux et perdre quand même sa case, parce qu'il ne devance pas assez le grand une fois la conversion faite.
3.3 La continuité entre bassins
Le dernier étage ne juge plus une épreuve : il juge une nage entière, et il le fait sur un dossier déjà débarrassé de tout ce qui ne compte plus.
Elle se lit en deux temps : d'abord quelle nage a décroché en petit bassin, puis, dans cette nage seulement, quels temps de petit bassin le grand bassin a dépassés.
① Le calcul : la nage qui décroche
① La nage qui décroche. Pour chaque nage S, le programme prend les indices du profil d'aujourd'hui de chaque bassin, quelle que soit la date regardée — lus à l'âge d'aujourd'hui, décote d'aujourd'hui comprise (§ 3.4.5), un point par distance, porté de l'autre bassin quand ce bassin n'a pas de temps sur la distance (prédiction du profil, ①) — et en fait la moyenne :
eS = moyenne des indices de S en bassin de 25 m − moyenne des indices de S en bassin de 50 m
décrochage(S) = minS′ ≠ S eS′ − eS ; la nage S décroche SI décrochage(S) > σ
- Une nage ne participe que si elle a des indices des deux côtés, et si l'un au moins de ses deux côtés en porte deux ou plus : une moyenne d'une seule course n'est pas une moyenne [D13]. Il faut au moins trois nages qui participent, sinon la règle ne s'applique pas.
- σ est la dispersion de conversion mesurée sur ce nageur. Pour chaque épreuve que le profil garde dans les deux bassins, toutes nages confondues, on forme le rapport de ses deux indices lus sur les étalons adultes, ρ = (étalon50 ÷ temps50) ÷ (étalon25 ÷ temps25) ; puis σ = médiane |ρ − m| ÷ m, où m est la médiane des ρ. Il faut au moins deux épreuves doublées, sinon σ n'est pas mesurable et la règle ne s'applique pas [D22]. Un ρ égal à 1 veut dire que le nageur passe d'un bassin à l'autre exactement comme le peloton ; σ dit de combien il s'en écarte.
② Le calcul : les temps que le grand bassin a dépassés
② Les temps que le grand bassin a dépassés. Dans une nage qui a décroché, et dans celle-là seulement, un temps de petit bassin t25 sort du calcul SI ce que donne le grand bassin pour la même épreuve le bat franchement ET est daté après lui :
c = temps50 porté en bassin de 25 m à indice égal = arrondi au centième de ( temps50 × étalon25 ÷ étalon50 ), avec les étalons adultes de l'épreuve
écart = 100 × (t25 − c) ÷ c ; sort ⇔ écart > max[ 4,25 % ; 100 × σ ] et date(temps50) > date(t25)
- temps50 est sa course gardée de grand bassin sur l'épreuve. S'il n'en a pas, c'est la prédiction du profil de grand bassin pour l'épreuve (ci-dessous), à condition que sa nage y garde au moins un point et qu'un temps de grand bassin de cette nage, gardé par le tri, soit daté au plus tard de la date regardée — temps50 est alors daté du plus récent de ces temps. Sans l'une ni l'autre, il n'y a pas de juge et le temps reste.
- 4,25 % est le bruit minimal entre deux bassins [D12] : un temps réellement nagé ne sort pas pour quelques centièmes. La dispersion propre du nageur ne peut que relever ce plancher. ⚠️ Ce n'est pas le plancher sg de la § 4.4.2 : celui-là pèse une course portée d'un bassin à l'autre dans une estimation ; celui-ci décide si un temps réel sort du calcul.
- Une conversion plus lente que le temps nagé n'écarte jamais : l'écart est alors négatif.
⛔⛔ Un chronomètre nagé ne se remplace pas pour quelques centièmes. Il ne sort que si le grand bassin le bat de plus que la tolérance — le plus grand du plancher de 4,25 % et de la dispersion de conversion du nageur. En dessous, on est dans le bruit entre bassins : le chronomètre reste. La même tolérance sert à la cohérence entre les bassins de la table du moment (§ 5.1). ⚠️ Ces 4,25 % sont une décision, a minima : ils couvrent l'imprécision d'une course, la variabilité d'une course à l'autre, l'écart entre bassins propre au nageur, et le travail / affûté quand l'un des deux temps n'est pas une course affûtée. Leur amplitude exacte reste à sourcer [D12].
⭐ Ce que « son profil annonce » veut dire ici : la prédiction du profil. Ce n'est pas la courbe de la section 4 : c'est une seconde prédiction, qui ne sert qu'à deux endroits — ce juge de grand bassin, et la référence d'une baisse mesurée sur une épreuve que le nageur n'avait pas nagée avant ce jour-là depuis sa reprise (§ 3.4.4). Elle part des autres points de la même nage dans le profil du bassin — ses courses de ce bassin, ou à défaut celles de l'autre, portées : le plus proche de l'épreuve, prolongé par leur pente. Quand sa nage ne suffit pas, elle emprunte la direction de ses autres nages, ou la ligne de sa spécialité. Et quand sa confiance est trop basse, elle se tait : il n'y a alors pas de juge, ou pas de mesure.
Le calcul de la prédiction du profil
Les étalons sont en centièmes de seconde ; ln est le logarithme népérien ; une pente entre deux distances est toujours ( ihaut − ibas ) ÷ ( ln dhaut − ln dbas ).
① Le profil lu. C'est celui d'un bassin B à une date D. Il porte, par nage et par distance, un point au plus :
- le temps retenu de l'épreuve dans B (§ 2.1), si le tri le garde ;
- sinon, le temps retenu que le tri garde sur la même épreuve dans l'autre bassin, porté dans B à indice égal — arrondi au centième de ( temps × étalonB ÷ étalonautre ), étalons adultes de l'épreuve —, et recopié tel quel sous 50 m ;
- aucun quand l'épreuve est écartée dans B, même si l'autre bassin en porte une.
Son indice est celui du § 3.4.5 : i = étalonB(âge à D) ÷ temps × f, la décote f comprise quand elle est armée à D. Le profil porte aussi :
- la spécialité S, la nage qui porte le plus grand indice, et la pente de type ptype, pente des moindres carrés des indices sur ln(distance), tous les points de toutes les nages pris ensemble — 0 sous deux points ;
- l'écart de nage à une distance x, ex(n) = maxn′ i(n′, x) − i(n, x), arrondi à quatre décimales : il se lit pour une nage qui a un point à x, quand au moins deux nages en ont un ;
- pour chaque nage, ses courses de l'autre bassin — les temps retenus que le tri y garde, temps de passage exclus — et son plafond de l'autre bassin : L, la plus longue distance de 50 m ou plus qu'elle y garde, son temps porté dans B, cL, et iplafond = étalonB(L, âge à D) ÷ cL × f(L) ;
- les épreuves de B dont le temps retenu est un temps de passage (§ 1.3), avec ce temps.
⚠️ S, ptype et les écarts à 50 et 100 m se lisent sur les indices avant décote ; l'écart à 200 m, et tout le reste, sur les indices tels qu'ils sont.
② Les points de la nage n, pour l'épreuve (n, d). On part de tous les points de n et on retire le point de la distance d ; et, quand l'épreuve porte dans B un temps retenu gardé, daté δ, tout point de n dont la course est datée à 540 jours ou moins de δ, avant comme après [D4]. Un point porté de l'autre bassin n'a pas de date ici : il reste. Puis, si L dépasse toutes les distances des points de n — ceux que le retrait vient d'ôter compris — et qu'il reste au moins un point : si L = d, iplafond devient une borne (④, 1) ; sinon, il entre comme un point de plus, à la distance L. S'il ne reste aucun point, la nage est inconnue (⑦).
③ La droite. L'ancre a est le point le plus proche de d en ln(distance). La pente s : avec deux points ou plus, celle des moindres carrés de i sur ln(distance), sur les points du ② ; avec un seul, ptype si n est S, et 0 sinon. Alors i = ia + s × ( ln d − ln da ). L'épreuve est dans la plage si d est entre la plus courte et la plus longue distance des points ; au-delà, elle est côté fond ; en deçà, côté sprint.
⚠️ Deux points à la même distance de d en ln(distance) — deux distances dont le produit vaut d² : le 50 et le 200 pour un 100 ; le 100 et le 400, ou le 50 et le 800, pour un 200 ; le 200 et le 800 pour un 400 — ne se départagent par aucune règle écrite. Le programme les départage par l'arrondi de son calcul : pour un 100, le plus long des deux ; pour un 200, le plus court ; pour un 400, l'égalité est exacte, et le programme garde le premier des deux dans l'ordre interne du dossier — le plafond de l'autre bassin toujours en dernier —, un ordre qu'aucune règle ne fixe. ⚠️ Dès que la nage a un troisième point hors de la droite des deux, ce choix change le temps prédit : pour un 400 à égalité exacte, ce document ne permet donc pas de refaire le nombre.
④ Les corrections, dans cet ordre. Chacune remplace i quand elle s'applique.
- Le transfert depuis la spécialité, si n n'est pas S. dref est la plus longue distance sous d où n (ses points du ②) et S (tous ses points) ont chacune un point. iS(d) est le point de S à d ; à défaut, si d ne dépasse pas la plus longue distance de S, iS(dref) + ptype × ( ln d − ln dref ) ; sinon, pas de transfert. itr = i(n, dref) ÷ iS(dref) × iS(d), ramené à la borne du plafond s'il la dépasse. Il remplace i seulement s'il est plus grand.
- Côté sprint : si la direction π entre d et da existe (⑤), i = ia + π × ( ln d − ln da ).
- Côté fond : s'il reste un point de 400 m ou plus sous d, le déclin aérobie (⑥) donne i. Sinon, avec ℓ le plus long point : si la direction π entre dℓ et d existe (⑤), i = iℓ + π × ( ln d − ln dℓ ) ; sinon, i est ramené à iℓ s'il le dépasse.
⑤ La direction π entre dbas < dhaut — la première des trois lectures qui existe. Une voix est une autre nage que n, prise avec tous ses points. Quand n est la nage libre ou le quatre nages, l'autre des deux n'est pas une voix ; quand ce sont deux voix, elles n'en font qu'une, la moyenne des leurs. Les lectures 1 et 2 demandent au moins deux voix. Un point dont le temps retenu est un temps de passage ne compte pas.
- Sa nage, prolongée. dav est la plus longue distance de n sous dbas, parmi tous les points de n — sans le retrait du ②, le point de l'épreuve compris. Les voix sont les nages qui ont un point à dav, dbas et dhaut : π = penten(dav → dbas) + moyenne des voix de [ pente(dbas → dhaut) − pente(dav → dbas) ].
- Ses autres nages. Les voix sont les nages qui ont un point à dbas et à dhaut : π = moyenne des voix de pente(dbas → dhaut).
- Sa nage dans l'autre bassin. Ses courses de l'autre bassin à dbas et dhaut, lues sur l'étalon de l'autre bassin à l'âge de D, donnent πautre. Pour chaque voix qui a les deux points dans B et les deux courses dans l'autre bassin : Δ = sa pente dans B − sa pente dans l'autre bassin. Avec deux voix ou plus, π = πautre + moyenne des Δ ; sinon π = πautre.
⑥ Le déclin aérobie [36, 37]. Ce sont les points du ②, plafond compris, de 400 m ou plus, sous d [D46] ; α est le plus long, dmin le plus court. Chacun redevient un temps en secondes, tk = étalonB(dk, âge à D) ÷ ik ÷ 100, et on ajuste par les moindres carrés dk = CV × tk + D′. Alors t̂ = ( d − D′ ) ÷ CV et i = min[ iα ; étalonB(d, âge à D) ÷ ( 100 × t̂ ) ]. Avec un seul point, ou CV ≤ 0, ou t̂ ≤ 0 : i = iα. Sa confiance est cfond = 1 ÷ ( 1 + ρ ), avec ρ = ( ln d − ln dα ) ÷ ( ln dα − ln dmin ), ou ÷ ln dα avec un seul point. Avec trois points ou plus et la droite ajustée, cfond est multipliée par 1 ÷ ( 1 + √( Σ ( îk − ik )² ÷ N ) ÷ iα ), où N est le nombre de points, îk = ik × tk ÷ t̂k et t̂k = ( dk − D′ ) ÷ CV — un point dont t̂k ≤ 0 n'entre pas dans la somme.
⑦ La nage inconnue. L'ancre est σ, le point de S au plus grand indice ; sans lui, pas de prédiction. i = iσ + ptype × ( ln d − ln dσ ) − ē, où ē est la moyenne de tous les écarts de nage strictement positifs à 50, 100 et 200 m, toutes nages confondues — 0,08s'il n'y en a aucun [D44]. Puis, si n a des courses dans l'autre bassin à une autre distance que d : la plus proche de d en ln(distance), dc, lue sur l'étalon de l'autre bassin à l'âge de D, donne ic ; si la direction de ses autres nages (⑤, 2) existe entre dc et d, i = ic + π × ( ln d − ln dc ). L'épreuve est côté fond si d > dσ, côté sprint sinon.
⑧ La confiance r. rB = b × λ × σn × q × x × πp, ramenée à [0 ; 1], puis r = rB × cfond — cfond = 1 sans déclin aérobie —, ramenée à [0 ; 1]. Sous 0,05, pas de prédiction [D42]. Chaque facteur est un choix du programme [D43] :
- b = 0,92 quand n a des points au ②, 0,50 pour une nage inconnue ;
- λ, l'éloignement : dans la plage, max[ 0 ; 1 − 0,18 × | ln d − ln da | ] ; hors plage, exp( −ε ÷ τ ), où ε est l'écart en ln(distance) au bout le plus proche de la plage — à dσ pour une nage inconnue — et τ = 0,75 côté fond, 2,2 côté sprint ;
- σn, le nombre de points de n après le ②, plafond compris : 0,82 pour un, 0,92 pour deux, 1 au-delà — 1 pour une nage inconnue ;
- q, l'alignement : avec trois points ou plus — ceux de n après le ②, ou tous ceux de S pour une nage inconnue —, exp( −rms ÷ 0,055 ), où rms est la racine de la moyenne des carrés des écarts des indices à leur droite des moindres carrés sur ln(distance) ; sinon 1 ;
- x, l'écart de nage : max[ 0 ; 1 − 1,5 × en × w(d) ], avec w(d) = ( ln d − ln 50 ) ÷ ( ln 400 − ln 50 ), ramené à [0 ; 1]. en est la moyenne des écarts de n à 50, 100 et 200 m qui se lisent, chacun pesé par la part réellement nagée de sa distance x dans B, ( x − 15 − 7 × ( ⌈ x ÷ B ⌉ − 1 ) ) ÷ x — 15 m de départ et de coulée [2], 7 m par virage [D16] ; en = 0 si aucun ne se lit ;
- πp = 0,75 quand la pente a été mise à 0 (③ : un seul point, nage autre que S), 1 sinon.
⑨ Le temps. i est ramené à [ 0,30 ; 1,30 ] [D45]. t̂ = étalonB(d, âge à D) ÷ i, au centième le plus proche — au centième supérieur quand le déclin aérobie a donné i, ou que i a été ramené à iℓ (④, 3). Si le temps retenu de l'épreuve dans B est un temps de passage et que t̂ ne lui est pas inférieur, t̂ = ce passage − 0,01 s. Sans étalon de l'épreuve dans B, pas de prédiction.
Les deux emplois.
- Ici, au § 3.3 : B est le grand bassin, et D est aujourd'hui, quelle que soit la date regardée ; le profil est celui que bâtit le tri d'aujourd'hui, la continuité entre bassins mise à part. temps50 = t̂ si n garde au moins un point au ② et un temps retenu de grand bassin que le tri garde, à n'importe quelle distance — un 15 ou un 25 m compris, même quand c'est un temps de passage, puisque ces deux distances n'ont pas d'étalon —, daté au plus tard de la date regardée ; il est daté du plus récent de ces temps. ⚠️ Quand le grand bassin n'a pas de temps sur l'épreuve, la course de petit bassin jugée entre dans ce profil, portée en grand bassin : le ② la retire de la droite, mais la direction peut encore la lire (⑤, 1 et 3).
- Au § 3.4.4 : B est le bassin de l'épreuve et D le jour J. Le profil est celui que bâtit le tri rejoué à la date J, ses indices pris avant décote — ⚠️ le plafond de l'autre bassin garde la sienne, f(L). Alors fmes = min[ 1 ; t̂ ÷ temps(c) ] : même jour, même étalon, le rapport des indices est celui des temps.
Le tri rejoué à la date J n'est pas celui de la date regardée. Le temps de passage et l'impossible entre bassins y tournent à l'identique ; la continuité entre bassins (§ 3.3) n'y tourne pas. Pour le reste :
- il juge les temps retenus à la date J, du plus récent au plus ancien ;
- un temps qui n'est pas un temps de passage promu passe d'abord la contre-performance, jugée sur place — pas le verdict rendu le jour de sa course (§ 3.1.1) : sa prédiction est celle de la courbe (§ 3.1), sur les points de son bassin décrits au § 3.1.2, pris dans ce tri, l'épreuve retirée, lus à l'âge de J ; même barre, même rejugement sous présomption d'arrêt, aucun point de l'autre bassin ;
- s'il n'est pas écarté ainsi — ou si c'est un temps de passage promu —, il passe l'évolution du nageur (§ 3.1.2), au premier passage seulement ;
- si ce premier passage a écarté au moins une épreuve, un second passage rejuge les contre-performances sur des points qui n'ont plus ces épreuves. Au premier passage, aucune n'en est retirée.
Hors du tri : la conversion entre bassins dans la table du moment
Pour remplir un temps manquant, trois règles dures : le premier 25 est identique dans les deux bassins — sous 50 m, on recopie sans convertir ; un temps réel du bassin prime sur une conversion ; et une conversion ne vient jamais écraser un temps démontré dans le bassin cible.
Quand la paire est physiquement impossible, la table du moment la corrige (§ 5.1, étape 3), et cette correction s'applique avant la décote : une épreuve que le profil garde — donc portant un vrai chronomètre du bassin regardé — peut afficher la valeur convertie de l'autre bassin, plus rapide que ce chronomètre. Prescrire sur la lecture impossible serait pire que prescrire sur la conversion. ⛔ Ce n'est pas une double décote — le converti vient d'un chronomètre brut que rien n'a décoté, et la décote passe une seule fois, après. L'ordre compte : décoter avant cette correction recréerait la contradiction entre bassins un cran plus loin.
⛔ Paire déjà cohérente : rien ne bouge, aucun rabotage cosmétique. Et un temps de grand bassin n'est jamais accéléré par ce geste.
⭐ La limite d'un temps estimé de petit bassin — jamais plus lent que le grand bassin moins l'écart minimal (§ 4.7, limite 3) — lit ce qui s'affiche : chez un nageur à l'arrêt, le grand bassin se lit décoté, comme il s'affiche.
Et quand l'épreuve n'existe pas dans l'autre bassin — le 100 4 nages ne se nage qu'en 25 m — le programme laisse la place vide. Il ne recopie pas un temps sur une épreuve qui n'existe pas.
3.4 L'écartement souple : la décote de désentraînement
Les sept premiers cas retirent une valeur. Le huitième ne la retire pas : il la lit en retrait. C'est le seul écartement souple du moteur — la valeur reste pertinente, elle n'est simplement plus d'actualité, et elle devient la source de l'estimation qui la remplace.
La décote en six étapes
La décote se construit en six étapes, dans cet ordre. Chacune a sa formule dans la sous-section indiquée.
| Ce que le programme lit | Ce qu'il en tire | Où | |
|---|---|---|---|
| 1 | les courses du nageur datées au plus tard de la date regardée | Gdémo, les jours depuis sa dernière démonstration de niveau, et E, les jours depuis sa dernière course | § 3.4.1 |
| 2 | les courses et les relais des 300 jours qui précèdent la date regardée | le verdict, qui choisit la grâce A : 300 ou 540 jours | § 3.4.1 |
| 3 | Gdémo et A | le pilote P = Gdémo − A ; P nul ou négatif : aucune décote | § 3.4.1 |
| 4 | la dernière journée de course, quand la décote est présumée | une baisse mesurée, qui remplace le barème | § 3.4.4 |
| 5 | P, E, la nage et la distance de l'épreuve | le facteur f de l'épreuve, entre 0 et 1 | § 3.4.2 et 3.4.3 |
| 6 | le chronomètre gardé de l'épreuve, et f | la valeur de la table du moment = chronomètre ÷ f, et l'indice du profil = indice × f | § 3.4.5 |
⭐ Deux horloges, et elles ne se remplacent pas. Le pilote P dit « depuis quand ne prouve-t-il plus son niveau, au-delà de la grâce ? » : c'est lui qui fait descendre la courbe. E dit « depuis quand ne court-il plus du tout ? » : c'est lui qui fixe jusqu'où elle descend. Les deux se lisent à la même date regardée, et ne valent presque jamais la même chose. Un nageur qui court encore sans démontrer baisse donc au même rythme qu'un autre, mais moins bas.
⚠️ Un réglage que le coach ne voit pas : la décote est active par défaut, et rien à l'écran ne l'annonce. Ses effets, eux, se voient : c'est exactement la différence entre le « Niveau du jour » et la « Vision globale ».
3.4.1 Ce qui arme la décote
La décote n'est pas branchée sur une absence de course : elle est branchée sur une absence de démonstration de niveau. La question n'est pas « a-t-il couru récemment ? » mais « a-t-il récemment nagé à son niveau ? ».
① Une course est une démonstration quand son indice, lu à l'âge qu'avait le nageur le jour de cette course, est assez proche du meilleur indice de la même épreuve : à 1,4 % de son propre meilleur sur cette épreuve — la borne haute de la variabilité d'un même nageur en compétition [18, 58], choisie conservatrice : il doit être difficile de déclarer un déclin. Nagée hors pic, sans affûtage, elle reçoit en plus un crédit de 3,3 % — un choix du programme [D8] : le gain publié d'un affûtage est d'environ 1,7 % [19], le programme en rend davantage. Pic ou pas se lit sur son histoire : ses courses proches de son meilleur se regroupent, et un groupe nagé dans la saison fédérale — grand bassin en mai, juin, juillet, petit bassin en novembre, décembre — est un pic.
Le calcul de la démonstration
indice(c) = étalon(âge à la date de c) ÷ temps(c)
référence(e) = le plus grand indice(c) parmi les courses de l'épreuve e — même nage, même distance, même bassin — datées au plus tard de la date regardée
c démontre ⇔ indice(c) ÷ référence(e) ≥ 1 − 1,4 % si c est nagée en pic ; ≥ 1 − (1,4 + 3,3) % sinon
- 1,4 % est la variation publiée d'un même nageur sur une même épreuve entre deux compétitions [18, 58] ; la même grandeur, poolée sur plusieurs sports, donne la même bande [34].
- 3,3 % s'ajoute quand la course n'est pas nagée en pic [D8] : sans cet élargissement, on demanderait à un nageur en pleine charge d'égaler un chronomètre réalisé affûté.
- ⚠️ C'est un rapport d'indices, pas un rapport de temps, et chaque indice est lu à l'âge de sa course. Chez un adulte, l'étalon ne bouge pas et les deux reviennent au même. Chez un jeune, le peloton de son âge progresse : une course un peu plus lente que son meilleur temps, nagée deux ans plus tard, peut valoir un indice nettement plus bas — et ne pas démontrer (l'exemple du § 3.4.6).
- Après une reprise (définie juste en dessous), la référence ne se construit que sur les courses datées de la reprise ou après ; et une course d'après la reprise ne démontre que si au moins une autre course de la même épreuve a été nagée depuis la reprise — seule, elle serait sa propre référence. Sans cette référence de reprise, on demanderait à un nageur qui revient de re-prouver un niveau qu'il n'a plus, et il serait à vie « loin de son meilleur » : à elle seule, elle fait retirer moins. Une course isolée pendant un arrêt, sur une épreuve jamais renagée, n'éteint donc pas la décote. ⛔ Décote armée, mais plancher respecté : cette course interdit quand même d'afficher plus lent qu'elle, vieillie de son âge (§ 4.7, limite 2).
- Un test aérobie de nage libre compte aussi, à sa date : le test de trente minutes, le 12 × 25 et le couple répété démontrent toujours ; le n × 200 démontre si sa vitesse atteint 1 − (1,4 + 3,3) % de la référence aérobie lue sur le milieu de ses 400, ou toujours s'il n'y en a pas. Un test dans une autre nage ne démontre rien.
- ⛔ Un temps de relais ne démontre jamais : il n'a pas d'indice de départ du plot sans correction. Il compte seulement comme signe d'activité (③).
La date de reprise, lue à la date regardée D. On prend ses jours de course individuelle datés au plus tard de D — toutes nages, toutes distances, tous bassins, courses décochées par le coach comprises, relais et temps de passage exclus. SI un jour de course suit un trou d'au moins 540 jours sans course, ALORS c'est une reprise possible ; elle est confirmée quand au moins 2 jours de course distincts, elle comprise, tombent entre elle et min(elle + 300 jours ; D). La date de reprise est la plus récente reprise confirmée. Sans reprise confirmée, le nageur n'en a pas, et rien ne se coupe. Le silence qui court depuis sa dernière course n'est pas une reprise : rien ne l'a refermé, c'est l'affaire de la décote. Ce que la reprise referme est décrit au § 3.5.
Pic, travail, arrêt : le découpage en périodes
Pic ou pas pic. Le programme découpe l'histoire du nageur en périodes — pic, travail, arrêt — sur ses courses de 50 m et plus, lues à leur date :
- une course est proche de son meilleur quand sa vitesse vaut au moins 98,8 % de celle du meilleur temps de la même épreuve et du même bassin nagé dans les 365 jours qui l'entourent, avant ou après : meilleur temps ÷ temps ≥ 0,988 ;
- ces courses se regroupent quand deux voisines sont séparées de 21 jours au plus, et un groupe ne s'étend pas au-delà de 45 jours ;
- un groupe est un pic s'il tombe dans la saison fédérale : il suffit qu'une seule de ses courses soit une course de bassin de 50 m nagée en mai, juin, juillet, ou une course de bassin de 25 m nagée en novembre, décembre. Le bassin doit être celui de la saison : une course de 25 m nagée pendant les mois du grand bassin, ou de 50 m pendant ceux du petit bassin, n'ancre rien. Et les courses d'un groupe sont toutes proches de leur meilleur (le premier point) : une course plus lente, même nagée dans la saison, n'en fait pas partie. À partir de 21 ans révolus au milieu du groupe, il suffit aussi qu'il compte au moins 2 courses ;
- tout le reste est du travail, sauf les trous de plus de 300 jours sans course, qui sont des arrêts ;
- avec moins de 10 courses datées, ou moins de 180 jours entre la première et la dernière, le programme ne découpe rien : aucune démonstration n'est alors mesurable.
Et rien ne se retire avant longtemps. Après sa dernière démonstration, le programme accorde une tolérance : 300 jours si le nageur a couru dans les 300 jours qui précèdent la date regardée — une course de 50 m ou plus, ou un simple relais —, 540 jours — une saison blanche entière — s'il n'a plus rien couru. Au-delà seulement, la décote commence à mordre. Le programme classe alors le nageur en quatre états : actif en forme · déclin mesuré (il court, il ne démontre plus) · activité tenue sans démonstration · silence. Le silence total reçoit l'horizon le plus long — une saison blanche complète n'est pas une carrière finie.
Les deux durées, le verdict et le pilote
② Les deux durées, lues à la date regardée D :
Gdémo = D − date de la dernière démonstration, en jours — et, si aucune démonstration n'est mesurable, Gdémo = E
E = D − date de la dernière course, en jours — toutes nages, toutes distances, tous bassins, temps de passage promus compris, relais exclus
③ Le verdict et la grâce A. Le programme compte les courses de 50 m et plus nagées dans la fenêtre — les 300 jours qui précèdent D — et, à part, les temps de relais de la même fenêtre. Les verdicts se lisent dans cet ordre, le premier qui s'applique décide :
| SI | Verdict | A |
|---|---|---|
| Gdémo ≤ 300 jours | actif — il démontre | 300 jours, donc P ≤ 0 |
| au moins 2 courses dans la fenêtre | déclin mesuré — il court, sous son niveau | 300 jours |
| une course, ou au moins un relais, dans la fenêtre | activité tenue — un seul point n'est pas une mesure [25] | 300 jours |
| rien dans la fenêtre | silence — absence de preuve | 540 jours : une saison blanche entière |
P = Gdémo − A ; P ≤ 0 ⇒ aucune décote
Ces deux délais sont des choix du programme [D9]. ⚠️ Une conséquence qui va contre l'intuition, et elle est voulue : une trace d'activité — une course, ou un simple relais — fait passer le nageur de « silence » à « activité tenue », donc fait tomber la grâce de 540 à 300 jours, donc augmente la décote. La grâce longue est accordée à l'absence de preuve ; dès qu'on sait qu'il courait sans démontrer, elle ne se justifie plus.
⚠️ Une seconde fenêtre de 540 jours n'est pas celle-ci. Celle du temps retenu (§ 2.1) — « ce chronomètre décrit-il encore sa forme ? » — porte le même nombre et n'en dérive pas. Deux questions, deux motifs, deux réglages : les lier ferait bouger la grâce de silence le jour où l'on toucherait la fenêtre des temps. Deux nombres égaux ne sont pas un doublon.
Dans le doute, on ne décote pas : sans sexe (pas d'étalon) ou sans aucune course datée, il n'y a pas de pilote.
3.4.2 Le facteur de décote f
L'arrêt ne dégrade pas tout à la même vitesse. La littérature sépare nettement deux choses : la condition — cardio central, puissance nagée, tolérance lactique — se périme en jours et en semaines [21, 20, 23] ; la technique — coordination, longueur de cycle, force maximale, phénotype glycolytique — tient [22, 26]. ⚠️ L'horizon le plus long qu'étudie ce corpus est de l'ordre de huit semaines [24] : aucune courbe de déclin sur plusieurs années n'en sort, et la nôtre va bien au-delà. Le programme porte donc deux courbes de même forme et de constantes différentes, et les mélange selon la part aérobie de la distance.
- La condition part vite : 14 jours après que la décote a commencé à mordre, elle bouge déjà ; chez un nageur qui ne court plus du tout, elle atteint le plancher de sa nage entre la 12ᵉ et la 17ᵉ semaine. Ce plancher dépend du temps écoulé depuis sa dernière course individuelle, quelle qu'elle soit : il continue de descendre lentement tant que l'arrêt dure — il n'y a pas de saturation (§ 3.4.3).
- La technique, par défaut, ne retire rien : son plancher est à 100 %, parce que la perte que le modèle sait chiffrer passe déjà par la condition. Elle ne baisse que quand un 50 m couru pendant l'arrêt la mesure (§ 3.4.4).
⚠️ Ces délais se comptent à partir du moment où la décote mord, pas depuis la dernière course : avant ça, il y a toute la tolérance du § 3.4.1, et il ne se retire rien du tout. ⭐ Ces deux couches sont celles du repli : chez un nageur qui continue de courir pendant son arrêt, la baisse ne s'estime plus — elle se mesure (§ 3.4.4).
Le calcul du facteur f
Pour une épreuve de distance d, dans une nage donnée :
f = s(d) × cond + [ 1 − s(d) ] × tech, borné à 1
cond = 1 tant que P ≤ 14 jours ; sinon cond = max[ plancher(nage, E) ; 2−(P − 14) ⁄ 311 ]
tech = 1 tant que P ≤ 90 jours ; sinon tech = max[ planchertech ; 2−(P − 90) ⁄ 730 ]
- P est le pilote (§ 3.4.1) : il règle la vitesse de la descente.
- E est le nombre de jours sans course (§ 3.4.1) : il règle la profondeur du plancher de condition (§ 3.4.3). Le plancher est une chute d'oxygène datée en temps calendaire (« installée à 84 jours d'arrêt ») : le poser sur le pilote l'appliquerait après 84 jours plus la grâce, sur une horloge qui n'est pas la sienne.
- planchertech vaut 1,00 au barème : la couche technique est inerte. Toute la perte que le modèle sait chiffrer passe déjà par la condition, et l'en retirer une seconde fois serait la compter deux fois. Seule une baisse mesurée sur un 50 la fait descendre (§ 3.4.4).
- s(d) est la part aérobie de la distance d, lue sur la courbe de la section 4 à une durée de référence fixe : celle de l'étalon adulte, messieurs, grand bassin, nage libre, de la distance d. C'est la même valeur pour tous les nageurs, les deux sexes, les deux bassins et toutes les nages : la décote pondère une distance, pas une personne. ⛔ Ce n'est donc pas la durée de l'étalon de l'âge du nageur, ni celle de son bassin.
| Distance | Durée de référence | s(d) |
|---|---|---|
| 50 m | 22,33 s | 0,2028 |
| 100 m | 49,01 s | 0,3995 |
| 200 m | 107,83 s | 0,6357 |
| 400 m | 230,64 s | 0,8156 |
| 800 m | 480,35 s | 0,9156 |
| 1500 m | 918,57 s | 0,9599 |
La décote pèse donc plus lourd sur les épreuves longues que sur les sprints — mais un sprint perd aussi : il n'existe aucun tri « épreuve aérobie / épreuve non aérobie ».
3.4.3 Le plancher de condition, par nage
Le plancher ne se fige jamais : un homme qui ne s'entraîne plus continue de perdre. Il se calcule en deux temps — ce que le corps perd, puis ce que la nage en fait — sur E, les jours sans course.
Le calcul du plancher, terme par terme
① garde(E) = 0,80 × [ 1 − 0,115 × (E − 84) ⁄ 3 652,5 ], avec E porté à 84 quand il est plus petit, borné à [0 ; 1]
② plancher(nage, E) = 1 − 1,7 × [ 1 − garde(E)k(nage) ], borné à [0 ; 1]
| Terme | Valeur | Ce à quoi il répond |
|---|---|---|
| Part d'oxygène conservée à 84 jours d'arrêt | 0,80 | la chute installée, prise à la borne haute de la fourchette publiée, −13 à −20 % [53] |
| Jour où cette chute est mesurée comme installée | 84 jours | le plateau publié se situe entre huit et douze semaines [53] ; en dessous, le plancher ne descend pas plus vite que la mesure |
| Déclin par décennie d'un homme qui ne s'entraîne plus | 11,5 % | direction publiée — à âge apparié, le déclin est environ moitié moindre chez qui continue de s'entraîner [52] ; c'est lui qui fait que le plancher continue de descendre |
| Une décennie en jours | 3 652,5 | conversion d'unité, aucune amplitude |
| Supplément du geste | 1,7 | direction publiée — l'arrêt dégrade l'efficacité propulsive et monte le coût énergétique [54], qui ne porte aucune amplitude ; le multiplicateur est un choix [D10] |
| Exposant de conversion oxygène → allure, par nage | nage libre 0,383 · dos 0,381 · papillon 0,356 · brasse 0,533 · 4 nages 0,383 | la même perte d'oxygène ne coûte pas la même chose selon la nage |
⚠️⚠️ Deux pièces de ce calcul restent sans référence retrouvée : les cinq exposants par nage et le supplément du geste. Elles sont dans le moteur avec leur direction et leur amplitude ; elles sont donc écrites ici avec ce qu'on en sait, et rien de plus — aucune citation n'a été fabriquée pour combler le trou. Le supplément du geste est la pièce la plus fragile de l'ensemble : il est tiré à l'envers d'un unique test, et c'est le premier nombre à re-mesurer. ⚠️ Il vaut 1,7 sans unité : ce n'est pas le 1,7 % du bruit d'une course (§ 3.7).
⛔ Il n'y a pas de saturation. La perte continue de creuser tant que l'arrêt dure. La seule borne est dure et vaut zéro : la fraîcheur n'est jamais négative.
Le barème en chiffres : un nageur qui ne court plus du tout
Chaque épreuve est un mélange des deux couches, dosé par sa part aérobie. Pour fixer les idées, voici ce que le barème fait au temps d'une épreuve de nage libre chez un nageur qui ne court plus du tout depuis sa dernière démonstration :
| Sans aucune course depuis | 50 m | 100 m | 200 m | 400 m | 800 m | 1500 m |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 18 mois | rien | rien | rien | rien | rien | rien |
| 2 ans | +3,2 % | +6,4 % | +10,7 % | +14,1 % | +16,1 % | +17,0 % |
| 3 ans | +3,3 % | +6,8 % | +11,2 % | +14,8 % | +17,0 % | +17,9 % |
| 5 ans | +3,6 % | +7,4 % | +12,3 % | +16,4 % | +18,8 % | +19,9 % |
Calculé à l'affichage par le moteur, avec le barème. Chez un nageur qui court encore sans démontrer, la tolérance est plus courte et le plancher plus haut : la baisse commence plus tôt et va moins bas.
3.4.4 Quand la baisse se mesure sur une course
Tout ce qui précède est un barème : il dit ce qu'on perd en général. Quand le nageur à l'arrêt court encore de temps en temps, le programme n'a plus besoin de supposer sa baisse — il la lit sur son chronomètre. La décote reste armée (P > 0) : la course ne la combat pas, elle en donne l'ampleur.
Deux conditions, et il faut les deux. Le nageur est en décote armée — la tolérance du § 3.4.1 est franchie —, et il porte une course utilisable. L'interclub en est l'exemple le plus courant, mais le mécanisme ne connaît pas la compétition : il lit des courses, quelles qu'elles soient. Quelles courses sont utilisables dépend de ce que le programme sait du nageur :
- La décote ne repose que sur une présomption — le programme n'a aucune démonstration récente que le nageur tient son niveau, il la suppose perdue. Toutes les épreuves de son dernier jour de course la mesurent : individuelles ou en relais, 50 m et plus, toutes nages.
- La baisse est déjà mesurée — il a couru plusieurs fois récemment, sous son niveau. Là, seul un relais sur 50 recale la mesure.
La frontière n'est pas « court-il encore ? » — le nageur sous présomption court lui aussi de temps en temps —, c'est « sait-on déjà ce qu'il a perdu ? ». Par épreuve, la meilleure course du jour. Une épreuve, c'est une nage, une distance, un bassin. S'il l'a courue deux fois — une individuelle et un relais par exemple —, seule la plus rapide compte, le relais une fois ramené au départ du plot (on lui retire l'avantage du départ lancé, borne basse de la fourchette) : l'autre course est le fruit d'une gestion ou d'une fatigue. Seul le dernier jour compte : d'une compétition sur deux jours, les épreuves de la veille ne mesurent rien.
Quelles courses mesurent, précisément
Quelles courses mesurent.
- SI le verdict est « silence » ou « activité tenue » — la décote n'est que présumée —, ALORS toutes les épreuves de sa dernière journée de course mesurent : courses individuelles et relais, 50 m et plus, toutes nages. Par épreuve (nage × distance × bassin), seule la plus rapide de la journée compte.
- SI le verdict est « déclin mesuré », ALORS seul le dernier temps de relais sur 50 m mesure — le plus récent, et le plus rapide à date égale.
- Un relais lancé est d'abord ramené au plot par la borne basse de la fourchette, 0,20 s : c'est la lecture qui décote le moins. Un départ du plot, une première position ou une course individuelle entrent tels quels. Les deux bornes, 0,20 et 0,70 s, sont celles d'une même fourchette (§ 1.4), et chacune a son emploi : la basse sert ici, à mesurer une baisse, sans lire la réaction du nageur ; la haute ne sert qu'en repli, pour ramener au plot un relais qui construit une valeur quand sa réaction ne se mesure pas.
- ⚠️ Seule la dernière journée compte : d'une compétition sur deux jours, la veille ne mesure rien.
À quoi chaque épreuve est comparée. S'il a déjà nagé cette épreuve avant ce jour-là — depuis sa reprise s'il a repris après un arrêt total (§ 3.5) —, c'est son meilleur niveau sur cette épreuve. Sinon, c'est la prédiction du profil de ce jour-là pour cette épreuve (§ 3.3), sur ses indices d'avant la baisse. Le rapport des deux est la baisse réelle de l'épreuve ; une course meilleure que la référence ne relève rien au-dessus du niveau d'avant la baisse.
⛔ Le meilleur niveau passé est toujours celui d'une course d'avant ce jour-là. La prédiction, elle, lit le profil du jour J, courses de ce jour comprises : l'épreuve est retirée de sa droite, mais ses autres nages y portent les courses du jour, et quelques étapes du calcul lisent encore l'épreuve elle-même (§ 3.3). Sans référence ni prédiction, l'épreuve ne mesure rien ; sans aucune épreuve mesurée, le barème s'applique à l'identique.
Le calcul de la baisse mesurée
Ce que mesure chaque épreuve. Pour la course retenue c, nagée le jour J :
indiceJ = étalon(âge au jour J) ÷ temps(c)
référence = le plus grand indice de la même épreuve parmi les courses datées avant J — depuis la reprise s'il y en a une —, chacun lu à l'âge de sa course ; à défaut, étalon(âge au jour J) ÷ t̂, où t̂ est la prédiction du profil (§ 3.3) pour cette épreuve, sur le profil du jour J aux indices d'avant décote
fmes = min[ 1 ; indiceJ ÷ référence ]
Chaque épreuve mesure sa couche.
- Le 50 mesure la technique. Plusieurs 50 le même jour : on fait la moyenne. Pas de 50 : la technique reste celle du barème, qui ne retire rien.
- Les distances plus longues mesurent la condition. Le programme cherche la perte de condition qui, combinée à la technique, redonne exactement la baisse vue sur l'épreuve ; il la traduit en oxygène gardé, par la même conversion que le barème, puis chaque nage en tire sa propre perte d'allure. Plusieurs épreuves : moyenne, où les plus longues pèsent plus — elles renseignent mieux sur la forme, sans décider seules.
- La condition descend toujours au moins autant que la technique.
Le calcul, couche par couche
Chaque épreuve mesure sa couche. On relit la part aérobie à partir de celle du 50 m, la distance la plus technique : s′(d) = [ s(d) − s(50) ] ÷ [ 1 − s(50) ].
- SI s′ = 0 — un 50 m —, ALORS il mesure la technique : p = moyenne des fmes des 50 m du jour, et planchertech = p. Sans 50 m ce jour-là, p = planchertech du barème (1,00).
- SI s′ > 0 — une distance plus longue —, ALORS elle mesure la condition. On cherche la couche condition qui, mélangée à la technique p, redonne exactement fmes, puis la chaîne du § 3.4.3 est lue à l'envers pour la nage de la course :
C* = [ fmes − (1 − s(d)) × p ] ÷ s(d), borné à [0 ; 1]
garde = [ 1 − (1 − C*) ÷ 1,7 ]1 ⁄ k(nage de la course), bornée à [0 ; 1]
plusieurs épreuves : gardemesurée = Σ s(d) × garde ÷ Σ s(d) — la plus longue pèse le plus
La garde mesurée remplace garde(E) du § 3.4.3 : chaque nage en tire son propre plancher par sa propre puissance k, plancher(nage) = 1 − 1,7 × [ 1 − gardemesuréek(nage) ]. Et la condition ne descend jamais moins que la technique : son plancher est le plus petit des deux, min[ plancher(nage) ; p ]. La mesure remplace la supposition dans les deux sens — plus légère ou plus lourde que le barème —, et chaque nouvelle journée de course la réajuste. La rampe du § 3.4.2 ne change pas : tant que l'arrêt est court, elle peut rester au-dessus du plancher mesuré.
Au verdict « déclin mesuré », la mesure du relais de 50 m se pose directement : planchertech = fmes et plancher de condition = min[ plancher(nage, E) ; fmes ].
⭐ La mesure remplace la supposition dans les deux sens : si la course dit qu'il a moins perdu que le barème ne le supposait, toute la fiche baisse moins ; si elle dit plus, elle baisse plus. Le plateau et la rampe ne bougent pas : tant que l'arrêt est court, la rampe peut rester au-dessus, et la baisse appliquée est alors plus légère que la baisse mesurée, jamais plus lourde. Chaque nouveau jour de course réajuste la mesure — le plus récent fait foi, quel que soit son âge.
⛔ Sans course utilisable, le barème s'applique inchangé — une technique qui ne retire rien, une condition calculée sur la durée de l'arrêt. Ce sont les valeurs du repli, pas celles d'un nageur mesuré. Les deux étages ne se mélangent jamais.
3.4.5 Où la décote s'applique, et une seule fois
Chez un nageur dont la décote est armée, la décote touche deux lectures d'une épreuve gardée, avec le même facteur f : la valeur de la table du moment, et l'indice du profil.
⭐ L'âge de lecture de l'indice du profil est celui de la date regardée, jamais celui de la course : une course gardée dit ce que le nageur vaut aujourd'hui, elle se mesure donc contre le peloton de son âge d'aujourd'hui.
Le calcul des deux lectures, et l'âge de lecture
valeur de la table du moment = arrondi au centième de ( chronomètre ÷ f )
indice du profil = étalon(âge à la date regardée) ÷ chronomètre × f
f entre sans arrondi : c'est le quotient qu'on arrondit, jamais le facteur.
L'âge de la course ne sert qu'aux questions de démonstration et de mesure (§ 3.4.1 et 3.4.4), au repère qui bouge (§ 2.2), à la projection d'une course de jeune (§ 5.1) et à la couche 3 de l'estimation (§ 4.4). L'âge, dans les deux cas, est le millésime étalé sur l'année, défini sur la page de l'étalon, et il est ancré sur la fin de l'année :
âge de lecture d'un étalon = millésime + part − 1, où millésime = année de la date − année de naissance et part = jours écoulés depuis le 1ᵉʳ janvier ÷ jours de l'année (365, ou 366 les années bissextiles)
Au 1ᵉʳ janvier, la part est nulle : l'âge vaut le millésime moins un, et l'étalon est la case de cet âge, telle quelle. L'âge monte ensuite chaque jour et atteint le millésime à la fin de l'année ; entre deux cases, l'étalon s'interpole (page de l'étalon). Ce sont les âges de l'exemple du § 3.4.6. Deux bornes sont tenues à part : à partir d'un millésime de 22 ans, l'étalon est l'étalon adulte, toute l'année — la frontière se décide sur le millésime entier, avant que la part n'entre ; sous 12 ans, l'étalon est la case de 12 ans, sans interpolation — c'est le plancher de la table par âge. La fédération ne publie que l'année de naissance : un âge exact serait bâti sur une date inventée.
La propriété qui en découle se vérifie directement, à l'arrondi près :
étalon(âge à la date regardée) ÷ valeur de la table = indice du profil — sur une épreuve gardée, décote armée, sans projection
Une valeur décotée n'est plus un chronomètre : l'épreuve sort estimée, et la bulle nomme le chronomètre réel et la décote appliquée. ⛔ Le meilleur temps ne bouge pas : il vit dans sa fenêtre, sur la courbe et dans l'analyse de course. Ce qui se décote, c'est la lecture « ce qu'il vaut aujourd'hui ».
⭐ Un temps de relais qui porte l'épreuve est une course comme les autres (§ 2.1) : il se décote de la même façon.
⛔ Chaque valeur porte sa décote une fois. Les épreuves estimées portent la leur par leur propre route ; la vitesse critique du crawl, chez un nageur décoté, se lit sur le 200 et le 400 de cette table — donc sur des temps déjà décotés une fois [D33], et une pente ne perd pas autant que les deux temps qui la construisent.
Deux lectures à une seule durée : f(a, a, d, nage)
⚠️ Deux lectures donnent à la même courbe une seule durée, et c'est voulu. La limite « jamais plus lent que ce qu'il a nagé » (§ 4.7), et le point de l'autre bassin qu'un juge ramène à la date d'une course (§ 3.1.2), passent l'âge a de la course — les jours entre sa date et la date lue — à la place du pilote et à la place de E : f(a, a, d, nage). C'est la lecture la plus prudente, comme si le nageur s'était arrêté le lendemain de cette course. La décote d'un nageur, elle, lit f(P, E, d, nage). La limite prend la calibration du nageur — barème, ou garde mesurée du § 3.4.4 — ; le juge prend celle du barème.
Ce que la décote atteint vraiment, grandeur par grandeur. Les trois grandeurs du panneau d'allures sont indépendantes (§ 6.1), et ce que la décote atteint sur chacune se mesure ; ça ne se déduit pas des autres. Ce qu'elle mord dans le profil : l'indice de chaque épreuve, la vitesse critique native du crawl, et le plafond aérobie entre bassins. Ce qui arrive jusqu'aux lignes du panneau, en revanche, ne se déduit pas de là — parce qu'entre les deux, chaque grandeur va chercher son appui où elle le trouve.
Ligne par ligne, ce que la décote traverse
| La ligne du panneau | La décote la traverse ? | De combien |
|---|---|---|
| Référence aérobie | oui | toute la décote du 400 sur lequel elle se lit |
| Vitesse critique | oui, en nage libre comme en quatre nages | la décote de ses deux temps |
| Seuil | oui | identique à la référence aérobie, dont il se déduit |
| Seuil aérobie | oui | identique à la référence aérobie, dont il se déduit |
| Récupération | oui | identique à la référence aérobie, dont elle se déduit |
| Résistance | oui | la décote de l'appui sur lequel elle se lit |
⭐ Pourquoi la référence aérobie descend, et pourquoi le seuil la suit sans rien décider. La référence aérobie se lit sur un 400 — réel ou estimé — et ce 400 est lu au moment regardé, décote comprise. Le seuil, le seuil aérobie et la récupération sont des pourcentages de la référence aérobie : ils descendent exactement avec elle, sans que la décote ait besoin de les toucher elle-même. C'est une seule baisse, lue quatre fois.
⭐ Et la vitesse critique se décote comme la référence aérobie. La table du moment décote le crawl comme les autres nages — même facteur, même calibration du nageur, plancher ensuite : aucune règle n'exempte une nage, la décote est générale. La référence aérobie du crawl, lue sur le 400 de cette table, prend donc sa décote, une fois. Chez un nageur dont la décote est armée, la vitesse critique de nage libre, et celle de quatre nages lue sur son propre couple, se lisent sur la même table : son 200 et son 400 de la nage, dans le bassin où le couple se résout, à la place des deux temps de ses courses. Chaque temps porte sa décote une fois — il n'y en a pas de seconde. La ligne perd alors sa marque de mesure : un temps décoté n'est plus un chronomètre.
⛔ Ce qui n'y passe pas : un nageur sans vitesse critique n'en reçoit pas une ; les tests dédiés restent tels quels ; et en quatre nages, quand la vitesse critique vient du crawl, elle porte la décote du crawl et aucune autre.
« Fraîcheur » et décote sont deux choses différentes
| La fraîcheur affichée | La décote | |
|---|---|---|
| Ce qu'elle regarde | le temps écoulé depuis la dernière course, toutes épreuves | le temps écoulé depuis la dernière démonstration de niveau, au-delà d'une tolérance |
| Ce qu'elle fait | rien — c'est une étiquette sur l'âge de la donnée | elle multiplie l'indice — et, à travers lui, la référence aérobie, le seuil, le seuil aérobie, la récupération, la résistance et la vitesse critique de nage libre et de quatre nages |
| Où elle se voit | écrite en clair sur la fiche | dans la bulle de chaque case décotée, qui nomme le chronomètre réel et la décote appliquée ; ailleurs, seuls ses effets se voient |
La bulle de la fraîcheur est honnête — elle dit qu'elle parle de l'âge de la donnée — mais rien n'y indique que le nombre qui mord vraiment est ailleurs. C'est une lacune d'affichage, pas un désaccord de calcul.
3.4.6 Un exemple, refait à la main
Les données, fictives : une nageuse née en 2007 (la fédération ne publie que l'année, le programme retient le 1ᵉʳ janvier), 100 dos en bassin de 25 m. Son meilleur indice sur l'épreuve date du 10/12/2022, en 1:04.95 ; c'est aussi sa dernière démonstration (son dossier compte assez de courses pour que ses périodes se découpent, et aucune autre ne démontre ensuite). Sa dernière course, toutes épreuves confondues, est un 100 dos en 1:05.60 le 08/12/2024, nagée en pic (petit bassin, décembre, meilleur temps de sa fenêtre). Rien depuis, ni course ni relais. Date regardée : 15/09/2026.
Le calcul, étape par étape
| Étape | Le calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Indice de la course du 10/12/2022 | âge 14,9397 · étalon 1:03.29 · 63,29 ÷ 64,95 | 0,9744 |
| Indice de la course du 08/12/2024 | âge 16,9344 · étalon 1:01.50 · 61,50 ÷ 65,60 | 0,9375 |
| Est-ce une démonstration ? | 0,9375 ÷ 0,9744 = 0,9621, à comparer à 0,986 (pic) | non — 1,0 % plus lente en temps, mais le peloton de son âge a progressé |
| Gdémo et E | du 10/12/2022 et du 08/12/2024 au 15/09/2026 | Gdémo = 1 375 j · E = 646 j |
| Verdict, grâce, pilote | rien dans les 300 jours : silence, A = 540 | P = 1 375 − 540 = 835 j |
| Baisse mesurée sur sa dernière journée | fmes = 0,9621 · s(100) = 0,3995 · pas de 50 ce jour-là, p = 1 | C* = 0,9051 |
| Garde d'oxygène mesurée | [ 1 − (1 − 0,9051) ÷ 1,7 ]1 ⁄ 0,381 | 0,8600 |
| Plancher de condition du dos | mesuré ; le barème aurait donné plancher(dos, 646) = 0,8509 | 0,9051 |
| Couche condition | max[ 0,9051 ; 2−(835 − 14) ⁄ 311 = 0,1604 ] | 0,9051 |
| Facteur du 100 dos | 0,3995 × 0,9051 + 0,6005 × 1 | f = 0,9621 |
| Valeur de la table | 65,60 ÷ 0,9621 | 1:08.18 |
| Indice du profil | âge regardé 18,7041 · étalon 1:01.47 · 61,47 ÷ 65,60 × 0,9621 | 0,9015, affiché 902 |
| Et son 200 dos | même plancher, autre part aérobie : 0,6357 × 0,9051 + 0,3643 | f = 0,9397 |
⭐ Ce que l'exemple montre : une course plus lente de moins de 1 % en temps n'a pas démontré, parce qu'elle est lue à l'âge où le peloton de la nageuse est plus rapide ; et c'est cette même course, la dernière, qui fixe l'ampleur de sa décote — plus légère que le barème.
3.5 L'arrêt total, et la reprise qui le referme
Tout ce qui précède parle d'un nageur qu'on voit encore. Le nageur qui s'arrête complètement puis revient est un autre cas, et il a sa propre définition — parce qu'elle commande deux choses à la fois : contre quoi la décote se mesure, et si un vieux meilleur temps reste au profil.
Un arrêt total : 540 jours ou plus sans aucune course, toutes nages et tous bassins confondus — pas « sans course sur cette épreuve ». Une reprise : la course qui referme ce trou. C'est la date du chronomètre ; le programme ne connaît pas la date du retour à l'entraînement.
⚠️ Une seule course ne fait pas une reprise. Un interclubs de retrouvailles ne dit rien d'un nageur qui recommence. Il faut au moins 2 apparitions, elle comprise, dans les 300jours qui la suivent — et ce sont des jours distincts : une compétition d'un seul jour, même à trois courses, compte pour une. Les 300 jours sont ceux de la tolérance de la décote (§ 3.4.1). Si la reprise n'est pas confirmée, le programme remonte à la précédente ; s'il n'y en a aucune, le dossier n'a pas de reprise et rien de tout ceci ne s'applique. ⭐ Cette vérification ne peut que garder plus d'histoire, jamais moins — refuser une reprise ne peut donner qu'une reprise plus ancienne, ou aucune. La date exacte se lit au § 3.4.1.
Ce que la reprise ferme. Dans chaque bassin séparément, une épreuve sur laquelle il n'a couru aucune course individuelle depuis la reprise ne porte plus son chronomètre d'avant l'arrêt : elle devient manquante, et se ré-estime — ou reste vide. Et une épreuve renagée depuis la reprise ne prend son temps que dans ses courses depuis la reprise : un chronomètre d'avant l'arrêt n'est plus le temps retenu d'aucune épreuve.
Ce qu'une course plus longue apporte : le rapport, pas l'ancien chronomètre. Seule sa propre course garde une épreuve ouverte. Un 200 crawl nagé en reprise ne fait pas revenir le 50 ni le 100 crawl d'avant l'arrêt : ils restent manquants et sont ré-estimés par les voies ordinaires, qui lisent les vraies courses gardées de la même nage — ce 200 compris. ⛔ Et l'ancien chronomètre ne revient pas non plus par la bande : après une reprise, il n'est plus recalé à l'âge ni au profil du jour — un arrêt total rompt la continuité que ce recalage suppose. On prouve sa capacité sur une distance, et le rapport en dessous ; le temps affiché est un estimé, marqué comme tel, et l'ancien chronomètre ne sert plus à juger personne. ⛔ Et jamais au-dessus : le 400, sans sa propre course, est fermé comme les autres.
⭐ Pourquoi jamais vers le haut : c'est le fond qui se perd le plus vite à l'arrêt, et plus la course est longue, plus elle en dépend [20, 22]. Un 200 prouvé ne dit rien du 400. C'est une porte, pas un coefficient : aucun pourcentage n'en sort.
⛔ Un temps de passage ne garde pas une épreuve ouverte : il ne mesure pas le potentiel sur la course.
⭐ Ce qu'on voit sur la fiche : une marque « Reprise » près de la date du profil, avec sa bulle « profil reconstruit depuis le …, après un arrêt ». Dans les écartées du calcul, une seule ligne pour tous les chronomètres d'avant l'arrêt, épreuves fermées et épreuves renagées : « N chronos d'avant le … ne comptent plus », à la même date que la marque.
Ce que la reprise coupe, voie par voie
⛔ La règle vaut partout où une valeur se construit. Après une reprise confirmée, les meilleurs temps sur lesquels le programme bâtit ses allures sont les meilleurs depuis la reprise, temps de passage compris : allures d'ancres (vitesse critique d'une nage, 400 démontré qui la borne), cibles d'intensité d'une séance, allures projetées d'un objectif chrono, carte « 400 de ta nage », et le chronomètre auquel se compare le potentiel d'une épreuve gardée. Le profil de la vue modèle du panneau et l'effet des tests aussi. Une épreuve qui n'a rien depuis la reprise y est traitée comme une épreuve jamais nagée. La fenêtre des meilleurs temps, elle, garde ses records et tout l'historique.
⛔ Et pas seulement les chronomètres : toute donnée mesurée avant la reprise cesse de servir. Les temps de passage n'entrent au profil et à l'estimateur du crawl qu'en battant les chronomètres depuis la reprise. Le gain de virage et l'écart de bassin du nageur se mesurent sur ses couples 25 / 50 depuis la reprise. Le profil d'époque ne prend depuis la reprise ni sa course de base, ni ses épreuves voisines, ni son plafond — dans le tableau comme dans le potentiel de la courbe du panneau. L'allure de course du fond se lit sur les passages de ses 400, 800 et 1500 depuis la reprise, et la relecture à l'âge mesure sa pente sur ses courses depuis la reprise. Les temps de relais, sa réaction habituelle au départ, les tests (segment lancé, 12 × 25, couple répété, n × 200, test de trente minutes), la vitesse de nage max et moyenne — coulées transportées comprises — et le 300 du milieu d'un 400 ne comptent aussi que depuis la reprise ; dans la fenêtre Tests, un 400 d'avant reste listé et ne compte pas. Une voie qui n'a rien depuis la reprise se comporte comme chez un nageur qui n'a jamais eu cette donnée. Le jugement d'une course le jour où elle est nagée, lui, ne change pas.
⛔ Et la reprise appartient à la date regardée. En reculant le curseur d'époque à une date antérieure à l'arrêt, le dossier n'a pas de reprise et rien n'est reconstruit : la courbe en arrière ne bouge pas.
3.6 Les raisons d'écarter, et celle qui n'écarte rien
Le bloc « Écartées du calcul » contient tout ce que le profil n'utilise pas. La règle tient en une phrase : sur une épreuve, dans un bassin, dès que la valeur servie ne vient pas d'un chronomètre nagé sur cette épreuve dans ce bassin alors qu'il en existe un, ce chronomètre est écarté — il figure dans le bloc, avec sa raison.
Une ligne porte quatre choses : quelle case · quel chronomètre · pourquoi elle est écartée · le nombre qui a décidé. Tout ce qui explique la fabrication de ce nombre — la prédiction du profil et sa fourchette, qui a prédit, la référence d'un décrochage de bassin, la valeur convertie d'un chronomètre — se lit dans ce chapitre. ⚠️ Une exception, et une seule : une course réelle nommée (« comparée à son grand bassin de 2013 ») reste, parce que le coach peut aller la regarder — c'est un fait vérifiable, pas un rouage.
⛔ Une course décotée n'y entre pas, ni une course relue au repère de l'âge d'aujourd'hui : la valeur affichée diffère du chronomètre, mais elle vient de ce chronomètre-là, il construit toujours le profil, il est simplement lu autrement. Pas davantage une course gardée dont la case est tenue par elle-même — son propre plancher (« tenue par ce qu'il a nagé ») ou sa propre décote, même recalée entre bassins. ⛔ Une course que le tri a écartée, elle, y entre toujours, avec sa raison. ⚠️ Un meilleur temps battu, lui, y entre : l'ancienne course cesse de construire le profil et rejoint l'historique, c'est le nouveau meilleur temps que le programme retient.
Les raisons, une par une
| Raison | Ce qu'elle dit |
|---|---|
| Épreuve non jugeable | la fenêtre d'examen s'est ouverte et toutes ses autres courses de cette nage, dans ce bassin, anciennes comprises, ne suffisent pas à la prédire : le programme n'a pas de quoi juger. Le temps sort, et l'épreuve se fait estimer — ou reste vide (§ 3.1.2) |
| L'évolution du nageur | un chronomètre de plus de 540 jours ne décrit plus forcément le nageur — dans un sens comme dans l'autre. Il est jugé par son profil : ses courses de la même nage, dans ce bassin, du même jour ou plus récentes. Soit le profil le prédit plus rapide d'au moins 1,7 % — il a progressé ; soit, pour une marque de plus de 540 jours, le profil le dit plus lent d'au moins 4,25 % — il ne nage plus à ce niveau. ⛔ Le premier sens ne dit pas « il a refait mieux sur cette épreuve » : une épreuve jamais renagée peut sortir par lui, parce que c'est la prédiction qui décide. Celle-là ne juge pas la course : elle constate que le nageur a changé (§ 3.1.2) |
| Profil reconstruit après un arrêt | un chronomètre d'avant un arrêt total, sur une épreuve qu'il n'a pas recourue depuis la reprise (§ 3.5). L'épreuve devient manquante et se ré-estime. Sur la fiche, ces chronomètres tiennent en une seule ligne |
| Meilleur temps non confirmé | chez un nageur à l'arrêt : il existe, mais ni le nageur ni l'épreuve n'ont donné signe de vie depuis — l'épreuve porte sa dernière course à la place. Pas écarté, pas retenu (§ 2.1) |
| Meilleur temps déjà écarté | l'épreuve n'était plus nagée, l'examen avait écarté son meilleur temps, et le nageur y est revenu : ce meilleur temps ne revient pas, l'épreuve porte ses courses du moment |
| Plus nagée depuis… | chez un nageur qui n'est pas à l'arrêt, l'épreuve n'a pas été nagée à son niveau depuis 540 jours — aucune course à moins de 4,25 % de son meilleur temps, relais ramené au départ du plot compris, qui ne soit pas une contre-performance —, et son profil a trop bougé depuis son meilleur temps pour le confirmer : elle est vide. Plus aucun temps ne la porte ; elle s'estime (ci-dessous). Sur la fiche, son chronomètre reste dans « Écartées du calcul », avec l'année de son dernier passage |
| Meilleur temps battu | il a réalisé un nouveau meilleur temps. L'ancienne course cesse de construire le profil et rejoint l'historique ; le programme retient le nouveau meilleur temps |
| Contre-performance | jugée contre ce que son profil du même bassin annonçait la veille — son meilleur temps sur l'épreuve compris, rien de ce qui a été nagé ce jour-là —, elle était nettement en retrait. Elle porte une pastille visible, avec sa bulle qui dit le motif — et elle disparaît du calcul : l'épreuve devient manquante et se ré-estime sans elle. Le chronomètre, lui, reste consultable (§ 3.1.1) |
L'épreuve qu'il ne nage plus : son profil confirme-t-il son meilleur temps ?
Chez un nageur qui n'est pas à l'arrêt, une épreuve qu'il n'a plus nagée à son niveau depuis 540 jours — aucune course à moins de 4,25 % de son meilleur temps, relais ramené au départ du plot compris, qui ne soit pas une contre-performance —, et dont le meilleur temps n'a été revalidé par rien, ne perd pas son meilleur temps d'office. Le programme regarde d'abord comment son profil a bougé depuis ce meilleur temps, sur ses autres épreuves du même bassin dont le meilleur temps est encore valable aux deux dates (ses « témoins »), en pesant surtout les distances proches. S'il a bougé de 4,25 % ou moins, dans un sens ou dans l'autre, le meilleur temps est confirmé : il reste son temps, il sert aux estimations et aux juges, il borne la limite « jamais plus lent » — et il passe ensuite l'examen de l'évolution du nageur devant son profil, comme tout meilleur temps en examen. Au-delà, ou sans témoin, l'épreuve est vide : le programme l'estime avec ses méthodes, dans l'ordre, et ses vieilles courses ne servent plus à rien d'autre — elles restent dans « Écartées du calcul », avec « plus nagée depuis <année> ».
⚠️ Ces 4,25 % n'ont pas de source pour le mouvement d'un profil : ils sont cadrés. Un même nageur varie de 1,7 % entre ses distances d'une nage et de 2,7 % entre ses nages à une même distance [58] ; un profil mêle les deux, sa dispersion se situe donc entre 1,7 et 2,7 %, et 4,25 % est une barre généreuse. ⭐ Deux marges : 1,7 %, c'est une course qui confirme une performance ; 4,25 %, c'est le profil qui bouge — en dessous, on ne déclasse pas et on ne remonte pas.
⭐ Le jour où il la renage : à 1,7 % ou moins de son meilleur temps, la course le confirme ; plus lent, l'épreuve repart de cette course, comme après une reprise, et ses courses d'avant ne servent plus ni à estimer ni à borner.
⛔ Chez un nageur à l'arrêt — à la date regardée, ou aujourd'hui : un nageur à l'arrêt aujourd'hui l'est, pour cette règle, à toutes les dates —, pas de confirmation par le profil. Une épreuve qu'il a nagée dans les 540 jours qui précèdent la date regardée, à n'importe quel niveau, garde son meilleur temps, qui passe l'examen — sauf si l'examen l'avait déjà écarté (« meilleur temps déjà écarté »). Une épreuve qu'il n'a pas nagée depuis porte sa dernière course, même moins bonne — son meilleur temps reste à côté, non confirmé —, et c'est cette course qui passe le tri.
⚠️ Limite connue : les témoins ne sont pas forcément des courses nagées en pleine forme.
3.7 Les nombres de cette section
Le tableau des nombres
| Grandeur | Valeur | Statut |
|---|---|---|
| Barre de la contre-performance | 4,25 % | 2,5 × 1,7 % : direction publiée [19], facteur décidé [D35] |
| Barre du sens rapide de l'évolution | 4,25 % | même construction, constante distincte [D35] |
| Barre du sens lent de l'évolution | 1,7 % | 1,4 % publié [58] ; 1,7 % retenu par prudence [D6] |
| Tolérance ajoutée aux bords d'une fourchette | 0,5 % | choix du programme [D5] |
| Tolérance entre bassins de la continuité | max[ 4,25 % ; σ du nageur ] | plancher choisi [D12] ; σ mesuré sur le nageur |
| Écart maximal pour qu'une course soit une démonstration | 1,4 %, en indice | publié [18, 58] |
| Élargissement hors pic | + 3,3 % | direction publiée [19], amplitude décidée [D8] |
| Fenêtre d'activité, avant la date regardée | 300 jours | la même constante que la grâce courte [D9] |
| Grâce avant présomption d'arrêt | 300 / 540 jours | choix du programme [D9] |
| Courses minimales pour un déclin mesuré | 2 | convention nommée |
| Périodes : proximité au meilleur, fenêtre, soudure, étendue | 0,988 · ± 365 j · 21 j · 45 j | la proximité est posée dans la bande publiée de la variation d'une course à l'autre, 0,6 à 1,4 % [34], sa valeur exacte est un choix ; les trois durées sont des choix du programme, sans source publiée |
| Périodes : âge adulte, groupe minimal, arrêt, matière minimale | 21 ans · 2 courses · 300 j · 10 courses et 180 j | choix du programme, sans source publiée |
| Couche condition — plateau, demi-vie | 14 j, 311 j | direction publiée [21, 20] ; demi-vie calculée pour atteindre le plancher au 84ᵉ jour, en moyenne sur les cinq nages |
| Couche technique — plateau, demi-vie, plancher | 90 j, 730 j, 1,00 | direction publiée [22, 26] ; demi-vie transférée d'un domaine hors natation, assumée [27] |
| Supplément du geste | 1,7 | source unique, lue à l'envers [D10] |
| Correction d'un relais lancé pour la mesure | 0,20 s | borne basse de la fourchette du § 1.4 — choix du programme, sans source publiée : celle qui décote le moins |
| Prédiction du profil — confiance sous laquelle elle se tait | 0,05 | choix du programme [D42] |
| Prédiction du profil — confiance de départ, nage qui a des points / nage inconnue | 0,92 / 0,50 | choix du programme [D43] |
| Prédiction du profil — perte dans la plage ; décroissance hors plage, côté fond / côté sprint | 0,18 ; 0,75 / 2,2 | choix du programme [D43] |
| Prédiction du profil — un point / deux points ; résidu de référence de l'alignement | 0,82 / 0,92 ; 0,055 | choix du programme [D43] |
| Prédiction du profil — pente non mesurée ; poids de l'écart de nage, de 50 à 400 m | 0,75 ; 1,5 | choix du programme [D43] |
| Prédiction du profil — écart prêté quand aucun écart de nage ne se lit | 0,08 | choix du programme [D44] |
| Prédiction du profil — bornes de l'indice prédit | 0,30 à 1,30 | choix du programme [D45] |
| Prédiction du profil — début du déclin aérobie | 400 m | loi distance-temps publiée [36, 37] ; seuil choisi [D46] |
| Prédiction du profil — courses contemporaines retirées | 540 jours | la même durée que la récence d'un chrono [D4] |
| Prédiction du profil — part réellement nagée : départ, virage | 15 m ; 7 m | départ et coulée [2] ; virage, choix du programme [D16] |
⚠️ Quatre « 1,7 » qui ne sont pas le même nombre. 1,7 % est le bruit retenu d'une course à l'autre, une seule constante qui sert de barre de revalidation (§ 2.1), de barre du sens lent (§ 3.1.2), de dispersion s₀ d'une course (§ 4.4.2) et de barre de la forme (§ 4.8) ; 1,7 % est aussi, dans la même source, la variation d'un nageur entre ses distances [58] — la même valeur, par coïncidence. Le 1,7 % d'affûtage [19] est un gain moyen, pas une dispersion : il ne sert qu'à poser la barre de 4,25 %. Le supplément du geste, 1,7 sans unité, est un multiplicateur (§ 3.4.3).