∿The Swimming Hub

Transparence

Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas.

Comment ça marche

Le chemin complet d'un chronomètre, de son entrée jusqu'à l'allure qu'il prescrit : les calculs, et la raison de chaque calcul. Tout y est écrit pour être refait — avec les données du nageur, les tables de l'étalon publiées sur sa page, un papier et une calculatrice, on doit retrouver le nombre du programme.

4. Les mécanismes d'estimation

Quand un temps manque, le programme estime — ou refuse. Et il n'y a qu'un calcul, le même pour tout le monde : toutes les nages, toutes les distances, les deux bassins, le quatre nages compris. Le tableau, les temps cibles, la séance, la courbe et la fiche lisent tous la même valeur.

Comment il s'y prend. Il place chacune des courses que le tri garde — dans cette nage, dans ce bassin — sur deux axes : en hauteur son niveau (ce que vaut le chrono face à l'étalon de son âge), en largeur la part aérobie de l'épreuve, c'est-à-dire la portion de l'effort que la voie aérobie fournit. Puis il trace la droite qui passe au plus près de tous ces points, et il lit la distance manquante dessus.

Une épreuve manquante se lit sur une seule droite — les couches s'ajoutent jusqu'à ce qu'elle tienne
part aérobie de la durée de l'étalon → niveau sprint fond 50 100 200 400 le plat au-delà du point extrême, la droite ne monte plus point plein = une course nagée dans la nage et le bassin visés · point creux = une course portée par un facteur mesuré Les couches, dans un ordre fixe 0 — sa nage, dans ce bassin 1 — sa nage, dans l'autre bassin × g 2a — ses autres nages, dans ce bassin × r 2b — ses autres nages, dans l'autre × g × r 3 — sa course d'autrefois, portée à aujourd'hui Après chaque ajout, on repose les trois mêmes questions. Dès qu'aucune ne bute, on rend. Au bout de l'ordre, et si rien ne tient : l'épreuve reste VIDE.

Une épreuve non nagée, dans un bassin, à une date, se lit sur une seule droite pondérée. Ce n'est pas une cascade de méthodes qui se remplacent : c'est un ensemble de points qui s'agrandit jusqu'à ce que la droite tienne — ou qui s'arrête sans rien produire.

Une épreuve manquante se lit sur une seule droite — les couches s'ajoutent jusqu'à ce qu'elle tienne
niveau sprint fond en abscisse : la part aérobie de la durée de l'étalon 50 100 200 400 le plat Point plein : une course nagée dans la nage et le bassin visés. Point creux : une course portée par un facteur mesuré sur le nageur. Les couches, dans un ordre fixe 0 — sa nage, dans ce bassin 1 — sa nage, dans l'autre bassin × g 2a — ses autres nages, ici × r 2b — ses autres nages, là-bas × g × r 3 — sa course d'autrefois, portée à aujourd'hui Après chaque ajout, les trois mêmes questions. Au bout de l'ordre, et si rien ne tient : l'épreuve reste VIDE.

Une épreuve non nagée, dans un bassin, à une date, se lit sur une seule droite pondérée. Ce n'est pas une cascade de méthodes qui se remplacent : c'est un ensemble de points qui s'agrandit jusqu'à ce que la droite tienne — ou qui s'arrête sans rien produire.

Quand ses courses de cette nage, dans ce bassin, ne suffisent pas, une méthode d'estimation suivante en ajoute d'autres — toujours sur la même droite, dans un ordre fixe (§ 4.4) : ses courses de la même nage dans l'autre bassin, puis celles de ses autres nages, puis sa dernière course d'autrefois sur l'épreuve. Chaque méthode ajoute ses courses aux précédentes, elle ne les remplace pas. Au bout de l'ordre, si rien ne tient, l'épreuve reste vide : la règle générale qui commande tout est refus plutôt que faux. ⛔ « Rien » veut dire rien du tout : pas un temps sec, pas une fourchette large.

L'ordre d'application, cas par cas

Le tableau ci-dessous se lit dans l'ordre d'application.

Le casCe que le programme en faitIssue
1L'épreuve porte un chronomètre que le profil garde.Rien à estimer : la valeur est ce temps.réelle
2Il n'y a aucun étalon pour l'épreuve visée — ni publié, ni dérivé (§ 4.3) —, ou le sexe du nageur est inconnu.Sans étalon il n'y a ni niveau ni abscisse : la droite n'a pas de plan.vide
3Les points de la couche courante satisfont les trois tests.La droite est lue à l'abscisse de l'épreuve, et le niveau redevient un temps.estimée
4Un test bute, et il reste une couche à ajouter.La couche suivante ajoute ses points. Une couche vide ne compte pas comme un ajout.on recommence
5Toutes les couches ont servi, et seule la seconde distance manque encore.La droite se lit à une seule distance : c'est le niveau direct.estimée
6Toutes les couches ont servi, et un autre test bute encore.Le programme refuse d'estimer.vide
7La nage entière n'a aucune course gardée, dans aucun des deux bassins, et sa course d'autrefois sur l'épreuve ne répond pas (couche 3).Sans course gardée de la nage, les couches 0 à 2b sont vides : on ne fabrique pas une nage depuis les autres. Seule la couche 3 pouvait encore répondre ; sans elle, il n'y a pas d'information.vide

⭐ Une estimation se lit à une date : la date regardée. Un profil antidaté ne voit que les performances antérieures — et cette date devient son « maintenant » dans toute la logique interne. Filtrer les courses sans redater le « maintenant » reviendrait à juger la récence d'une performance d'époque à l'aune d'aujourd'hui. Ce qui est redaté : l'indice d'une course gardée, la décote appliquée à un point de courbe, l'âge qui choisit le peloton. Ce qui ne l'est jamais : le temps nagé — on ne réécrit pas le passé.

4.1 L'axe : la part aérobie de l'effort

Deux épreuves se comparent sur un axe, et cet axe est une durée — pas une distance. Une même distance ne demande pas le même effort à un enfant et à un adulte, ni en brasse et en nage libre ; une durée, si.

Et la durée lue est celle de l'étalon, jamais celle du nageur. C'est un garde-fou structurel : le niveau vaut étalon ÷ temps ; si l'abscisse venait du temps du nageur, elle deviendrait fonction du temps qu'on cherche justement à mesurer, et la droite se mordrait la queue. L'axe est donc le même pour tout le monde à sexe, âge et bassin donnés.

La courbe de la part aérobie, et un calcul refait à la main

part aérobie = t1,223 ⁄ ( t1,223 + 175,5 ), avec t en secondes

  • t est la durée de l'effort — la seule entrée ;
  • 68,4 s (± 3,1) est la durée à laquelle aérobie et anaérobie sont à égalité ;
  • 1,223 (± 0,088) est la raideur de la montée : à 1 la courbe serait une hyperbole simple ; au-dessus, le début est plus plat et la montée plus franche autour de cette durée ;
  • 175,5 est la durée d'égalité élevée à la puissance de la raideur : 68,41,223 = 175,4986. Le moteur la calcule depuis ces deux nombres.

Le calcul, refait à la main, sur la durée de l'étalon du 200 nage libre en grand bassin (107,83 s) : ln(107,83) = 4,6806 · × 1,223 = 5,7243 · e5,7243 = 306,2 · 306,2 ÷ (306,2 + 175,5) = 0,6357.

4.1.1 D'où vient la courbe, et ce qu'elle vaut

Elle est ajustée par moindres carrés sur 31 mesures de natation replacées à leur durée publiée [16, 17, 9, 47, 49, 48, 46].

L'ajustement, son erreur et son domaine

⚠️ Deux des sources de cet ajustement n'ont pas d'entrée dans cette bibliographie — une mesure de coût énergétique de 2010 et une de part aérobie de 2020 : elles sont dans le moteur sans référence retrouvée, et c'est écrit ici plutôt que comblé par un renvoi qui pointerait à côté. Trois formes ont été ajustées sur les mêmes 31 points : l'hyperbole simple (RMSE 6,92 ; R² 0,909), la forme retenue ici (RMSE 6,17 ; R² 0,928, deux paramètres) et une double exponentielle à trois paramètres (RMSE 6,23 ; R² 0,926). La forme retenue gagne avec un paramètre de moins, et elle se refait à la main avec un logarithme et une division.

  • Erreur résiduelle : 6,2 points de pourcentage (R² 0,928). Toute valeur rendue par cette courbe porte cette incertitude.
  • Domaine réellement mesuré : 15,5 s à 540,4 s (neuf minutes).

⛔ Au-delà de 540,4 secondes, la valeur est une extrapolation dont l'erreur n'est pas bornable : il n'existe aucune mesure au-delà de neuf minutes dans le corpus. Cela concerne le 1500 partout, et le 800 dès que son étalon dépasse neuf minutes — donc chez les jeunes. Une épreuve dans ce cas porte la marque hors plage mesurée, et cette marque voyage : une épreuve estimée à partir d'au moins un point hors domaine la porte aussi. On ne marque pas seulement l'épreuve hors domaine, on marque tout ce qui s'appuie dessus. L'écran l'écrit, avec le nom de la course en cause.

Trois réserves

Trois réserves, et elles s'écrivent.

  1. Une seule courbe pour tous les niveaux est une hypothèse. Les 31 points viennent de populations de niveaux différents.
  2. La forme retenue tend vers 100 % à durée infinie, ce qui est physiologiquement faux : une petite part anaérobie subsiste toujours. Lui ajouter un plafond reviendrait à multiplier tout l'axe par une constante — une transformation affine, donc sans le moindre effet sur l'estimation, qui ne lit que les écarts entre abscisses.
  3. Une seule courbe pour toutes les nages, quatre nages compris — et ce n'est pas un défaut de sources : l'effet de nage ne survit pas à la durée. Les études ne s'accordent même pas sur le signe pour la brasse, et tout l'écart tient sous les 6,2 points d'erreur. Une nage plus lente donne une course plus longue : c'est la durée qui porte déjà l'effet.

4.2 La droite pondérée

⭐ Deux courses, une course : c'est la même chose, en plus court. Avec deux courses, la droite passe exactement par les deux. Avec une seule, son niveau est gardé tel quel. ⇒ La question n'est jamais « quelle méthode », mais combien de courses entrent — et plus il y en a, moins une course ratée pèse.

⚠️ Une pente négative est voulue. Un 50 rapide devant un 400 lent dit « sprinteur » et tire l'estimation d'un 800 vers le lent. C'est le comportement attendu : la droite lit sa forme, pas seulement son niveau moyen. Un sprinteur ne se voit pas promettre un fond de fondeur.

Le calcul de la droite

Un point est un triplet (x, y, s²), de poids w = 1 ⁄ s². Les s sont des parts : 0,017 se lit 1,7 %.

  • y = le niveau de la course = étalon ÷ temps, l'étalon étant celui de la nage et du bassin de la course, lu à l'âge de la date regardée — le même âge pour toutes les courses du calcul, quelle que soit leur date (l'âge de lecture, § 3.4.5) ;
  • x = la part aérobie de la durée de l'étalon de l'épreuve, lue sur l'axe de la nage et du bassin visés — tout point, porté ou non, se place à sa distance.

x̄ = Σ w·x ⁄ Σ w et ȳ = Σ w·y ⁄ Σ w

pente = Σ w(x − x̄)(y − ȳ) ⁄ Σ w(x − x̄)²

niveau(x₀) = ȳ + pente × (x₀ − x̄)    puis    temps = étalon ÷ niveau

Trois propriétés découlent directement de ces formules.

  • À poids égaux, c'est exactement la droite des moindres carrés. Deux points rendent la droite qui les joint ; un seul point rend son niveau, tel quel. Une formule, un nombre de points variable.
  • Tous les points à la même abscisse ⇒ pente nulle, et le niveau vaut ȳ pondéré.
  • L'estimation est invariante par transformation affine de l'axe, puisque les écarts (x − x̄) ne changent pas. Seuls les écarts entre abscisses comptent, jamais leur valeur absolue.

4.2.1 Le plat, au-delà du point extrême

⭐ Au-delà de sa dernière course, la droite ne monte plus. Entre ses courses, la droite est lue telle quelle. Au-delà de la plus courte ou de la plus longue, si elle montait en s'éloignant, elle reste au niveau qu'elle a sur cette course extrême : une épreuve qu'il n'a pas nagée n'est jamais estimée meilleure que celles qu'il nage — ce sont en général ses épreuves fortes. Si elle descend en s'éloignant, elle garde sa pente. La bulle le dit : « au-delà de son 200, la courbe reste à son niveau ».

Prolonger reviendrait à promettre, sur une épreuve qu'il n'a pas courue, mieux que ce qu'il fait sur celles qu'il court [D18]. En échange, on sous-estime un nageur qui progresserait vraiment en s'éloignant de ses distances. ⭐ Aucun nombre nouveau : c'est déjà ce que fait le niveau direct avec un seul point.

La règle exacte, et un exemple refait par le moteur

Entre les points, la droite est inchangée. Au-delà du point extrême de l'ensemble du côté de la distance visée — soit le plus petit x si x₀ est en dessous, soit le plus grand si x₀ est au-dessus :

  • si la droite descend en s'éloignant des points, elle garde sa pente ;
  • si elle monte, elle reste à plat : niveau(x₀) = la valeur de la droite au point extrême — jamais le chronomètre brut de ce point.

Côté sprint comme côté fond.

Un exemple : un adulte nage le 200 nage libre en 1:43.76 et le 400 en 3:43.14, en grand bassin, sans vrai 100. La droite prolongée lui aurait promis 46.83 au 100 ; elle reste au niveau de son 200 : 47.16.

4.3 Ce qui peut être un point

Une course réellement nagée, telle qu'elle a été nagée, ou portée dans ce bassin, dans cette nage ou jusqu'à aujourd'hui par un facteur mesuré sur le nageur. Un point porté est une estimation ; il est fiable parce que son facteur est mesuré, et l'incertitude de ce facteur entre dans son poids.

⛔ N'est jamais un point :

  • un temps de passage, sous aucune forme ;
  • une valeur relevée par une limite — une limite borne, elle n'appuie jamais ;
  • une valeur rendue par une droite, c'est-à-dire l'estimation d'une autre épreuve. Le motif est mathématique : elle ne contient aucune information que ses courses n'apportent pas déjà. Un point posé exactement sur la droite ne la change pas, et ses courses entrent déjà par les couches. La réintroduire, c'est compter deux fois les mêmes courses et rétrécir l'incertitude pour rien.

⛔ Une épreuve que le profil écarte ne sert à estimer aucune autre épreuve, et une estimation n'en sert jamais une autre : ce sont les courses, et elles seules, qui entrent. Ni comme point de la droite, ni comme source d'une conversion, ni comme témoin pour juger une autre distance — et un 400 quatre nages écarté ne relève pas le fond.

Les épreuves qui n'ont pas d'étalon publié

⚠️ Le 400 dos, le 400 brasse et le 400 papillon ne sont des épreuves nulle part, mais ils ont un étalon : il est dérivé (page de l'étalon), et il se lit comme un étalon publié. On ne dérive que ces trois cases : aucune autre case absente de la table ne reçoit d'étalon. Et il n'existe que si les trois étalons qu'il lit existent, au même sexe, dans le même bassin et au même âge de lecture que lui — le 200 de la nage, le 200 nage libre et le 400 nage libre ; sinon l'épreuve n'a pas d'étalon. Il donne sa place sur l'axe à tout point de 400 dans ces nages, et son niveau à une course de 400 nagée dans l'une d'elles : un 400 nage libre traduit en dos se place ainsi à la part aérobie du 400 dos dérivé. Un point dont la distance n'a aucun étalon dans la nage visée — les 800 et 1500 dos, les 800 et 1500 brasse, les 800 et 1500 papillon, les 50, 800 et 1500 quatre nages, le 100 quatre nages en bassin de 50 m, et les courses de 25 m — n'a pas de place sur l'axe : il n'entre pas. On ne fabrique pas d'abscisse.

4.3.1 Le tri de l'estimateur : quelles courses deviennent des points

Les raisons d'écarter du chapitre 3 sont celles du profil, et elles s'écrivent à l'écran. L'estimateur refait son propre tri, sur les mêmes courses, avec ses propres critères — et aucune pastille ne l'annonce. Un chrono peut donc rester valable pour le profil et cesser d'être un point de la droite. Ce tri vaut pour les cinq nages, dans chaque bassin.

Une épreuve ne donne qu'un point par bassin : sa meilleure course, série ou finale, d'une compétition ou d'une autre. Une épreuve que ce tri met de côté n'en donne aucun — ni à sa nage, ni aux autres. Celle que le profil garde reste pourtant, dans la table du moment, à son chronomètre (§ 5.1).

Sur 400 m et au-delà, il compare le nageur à lui-même : d'un côté le meilleur temps de l'épreuve, de l'autre ce qu'il a démontré ces 3 dernières années sur ses distances de 400 m et plus, dans la même nage — son plafond de fond. Bien meilleur que ce niveau récent, l'épreuve a décliné. Bien moins bon, et sans course récente, il a progressé ailleurs sans la renager : elle est dépassée. Entre les deux — ou bien moins bon mais nagé récemment —, le temps tient.

Sur 50, 100 et 200 m, jamais de plafond — lu à partir de 200 m, il sur-élève un sprinteur. Le jugement est local : une épreuve n'est mise de côté que si elle est encadrée par deux voisines valables, dans leur creux, plus ancienne que les deux, et sans course récente. Un point extrême de l'échelle n'est jamais jugé — c'est ce qui rend le 50 intouchable et protège les profils légitimes de sprinteur faible.

⛔ La condition de dates est celle qui compte : « dépassée » veut dire les deux voisines qui la jugent sont postérieures à elle, et un voisin antérieur ne prouve rien. C'est une condition de dates, pas un constat de progression. Sans elle, un 200 qui est à la fois le meilleur et le plus récent du nageur se ferait juger par un 50 plus vieux que lui, puis prescrire une allure plus rapide qu'un temps jamais nagé.

À toute distance, l'autre bassin peut aussi dépasser une épreuve. Quand elle a un meilleur temps dans les deux bassins, et que celui de l'un est à la fois nettement plus récent — plus d'un an — et meilleur que celui de l'autre, l'épreuve du bassin le plus ancien est mise de côté : il a progressé depuis, et c'est l'autre bassin qui le montre.

Une contre-performance n'a qu'un juge, celui du profil (§ 3.1.1) : l'estimateur lit son verdict et ne le refait pas. Ses autres jugements — le déclin, la progression, l'autre bassin qui a fait mieux — restent les siens. Sur la courbe, l'anneau « contre-performance », comme le drapeau de la fenêtre des meilleurs temps, montre ce même verdict, avec les mots de la liste des écartées.

Mise de côté par ce tri, une épreuve est estimée sans elle, comme une épreuve jamais nagée : c'est cette valeur que l'estimateur rend pour elle. Sur 50, 100 et 200 m, deux garde-fous la tiennent. Elle n'est jamais plus lente que son meilleur temps. Et quand l'épreuve a été mise de côté parce qu'il a progressé ailleurs, son meilleur temps reste la valeur s'il tombe dans la plage de l'estimation : elle ne le bat pas de plus que sa propre précision.

⭐ Ce tri ne s'arrête pas à la droite. Il atteint aussi l'attache du quatre nages, qui compare le 400 quatre nages au 400 nage libre tel que ce tri le laisse — celui de l'autre bassin, converti, quand celui du bassin est mis de côté pour une contre-performance ou une progression (§ 4.7) ; et l'allure de course du fond en nage libre, qui se lit sur l'estimation de l'épreuve, pas sur un chronomètre nagé (§ 5.2). Dans les deux cas, même quand le profil garde ce chronomètre et que la table du moment l'affiche.

Ce que l'estimateur lit, et ce qu'il appelle récent

Pour chaque nage et chaque bassin, les courses de chaque épreuve : ses courses individuelles et ses temps de relais ramenés au plot (§ 1.4), hors les courses que le coach a décochées, datées au plus tard de la date regardée — depuis la reprise s'il y en a une (§ 3.5), et, pour une épreuve rouverte, depuis la course qui l'a rouverte (§ 3.6). Les épreuves que le profil a écartées n'y entrent pas. D'une même compétition, une épreuve ne garde que sa course la plus rapide : ses courses se regroupent de la plus ancienne à la plus récente, chaque groupe prenant les courses nagées dans les 7 jours qui suivent sa première [D36].

Le meilleur temps d'une épreuve est la plus rapide de ces courses, et son indice se lit à l'étalon de l'âge de la date regardée (§ 4.2). Une épreuve est récente quand elle a au moins une course dans les 540 jours qui précèdent la date regardée [D4].

Le tri, condition par condition

Le plafond de fond d'une nage est le meilleur indice de ses épreuves de 400 m et plus, les deux bassins ensemble, sur les courses des 1 095 jours qui précèdent la date regardée [D37]. Sans aucune course de 400 m ou plus dans cette fenêtre, il se lit sur les 540 jours qui précèdent sa dernière course de 400 m ou plus. Sans aucune, la nage n'a pas de plafond, et ses épreuves de fond ne sont pas jugées.

Sur 400, 800 et 1500 m, avec Δ = indice du meilleur temps − plafond — un écart d'indice, pas un pourcentage de temps :

  • Δ > 0,046 [D38] : l'épreuve a décliné, elle est mise de côté ;
  • Δ < −0,046, et l'épreuve n'est pas récente : il a progressé ailleurs, elle est mise de côté ;
  • sinon, elle est valable.

À toute distance, une épreuve dont le meilleur temps est une contre-performance (§ 3.1.1) est mise de côté.

À toute distance, l'autre bassin. Une épreuve qui a un meilleur temps dans les deux bassins compare les deux, avec D la date d'un meilleur temps et i son indice, lu sur l'étalon de son propre bassin :

SI Drécent − Dancien > 365 jours [D40]ET irécent − iancien > 0,005 [D41], ALORS l'épreuve du bassin ancien est mise de côté

— si elle était encore valable à ce point du tri : ce jugement passe après le plafond de fond et la contre-performance, avant le creux. L'état de l'épreuve récente, lui, ne compte pas : même mise de côté, son meilleur temps juge l'autre bassin. C'est un écart d'indice, pas un pourcentage de temps.

Sur 50, 100 et 200 m, une épreuve restée valable est mise de côté quand quatre conditions tiennent ensemble :

  1. elle est encadrée : une voisine valable plus courte — la plus proche parmi 200, 100 et 50 m — et une voisine valable plus longue — la plus proche parmi 100, 200 et 400 m, jamais au-delà de 400 m ;
  2. elle est dans leur creux : son indice est plus bas de plus de 0,020 [D39] que la ligne qui joint les indices de ses deux voisines, tracée sur le logarithme de la distance ;
  3. elle est plus ancienne que les deux : son meilleur temps est antérieur aux meilleurs temps de ses deux voisines ;
  4. elle n'est pas récente.

indice attendu = ic + (il − ic) × ( ln d − ln dc ) ⁄ ( ln dl − ln dc ), où c est la voisine plus courte et l la plus longue ; creux ⇔ indice attendu − indice > 0,020

Ce jugement passe en dernier, sur les épreuves que les autres ont laissées valables. Une épreuve qu'il met de côté ne juge plus ses voisines : il se refait jusqu'à ce que plus rien ne bouge. Le 50 n'a pas de voisine plus courte : il n'est jamais jugé.

Ce que devient une épreuve que ce tri met de côté

Elle n'est plus un point. Ce que l'estimateur rend pour elle est la droite de sa nage et de son bassin (§ 4.2), lue sur les points de ce tri — donc sans aucune de ses courses —, exactement comme pour une épreuve jamais nagée.

Sur 50, 100 et 200 m, quand l'épreuve porte un meilleur temps, deux garde-fous, dans cet ordre :

  1. Jamais plus lente que son meilleur temps. SI la droite la rend plus lente que son meilleur temps, ALORS la valeur est ce meilleur temps, et l'épreuve n'est plus déclarée estimée.
  2. Le chronomètre retenu quand la plage le contient. SI le garde-fou 1 n'a pas joué, que l'épreuve a été mise de côté par la progression — le creux, ou l'autre bassin ; jamais une contre-performance —, que le profil ne l'écarte pas, et que son meilleur temps tombe dans la plage de l'estimation, bornes comprises (§ 4.6), ALORS la valeur est ce meilleur temps, et l'épreuve n'est plus déclarée estimée.

Sur 400, 800 et 1500 m, ni l'un ni l'autre : la borne « jamais plus lent que ce qu'il a nagé » y est posée sur la valeur affichée, par la table du moment (§ 4.7).

L'attache du quatre nages (§ 4.7, limite 1) compare le 400 quatre nages au 400 nage libre du même bassin P, lu ainsi :

  • SI ce 400 nage libre est mis de côté pour une contre-performance ou parce qu'il a progressé ailleurs — le plafond de fond, ou l'autre bassin —, ET que le 400 nage libre de l'autre bassin P′ reste valable, ALORS la comparaison se fait avec ce 400 de P′, converti dans P à indice égal : tP = arrondi au centième de ( tP′ × étalonP ÷ étalonP′ ), avec les étalons adultes du 400 nage libre ; son indice se lit ensuite comme tous les autres ;
  • SINON — ce 400 valable ou en déclin, ou pas de 400 nage libre valable dans l'autre bassin —, avec le meilleur temps du 400 de P, tel qu'il est ;
  • sans aucun 400 nage libre que l'estimateur lise dans P — jamais nagé, ou écarté par le profil —, il n'y a pas d'attache dans ce bassin.

Quand l'attache déplace la valeur, la plage de l'estimation se déplace avec elle, de la même quantité.

4.4 Les couches et leurs facteurs

Quand ses courses de la nage visée, dans le bassin visé, ne suffisent pas, l'ordre est fixe :

  1. ses courses de la même nage dans l'autre bassin, ramenées ici par son écart entre les deux bassins — mesuré sur ses distances nagées des deux côtés ; une suffit ; sans mesure, l'écart vaut 1 [D22] ; l'écart lu surtout près de la distance qu'on ramène ;
  2. ses courses de ses autres nages, d'abord dans ce bassin, puis dans l'autre, traduites dans la nage cherchée par son écart entre les deux nages — mesuré sur les distances qu'il a nagées dans les deux, et lu surtout près de la distance qu'on traduit : un 50 se traduit d'abord par l'écart mesuré au 100, pas par celui du 400. Une distance commune suffit ; sans aucune, cette nage n'apporte rien. ⇒ Une nage qu'il n'a jamais nagée ne se traduit depuis aucune autre ;
  3. sa dernière course d'autrefois sur cette épreuve, portée à aujourd'hui par sa progression : on regarde comment ont bougé ses épreuves nagées à la fois à cette date-là et aujourd'hui, et on applique ce mouvement à la vieille course. Une épreuve commune suffit ; sans aucune, on remonte à la course d'avant. Chez un nageur à l'arrêt, la décote s'applique à ce point ;
  4. ses autres nages autrefois — ce chemin n'existe pas : l'épreuve reste vide.

⭐ Chaque méthode ajoute ses courses aux précédentes, elle ne les remplace pas : ses courses de la nage restent dans le calcul, les courses portées viennent les compléter, et la même droite est retracée sur l'ensemble. Une course portée pèse moins qu'une course de la nage, parce que l'écart qui la porte a sa propre incertitude : au plus la moitié depuis l'autre bassin, un peu plus du quart depuis une autre nage — la littérature mesure 2,7 % de variation entre les nages d'un même nageur à une même distance [58].

Toutes les nages, le quatre nages compris, sans cas particulier.

Les couches et leurs facteurs, en formules

CoucheD'où vient la courseLe niveau portéLa variance du point
0la nage visée S, dans ce bassin Pys₀²
1la nage S, dans l'autre bassin P′y × gSs₀² + sg²
2ases autres nages S′, dans Py × r(S ← S′)s₀² + sr²
2bses autres nages S′, dans P′y × gS′ × r(S ← S′)s₀² + sg² + sr²
3sa course d'autrefois sur l'épreuve visée — nage S, bassin P —, portée à aujourd'hui par sa progression (ci-dessous)y(T) + Δs₀² + max(sΔ ; s₀)²

Le facteur de bassin gS est la médiane, sur les distances où la nage S a une course gardée dans les deux bassins, du rapport yP ⁄ yP′. Une distance suffit. Aucune ⇒ g = 1 [D22] : inventer un écart depuis le peloton reviendrait à prêter au nageur une conversion qui n'est pas la sienne.

Le facteur de nage r(S ← S′) est la médiane de yS ⁄ yS′ sur les couples (distance, bassin) où les deux nages ont une course gardée, les deux bassins ensemble. Une paire suffit. Aucune ⇒ la nage S′ n'apporte rien.

La couche 3 : sa course d'autrefois, portée à aujourd'hui. Elle ne sert qu'à la table du moment, pour une case restée vide (§ 5.1, étape 5), et seulement quand les couches 0 à 2b butent encore ; la cohérence entre les bassins et les juges du tri s'arrêtent à la couche 2b. Elle ajoute un point, un seul, à la distance d de l'épreuve visée — nage S, bassin P —, pour la date regardée, notée J.

⛔ Aucun plafond : le point suit la progression mesurée, dans un sens comme dans l'autre. Les limites viennent après l'estimation (§ 4.7).

⭐ Souvent, c'est le seul point. Une nage dont aucune course n'est gardée n'a ni couche 0 ni couche 1, et rien ne s'y porte depuis ses autres nages : le facteur r ne se mesure que sur des paires où elle a une course gardée. La droite se lit alors à une seule distance, le niveau direct (§ 4.5), sur ce seul point.

Le calcul de la couche 3

  • La course de base. Les courses du nageur sur l'épreuve visée elle-même, datées avant J, et depuis la reprise s'il y en a une (§ 3.4.1) : ses courses individuelles, et ses temps de relais ramenés au plot (§ 1.4). Ni une contre-performance (§ 3.1.1), ni une course décochée par le coach, ni un temps de passage. La plus récente d'abord ; à date égale, la plus rapide.
  • Les épreuves communes. Pour une course de base datée T : les épreuves du bassin P, toutes nages, l'épreuve visée exceptée, que le tri garde à la fois à T et à J — écartées à aucune des deux dates, et dont le temps gardé n'est, à aucune des deux, une marque de passage ; depuis une reprise, les deux temps gardés datent de la reprise ou après. À chaque date, le niveau d'une épreuve commune, y(T) ou y(J), est celui du temps que le tri garde alors, lu à l'étalon de l'âge du jour où ce temps a été nagé.
  • SI la course de base n'a aucune épreuve commune, ALORS on passe à la suivante, plus ancienne ; une seule épreuve commune suffit. Plus aucune course de base : la couche 3 ne répond pas.

Δd′ = moyenne, sur les épreuves communes de distance d′, de y(J) − y(T)

Δ = Σ wd′ Δd′ ⁄ Σ wd′, avec wd′ = [ min(d′, d) ⁄ max(d′, d) ]² [D23]

sΔ = √[ Σ wd′ (Δd′ − Δ)² ⁄ Σ wd′ ]

le point : x = la part aérobie de l'épreuve visée ; y = étalon(âge à T) ÷ temps de la course de base + Δ ; s² = s₀² + max(sΔ ; s₀)²

  • ⚠️ C'est le seul point de la droite dont le niveau ne se lit pas à l'âge de la date regardée (§ 4.2) : il part de l'âge qu'avait le nageur à T, et c'est Δ qui le porte jusqu'à J.
  • Sa décote. SI la décote du nageur est armée (§ 3.4.1), ALORS le point porte celle de sa nage, fnage = f(Pnage, Enage, d, S) du § 3.4.2, avec la calibration du nageur — barème, ou garde mesurée du § 3.4.4 : Enage compte les jours depuis sa dernière course individuelle dans la nage S — toutes distances, tous bassins, courses écartées ou décochées comprises —, et Pnage = Enage − 540 si Enage dépasse 540 jours, Enage − 300 sinon ; Pnage nul ou négatif : fnage = 1. Le point entre dans la droite à y × fnage ÷ f, où f est la décote de la table pour l'épreuve (§ 3.4.5), et le temps que rend la droite est décoté ensuite comme toute valeur estimée : arrondi au centième de ( temps ÷ f ). Chaque point porte ainsi une décote, une seule : les courses celle du nageur, le point d'autrefois celle de sa nage. Décote non armée : f = fnage = 1.

4.4.1 Les facteurs se lisent près de la distance

Une distance proche décrit mieux l'épreuve qu'une distance éloignée ; sans cette décroissance rapide, un rapport mesuré sur un 1500 pèserait autant qu'un rapport mesuré sur un 100 pour porter un 200. Une seule paire rend son rapport, inchangé.

Le calcul des facteurs lus près de la distance

Pour porter une course de distance d, g et r sont des médianes pondérées, chaque paire mesurée à la distance dpaire pesant :

w = [ min(dpaire, d) ⁄ max(dpaire, d) ]² [D23]

La médiane pondérée est la première valeur, dans l'ordre croissant, où le poids cumulé atteint la moitié du total ; à égalité exacte, la demi-somme avec la suivante. À poids égaux, c'est exactement la médiane.

⛔ L'étalement ne se pondère pas. sr se mesure sur toutes les paires, sans poids ; sg reste la dispersion de conversion du nageur. La pondération dit quelle paire croire ; elle ne dit pas que les autres ont cessé de diverger.

4.4.2 La dispersion d'un facteur : une seule règle

Chaque facteur porte sa dispersion, mesurée sur le nageur et jamais sous un plancher : c'est elle qui fait peser une course portée moins qu'une course de la nage. La hiérarchie des couches n'est donc pas un ordre de priorité posé à la main : elle tombe des variances.

Le calcul de la dispersion, et les poids qui en résultent

Pour une série de rapports, la médiane est le facteur, et l'étalement se lit ainsi :

s = max[ médiane( |rapport − médiane| ) ⁄ médiane ; plancher ], et s = plancher quand il n'y a qu'un seul rapport

GrandeurPlancherStatut
s₀ — une course, telle qu'elle a été nagée1,7 %1,4 % publié [58], 1,7 % retenu par prudence [D6]
sg — entre bassins1,7 %aucune source ne publie de plancher entre bassins : s₀ sert de plancher
sr — entre nages2,7 % (2,3 – 3,1)publié : variation entre nages à une même distance [58]

Les poids qui en résultent. Une vraie course pèse 1 ⁄ 0,017² ≈ 3 460 ; une course traduite d'une autre nage pèse 1 ⁄ (0,017² + 0,027²) ≈ 982, soit un peu plus du quart ; depuis l'autre bassin, moins encore.

4.4.3 Aucune course comptée deux fois

Une course portée — couches 1, 2a, 2b — n'entre qu'à une distance où l'ensemble n'a pas déjà un point de la nage visée S : sa course dans ce bassin, ou celle de l'autre bassin ramenée. Les courses portées de nages différentes à une même distance restent toutes. Les facteurs, eux, se mesurent toujours sur toutes les paires : la règle dit quels points entrent, pas comment on mesure.

4.5 Les trois butées

Quand passe-t-il à la méthode suivante ? Quand une méthode refuse d'estimer, faute d'information pour ses critères. Après chaque ajout de couche, le programme repose les trois mêmes questions sur l'ensemble des points présents, et il refuse dans l'un de ces trois cas :

  • aucune course dans le voisinage de la distance cherchée — un voisinage large au fond, serré au sprint [D24] ; une course portée compte à sa distance ;
  • une seule distance : pas de pente ;
  • le temps de passage : l'estimation sort plus lente qu'un temps de passage de l'épreuve, ou plus rapide de moins de 1,7 % — c'est le bruit d'une course, la même perf.

⛔ Le voisinage dit qui a le droit d'estimer, pas qui entre dans le calcul : une fois tenu, la droite lit tout ce qui est entré. Son 50 continue donc de peser sur son 800. Le motif. Trois marques de sprint parfaitement alignées font une droite impeccable et une fourchette étroite sur un 1500 jamais nagé — la statistique mesure la dispersion autour de la droite, pas la distance à laquelle on l'extrapole.

Après la dernière couche, une seule clémence : si le voisinage est satisfait, que la butée du temps de passage ne mord pas, et que seule la seconde distance manque, la droite se lit à une distance — c'est le niveau direct. Sinon l'épreuve reste vide : elle n'a aucune valeur, ni dans les temps retenus, ni dans les temps cibles. ⛔ Un temps de passage ne la remplit jamais, et il n'entre jamais dans le calcul : il se nage sans arrivée, à allure gérée.

Les trois butées, et la table du voisinage

Une méthode refuse d'estimer QUAND :

La butéeLe motif
B1Aucun point n'est à une distance du voisinage de la distance visée.Un point éloigné ne décrit pas l'épreuve cherchée. Un point porté compte à sa distance.
B2Moins de deux distances distinctes.Sans deux abscisses, il n'y a pas de pente.
B3Le temps estimé est plus lent que le plus rapide des temps de passage de l'épreuve, ou plus rapide que lui de moins de 1,7 %.Il a couvert la distance plus vite que ça : c'est un fait, pas une estimation. Et à moins de 1,7 % près, c'est la même performance.

B3 bute ⇔ testimé > (1 − 0,017) × tpassage

Le voisinage est une condition, pas une sélection : la droite lit tous les points de l'ensemble. Il est déclaré en distances — large au fond, serré au sprint [D24] :

Épreuve viséeDistances d'un point qui l'autorisent
50 m50 m · 100 m
100 m50 m · 100 m · 200 m
200 m100 m · 200 m · 400 m
400 m200 m · 400 m · 800 m · 1500 m
800 m400 m · 800 m · 1500 m
1500 m400 m · 800 m · 1500 m

⚠️ Ce n'est pas un invariant d'axe. Chez un adulte rapide, le voisinage revient à « un appui à moins d'environ un quart de part aérobie » — un ordre de grandeur calculé sur l'étalon adulte et sur la courbe du § 4.1 ; quand les temps s'allongent — enfants, nageurs plus lents — les distances se tassent sur l'axe et cette marge fond. La règle reste posée en distances.

4.6 Ce que le mécanisme rend

Une estimation se lit avec sa plage : l'étendue des lectures que ses courses autorisent. Quand une seule lecture existe, la plage se réduit à la valeur — ce qui ne veut pas dire que l'estimation est sûre. ⚠️ Sa largeur ne décrit pas une qualité de programme : elle décrit une densité de dossier. Elle se lit donc contre ce que ce nageur-là a démontré, pas contre une population. Repère utile : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre [18].

C'est une indication d'incertitude, pas une garantie épreuve par épreuve. Le programme n'affiche pas d'indicateur de confiance sur ses estimations : un tel indicateur promet de dire où il se trompe le plus, et cette promesse-là, il ne peut pas la tenir. Ce qu'il donne à la place est plus modeste — une plage, et un refus de répondre quand la matière manque.

⚠️ Et la plage n'encadre pas que de la physiologie. Une performance dépend de la gestion de course, de la technique, de l'état de forme, du stress. À forme égale, un nageur peut faire une très bonne course ou une moins bonne. C'est cet écart-là que la plage encadre, pas seulement l'incertitude du calcul.

Chaque temps porte sa provenance à l'écran, en un mot : nagé · relais · converti de l'autre bassin · prolongé depuis ses distances voisines · traduit depuis une autre nage · profil d'époque pour sa dernière course replacée dans le profil d'aujourd'hui. Ou rien. Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu : il se recalcule quand le moteur évolue, quand un meilleur temps, lui, ne bouge pas.

Ce que le mécanisme rend, champ par champ

  • La valeur : la droite lue sur l'ensemble final.
  • La fourchette : l'étendue des lectures de ce même ensemble — la droite, la croix (les deux points les plus proches sur l'axe), le niveau direct (le point le plus proche), et écart 1 quand la couche 1 a servi, c'est-à-dire la droite refaite avec g = 1 sur ces points. Le niveau le plus haut donne le bord rapide, le plus bas le bord lent [D34]. ⚠️ Cette largeur n'a pas de source : le repère publié le plus proche mesure autre chose — l'écart minimal détectable entre deux mesures répétées du même nageur [39].
  • L'étape : la couche la plus profonde qui a servi — prolongé pour la couche 0, converti pour la couche 1, traduit pour les couches 2, époque pour la couche 3.
  • La provenance : quelles courses sont entrées, de quelle couche, en mots de bassin.
  • La marque hors plage mesurée, qui voyage depuis tout point de l'ensemble.

Toutes les lectures de la fourchette suivent la même règle au-delà de la dernière course : elles ne montent plus (§ 4.2.1). Une seule lecture possible, et la fourchette se réduit à la valeur.

⚠️ Et la fourchette affichée n'est pas toujours celle des lectures. Quand la valeur bouge après la porte — le coup de pouce du quatre nages (§ 4.7), ou le meilleur temps qui la tient sur 50, 100 et 200 m (§ 4.3) —, la fourchette la suit, à largeur égale ; la décote d'un nageur à l'arrêt divise ses deux bords comme la valeur (§ 5.1). Quand la valeur ne vient pas de la porte — l'épreuve garde son chronomètre —, il n'y a pas de lectures : la fourchette est une demi-bande fixe de 0,025 d'indice de part et d'autre de son indice [D47] — bord rapide = étalon ÷ (indice + 0,025), bord lent = étalon ÷ (indice − 0,025), arrondis au centième. Et deux limites du § 4.7 rognent ses deux bords : le plancher de ce qu'il a nagé et le plafond du petit bassin ramènent à eux tout bord plus lent qu'eux, que la valeur ait bougé ou non. La largeur affichée peut alors être plus étroite que l'étendue des lectures.

4.6.1 La couleur et les marques : d'où vient le chiffre

Cette provenance se voit sans survoler : elle a sa couleur. Dans le tableau des temps cibles comme dans la fenêtre des temps retenus, un temps porte la couleur du chemin par lequel le programme y est arrivé. Elle ne compare rien et ne juge personne — elle répond à « d'où vient ce chiffre ? », et à rien d'autre.

Un temps souligné n'est pas un temps qu'il a nagé — nagé et relais portent une vraie course et ne le sont jamais. Plus le trait est épais, plus l'estimation s'appuie sur des courses : fin pour une, moyen pour deux, épais pour trois et plus. Quand le programme ne peut pas les compter, le trait reste fin.

⛔ Deux endroits ne prennent aucune de ces couleurs, pour la même raison : leur nombre ne vient d'aucun de ces chemins. Les colonnes de repère et l'onglet « Allures d'ancres » descendent d'une intensité, pas d'une épreuve ; et une case qui garde un chrono écarté faute d'estimé reste grise, sa bulle disant pourquoi.

Les teintes sont dérivées de la palette Okabe & Ito, ajustées pour le contraste — un choix du programme [D26] —, et un administrateur de plateforme peut remplacer chacune des six. Le meilleur temps reste dans la fenêtre des meilleurs temps, qui est sa place.

Les six couleurs, une par chemin

La couleurD'où vient le chiffreSouligné ?
nagé Un temps qu'il a nagé sur cette distance, dans ce bassin. non — c’est une course qu’il a nagée
relais Il ne l'a pas nagée en individuel : c'est son temps en relais, ramené à un départ du plot. non — c’est une course qu’il a nagée
prolongé Il ne l'a pas nagée : c'est ce que ses autres distances, dans la même nage, disent de celle-ci. oui
converti Il ne l'a pas nagée dans ce bassin : c'est la même épreuve, nagée dans l'autre bassin, ramenée ici. oui
traduit Il ne l'a pas nagée : c'est ce que son niveau dans une autre nage dit de celle-ci. oui
profil d'époque Il ne l'a pas nagée récemment : c'est sa dernière course sur cette épreuve, replacée dans son profil d'aujourd'hui. oui

Quatre signes, en plus du grisé d'une course écartée (Conserver, classer, ne jamais supprimer), reviennent d'un écran à l'autre. Ils ne portent aucun calcul : ils disent d'où vient ce qu'on lit.

Les marques de l'écran, une par une

  • Le tilde ~ — collé à un temps. Sens : ce nombre n'est pas un chrono nagé. Un seul mot n'en porte pas, « nagé » ; tous les autres l'ont, relais compris — un temps de relais est une vraie course, mais le nombre affiché y est corrigé du départ.
  • La seconde lecture — un second nombre, plus petit et gris, à droite du premier. Sens : la même case, vue autrement. Après une flèche, c'est ce que la case vaut aujourd'hui face au chrono nagé ; après le signe ⇄, c'est le même indice relu sur l'étalon adulte. Elle s'ajoute, elle ne remplace jamais.
  • Le rond creux — sur l'aperçu de la fiche, la courbe qui range les épreuves de la plus courte à la plus longue. Sens : ce point n'est pas un temps qu'il a nagé — le tableau sert cette case estimée. ⛔ Il n'existe pas sur la courbe de progression : celle-là ne dessine que des chronos nagés. Un rond PLEIN ne veut pas dire « non corrigé » : une course décotée garde son rond plein, la valeur vient toujours de ce chrono-là, elle est juste lue plus bas.
  • Le temps converti de l'autre bassin — le mot « converti » et son tilde. Sens : il ne l'a pas nagée dans ce bassin ; c'est la même épreuve, nagée dans l'autre, ramenée ici par son écart entre les deux bassins (§ 4.4). Sur une case vide, c'est une route d'estimation ; sur une case qui porte un chrono, c'est la cohérence entre les bassins qui a repris la case (§ 5.1), et le chrono part dans les écartées avec sa raison.

4.7 Les limites, posées après l'estimation

⛔ Le mécanisme d'estimation ne borne rien. Les limites sont posées après lui. La première vit dans l'estimation de la nage libre, sur l'indice estimé ; les trois suivantes sont posées par celui qui assemble la table du moment (§ 5.1), dans cet ordre, une fois toutes les valeurs posées.

Elles sont quatre : le coup de pouce du quatre nages, jamais plus lent qu'un temps nagé, le petit bassin plus rapide que le grand, et jamais plus rapide que son nage libre. Le temps de passage n'en est pas une : l'estimation en sort déjà plus rapide d'au moins 1,7 % (§ 4.5).

Les quatre limites, dans l'ordre

La limiteÀ quoi elle s'appliqueCe qu'elle interdit
1L'attache du quatre nages. Un 800 ou un 1500 de nage libre estimé ne descend pas sous 0,94 fois l'indice de son 400 quatre nages du même bassin, et ne le dépasse pas [D25]. Le mécanisme est publié — un 400 quatre nages se nage approximativement à la référence aérobie [35] — la valeur ne l'est pas.quand ce 400 quatre nages a moins de 3 ans [D37] et vaut un meilleur indice que le 400 nage libre du même bassin, lu comme le dit le § 4.3.1qu'une épreuve de fond jamais nagée s'éloigne de ce que le reste du dossier soutient
2Jamais plus lent que ce qu'il a nagé. Pour chaque épreuve, la limite vaut le plus petit, sur les chronomètres admis, de arrondi au centième de ( chronomètre ÷ f ).toute valeur, quelle que soit la route qui l'a poséeafficher une valeur plus lente qu'une marque réellement nagée
3Le petit bassin plus rapide que le grand. Sur une même épreuve, la valeur de 25 m ne dépasse pas celle de 50 m × (1 − écart minimal), arrondie au centième inférieur, et reste au moins un centième sous elle.une valeur estimée seulement : c'est elle qui bouge — le petit bassin s'accélère, ou le grand bassin estimé se range sur le petit convertideux bassins affichés dans un ordre physiquement impossible
4Jamais plus rapide que son nage libre. Une épreuve estimée de dos, de brasse, de papillon ou de quatre nages ne s'affiche pas plus vite que la valeur de nage libre de la même distance, dans le même bassin.une valeur estimée, sauf quand un temps réellement nagé sur l'épreuve l'interditune autre nage estimée plus rapide que sa nage la plus rapide

Le quatre nages peut relever le fond. Quand le 400 quatre nages d'un nageur a été nagé dans les 3 ans [D37] et qu'il vaut mieux que son 400 nage libre du même bassin, les estimations de 800 et de 1500 sont encadrées par lui : elles ne descendent pas sous 94 % de son indice, et ne le dépassent pas. Le mécanisme est publié — un 400 quatre nages se nage à peu près à la référence aérobie [35] — mais ce 94 % est un choix [D25].

À même date, une estimation ne remplace jamais un temps réellement nagé par un temps plus lent. Si elle ressortait plus lente, c'est le chrono qui gagne, et c'est lui qui s'affiche. ⚠️ Une seule valeur calculée prend la place d'un chrono nagé à même date, et elle est ailleurs : la cohérence entre les bassins, quand la paire est physiquement impossible (§ 5.1) — et seulement par un temps plus rapide.

⚠️ Les trois premiers mots portent toute la règle. Sans eux, un nageur à l'arrêt la met en défaut en une ligne : sa fiche affiche un temps plus lent que le chrono qu'il a nagé. Le moteur n'a pas tort — les deux valeurs ne sont pas de la même date. Le chrono est de son époque ; le temps estimé dit ce qu'il vaut aujourd'hui, décote comprise. Et la décote est une couche par-dessus : elle ne touche jamais la marque. ⭐ Dans ce programme, presque rien n'est absolu : tout est relatif à une date, à un bassin, à un peloton ou à un état.

⛔ Mais « plus lent que son chrono » a une limite : le plancher. Le programme ne prédit jamais un nageur plus lent que ce qu'il vient de nager. Pour chaque épreuve, il prend chacune de ses courses individuelles — et chaque temps de passage devenu son meilleur temps — et la prend à sa valeur : un nageur qui n'est pas à l'arrêt ne s'affiche jamais plus lent qu'une marque qu'il a réellement nagée, quel que soit son âge. Chez un nageur à l'arrêt (décote armée), chaque course est vieillie de la décote de son propre âge, comme s'il s'était arrêté le lendemain de cette course — la lecture la plus prudente. La plus rapide de ces courses est le plancher, et aucun temps affiché ne descend dessous, qu'il vienne d'un chrono décoté, d'un relais ou d'une estimation. Chez le nageur à l'arrêt, une course de la semaine s'affiche donc telle quelle ; une course de plusieurs saisons ne borne plus que ce que la décote lui laisse.

⛔ Le plancher borne, il ne compte pas : il ne change aucun écartement et n'éteint pas la décote. Il est posé après le calcul, sur la valeur affichée : il ne devient jamais une course qui sert à estimer. Et il ne peut que faire remonter un temps, jamais le ralentir. Sur la fiche, la case le dit : « tenue par ce qu'il a nagé », avec la course — ou le temps de passage — et sa date.

Le calcul des limites 2 et 3

Limite 2 — les chronomètres admis. Toutes les courses individuelles de l'épreuve, y compris celles que le tri a écartées, sauf une contre-performance ; les temps de relais ramenés au plot (§ 1.4) ; les temps de passage devenus la marque de l'épreuve. Pas une course que le coach a décochée ; depuis la reprise seulement, quand il y en a une ; et, chez un nageur qui n'est pas à l'arrêt, rien d'une épreuve devenue vide (§ 2.1). Sous 50 m, la même limite vaut pour les deux bassins : la meilleure des deux.

Limite 2 — le facteur f. SI la décote du nageur n'est pas armée (pilote nul, § 3.4.1), ALORS f = 1 : la limite est la marque à sa valeur, course, relais ou passage, quel que soit son âge. SINON f = f(a, a, d, nage) du § 3.4.2, où a est l'âge de la marque — les jours entre sa date et la date regardée — donné à la fois à la place du pilote et à la place des jours sans course, avec la calibration du nageur (barème, ou garde mesurée du § 3.4.4). La décote d'un nageur, elle, reçoit deux durées différentes, f(P, E, d, nage). La limite fait comme si le nageur s'était arrêté le lendemain de cette marque : c'est la lecture la plus prudente, et la limite ne peut donc jamais être posée trop haut.

Limite 3 — l'écart minimal.

écart minimal = max[ 0 ; 100 × (1 − étalon25 ÷ étalon50) − 100 × σ ], en %

où les deux étalons sont les étalons adultes de l'épreuve, et σ la dispersion de conversion mesurée sur le nageur (§ 3.3). Deux chronomètres nagés qui se contredisent ne sont pas touchés ici : c'est le tri qui s'en occupe (§ 3.2).

⛔ Et aucune estimation d'une autre nage n'est plus rapide que son nage libre. Une épreuve estimée en dos, brasse, papillon ou 4 nages ne s'affiche jamais plus vite que ce que la fiche affiche pour le même nageur en nage libre, sur la même distance et dans le même bassin : elle est relevée à ce temps. C'est la dernière borne du tableau, après le plancher et l'accord des bassins. ⛔ Elle ne touche jamais un chrono nagé. ⛔ Un temps réellement nagé sur l'épreuve commande : si une course ou un temps de passage de cette nage, sur cette distance et dans ce bassin, interdit ce temps de nage libre, la borne ne joue pas. Elle ne joue que dans un sens — le nage libre n'est borné par aucune autre nage —, et sans temps de nage libre affiché sur la distance, elle ne joue pas. Aucune table extérieure : la référence est le nage libre du nageur. Sur la fiche, la case le dit : « jamais plus rapide que son nage libre ».

Le record du monde n'est pas une limite. Une valeur produite plus rapide que le record du monde de l'épreuve s'affiche telle qu'elle est calculée, avec un signal — la bulle l'écrit : « plus rapide que le record du monde ». Un chronomètre nagé n'est jamais signalé.

⛔ Une limite borne ; elle n'est jamais un appui. Elle n'entre dans aucune droite.

4.8 La course lue à son niveau de pic : la forme de sa compétition

Une course nagée en pleine charge dit moins que ce que le nageur vaut. Chaque course entre donc dans la droite à son niveau de pic [D19] : son chronomètre y est divisé par la forme de sa compétition.

  • Sa compétition : les courses du nageur nagées à 7 jours ou moins de part et d'autre [D36] — individuelles, et relais ramenés au départ du plot —, dans le même bassin et dans la même période : pic, travail ou arrêt.
  • Sa forme : pour chacune de ses autres épreuves du meeting, sa meilleure course y est comparée au temps que le programme gardait pour cette épreuve la veille ; la médiane de ces rapports est la forme. Les contre-performances du meeting n'y entrent pas — une course ratée dit la course, pas le meeting [D20] —, et il faut au moins une autre épreuve.
  • La correction : si la forme dépasse 1,7 % — le bruit d'une course —, le point de la course vaut son temps divisé par la forme ; en dessous, rien ne bouge, et un point n'est jamais rendu plus lent que la course. Un record personnel peut être corrigé : c'est souvent le cas d'une épreuve peu nagée, dont le meilleur temps a été posé hors pic. Le point corrigé pèse moins qu'une course lue telle quelle, parce que la forme a sa propre incertitude — au moins 2,7 %, la variation publiée entre les nages d'un même nageur [58].
  • Ce qui ne bouge pas : le temps affiché de la course, qui reste le chrono nagé et sert lui-même de référence à la mesure ; la marche du meilleur temps ; le plancher ; la décote ; les allures lues sur une course nagée. Le point corrigé, lui, est lu par la droite — donc par toute estimation —, par la cohérence entre les bassins et par les juges du tri.
  • La compétition doit être finie : elle n'est lue ainsi que 8 jours après la course, jamais avant, pour que la mesure de sa forme ne dépende jamais d'elle-même.

Le calcul de la forme, pas à pas

Voici ce que ces deux mots désignent, et comment la forme se calcule.

① La compétition d'une course c, nagée le jour D dans le bassin P : toutes les courses du nageur — individuelles, et relais ramenés au plot — nagées du jour D − 7 au jour D + 7, dans le même bassin P, et dans la même période que c : pic, travail ou arrêt. L'épreuve de c elle-même — même nage, même distance — en est retirée.

La même période est la condition qui tranche, et elle ne se lit pas sur les périodes de la date regardée :

  • l'ancre de c est le dernier jour, au plus tard D + 7, où le nageur a une course individuelle — toutes nages, toutes distances, tous bassins, courses décochées comprises ; un jour de relais seul ne compte pas ;
  • le programme découpe l'histoire du nageur en périodes comme au § 3.4.1, mais sur ses seules courses datées au plus tard de cette ancre : aucune course postérieure n'y entre ;
  • chaque course de la fenêtre est lue ensuite, une par une : elle n'entre que si son jour tombe dans la période de ce découpage qui contient le jour D ; une course qui ne tombe dans aucune période n'entre pas ;
  • SI ce découpage ne place pas le jour D dans une période — trop peu de courses pour découper, ou jour hors de toute période —, ALORS la condition se tait : elle ne retire aucune course. Le programme ne fabrique pas de période.

⚠️ L'ancre est propre à chaque course. Deux courses d'un même meeting ne lisent le même découpage que si le nageur n'a nagé aucune course individuelle entre leurs deux fins de fenêtre ; deux courses du même jour le partagent toujours.

② Un rapport par autre épreuve. Pour chaque autre épreuve e de la compétition :

  • sa course retenue est la plus rapide qu'elle y a nagée, hors contre-performance (§ 3.1.1) [D20] — une course ratée dit la course, pas le meeting ;
  • re = temps de cette course ÷ Re, où Re est le temps que le tri gardait pour l'épreuve e la veille de cette course — un temps nagé, jamais un point corrigé ;
  • SI l'épreuve e n'avait pas de temps gardé la veille, ALORS elle n'entre pas.

③ La forme.

fforme = médiane des re — au moins un rapport, sinon il n'y a pas de forme

SI fforme > 1 + s₀, avec s₀ = 1,7 %, ALORS le point de c vaut arrondi au centième de ( temps(c) ÷ fforme ) ; sinon rien ne change

sforme = max[ max( médiane |re − fforme| ÷ fforme ; s₀ ) ; 2,7 % ] — avec un seul rapport, l'étalement vaut s₀

variance du point = s² + sforme², où s² est celle de sa couche (§ 4.4)

  • La barre 1 + s₀ n'est pas un réglage neuf : c'est la barre du bruit d'une course, celle qui revalide un meilleur temps (§ 2.1), franchie. Sous elle, la compétition n'a rien de mesurable ; un fforme inférieur à 1 est donc sans effet, et un point n'est jamais rendu plus lent que la course.
  • 2,7 % est la variation publiée entre les nages d'un même nageur à une même distance [58] : les rapports qui font la forme viennent d'épreuves différentes, c'est exactement cette dispersion-là. C'est un plancher, pas un choix.
  • La compétition doit être finie : la correction ne s'applique qu'à une date regardée postérieure à D + 7. Chaque rapport se juge sur le tri de la veille de sa propre course, donc au plus tard à D + 6 ; aucun d'eux ne peut lire un point déjà corrigé de sa compétition, et la forme ne dépend pas de la date regardée.

Ce qui lit le point corrigé : la droite (§ 4.2), donc toute estimation, la cohérence entre les bassins, et les juges du tri (§ 3.1). Ce qui ne le lit pas : le chronomètre affiché de la course, la marche du meilleur temps, la limite « jamais plus lent que ce qu'il a nagé », la décote, les allures lues sur une course nagée — et Re lui-même.

Un exemple, pris sur une compétition réelle

Un exemple, pris sur une compétition réelle (anonymisée) : un nageur de 16 ans, en bassin de 50 m, nage le 100 dos en 1:07.92 le 17/04/2022. Dans la même compétition et la même période, il nage deux autres épreuves :

ÉpreuveSa courseSon temps gardé la veilleRapport
50 nage libre26.39 (17/04)25.931,01774
200 nage libre2:06.05 (16/04)2:03.701,01900

fforme = médiane = 1,01837, au-dessus de 1 + 0,017 : la correction s'applique. Le point du 100 dos dans la droite vaut 67,92 ÷ 1,01837 = 1:06.69. L'étalement des deux rapports, rapporté à la médiane, vaut 0,06 % : sforme = 2,7 %, et le point pèse 1 ⁄ (0,017² + 0,027²) ≈ 982 au lieu de 3 460 pour une course lue telle qu'elle a été nagée. Sa fiche, elle, continue d'afficher 1:07.92.

4.9 Les nombres de cette section

Le tableau des nombres

GrandeurValeurStatut
Durée d'égalité aérobie / anaérobie68,4 s (± 3,1)ajusté sur 31 mesures de natation [16, 17, 9, 47, 49, 48, 46]
Raideur de la montée1,223 (± 0,088)même ajustement [16, 17, 9, 47, 49, 48, 46]
Constante de la courbe175,4986calculée depuis les deux grandeurs ci-dessus : 68,41,223
Erreur résiduelle de la courbe± 6,2 pointsmesurée sur l'ajustement [16, 17, 9, 47, 49, 48, 46]
Domaine mesuré15,5 s à 540,4 sbornes du corpus [16, 17, 9, 47, 49, 48, 46]
Dispersion d'une course1,7 %1,4 % publié [58], retenu par prudence [D6]
Plancher de dispersion entre nages2,7 % (2,3 – 3,1)publié [58]
Poids d'une paire selon sa distanceexposant 2choix du programme [D23]
Fenêtre du plafond de fond, et du 400 quatre nages qui attache le fond1 095 jourschoix du programme [D37]
Écart au plafond de fond qui met une épreuve de fond de côté0,046 d'indicechoix du programme [D38]
Creux qui met une distance courte de côté0,020 d'indicechoix du programme [D39]
Écart de dates qui laisse un bassin mettre l'autre de côtéplus de 365 jourschoix du programme [D40]
Avance d'indice qu'il lui faut en plusplus de 0,005 d'indicechoix du programme [D41]
Épreuve récente, pour le tri de l'estimateur540 joursla même durée que la récence d'un chrono [D4]
Demi-largeur d'une fourchette qui ne vient pas de la porte0,025 d'indicechoix du programme [D47]
Attache d'un fond estimé au quatre nages0,94mécanisme publié [35], valeur décidée [D25]
Barre de la forme d'une compétition1 + 0,017la barre du bruit d'une course, franchie : dérivée de s₀ [D6]
Plancher d'incertitude de la forme2,7 %publié : variation entre nages à une même distance [58]
Durée d'une compétition, de part et d'autre de la course7 jourschoix du programme [D36]