Transparence
Comment ça marche
D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas.
Comment ça marche
Le chemin complet d'un chronomètre, de son entrée jusqu'à l'allure qu'il prescrit : les calculs, et la raison de chaque calcul. Tout y est écrit pour être refait — avec les données du nageur, les tables de l'étalon publiées sur sa page, un papier et une calculatrice, on doit retrouver le nombre du programme.
1. La récolte des données
Les trois voies produisent la même matière et le moteur ne les distingue pas : seule l'étiquette affichée diffère. ⚠️ La récupération des résultats fédéraux peut comporter des manques, en particulier sur les temps de relais.
Les trois voies produisent la même matière et le moteur ne les distingue pas : seule l'étiquette affichée diffère. ⚠️ La récupération des résultats fédéraux peut comporter des manques, en particulier sur les temps de relais.
Le tableau ci-dessous se lit dans l'ordre d'application : ce qui se présente à l'entrée, ce que le programme en fait, et ce que la ligne devient.
| Ce qui entre | Ce que le programme en fait | Issue | |
|---|---|---|---|
| 1 | Le sexe et la date de naissance du nageur manquent. | L'étalon est genré et daté : sans eux, aucun indice n'existe. | pas de profil |
| 2 | Une performance à laquelle il manque le chrono, la distance, la nage, le bassin ou la date. | Aucune de ces cinq données n'est facultative. | refusée |
| 3 | Une course officielle rapatriée. | Elle entre entière, et le programme lit sa carrière complète — pas ses seules saisons récentes. | performance |
| 4 | Ses temps de passage publiés. | Chacun est une marque sur l'épreuve qu'il traverse, et il sert à lire la course elle-même. | marque + analyse |
| 5 | Un temps de relais. | Ramené à un départ du plot, il devient une course de l'épreuve, à la date du relais. | performance |
| 6 | Le temps de réaction officiel d'une course individuelle. | Posé seulement sur une case vide, jamais par-dessus une saisie du coach. | détail de course |
| 7 | Une performance saisie à la main. | Elle vaut exactement une performance rapatriée : aucun calcul ne les distingue. | performance |
| 8 | Un test d'entraînement. | Stocké et daté — c'est ce qui rend une courbe d'évolution possible —, il alimente la grandeur qu'il mesure. | mesure d'ancre |
| 9 | Une ligne de relais dont la nage n'est pas identifiée. | On ne devine pas une nage. | ignorée |
1.1 Ce qu'il faut pour ouvrir un profil
SI le sexe ou la date de naissance manque, ALORS il n'y a pas de profil : l'étalon dépend des deux, et sans étalon il n'y a pas d'indice. SI une performance n'a pas ses cinq données — chrono, distance, nage, longueur du bassin, date —, ALORS elle n'entre pas.
Au-delà de ce minimum, ce que le programme peut dire dépend du nombre de distances distinctes que portent ses épreuves gardées (§ 3), toutes nages confondues, et de l'amplitude qu'elles couvrent :
| Ce que porte son profil | Ce que le programme en tire |
|---|---|
| 1 seule distance | aucune étiquette de type : une pente ne se trace pas sur un point |
| 2 distances | le type est posé, mais la couverture est dite faible |
| 3 distances ou plus | couverture indicative |
| 5 distances et l'amplitude court ↔ long — au moins une ≤ 50 m et une ≥ 400 m | couverture fiable — c'est le jeu complet |
⭐ L'amplitude prime sur le nombre : une plage étroite ne devient jamais fiable, même avec beaucoup de distances. Sans épreuve longue, on ne voit pas le fond. Le découpage court / long n'est pas arbitraire : aux distances courtes les déterminants de la performance sont majoritairement mécaniques, à partir du 200 majoritairement métaboliques [32], et les records eux-mêmes changent de régime d'échelle vers deux à trois minutes d'effort [31]. La table est celle que lit le mécanisme du type (§ 5.4.1).
Deux autres besoins s'ajoutent, et ils ne se remplacent pas l'un l'autre.
- Pour ancrer les allures, il faut de quoi lire trois grandeurs qui ne se déduisent pas l'une de l'autre — une référence aérobie, une vitesse critique, un seuil. Il n'y a donc pas un minimum, mais trois : un 400 ou un test de paliers pour la première, un couple 200 / 400 ou un test dédié pour la deuxième, un test de trente minutes pour la troisième — et faute de ce dernier, le seuil se lit en pourcentage de la première (§ 6.1).
- Pour estimer une épreuve jamais courue, il faut des marques proches de celle qu'on cherche : la précision dépend de la densité des données du nageur (§ 4.5).
1.2 Les deux voies d'entrée
La synchronisation fédérale ne demande rien au coach : le programme va chercher les courses du nageur dans les résultats officiels, et il les lit sur toute la carrière. Une compétition rapatriée apporte quatre choses, et elles ne se lisent pas de la même façon :
- la course elle-même — chrono, date, bassin, nage, distance ;
- ses temps de passage, quand la compétition en publie (§ 1.3) ;
- ses temps de relais, quand il a nagé en relais (§ 1.4) ;
- le temps de réaction au départ de ses courses individuelles, quand le fichier officiel le publie — SI la case est vide, ALORS il s'y pose ; sinon une saisie du coach n'est jamais écrasée.
La saisie manuelle est la seconde voie : le coach entre lui-même une performance et ses détails. C'est aussi par elle qu'on enrichit n'importe quelle performance, même officielle — temps de passage, départ, coulée, coups de bras, fréquence, virage, respiration, fréquence cardiaque à l'arrivée.
⭐ Une performance saisie à la main vaut une performance rapatriée. Aucun calcul du programme ne les distingue ; seule l'étiquette affichée diffère.
1.3 Les temps de passage
Un temps de passage officiel est un temps officiel, et le programme en fait deux choses : il le pose comme marque sur l'épreuve que le passage traverse, et il s'en sert pour lire la course — départ, coulée, allure du milieu, virages.
Trois règles encadrent l'entrée d'un passage.
- Une seule nage. En quatre nages, seul le premier quart est d'une seule nage — et c'est du papillon. Un 100 lu dans un 400 quatre nages est donc un 100 papillon.
- SI le passage bat le meilleur temps en place, ou SI l'épreuve n'a encore aucune marque, ALORS il devient la marque officielle de l'épreuve. Sinon il est conservé sans rien changer.
- Rien n'est effacé : le passage est daté et affiché comme toute marque, et le chrono qu'il devance reste en base et reste affiché (Conserver, classer, ne jamais supprimer).
⚠️ Devenir la marque de l'épreuve ne veut pas dire la construire. Un passage est nagé sans finish et à allure gérée : il prouve que la distance a été couverte, pas la vitesse qu'elle vaut. C'est pour cela qu'il est écarté du calcul dès qu'il porte l'épreuve (§ 3), et qu'il ne sert jamais d'appui à une estimation (§ 4.3).
⭐ Les temps de passage d'une course peuvent aussi extraire un 15 m et un 25 m départ plongé, et toute paire de marques d'une même course peut extraire la vitesse de nage (§ 1.5.1).
⛔ La liste des marques est close. Un passage ne devient la marque que d'une épreuve que l'étalon connaît, ou de l'une des deux distances de travail : le 15 m et le 25 m. Celles-là n'ont pas d'indice — aucun classement ne les contient — : ce sont des repères, et elles ne fabriquent aucune allure (§ 1.6). Aucune autre distance ne devient la marque de quoi que ce soit : un passage à 150, 250, 300 ou 350 m reste un passage.
1.4 Les temps de relais
Un temps de relais est traité comme une course nagée. Un relayeur lancé part avec un élan qu'un départ du plot n'a pas : son temps est donc ramené au plot avant d'entrer.
T′ = T + g, et T′ est une course de l'épreuve, à la date du relais
g = max(0 ; r̃ − r)
- r̃ est la médiane des temps de réaction de ses courses individuelles — nagées au plus tard le jour du relais, et depuis la reprise quand il y en a une ;
- r est son temps de transmission sur ce relais : entre la touche du relayeur précédent et le moment où il quitte le plot ;
- le plancher à zéro fait que T′ n'est jamais plus rapide que T ;
- SI r̃ ou r manque, ALORS g = 0,70 s [D1].
Un premier relayeur part du plot : son temps n'est pas corrigé (g = 0). Et il n'entre pas deux fois : relevé sur la fiche fédérale, il y figure déjà comme course individuelle ; saisi à la main, il n'entre que si la même course — même épreuve, même temps, même jour — n'est pas déjà parmi ses courses individuelles.
La mesure publiée de l'avantage d'un départ lancé va de 0,30 à 0,57 s, moyenne 0,39 — sur 36 juniors, en bassin de 50 m, une seule compétition [1]. Le programme se donne une fourchette un peu plus large des deux côtés, 0,20 à 0,70 s. Pour ramener un relais au plot, il retient d'abord la réaction mesurée du nageur, g = max(0 ; r̃ − r), sans la borner par cette fourchette ; la borne haute ne sert qu'en repli, quand r̃ ou r manque : ce temps va servir à prescrire une allure, et la borne qui engage le moins est celle qui rend le temps le plus lent.
Une fois ramené au plot, le temps de relais se comporte comme une course : il porte l'épreuve s'il est le plus rapide, il revalide le meilleur temps s'il en est proche (§ 2.1), et il passe par les mêmes gardes qu'un chronomètre individuel.
1.5 Les tests d'entraînement
Cinq protocoles sont câblés. Le tableau en porte trois lignes de plus : le 400 de spécialité, qui est une course et non un protocole, et deux lectures que le programme fait sans qu'on ait rien à lui saisir. Tous se font au chronomètre.
Tout test saisi est stocké et daté. La colonne « effet » dit ce que sa valeur fait à la grandeur une fois stockée, et il n'y a que deux comportements.
- Relève seulement — SI la valeur est plus rapide que la référence en place, ALORS elle entre ; sinon elle reste stockée sans entrer. Elle dit la forme du jour, elle ne redéfinit pas le profil.
- Écrit sa valeur — elle entre telle quelle, plus lente ou plus rapide, et la valeur retenue n'influe pas sur elle.
⚠️ Une exception, et elle est voulue : quand le nageur n'a aucune référence en place, la garde ne mord pas et le test est retenu quoi qu'il lise. Sinon on punirait un nageur d'avoir peu de courses.
| Le test | Ce qu'il mesure | Effet | Le calcul | Statut |
|---|---|---|---|---|
| Segment lancé | la vitesse de nage | écrit sa valeur | longueur ÷ temps | méthode publiée [2] |
| Deux marques d'une même course | la vitesse de nage, sans protocole dédié | écrit sa valeur | longueur ÷ temps entre les deux marques | méthode publiée [2] |
| n × 200 par paliers | la référence aérobie | relève seulement | 200 ÷ temps du dernier palier entièrement tenu | publié [7, 13, 8] |
| Le 300 du milieu d'un 400 | la référence aérobie | écrit sa valeur | 300 ÷ (temps à 350 m − temps à 50 m) | publié [9, 10] |
| 400 de spécialité | la référence aérobie de cette nage | écrit sa valeur | 400 ÷ temps, course entière | publié [8] |
| Couple répété 200 / 400 | la vitesse critique | relève seulement | (400 − 200) ÷ (t400 − t200) ; à plusieurs essais, la médiane | publié [6] |
| 12 × 25 | la vitesse critique | relève seulement | moyenne des 2 chronos les plus lents parmi les 4 derniers, puis la conversion publiée | publié [5] |
| Trente minutes d'effort continu | le seuil | écrit sa valeur | distance nagée ÷ 30 minutes | publié [3, 4] |
⭐ Un test se pratique parfois dans une nage que l'étude ne couvre pas. Le programme autorise trois extensions, et trois seulement — le papillon au 12 × 25, le dos au test de trente minutes, le quatre nages au couple répété comme au n × 200 [D2]. Chacune est signalée comme telle : l'étude ne la valide pas. ⛔ Pas de test de trente minutes en brasse ni en papillon : trente minutes en continu y sont techniquement difficiles et peu informatives.
⚠️ Quand deux lectures d'une même grandeur se contredisent, c'est la mieux mesurée qui l'emporte, et le classement vit avec les allures (§ 6.1). Un désaccord franc allume un drapeau visible par le coach — le programme le signale, il ne corrige pas.
Un test ne compte qu'à partir du jour où il a été passé, et seulement tant qu'il décrit encore le nageur : un test ancien ne compte que si le nageur n'a pas décroché depuis.
Quel test compte, à la date regardée
La règle est la même pour le test de trente minutes, le 12 × 25, le couple répété, le n × 200 et la lecture du milieu d'un 400. Un test daté après la date regardée n'existe pas encore pour elle. Pour les autres :
- SI le test a au plus 540 jours à la date regardée [D4], ALORS il compte ;
- SINON, il ne compte que si le nageur n'a pas décroché depuis : au moins une course dans les 540 jours qui précèdent la date regardée, ET, du jour du test à la date regardée, jamais plus de 540 jours entre deux courses consécutives — le jour du test sert de point de départ. Toutes ses courses enregistrées répondent à cette question, écartées comprises : elle constate, elle ne construit rien ;
- après une reprise, un test passé avant elle ne compte plus. C'est la seule règle d'âge du segment lancé et des deux marques d'une même course.
Entre deux tests qui comptent pour la même grandeur, le mieux mesuré l'emporte — pour la vitesse critique, le couple répété passe devant le 12 × 25 — et, à protocole égal, le plus récent. Le n × 200, mesure de niveau, garde le dernier palier le plus rapide parmi ceux qui comptent. La lecture du milieu d'un 400 garde de même la plus rapide des courses qui comptent.
Le n × 200 et le milieu d'un 400 se lisent dans le bassin du panneau quand il y en a un qui compte ; sinon dans l'autre bassin, et la vitesse y est ramenée par les virages que le segment ne fait pas :
vpanneau = D ⁄ ( D ⁄ vlue + n × virage ), avec D la longueur lue — 200 m pour un palier, 300 m pour le milieu d'un 400, 200 m en repli —, n = ⌊D ⁄ bassin lu⌋ − ⌊D ⁄ bassin du panneau⌋, et « virage » le temps d'un virage de la nage (§ 5.3)
1.5.1 La vitesse de nage
Le segment lancé et les deux marques d'une même course sont la même mesure : une distance nagée lancée, sans coulée et sans virage, prise à la tête.
⭐ La longueur est fixe, la position est libre. Les longueurs admises sont un catalogue fermé — 5, 10, 15, 20 m — mais le coach pose ses marques où il veut : toute paire séparée exactement d'une de ces longueurs fait une lecture, pourvu qu'elle tienne dans les bornes ci-dessous. Un passage de 15 à 25 m est un 10 m ; de 12 à 27, un 15 m.
Pour les deux marques d'une même course, une paire ne fait une lecture que dans ces bornes :
- la course fait 100 m au plus, en bassin de 25 ou de 50 m, dans une seule nage — nage libre, dos, brasse ou papillon, jamais le quatre nages ;
- la paire commence après la coulée. Quand l'instant où la coulée finit est connu — la marque posée pile à sa fin, ou l'instant où la coulée commence plus sa durée saisie, quand aucune marque n'y tombe ou que le coach fait compter la saisie (§ 1.5.6) —, elle part de cet instant ou d'une marque posée au-delà. Sinon, elle part d'une marque posée au-delà de la coulée mesurée après un virage, et à 15 m au moins du mur où la longueur commence partout ailleurs — la distance du départ et de la coulée [2] ;
- aucun mur ne tombe dedans : elle tient dans une seule longueur et, sur une longueur qui finit par un virage, elle s'arrête au plus à 35 m du mur où la longueur commence en bassin de 50, à 20 m en bassin de 25 ; sur la dernière longueur, elle peut aller jusqu'à l'arrivée, qui compte comme une marque au temps de la course ;
- sa vitesse dépasse 0,3 m/s sans dépasser 3,5 m/s — la plage qui écarte une erreur de saisie, la même qu'à la saisie d'un segment lancé.
Une lecture qui part de la fin d'une coulée se reconnaît à sa longueur arrondie au mètre ; sa vitesse se calcule sur sa longueur exacte. Les 100 m, la marge avant un virage et la plage de vitesse sont des choix du programme, sans source publiée.
Pour le segment lancé, le coach donne aussi la marque où le segment commence, et le bassin ne sert qu'à une chose : vérifier qu'aucun mur ne tombe dedans. Un 20 m tient donc en petit bassin, de 3 à 23 m. Une longueur hors du catalogue est refusée à la saisie.
La ligne retient la portion la plus rapide, quelle que soit sa longueur, et dit sur quelle longueur le maximum a été fait. Une vitesse de nage est une capacité, et une capacité c'est le meilleur observé.
⚠️ Une erreur de chronomètre se reporte en proportion inverse de la longueur. Un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, et quatre fois plus que sur 20 m. C'est de l'arithmétique, pas une amplitude publiée.
1.5.2 Le 12 × 25
La vitesse critique se lit sur la fin de l'effort d'une série de douze 25 m nagés au maximum — la marche à suivre, pas à pas.
Le test suit de très près la vitesse critique des courses, mais il la lit trop vite. Le programme applique donc la conversion publiée dans le même papier, qui dépend du bassin [5] :
vitesse critique = 0,777 × vitesse(12 × 25) + 0,116 × (1 en petit bassin, 0 en grand) + 0,213, en m/s
⚠️ L'indicatrice n'est pas le bassin du test : c'est celui de la vitesse critique qu'on prédit.
1.5.3 Le couple répété 200 / 400
Chaque distance est nagée plusieurs fois. On calcule la vitesse critique de chaque essai et on garde leur médiane, pour qu'un seul mauvais jour ne décide pas. À deux essais, la médiane de deux valeurs est leur moyenne : il n'y a pas de seconde règle à retenir. Le protocole publié [6] impose un espacement, un échauffement et une durée — la marche à suivre, pas à pas.
| Essais par distance | Bruit sur la vitesse critique | Statut |
|---|---|---|
| 1 — un seul couple | 3,07 % | publié [6] |
| 2 — médiane = moyenne | 2,17 % | calculé : × 0,7071 |
| 3 — médiane de trois | 2,06 % | calculé : × 0,6698 |
Trois essais, c'est le protocole publié et la meilleure lecture. Deux sont acceptés, avec une perte de précision qui se calcule : moyenner deux essais divise le bruit par √2. Un seul couple est accepté aussi : il est traité comme le test, au même rang (§ 6.1.2), avec le bruit publié d'un essai.
Comment les essais s'apparient
Les deux distances sont nagées le même nombre de fois, et chaque essai porte sa propre date. Le premier 200 s'apparie au premier 400, le deuxième au deuxième, et ainsi de suite : chaque paire donne une vitesse critique, (400 − 200) ⁄ (t400 − t200), et la valeur du test est la médiane des paires.
⛔ Un départ plongé et un départ poussé ne se mélangent jamais dans un même couple. Le plongeon fait gagner la même chose aux deux distances et s'efface dans la soustraction — à condition d'être des deux côtés. Le test n'apparie que ses propres chronos, et le couple lu sur les courses n'apparie que des courses.
⚠️ Quand les deux chronos d'une paire sont nagés à des dates éloignées, la précision annoncée pour le test s'élargit avec l'écart entre les deux dates. Elle n'est jamais annoncée meilleure que le bruit publié du tableau ci-dessus, au même nombre d'essais.
1.5.4 Le n × 200 par paliers
Des 200 m nagés par paliers à allure imposée, chaque palier +0,05 m/s plus rapide que le précédent — la marche à suivre, pas à pas. Le protocole général, toutes nages, porte sur 26 nageurs internationaux [13] ; l'affinage en nage libre change l'ancrage du départ [7], et le même test a été passé en dos calé sur le 400 de cette nage [15].
Le premier palier se cale sous une référence du nageur, et cette référence dépend de la nage :
| Nage | Le temps à donner | Premier palier | Le palier à son allure |
|---|---|---|---|
| Nage libre | son 400 | −0,35 m/s | le 8e |
| Dos | son 400 | −0,30 m/s | le 7e |
| Brasse | son 200 | −0,30 m/s | le 7e |
| Papillon | son 200 | −0,30 m/s | le 7e |
| 4 nages | son 200 | −0,30 m/s | le 7e |
Le nombre de paliers tombe du calcul : un départ à −0,35 m/s avec un incrément de 0,05 m/s met la référence au 8e palier ; un départ à −0,30 m/s la met au 7e. ⚠️ Cette différence d'un palier vient des protocoles eux-mêmes, qui ne démarrent pas au même endroit, et le programme applique celui de la nage concernée.
Le dernier palier entièrement tenu EST la référence aérobie [8]. Il faut au moins 2 paliers pour que la série soit un test incrémental.
⭐ Les trois protocoles de test se lisent pas à pas dans une seule fenêtre : la marche à suivre, pas à pas. Le fil garde ce qu'ils mesurent, leurs formules et leurs nombres.
1.5.5 Le 300 du milieu d'un 400
Dans un 400 maximal, la vitesse chute après le premier 100 puis se stabilise [9] : la vitesse moyenne entre le 50e et le 350e mètre [10] est donc la portion qui décrit l'allure tenue, sans le départ plongé ni la finition. C'est une voie d'entrée de la référence aérobie à part entière, et c'est le dénominateur exact des pourcentages publiés [14].
SI la course n'a pas de passage à 350 m, ALORS la lecture se replie sur le plus grand segment central disponible, du 100e au 300e mètre [D27] : 200 ÷ (temps à 300 m − temps à 100 m). ⛔ Cette lecture ne se fait qu'en nage libre : le quatre nages n'a pas de milieu de course [D29], et un 400 de dos, de brasse ou de papillon n'en a pas non plus.
⚠️ Et elle porte un drapeau quand les deux lectures d'un même 400 se contredisent. Le milieu de course et le 400 entier sortent de la même nage : normalement ils se suivent de près. Quand ils s'écartent, c'est la course qui est bizarre — un passage mal pris, un nageur qui a explosé au milieu, un chronomètre saisi de travers.
sous 10 % d'écart, rien · de 10 à 15 %, drapeau jaune · au-delà de 15 %, drapeau rouge
SI le 400 du jour n'a pas de temps de passage, ALORS il n'y a rien à lire entre 50 et 350 m. Le programme reprend la dernière course de la même épreuve qui en portait, lit ses 300 m centraux, et reporte cette lecture sur le 400 courant par le rapport des deux temps totaux [D27] :
milieu reporté = milieu ancien × ( temps du 400 courant ⁄ temps du 400 ancien )
⛔ La ligne cesse alors d'être une mesure : elle porte le mot estimé. ⚠️ Et elle suppose que la gestion de course n'a pas changé — un nageur qui a modifié sa gestion a déplacé son milieu de course sans que son temps total le dise. Le rapport des totaux ne peut pas voir ça.
1.5.6 L'analyse de course : le départ, la coulée, le nagé
Le 15 m départ plongé mesure le départ et la coulée, pas la nage [2] : impulsion, coulée, reprise — c'est la portion la plus rapide de toute la course. Il vit sur sa propre ligne et n'alimente aucune vitesse de nage.
Le croisement nagé / coulé. Quand les coulées d'une course ont été relevées, l'analyse décompose chaque longueur en deux — ce qui a été coulé et ce qui a été nagé —, chacun avec sa vitesse. SI une marque de passage tombe pile à la fin de la coulée, et que l'instant où la coulée commence est relevé, ALORS le temps de coulée s'en déduit. Une durée saisie pour cette coulée est gardée quand même : les deux valeurs s'affichent, la marque compte par défaut, et le coach peut faire compter la saisie.
⛔ Une coulée est mesurée. Une longueur sans relevé n'a pas de ligne. C'est de l'analyse de course : elle borne la vitesse de nage, en disant où la nage commence vraiment.
La durée de coulée, d'où à où. Après un virage, elle court de l'instant où les pieds quittent le mur jusqu'à la sortie de coulée ; après un départ plongé, elle démarre quand la tête entre dans l'eau. La nage commence à la sortie de la tête de l'eau. C'est une convention du programme, posée pour que deux relevés mesurent la même chose.
⚠️ Un chronomètre pris départ poussé au mur porte des mètres qui ne sont pas nagés : le programme en retire 7 m pour que la valeur vaille de la vitesse de nage [D16].
1.6 Ce que la récolte refuse
⛔ Une ligne de relais dont la nage n'est pas identifiée est ignorée — on ne devine pas une nage.
⛔ La chaîne aérobie et la chaîne anaérobie sont indépendantes. Une lecture aérobie ne lit jamais une marque de moins de 50 m ; le motif et les sources vivent avec les allures (§ 6.4).
⛔ Un chronomètre n'est jamais refusé pour ce qu'il vaut. La récolte ne juge pas : elle prend ce qui a les données nécessaires. Tout le tri vient après, et il est décrit aux sections 2 et 3.
1.7 Les nombres de cette section
| Grandeur | Valeur | Statut |
|---|---|---|
| Avantage publié d'un départ lancé | 0,30 à 0,57 s, moyenne 0,39 | publié [1] |
| Fourchette retenue par le programme | 0,20 à 0,70 s, borne haute appliquée | choix du programme [D1] |
| Longueurs admises d'un segment lancé | 5 m · 10 m · 15 m · 20 m | catalogue du programme |
| Mètres retirés d'un départ poussé au mur | 7 m | choix du programme [D16] |
| Conversion du 12 × 25 vers la vitesse critique | 0,777 · 0,116 · 0,213 | publiée [5] |
| Bruit du couple répété, à un essai | 3,07 % | publié [6] |
| Bruit à deux et trois essais | 2,17 % · 2,06 % | calculé depuis le précédent |
| Incrément d'un palier du n × 200 | 0,05 m/s | publié [13] |
| Écart de départ, par nage | −0,35 m/s en nage libre [7] · −0,30 m/s ailleurs [13, 15] | publié |
| Drapeaux entre deux lectures d'un même 400 | jaune à 10 %, rouge à 15 % | choix du programme — ils signalent, ils ne décident pas |
| Repli du milieu d'un 400 sans passage à 350 m | du 100e au 300e mètre | choix du programme [D27] |
| Âge au-delà duquel un test doit montrer que le nageur n'a pas décroché | 540 jours | choix du programme [D4] |