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Comment ça marche
D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.
Amateur généraliste
Comment ça marche Brevet
Public visé : un nageur d'environ 15 ans, ou un parent. Aucune connaissance préalable.
1. Ce que le programme sait de toi
Il connaît tes temps de course, et presque rien d'autre.
De chaque temps, il retient quatre choses : la date, la nage, la distance et la taille du bassin. Il lui faut aussi ta date de naissance et ton sexe : sans ces deux-là, il ne calcule rien du tout, parce que le repère auquel il te compare dépend des deux.
Tes temps arrivent par deux chemins. Le programme va les chercher tout seul dans les résultats de la fédération — toute ta carrière, pas seulement cette saison. Et ton entraîneur peut en saisir lui-même. Les deux comptent pareil : rien ne distingue un temps rapatrié d'un temps saisi à la main.
Les temps de passage comptent aussi
Quand une compétition publie tes temps de passage, ils ne dorment pas dans un coin.
Si tu passes au 100 de ton 200 plus vite que ton meilleur 100, c'est ce passage qui devient ton meilleur 100. C'est une vraie marque officielle : on se qualifie avec.
Une chose à savoir quand même : un passage se nage sans arrivée, en gérant la suite. Il te sous-estime plutôt qu'il ne te flatte.
Et si tu nages en relais
Un temps nagé en relais peut remplir une case de ton profil quand rien de mieux ne l'occupe. En revanche, il n'entre jamais dans tes records : un temps de relais ne réécrit pas ton palmarès.
Et il doit passer les mêmes contrôles qu'une course individuelle : un relais nagé il y a des années, ou quand tu étais bien plus jeune, ne compte pas. Entre plusieurs relais sur la même épreuve, c'est le plus récent qui est retenu.
Les tests d'entraînement
Ton entraîneur peut aussi saisir cinq tests, et chacun sert une chose précise :
| Le test | Ce qu'il donne |
|---|---|
| Un test de 30 minutes — nager le plus loin possible en une demi-heure | ton seuil : l'allure que tu tiens longtemps sans partir en vrille |
| Un 12 × 25 à fond, cinq secondes de repos | ta vitesse critique |
| Un couple 200 / 400 répété plusieurs fois sur trois semaines | ta vitesse critique, en mieux mesurée |
| Une série de 200 poussée jusqu'à ne plus tenir | ta VMA : l'allure de ton 400 environ |
| Un segment lancé — une fenêtre chronométrée au milieu du bassin, sans départ, sans mur, sans virage dedans | ta vitesse de nage pure |
⭐ Un test ne sert que ce qu'il mesure. Le test de 30 minutes pose ton seuil, et rien d'autre : il ne touche ni ta vitesse critique ni ta VMA. Le 12 × 25 pose ta vitesse critique, et rien d'autre. Ce n'était pas le cas avant août 2026 : une seule mesure servait à tout, et le reste en descendait. Ça ne marche plus comme ça — trois valeurs, trois façons de les mesurer, aucun passage de l'une à l'autre.
Quatre de ces tests ne peuvent que te relever — par rapport à ce que le programme te crédite déjà, au moment où il regarde. S'ils montrent mieux, ton niveau monte ; s'ils sortent moins bons, rien ne descend. Un mauvais jour ne prouve pas que tu es devenu moins bon.
Le segment lancé, lui, est différent : c'est lui qui fixe ta vitesse de nage pure, plongeon et virages exclus. Sans lui — ou sans deux marques prises au milieu d'un de tes 50 ou de tes 100 —, cette ligne-là reste simplement vide. Le programme ne la devine pas.
Et si un test donne un résultat impossible — une vitesse d'endurance plus rapide que ton allure sur tes courses les plus courtes —, il refuse de l'enregistrer et dit pourquoi. Mieux vaut une case vide qu'un chiffre faux.
⚠️ Et il faut être franc sur un point : au 24 août 2026, aucun de ces cinq tests n'a encore été passé sur la base. Le programme sait les lire, ils sont prêts. En attendant, il travaille avec ce que tes courses lui donnent — et il te dit, ligne par ligne, quand une valeur vient d'une mesure et quand elle vient d'un calcul.
Ce qu'il n'a pas, et n'aura pas : ta montre, ton rythme cardiaque, une vidéo de ta nage, le contenu de tes entraînements.
2. Comment il situe ton niveau
Un temps tout seul ne dit rien. 1:12 au 100 crawl, c'est très bien à 12 ans et ordinaire à 20. Pour en tirer quelque chose, il faut quelqu'un à qui te comparer.
Le programme embarque donc, pour chaque course, un temps de référence : le 20ᵉ meilleur temps français de tous les temps, en excluant les deux saisons des combinaisons intégrales, qui fausseraient la comparaison.
Pourquoi le 20ᵉ et pas le record ? Un record, c'est un nageur exceptionnel, une fois — ça ne se compare pas d'une épreuve à l'autre. Le 20ᵉ temps, lui, représente à peu près le même niveau partout. C'est ce qui rend un 100 et un 1500 comparables.
Et si tu as 21 ans ou moins, tu n'es pas comparé aux adultes. Le programme a une seconde liste, par âge de 12 à 21 ans, séparée pour les garçons et pour les filles. Un nageur de 14 ans n'est pas jugé contre des hommes de 23 ans.
Le résultat s'écrit sous forme d'un indice. 1000, c'est le niveau du 20ᵉ Français de ton âge. 910, c'est 91 % de ce niveau-là.
1000 = le niveau du 20e Français de son âge. Ce n'est pas un maximum : on peut le dépasser.
⚠️ 1000 n'est pas un maximum. Des nageurs le dépassent.
Cet indice se range ensuite sur une échelle de treize marches, de « découverte » jusqu'au niveau international.
Indice 922 — Élite inter-région (à 92 % du niveau du 20e Français de ses 17 ans)
Il est comparé aux nageurs de son âge : sur cette échelle, le programme dit contre qui il compare, et n'écrit aucun nom de compétition à côté de la valeur.
Ton entraîneur peut choisir de regarder tes temps contre les adultes plutôt que contre ceux de ton âge. C'est une façon de regarder, rien de plus : ton profil et tes temps d'entraînement ne bougent pas d'un centième. Et à partir de 22 ans, il n'y a plus d'échelle par âge du tout — tout le monde est comparé aux adultes.
Une précision qui compte : quand il te compare à ceux de ton âge, le programme n'écrit pas le nom d'une compétition à côté de ta valeur. Il écrit le fait : « à 91 % du niveau du 20ᵉ Français de tes 15 ans ». Un nom comme « National » désigne un temps précis, le même pour tout le monde, adultes compris.
Les noms restent en revanche sur l'échelle elle-même — les bandes de couleur, les repères — sans quoi tu ne pourrais plus situer un point. Là, un nom désigne un cran de l'échelle, pas une compétition que tu aurais le droit de nager.
Progresser et baisser en même temps
Voilà la chose la plus utile de cette page, et elle surprend tout le monde.
Le chrono n'a pas bougé : 8:45.00. Seul le peloton de comparaison change — et le barreau avec lui. Sur l'échelle de son âge, le programme n'écrit pas de nom de compétition à côté de la valeur : il dit contre qui il compare.
Tu bats tous tes temps d'une année sur l'autre, et pourtant ton indice descend un peu.
Ce n'est pas un bug. Entre deux âges, la référence bouge elle aussi — les nageurs de ton âge progressent, eux aussi, parce qu'ils grandissent. Si ta progression est un peu plus lente que la leur, ton indice baisse.
Ça veut donc dire une chose précise, et utile : tu as progressé un peu moins vite que les autres de ton âge. C'est exactement ce qu'un repère par âge existe pour dire.
Et c'est pour ça qu'un indice se lit à la date où on le regarde, jamais à celle de la course : ton chrono, lui, ne change pas — c'est le peloton auquel on le compare qui a grandi.
Ta courbe : deux bassins, deux histoires
Cette évolution se lit sur une courbe : les dates en bas, ton niveau en hauteur, un rond par épreuve.
⛔ Elle ne mélange plus tes deux bassins. Il y avait une courbe unique qui gardait le meilleur des deux à chaque distance : elle donnait une belle ligne, et elle ne racontait l'histoire d'aucun des deux bassins. Elle a été retirée en août 2026.
Tu as maintenant trois vues : 25 m, 50 m, et les deux ensemble (c'est le grand bassin qui s'ouvre en premier). Dans la vue « les deux », les deux bassins sont dessinés sur la même échelle — c'est ce qui permet de comparer : l'écart entre les deux lignes est un vrai écart. Le trait plein, c'est le 25 m ; le pointillé, le 50 m. Le bassin où tu as atteint ton meilleur niveau est tracé plus appuyé.
⚠️ Et chaque vue commence là où tu as commencé dans ce bassin. Si tu n'as couru en grand bassin qu'à partir de tes 13 ans, la vue « 50 m » démarre à tes 13 ans — pas de bande vide au début. En revanche, si tu ne cours plus, le vide à droite reste : lui, il dit quelque chose.
3. Comment il lit ton profil
Il regarde ce qui se passe quand la course s'allonge.
- Nage libre 800Au sommetau pic
- Nage libre 400Au sommet−1
- Nage libre 200Très fort−14
- 4 nages 200Très fort−22
- Nage libre 100Très fort−24
- Nage libre 50Fort−47
- Dos 100Moyen−56
- Papillon 100Moyen−59
- Brasse 100Faible−88
À gauche, ses quatre nages : la couleur y dit le niveau de la nage.
À droite, chaque épreuve rangée par son écart au pic, avec l'écart réel d'indice —
deux épreuves peuvent changer de mot pour quelques points.
⚠️ Un point ouvert, et c'est ici qu'il se voit : cette colonne écrit le nom d'un cran
à côté d'une valeur lue sur l'échelle de son âge — ce que le reste de la page évite. On montre
l'écran tel qu'il est ; l'arbitrage, lui, n'est pas rendu.
Certains nageurs sont très forts sur 50 et craquent sur 200 : ce sont des sprinteurs. D'autres tiennent bien sur le long : ce sont des fondeurs. Beaucoup sont entre les deux.
Le programme compare tes temps entre eux — tous tes temps, dans toutes les nages, pas seulement dans ta meilleure. Parce qu'on n'est pas sprinteur en dos et fondeur en brasse : on est un seul nageur.
Mais il ne compare pas les distances telles quelles, parce que toutes les nages ne coûtent pas le même effort. Avant de comparer, il ramène chaque course à la distance de crawl qui fatigue autant :
- un 200 dos coûte comme 236 mètres de crawl ;
- un 200 papillon, comme 280 mètres ;
- un 200 brasse, comme 312 mètres — c'est la nage la plus chère.
Sans cette correction, tous les papillonneurs seraient classés fondeurs par erreur.
Ce qu'il t'écrit à la fin, ce n'est pas un mot mais deux : ton terrain principal et ton terrain d'à côté — « demi-fond · option sprint », ou « sprint pur ». Parce que « polyvalent » tout seul ne dit pas polyvalent de quoi.
Il regarde aussi entre les nages : si tu es bien meilleur en dos qu'en brasse, ce n'est pas ton moteur qui change d'une nage à l'autre — c'est simplement que tu maîtrises moins bien la brasse. Le programme le constate ; il n'en fait pas un défaut.
Enfin, il lui faut au moins deux distances différentes pour dire quoi que ce soit. Avec une seule, il n'écrit rien — et c'est normal : on ne devine pas une pente avec un seul point.
4. Comment il te donne tes temps d'entraînement
C'est le but de tout le reste.
Il y a deux questions différentes, et le programme ne les mélange jamais.
- « À quelle allure je nagerais ma course ? » — c'est une allure de course. Ton 400 se nagerait à tel rythme. Elle dépend d'une distance précise.
- « À quelle vitesse je dois nager cette série ? » — c'est une allure de travail : très vite, vite, moyen, tranquille, récupération. Celle-là ne dépend d'aucune course.
Tes vitesses de travail sortent de tes propres temps. Pas d'une table toute faite, pas de ton niveau : de tes temps.
Elles reposent sur trois valeurs, et chacune se mesure à part :
- ta VMA — à peu près l'allure de ton 400. Elle se lit sur une série de 200, sur le milieu d'un de tes 400, ou à défaut sur ton 400 entier ;
- ta vitesse critique — ce que tu tiens sur du long. Elle se lit sur l'écart entre ton 200 et ton 400, ou sur un test dédié ;
- ton seuil — l'allure du « vert », celle de tes grosses séries. Un test de 30 minutes la mesure directement ; sinon le programme la pose à 88,3 % de ta VMA.
⭐ Aucune des trois ne se déduit d'une autre, et c'est une histoire d'âge. Chez un adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil d'environ 4,75 % ; chez un enfant ou un ado, l'écart tombe à 1 %. Cinq fois moins. Un pourcentage unique ne peut pas servir les deux — et comme tu es probablement du second groupe, c'est toi qu'il aurait mal servi. Alors on mesure chaque valeur pour elle-même, ou on ne l'affiche pas.
⚠️ Ce que ça donne aujourd'hui, en vrai. Au 24 août 2026, sur les 124 panneaux d'allures de la base : ta VMA est presque toujours lue sur un 400 estimé (79 % des cas), ton seuil vient toujours des 88,3 % — aucun test de 30 minutes n'a encore été passé — et la ligne « vitesse critique » n'existe carrément pas sur deux panneaux sur trois, faute d'un 200 et d'un 400 dans la même nage. Le programme préfère une ligne vide à une ligne inventée.
Et s'il te manque une course, il peut la reconstituer à partir de tes autres — le plus souvent la même distance nagée dans l'autre bassin. Quand c'est le cas, la ligne porte le mot estimé : il ne fait jamais passer un calcul pour un chrono.
Ton 400 mérite ses temps de passage
Si ta VMA est lue sur ton 400 entier, elle est un peu flatteuse — et ça se comprend sans calcul : dans un 400, tu pars d'un plongeon et ton premier 100 est plus rapide que le reste. La moyenne de la course est donc au-dessus de l'allure que tu as vraiment tenue.
⭐ Deux chronos suffisent à corriger ça : ton passage à 50 m et ton passage à 350 m. Le programme lit alors les 300 m du milieu — sans le plongeon, sans le finish — et c'est la vraie allure. Quand il n'a que le temps total, il te le dit et te propose de refaire un 400 avec les passages.
Et si ton 400 le plus récent n'a pas de passages alors qu'un ancien en avait, le programme reporte l'ancienne lecture sur le nouveau temps, en la faisant progresser dans la même proportion. La ligne passe alors en estimé : ce milieu-là, tu ne l'as pas nagé.
Tes deux bassins ne se mélangent pas
Chaque bassin a son propre moteur. Ton profil, tes indices et tes trois valeurs se calculent séparément en 25 m et en 50 m, sur les courses de ce bassin-là. Il n'y a pas un bassin « principal » dont l'autre serait déduit.
Quand un bassin n'a pas de quoi lire une valeur, elle voyage depuis l'autre — et l'écran dit d'où elle vient. Une valeur lue en petit bassin et affichée sur ton panneau de 50 m le précise ; elle ne se fond pas dans la colonne.
Deux de ces vitesses sont des plafonds, et sur ta séance elles s'écrivent avec un « ≤ ». Là, la consigne n'est pas « fais ce temps » mais « ne va pas plus vite que ça ». Sur une récupération, être plus lent est normal — c'est même ce qu'on te demande. Partout ailleurs, le temps écrit est un temps à réaliser.
La correction de virages
Ton allure « 200 » vient d'une course de 200 — donc d'une moyenne qui inclut les virages. Or un virage prend du temps.
Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.
Un 200 nagé d'un trait s'arrête au mur bien plus souvent que quatre 50 nagés séparément. Tes 50, eux, tournent moins. Le programme rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : il retranche ce temps-là, et le temps demandé est un peu plus rapide que la simple division.
Le temps retiré dépend de la nage : le virage ouvert de brasse et de papillon coûte plus cher que la culbute de crawl et de dos.
⚠️ Cette correction ne vaut que pour les allures de course. Une allure de travail n'est pas une course raccourcie, c'est une vitesse à tenir : on ne la corrige pas.
Quand il te manque une course
Sur une épreuve que tu n'as jamais nagée, le programme estime — ou il refuse.
Chaque case te dit d'où elle vient. Une case marquée « nagé », c'est un vrai chrono à toi. Toutes les autres sont des estimations, et elles disent laquelle : nagée en relais, ramenée de l'autre bassin, déduite de tes distances voisines, ou traduite depuis une autre nage.
Une estimation sort toujours avec une fourchette. Sa largeur ne dépend pas du nombre de tes courses mais de l'ACCORD entre les façons de calculer : quand elles tombent d'accord, la fourchette est serrée ; quand elles divergent, elle s'ouvre. Et quand il n'a vraiment pas de quoi répondre, il ne répond pas : la case reste vide plutôt qu'inventée.
⚠️ Sur une épreuve jamais nagée, il peut donc te proposer un temps plus rapide que tout ce que tu as fait. Ce n'est pas une erreur : il n'a aucun chrono à toi pour se retenir. Lis-le comme une estimation.
5. Ce qu'il fait de tes vieux temps
Un vieux temps n'est pas forcément dépassé, et un temps récent n'est pas forcément bon.
Le programme garde toutes tes courses, avec leur date. Il n'en efface jamais aucune. Quand il en met une de côté, elle reste affichée, en gris, avec la raison écrite juste à côté.
Il y a un cas où la raison ne s'écrit pas : pour estimer une épreuve qui te manque, le programme refait son propre tri, un peu plus sévère. Une de tes courses peut donc rester parfaitement valable dans ton profil et ne plus servir à cette estimation-là. Elle n'est pas écartée pour autant : c'est le calcul qui ne s'appuie pas dessus.
Ton entraîneur peut lui aussi retirer une course à la main — une saisie fausse, un chrono pris dans de mauvaises conditions. Elle cesse alors de compter dans les calculs, et elle reste dans ta liste, avec son temps et sa date.
Ce qui se passe après une coupure
La question que le programme se pose n'est pas « est-ce qu'il a couru récemment ? » mais « est-ce qu'il a récemment nagé à son niveau ? ». Enchaîner les compétitions loin de son record, ce n'est pas la même chose que s'entraîner bien et courir peu.
Et il faut longtemps avant qu'il baisse quoi que ce soit : près d'un an sans te montrer à ton niveau, et davantage encore si tu ne cours plus du tout. Une saison creuse ne fait pas de toi un ancien nageur.
- 50 m−3,60 %
- 100 m−6,00 %
- 200 m−7,28 %
- 400 m−9,04 %
- 800 m et +−9,60 %
Perte d'indice à saturation — la plus forte que le désentraînement puisse produire. Le souffle se perd vite, le geste reste longtemps : la coupure mord surtout sur les épreuves longues. Mais un sprint perd aussi — moins, pas rien : il n'existe aucun tri « épreuve aérobie / épreuve non aérobie ». Un seul de ces points est calé sur une mesure publiée ; l'étalement entre distances est un modèle.
⚠️ Et quand il baisse, ton meilleur temps, lui, ne bouge pas. Ce qui change, c'est ce que le programme te crédite aujourd'hui — une couche posée par-dessus, qui ne touche jamais ton chrono. C'est pour ça qu'après un long arrêt, une case peut afficher un temps plus lent que celui que tu as vraiment nagé : les deux ne parlent pas de la même date.
Passé ce délai, il ne baisse pas tout de la même façon : le souffle se perd vite, le geste reste longtemps. Après une longue coupure, tu perds surtout sur les courses longues ; ton 50 tient beaucoup mieux. C'est pour ça qu'on retrouve son sprint bien avant son fond.
Et s'il peut mesurer ta baisse, il ne l'estime plus. Beaucoup de gens qui ont arrêté reviennent quand même nager une fois dans l'année, souvent un relais avec leurs anciens copains de club. Quand cette course existe, le programme compare ce que tu y vaux à ton meilleur niveau d'avant, et c'est cet écart-là qu'il applique, pas une moyenne générale.
Les autres raisons de mettre une course de côté
- Tu as progressé ailleurs depuis. Une vieille course peut sortir parce qu'elle ne parle plus de toi. Celle-là ne te juge pas — et elle ne suppose rien : le programme regarde d'abord si tu as recouru cette épreuve dans ce bassin, et il te dit ce qu'il y a vu.
- Tu étais bien plus jeune. Le repère de ton âge a tellement bougé depuis que cette course raconte un autre nageur — toi, mais il y a longtemps. Ce cas ne concerne que les jeunes, et il se déclenche sur l'écart d'âge, jamais sur ton âge d'aujourd'hui.
Enfin, si l'un de tes chronos est très en dessous de tout le reste, il est marqué « à vérifier ». C'est une question posée sur la saisie du temps, pas un jugement sur toi.
6. Ce qu'il faut savoir avant de s'y fier
- Il te situe, il ne te note pas. Il donne une marche sur l'échelle et ta position dans cette marche. Situer, ce n'est déjà pas rien — mais ce n'est pas une note, et un nageur ne se résume pas à un chiffre.
- Il ne voit pas ta technique. Il voit qu'une nage va moins vite qu'une autre. Il ne voit pas pourquoi. C'est une vraie limite, et elle ne se comblera pas avec plus de chronos.
- Il ne sait pas comment tu t'entraînes. Il connaît tes compétitions et les quelques tests que ton entraîneur lui donne, rien de plus.
- Il est en version bêta. Il peut y avoir des erreurs de calcul. Si un chiffre te paraît absurde, il l'est peut-être — dis-le.
- Il ne remplace pas ton entraîneur. Il lui donne des chiffres. C'est ton entraîneur qui décide.
Amateur généraliste
Comment ça marche Bac
Public visé : un nageur qui s'entraîne sérieusement, ou un jeune entraîneur.
1. Ce que le programme sait du nageur
Une seule matière première : des chronomètres. Rien d'autre n'entre.
Chaque temps arrive avec quatre informations qui comptent toutes : la date, la nage, la distance, le bassin (25 ou 50 m). Il faut aussi ton sexe et ta date de naissance — sans les deux, pas de profil du tout : le repère auquel on te compare est genré et dépend de ton âge. Le programme le dit, au lieu de bricoler.
Par où les temps entrent
Deux voies, et elles se valent.
- La synchronisation fédérale, qui ne demande rien à personne : le programme va chercher tes courses dans les résultats de la fédération, et il les lit sur toute ta carrière, pas seulement sur les saisons récentes.
- La saisie de l'entraîneur, pour tout ce que la fédération n'a pas — au premier rang, un 400 nagé dans ta nage (400 dos, 400 brasse, 400 papillon), qui n'existe dans aucune compétition officielle.
Un temps saisi à la main vaut un temps rapatrié. Aucun calcul ne les distingue ; seul l'affichage les étiquette différemment.
⚠️ La synchronisation avec la fédération est encore fragile et peut oublier des performances, surtout les relais d'avant 2021.
Les temps de passage : des courses dans la course
Quand une compétition publie tes temps de passage, ils ne sont pas décoratifs.
Un passage plus rapide qu'une course devient ton meilleur temps sur cette épreuve.
Si ton meilleur 200 vaut 2:06 et que tu passes au 200 de ton 400 en 2:05, ton meilleur temps de 200 devient 2:05. C'est une marque officielle : on se qualifie sur un 100 brasse avec le temps de passage d'un 200 brasse.
⚠️ Mais c'est un plancher, pas un plafond. Un passage se nage sans arrivée et à allure gérée : il te sous-estime. Il compte comme meilleur temps, et pourtant ton allure de course et l'estimation de l'épreuve restent plus rapides que lui.
⭐ Deux distances qui ne sont des épreuves nulle part y ont droit aussi : le 15 m et le 25 m. Un passage lu dans un 50, un 100 ou un 200 y sort une marque — ton départ et ta coulée pour l'un, un sprint pour l'autre. Aucun classement ne les contient, donc aucun indice : ce sont des repères, et rien d'autre ne s'y ajoute (150, 250, 300 ne sont la marque de rien).
Une règle à connaître en quatre nages : seul le premier quart est d'une seule nage, et c'est du papillon. Un 100 lu dans un 400 quatre nages est donc un 100 papillon, pas autre chose.
Et si tes coulées ont été relevées, l'analyse sépare, longueur par longueur, ce que tu as coulé de ce que tu as nagé, avec une vitesse pour chacun. ⛔ Une coulée est mesurée, jamais supposée : une longueur sans relevé reste vide — pas de valeur par défaut, pas de moyenne, pas d'emprunt à une autre de tes courses.
Les temps de relais
Un relais est une vraie course, et le programme la traite comme telle — avec une frontière nette.
- Dans ton profil, ton temps de relais comble une case que rien de mieux n'occupe : il passe devant une estimation, et il s'efface devant un vrai chrono individuel.
- Dans tes records, il n'entre jamais : ni dans tes meilleurs temps, ni sur ta courbe. Un temps de relais ne réécrit aucun palmarès.
Et un relayeur part lancé, donc avec un avantage. Le programme le lui retire. La mesure publiée situe cet avantage entre 0,30 et 0,57 s ; le programme se donne une fourchette un peu plus large, parce que la mesure ne dit rien du petit bassin ni des nageurs de plus de 18 ans — et il en retient la borne haute, 0,70 s. Le raisonnement tient en une phrase : cette case va servir à prescrire une allure, donc on préfère un temps trop lent à un temps trop flatteur.
⚠️ Une ligne de relais dont la nage n'est pas identifiée est ignorée : on ne devine pas une nage.
Et il passe par les mêmes gardes qu'un chrono individuel. Dans la fenêtre de récence, il compte. Au-delà seulement, deux questions : l'as-tu nagé bien plus jeune (même règle que la course d'enfance), et as-tu continué à pratiquer depuis ? Entre plusieurs relais d'une même case, le plus récent gagne. ⛔ Ces gardes viennent d'une mesure : sans elles, des cases étaient servies par des relais de quatorze ans d'âge, et un 100 dos passait de 1:04.17 à 1:18.97 sur la foi d'une course de 2011.
Les cinq tests d'entraînement
Tous se font au chronomètre, et ils comblent ce que le calendrier de compétition ne couvre pas.
| Le test | Ce qu'il mesure | Comment il entre |
|---|---|---|
| Segment lancé | ta vitesse de nage pure, sur une longueur au choix : 5, 10, 15 ou 20 m. Une fenêtre chronométrée entre deux repères, après la coulée, sans mur dedans. On prend le passage de la tête, au départ comme à l'arrivée | il la fixe : cette ligne est mesurée ou absente, rien ne la remplace. ⭐ C'est la longueur qui définit la mesure, pas le bassin — un 20 m se nage aussi en petit bassin (3 m → 23 m). Chaque lecture garde sa longueur, et elle s'affiche avec : une fenêtre courte attrape la pointe, une longue l'aplatit — savoir laquelle on lit fait partie de la lecture. ⭐ Quand un nageur en a plusieurs, c'est la plus rapide qui compte pour sa ligne « max », quelle que soit sa longueur : c'est une capacité, donc le meilleur observé — la règle du moteur partout ailleurs. La ligne dit sur quelle longueur le maximum a été fait, et les autres restent affichées, chacune pour elle-même. ⚠️ C'est une décision, pas une valeur publiée : aucune source ne fixe la longueur d'une nage propre |
| Test de 30 minutes | ton seuil — l'allure la plus rapide où ton lactate se stabilise encore. Trente minutes, le plus de distance possible : une seule saisie, la distance | il ne peut que relever, et il entre nu : la vitesse du test EST ton seuil, sans aucune conversion. ⛔ Il ne touche ni ta vitesse critique ni ta VMA. C'était différent avant le 23 août 2026 : le test était converti en vitesse critique, dont le seuil se déduisait ensuite. Cette chaîne est coupée — voir Pourquoi le 30 minutes va au seuil |
| 12 × 25 | ta vitesse critique — douze 25 m à fond, cinq secondes de repos, trois minutes de travail en tout. ⛔ Pas ton seuil : ce test-là et le 30 minutes ne mesurent pas la même chose | il ne peut que relever. Il suit de très près les courses, mais lit trop vite : le programme applique la conversion publiée avec le test (Mitchell 2018) |
| Couple répété 200/400 | la même vitesse critique que ton couple 200/400 habituel — mais avec trois essais par distance (deux acceptés), 48 h minimum entre deux essais — c'est de là que viennent les trois semaines, c'est une contrainte de récupération, pas de précision. Une date par essai : c'est elle qui dit la précision réelle | il ne peut que relever. On lit la vitesse critique de chaque essai et on garde leur médiane, pour qu'un seul mauvais jour ne décide pas — à deux essais, la médiane de deux valeurs est leur moyenne. ⭐ C'est le seul test dont l'erreur soit publiée : 3,07 % sur la vitesse critique en crawl, et il faut 5,13 % d'écart pour parler d'un vrai changement Scott 2024. Deux essais, c'est presque aussi bon que trois : ta vitesse critique sort à 2,17 % près au lieu de 2,06 %. C'est le passage à un seul essai qui coûte cher — l'erreur y bondit de 41 %. ⚠️ Ce qu'il ne donne pas : aucune grandeur neuve — sans test, le moteur lit déjà ce couple sur tes courses ; celui-ci s'ajoute, il ne remplace rien. Ce qu'il change, c'est la fenêtre : mesuré sur 224 compétitions officielles, 11 512 nageurs, de 2020 à 2026, deux courses éloignées de six mois font porter 5,6 % d'erreur à la vitesse critique et 6,3 % au-delà d'un an, contre 2,7 % quand les deux distances tiennent dans la même semaine. ⛔ Un couple large n'est jamais refusé pour autant : il est large, et c'est dit. ⭐ Et dans l'autre sens, le programme ne se déclare jamais plus précis que la science : un test bien tenu annonce 2,06 % à trois essais, pas mieux — ces mesures viennent de courses officielles, pas d'entraînement, et elles ne servent qu'à dire de combien un écart de dates abîme une lecture. ⭐ Plongé ou poussé ? Le plongeon fait gagner la même chose sur les deux distances, donc il s'efface dans le calcul — à condition de ne jamais mélanger un départ plongé et un départ poussé dans le même couple. Le programme ne le fait jamais. L'échauffement est recommandé (1 km au protocole publié), pas obligatoire — en changer sort du protocole, et l'ampleur du biais n'est chiffrée nulle part |
| n × 200 | ta référence aérobie, directement — c'est la seule mesure directe de toutes. Des 200 m enchaînés à allure imposée : on démarre 0,35 m/s sous ton allure de 400, on monte de 0,05 m/s à chaque palier, 30 s de repos entre eux, jusqu'à ne plus tenir. C'est le dernier palier entièrement tenu qui compte — un palier commencé et non fini ne se saisit pas | il ne peut que relever |
« Relever », par rapport à quoi ? À la valeur que ton profil porte déjà, au moment où on le regarde. Le test lit plus haut, elle monte ; il lit plus bas, rien ne descend. Et un vieux test ne compte que si tu as continué à nager depuis.
Pourquoi quatre tests sur cinq ne peuvent que relever. On est affûté une à deux fois par an. Un test passé en période de travail sort forcément en dessous de ce qu'on vaut : le laisser faire baisser un niveau reviendrait à confondre un jour de fatigue avec une perte de moteur. Le segment lancé, lui, est à part — il ne compare rien à un niveau, il mesure une vitesse.
Pourquoi le 30 minutes va au seuil et le 12 × 25 à la vitesse critique
Les deux ont longtemps été rangés au même endroit, et la question mérite une réponse claire, parce que la réponse n'est pas une préférence.
Le 30 minutes a été publié contre les deux. Contre la vitesse critique d'abord — Dekerle en 2002 mesure que la vitesse critique se situe 3,2 % au-dessus de la vitesse du test. Contre le seuil ensuite — Deminice en 2007, sur 14 nageurs de ton âge, ne trouve aucune différence entre la vitesse du test et la vitesse au seuil : 1,29 m/s des deux côtés. La littérature seule ne tranche donc pas.
⭐ Ce qui tranche, c'est la forme de l'effort. Un seuil, ça se définit par une intensité tenue longtemps, d'un trait. Un test de 30 minutes, c'est exactement ça. Une vitesse critique, au contraire, ne se nage jamais : c'est un calcul, la pente entre deux distances. On range donc la mesure du côté de l'ancre dont elle a la forme — et le nombre suit : le test entre nu, il n'y a plus de grandeur à rattraper.
Le 12 × 25, lui, n'a pas cette ambiguïté : sa publication le régresse vers la vitesse critique, et vers rien d'autre. C'est cette conversion-là que le programme applique, telle qu'elle est écrite.
⛔ La règle qui en découle est stricte : un test qui ne vise pas une ancre ne l'alimente pas. Il est sauté, jamais converti pour l'occasion.
⚠️ Et il faut le dire avant d'aller plus loin : au 24 août 2026, aucun de ces cinq tests n'a encore été saisi sur la base. Ils sont câblés, leur effet est écrit ci-dessus — mais aujourd'hui le programme travaille sur ce que les courses lui donnent. Chaque ancre porte donc, plus bas, sa voie de repli et le compte de ceux qui la prennent.
Deux lectures s'ajoutent, sans rien saisir, parce qu'elles sont déjà dans tes courses :
- les 300 m du milieu d'un 400 — le 400 entier contient un plongeon qui va vite et une fin qui ralentit ; le milieu, lui, décrit l'allure réellement tenue. ⛔ Sauf en quatre nages, où le milieu d'une course, c'est le dos et la brasse : ce n'est plus la même course moins ses deux bouts, c'est un changement de nage — aucune lecture de milieu ne s'y applique. ⭐ Et si ton 400 du jour n'a pas de temps de passage, la lecture ne disparaît pas : le programme reprend le milieu de ton dernier 400 qui en avait, et le reporte sur ton temps d'aujourd'hui, dans la même proportion. La ligne bascule alors en estimé — ce milieu-là, tu ne l'as pas nagé. ⚠️ Ce report suppose que tu gères ta course de la même façon qu'avant ; si tu es parti bien plus vite, il ne peut pas le voir ;
- deux marques d'un même 50 ou d'un même 100, prises après la coulée. C'est exactement le même objet que le segment lancé, mesuré en course au lieu d'un protocole. Aucun des deux n'est prioritaire : le plus rapide gagne, quelle que soit sa longueur, et l'écran dit lequel. La ligne « vitesse de nage » prend donc ta lecture la plus rapide — c'est ton pic — et elle dit sur quelle longueur tu l'as faite ; les autres restent affichées. ⭐ Tu poses tes marques où tu veux : les longueurs (5, 10, 15, 20 m) sont fixes, pas leur position. Deux passages séparés exactement de l'une d'elles font une lecture, où qu'ils tombent — 15 et 25 font un 10 m, 12 et 27 un 15 m, 15 et 20 un 5 m. Deux passages séparés de 38 m ne font rien : ce n'est aucune des quatre longueurs. ⚠️ Plus la fenêtre est courte, plus le chronomètre pèse : la vitesse, c'est la longueur divisée par le temps, donc un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, et quatre fois plus que sur 20 m. Comme c'est la plus rapide qui alimente ta ligne, un 5 m approximatif peut devenir ta vitesse max — deux passages nets, ou pas de 5 m.
⚠️ Le 15 m départ plongé mesure le départ et la coulée, pas la nage. C'est la portion la plus rapide de toute la course, et elle vit sur sa propre ligne : elle n'alimente aucune vitesse de nage.
Quand deux mesures se contredisent
Le programme a souvent plusieurs façons de lire la même chose. Il ne fait pas la moyenne : il range ses sources par qualité de mesure, et à qualité égale, la plus récente gagne. Pour ta référence aérobie, l'ordre est celui-ci :
⭐ Et il y a TROIS classements, pas un : un par valeur. Aucune source ne concourt dans un classement qui n'est pas le sien.
Pour ta VMA (ta référence aérobie) :
- le n × 200 — la seule mesure directe ;
- les 300 m du milieu d'un 400, mesurés ou reportés depuis une course plus ancienne ;
- un 400 réellement nagé, en entier — un bon repère, mais c'est une course complète, plongeon et arrivée compris, donc plus rapide que l'allure tenue ;
- un 400 estimé — dernier, forcément : personne ne sait ce que vaut une référence aérobie tirée d'un 400 qu'on a fabriqué.
⚠️ Ce que ça donne sur la base au 24 août 2026, sur 124 panneaux d'allures : 98 (79 %) lisent leur VMA sur un 400 estimé — le dernier rang — 14 sur un milieu de course mesuré, 8 sur un 400 entier, 4 sur un milieu reporté. Le premier rang ne sert nulle part : personne n'a encore passé de n × 200. La cascade descend presque toujours jusqu'en bas.
Pour ta vitesse critique :
- le couple 200 / 400 répété — devant, parce qu'il ne convertit rien et que son erreur est publiée ;
- le 12 × 25, converti par sa régression publiée ;
- ton couple 200 / 400 lu sur tes courses — la même grandeur, sans test à passer, mais sur deux chronos que plusieurs mois peuvent séparer.
⚠️ Au 24 août 2026 : 43 panneaux sur 124 portent une vitesse critique. Les deux premiers rangs, ceux des tests, ne servent aujourd'hui nulle part. Sur les 81 autres panneaux, la ligne n'existe pas — le plus souvent en dos, brasse et papillon, qui n'ont pas de 400 en compétition. Le programme n'en fabrique aucune.
Pour ton seuil, l'ordre tient en deux lignes :
- un test de 30 minutes mesuré — la vitesse du test, nue ;
- à défaut, 88,3 % de ta VMA, quelle que soit la provenance de cette VMA.
⚠️ Au 24 août 2026 : 124 lignes de seuil sur 124, toutes au rang 2. Aucun test de 30 minutes n'a encore été passé. Ton seuil est donc aujourd'hui un pourcentage d'une VMA elle-même très majoritairement estimée — c'est la chaîne d'incertitude la plus longue du produit, et l'écran la dit ligne par ligne : chaque valeur précise si elle est mesurée ou déduite.
⛔ Ce qui a disparu de ce classement, et qu'on lisait ici avant le 23 août 2026 : les tests de seuil et la vitesse critique y figuraient comme des sources de ta référence aérobie. Ils n'en sont plus. Une vitesse critique ne remonte plus vers la VMA, un test de 30 minutes non plus.
Et quand deux lectures se contredisent franchement, le programme le signale — il ne corrige pas. Il lève un drapeau que l'entraîneur voit. Il y a aussi un désaccord plus simple : normalement, ta vitesse maximale est plus rapide que celle de ton 50, elle-même plus rapide que celle de ton 100. Quand cet ordre s'inverse, la ligne porte un « à re-mesurer » — et la comparaison ne porte jamais que sur des mesures réelles.
Ce que le programme n'a pas : capteur, montre, fréquence cardiaque enregistrée, lactate, vidéo, contenu de l'entraînement.
2. Comment il en tire un niveau
L'étalon
Un chrono seul ne dit rien : 1:02.96 au 100 papillon est excellent à 15 ans, correct à 25, remarquable à 40. Il faut quelqu'un à qui te comparer.
Pour chaque épreuve — nage × distance × sexe × bassin — le programme embarque un temps de référence : le 20ᵉ meilleur temps français de tous les temps, en textile, hors 2008-2009 où les combinaisons intégrales faussent toute comparaison. (La construction complète de cette référence a sa page : l'étalon.)
Pourquoi le 20ᵉ, et pas le record ni le 100ᵉ ?
- Quatre périmètres ont été construits — France en 50 m, France en 25 m, monde en 50 m, monde en 25 m — et pour chacun, le temps du 1ᵉʳ, du 10ᵉ, du 20ᵉ, du 50ᵉ, et ainsi de suite jusqu'au 500ᵉ. L'Europe a été calculée aussi, puis écartée : elle colle au monde et n'apporte rien entre les deux.
- On a d'abord cherché une raison de ne pas pouvoir choisir librement — on ne l'a pas trouvée. La forme de la référence ne bouge quasiment pas : le rapport entre sa vitesse au 400 et sa vitesse au 100 tient dans trois millièmes du top-10 mondial au top-50 français. Un top mondial et un top français décrivent le même genre de nageur ; seule la hauteur change.
- Vérifié sur dix nageurs réels sous six références différentes : aucun ne change de type. Le rang choisi déplace la lecture du niveau, jamais le typage.
- Le choix était donc libre, et il s'est porté sur la France : nos nageurs courent en France, et une référence mondiale les tasserait tous en bas d'une échelle dont les barreaux hauts ne concernent personne qu'ils croiseront. Le 20ᵉ, lui, repose sur une densité — vingt performances — au lieu d'un point unique qu'un seul nageur déplace.
Ce que ça vaut concrètement : un top-20 français correspond à peu près à un top-190 à top-360 mondial selon l'épreuve. Autrement dit, un indice de 1000 vaut à peu près un temps de finaliste aux championnats de France Élite.
L'indice
indice = temps de l'étalon ÷ ton temps, écrit en points (×1000 à l'affichage)
1000 = tu nages le temps du 20ᵉ Français. 900 = tu vas 10 % moins vite. Le même indice veut dire la même chose au 50 crawl et au 1500 crawl.
1000 = le niveau du 20e Français de son âge. Ce n'est pas un maximum : on peut le dépasser.
⚠️ 1000 n'est pas un plafond : des nageurs le dépassent. Et ce ne sont pas des points fédéraux, qui dérivent d'une année sur l'autre.
L'étalon par âge
À 21 ans ou moins, tu n'es pas comparé aux adultes. Le programme embarque une seconde référence, par âge de 12 à 21 ans, séparée pour les garçons et pour les filles : le 20ᵉ Français de cet âge-là, sur la même épreuve. C'est elle qui sert par défaut.
Trois précisions qui changent la lecture :
- L'âge est un millésime, pas un anniversaire. Convention fédérale : on est de l'âge de son année, du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre. C'est aussi la convention avec laquelle la table a été construite.
- La marche est devenue une pente, et elle est ancrée à la fin de l'année. Au 1ᵉʳ janvier, tu es encore lu contre le peloton de l'âge que tu viens de quitter ; au 31 décembre, tu atteins celui de l'âge que tu as ; entre les deux, le programme glisse jour par jour. La conséquence est voulue : tu n'es jamais comparé à un peloton plus âgé que toi.
- À 22 ans on passe à l'étalon adulte, et c'est une vraie marche : +2,3 % en médiane, positive sur les 70 épreuves sans exception.
L'échelle : treize barreaux
| Découverte | 0 | Élite régionale | 840 | |
|---|---|---|---|---|
| Pré départemental | 680 | Pré inter-région | 870 | |
| Départemental | 720 | Inter-région | 890 | |
| Élite départemental | 750 | Élite inter-région | 910 | |
| Pré régional | 780 | National | 944 | |
| Régionale | 810 | Élite nationale | 970 | |
| International | par épreuve — voir ci-dessous |
Les seuils ne sont pas espacés régulièrement, et chacun porte sa provenance. Trois seuils sont repris des grilles de qualification fédérales — « International », « Élite nationale » et « Pré inter-région ». Le bas de l'échelle est mesuré chez nous, sur la population des jeunes de 13 à 18 ans — 1 393 753 performances, lues chacune sur l'échelle de son âge. Deux barreaux y échappent, et ils se nomment : « National », à 944, et « Inter-région », à 890 — ce sont des décisions datées, prises le 30 juillet 2026.
Sur le 944 en particulier : il valait 950 jusqu'au 30 juillet 2026, et il a été descendu parce qu'un nageur qualifié aux France Élite tombait sous le barreau qui porte le nom « National ». Le repère mesuré de cette coupure vaut 946 : c'est le motif du déplacement, pas une validation indépendante.
⚠️ Un mot sur le plancher : « Découverte » est approximatif. Les vrais débutants n'ont souvent aucun temps classé — ils sont sous-représentés dans les classements dont la référence est tirée.
Indice 922 — Élite inter-région (à 92 % du niveau du 20e Français de ses 17 ans)
Il est comparé aux nageurs de son âge : sur cette échelle, le programme dit contre qui il compare, et n'écrit aucun nom de compétition à côté de la valeur.
Le barreau du haut est un cas à part. « International » ne vaut pas un nombre unique : il vaut le temps de qualification du championnat international de ta catégorie d'âge, rapporté à l'étalon de ton épreuve. Il diffère donc selon le sexe, la nage, la distance, le bassin et l'âge — parce que « valoir le 20ᵉ Français de ses 15 ans » n'a jamais voulu dire « être sélectionnable ». Et une épreuve sans temps de qualification n'obtient pas un seuil fabriqué : le barreau est simplement retiré. À partir de 16 ans, toutes les épreuves en ont un.
Quatre grilles se relaient selon l'âge : rien avant 13 ans, le championnat de ta catégorie ensuite, l'Euro Juniors de 16 à 18, l'U21 de 19 à 21, puis l'Euro seniors. ⚠️ À 14-15 ans deux grilles s'appliquent en droit, et le programme retient celle de ta catégorie — c'est le championnat que tu vises vraiment. ⭐ Une seule épreuve emprunte : le 100 quatre nages, qui n'existe qu'en petit bassin quand les sélections se courent en grand, reprend le niveau exigé de son 200.
Un point d'honnêteté. Les noms de l'échelle sont calés sur des temps absolus. Sur l'échelle par âge, à indice égal, le temps accepté est plus lent — à 910, un 200 nage libre en petit bassin accepte 1:57,40 quand l'échelle absolue exige 1:54,70. Le programme n'écrit donc aucun nom de compétition à côté de la valeur d'un jeune : là, il dit contre qui il compare.
En revanche l'échelle elle-même — bandes de fond, lignes de repère, jauge — garde ses noms dans les deux lectures. Sans quoi un point ne serait plus situable. Sur l'échelle par âge, ce nom désigne un cran, pas une compétition que tu aurais le droit de nager.
Second point d'honnêteté : le bas de l'échelle est mesuré sur la population jeune. Appliqué à un adulte, il est extrapolé, pas mesuré — on dispose de l'élite adulte, pas de la masse. L'échelle est solide en haut, indicative en bas chez l'adulte.
Les différentes lectures du niveau
Il n'y a pas un niveau, il y en a plusieurs, qui répondent à des questions différentes.
- Le meilleur niveau démontré — le meilleur indice de toutes tes épreuves, sur tes temps bruts. « Ce dont il a été capable. »
- Le niveau du jour — le même calcul, après avoir écarté les courses qui ne parlent plus de toi et tenu compte du temps écoulé depuis ta dernière démonstration. « Ce qu'il vaut maintenant. » C'est celui-là qui pilote les temps cibles.
- Le niveau de chaque épreuve prise séparément — un palier par course, qui montre les forces et les trous.
- Le rangement de tes épreuves, de la plus forte à la plus faible, avec l'écart réel écrit à côté : le rangement situe, le nombre nuance. Deux épreuves peuvent changer de mot pour quelques points d'indice.
- Le niveau dans le temps, en deux écrans qu'il ne faut jamais intervertir.
- La même valeur relue sur l'autre échelle — un jeune peut voir où son temps le situerait chez les adultes. C'est une lentille : elle ne change ni son profil, ni ses temps cibles, ni ses allures.
Une épreuve, un point. Distances longues à gauche, courtes à droite ; la hauteur est l'indice, la couleur le barreau. NL nage libre · Dos · Br brasse · Pap papillon · 4N quatre nages. Passez la souris sur un point pour le détail. Ici : un profil qui monte vers le long — le 800 et le 400 sont ses meilleures épreuves, la brasse décroche.
Les deux écrans temporels
La frise de périodisation porte en hauteur ce que tu as nagé ce jour-là. C'est un fait, jamais retouché : le 15 mars tu as nagé ce temps, qui valait cet indice contre les nageurs de ton âge à ce moment-là.
La courbe de progression porte ce que le programme te créditait à cette date — ton meilleur niveau, relu contre le peloton de l'époque, puis diminué par le temps passé depuis ta dernière démonstration. Une course nagée est un fait ; le niveau crédité, lui, s'érode quand on ne le prouve plus.
D'où deux lectures d'un même creux : sur la frise, un point bas veut dire « ce jour-là, il a nagé moins vite ». Sur la courbe, une descente sans point veut dire « il n'a rien démontré depuis un moment, donc on lui crédite moins ».
Ce que la disposition des points raconte :
- Des points resserrés — plusieurs épreuves au même niveau — indiquent un nageur homogène. C'est le cas le plus lisible : le profil est solide, l'estimation d'une épreuve manquante y sera serrée.
- Des points très écartés signalent l'inverse : une ou deux épreuves portent le niveau, les autres décrochent. Le programme s'appuiera sur peu de choses, et ses fourchettes s'élargiront.
- Un point isolé loin sous les autres, à une date ancienne, est souvent une course que le programme finira par écarter — regarde sa raison avant de t'en inquiéter.
- Une courbe en escalier est la signature d'un nageur qui progresse par compétitions ; une courbe qui descend sans point est celle d'un nageur qui ne s'est plus mesuré, pas d'un nageur qui régresse.
Ta courbe a trois vues, et plus aucune ne mélange les bassins
⛔ La courbe commune aux deux bassins a été retirée en août 2026. Elle gardait, à chaque distance, le meilleur des deux bassins et en faisait une seule ligne. Elle donnait un beau tracé, et elle ne racontait l'histoire d'aucun des deux. Depuis que chaque bassin a son propre moteur, c'était la dernière surface du programme à les mélanger.
À la place, trois vues :
| La vue | Ce qu'elle montre |
|---|---|
| 25 m | tes seules courses en petit bassin, sur son échelle à lui |
| 50 m | tes seules courses en grand bassin — c'est la vue qui s'ouvre en premier |
| Les deux | les deux bassins dessinés ensemble, sur une seule échelle verticale |
⭐ L'échelle unique de la vue « les deux » est ce qui rend la comparaison honnête : deux courbes tracées chacune sur son propre cadre se retrouveraient à la même hauteur pour deux valeurs différentes. Sur une échelle commune, l'écart entre les deux lignes est un vrai écart. ⚠️ En revanche les vues « 25 m » et « 50 m » ont chacune leur cadre : les comparer à l'œil, sans lire les chiffres de l'axe, induirait en erreur.
Comment lire le dessin : le trait plein est le 25 m, le pointillé le 50 m — toujours. La couleur, elle, est déjà prise : elle porte la distance de chaque rond. Le bassin où tu as atteint ton meilleur niveau est tracé plus appuyé, et son bouton porte un point. ⛔ À égalité exacte, aucun des deux n'est mis en avant, et l'autre bassin reste toujours dessiné : c'est une comparaison, pas un classement.
⭐ Chaque vue commence là où tu as commencé dans ce bassin. Si tes premières courses en grand bassin datent de tes 13 ans, la vue « 50 m » démarre à tes 13 ans — sans bande vide au début. Mesuré sur nos nageurs d'essai : avec un axe commun, cette bande vide mangeait jusqu'à 21 % de la largeur. ⛔ Le vide de droite, lui, est gardé : si tu ne cours plus depuis deux ans, ces deux ans restent visibles. Un vide à gauche ne dit rien ; un vide à droite dit que tu ne cours plus.
Progresser en absolu et reculer par âge
C'est la confusion la plus fréquente, et elle mérite un chiffre.
Le chrono n'a pas bougé : 8:45.00. Seul le peloton de comparaison change — et le barreau avec lui. Sur l'échelle de son âge, le programme n'écrit pas de nom de compétition à côté de la valeur : il dit contre qui il compare.
Un garçon passe de 1:00,00 à 12 ans à 56,00 à 13 ans : 6,7 % de mieux. Mais entre 12 et 13 ans, la référence des garçons progresse de 7,45 % en médiane — ce n'est pas un réglage, c'est ce que la table par âge mesure elle-même. Son indice par âge baisse donc légèrement.
Ce n'est pas une anomalie. Ça veut dire une chose précise et utile : il a progressé moins vite que ses concurrents du même âge. C'est exactement l'information qu'un étalon par âge existe pour donner.
Corollaire du même mécanisme : l'indice se lit à la date où on le regarde, pas à la date de la course. Un 55,23 nagé à 16 ans vaut toujours 55,23 — mais comparé aux nageurs de 17 ans, il donne un indice plus bas. Le temps est l'invariant ; l'indice est une lecture, et une lecture se date.
Ce que le niveau fait, et ce qu'il ne fait pas
Les allures viennent d'abord de tes temps, pas de ton barreau. Déplacer un seuil de l'échelle change une étiquette, pas une prescription.
Mais il faut nuancer, parce que ce n'est pas totalement vrai : le niveau et l'étalon servent aussi à prédire. Quand une épreuve n'a jamais été nagée, c'est le profil — donc des indices, donc l'étalon — qui produit l'estimation dont sortira le temps cible.
Et l'étalon employé change bien les allures. Sur un cas mesuré — un nageur de 20 ans, petit bassin — le juger contre les adultes plutôt que contre son âge déplace son ancre de vitesse maximale de près d'une seconde sur un 50. Chez un nageur de 15 ans, le même changement pèse cinq fois moins.
C'est pour ça que le sélecteur d'échelle de l'entraîneur est une lentille de lecture : il ne déplace pas le calcul. Tout ce qui entre dans un profil passe par l'étalon de ton âge, quelle que soit la position du sélecteur.
3. Comment il en tire un profil
Deux lectures différentes, qui ne mesurent pas la même chose.
- Nage libre 800Au sommetau pic
- Nage libre 400Au sommet−1
- Nage libre 200Très fort−14
- 4 nages 200Très fort−22
- Nage libre 100Très fort−24
- Nage libre 50Fort−47
- Dos 100Moyen−56
- Papillon 100Moyen−59
- Brasse 100Faible−88
À gauche, ses quatre nages : la couleur y dit le niveau de la nage.
À droite, chaque épreuve rangée par son écart au pic, avec l'écart réel d'indice —
deux épreuves peuvent changer de mot pour quelques points.
⚠️ Un point ouvert, et c'est ici qu'il se voit : cette colonne écrit le nom d'un cran
à côté d'une valeur lue sur l'échelle de son âge — ce que le reste de la page évite. On montre
l'écran tel qu'il est ; l'arbitrage, lui, n'est pas rendu.
a) L'axe sprint ↔ fond
Le programme place toutes tes épreuves, dans toutes les nages, de la plus courte à la plus longue, et il regarde dans quel sens ton niveau glisse.
- Indice qui chute quand ça s'allonge → sprinteur.
- Indice stable → polyvalent.
- Indice qui tient ou monte → fondeur.
Ce n'est pas la hauteur de tes points qui donne le type, c'est leur inclinaison : deux nageurs de niveau très différent peuvent avoir la même pente, donc le même type. ⚠️ Cette pente est calculée, et elle pilote le plancher de tes allures de façon continue — mais le mot ne s'affiche pas tel quel : « polyvalent » ne dirait pas polyvalent de quoi. Ce que l'écran écrit, c'est ta zone de distance ; on y revient plus bas.
Mais pas sur la distance brute. Toutes les nages ne coûtent pas le même effort à distance égale. Chaque épreuve est donc ramenée à la distance de crawl qui coûte la même dépense, au régime aérobie :
| Ton épreuve | Vaut, en crawl | D'où vient le rapport |
|---|---|---|
| 200 dos | 236 m (×1,18) | mesuré sous le seuil, c'est-à-dire au régime qui nous intéresse ici — le seul rapport dont on dispose à cet endroit |
| 200 papillon | 280 m (×1,40) | calculé depuis les équations de dépense publiées, les deux nages lues à la même vitesse |
| 200 brasse | 312 m (×1,56) | de la même façon — c'est la nage la plus chère |
| 200 quatre nages | 257 m (×1,285) | la moyenne des quatre : un quatre nages, c'est un quart de chaque |
Sans cette correction, tous les papillonneurs seraient classés fondeurs. L'ordre — crawl le moins cher, puis dos, papillon, brasse — est celui que la littérature établit depuis longtemps.
Un 50 reste un 50, dans toutes les nages. À 23-28 secondes d'effort, la part aérobie est minoritaire partout : étirer un 50 brasse lui donnerait l'apparence d'un effort plus aérobie qu'un 50 crawl, alors qu'il est simplement plus lent.
Ce que cette table déplace, et ce qu'elle ne déplace pas. Elle range tes épreuves, donc elle donne ta pente — et ta pente donne ton type et la borne basse de tes allures de course. D'une version de la table à l'autre, cette borne bouge de 0,35 % en médiane. À comparer au bruit d'une compétition : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre sans que rien ne change chez lui. En revanche elle ne touche ni ton indice, ni ton niveau, ni la conversion entre bassins.
Où passe « nettement ». La frontière est à ±0,02 de pente. Aucune publication ne dit où s'arrête un polyvalent et où commence un fondeur : c'est un choix, calé sur nos propres profils — à ±0,02 les étiquettes que nous jugeons justes sortent toutes, à ±0,04 elles se cassent.
Combien de distances il faut. Une pente ne se trace pas sur un point :
- une seule distance → aucune étiquette, le programme n'écrit rien ;
- deux → le type est posé, et annoncé comme faible ;
- trois ou quatre → indicatif ;
- cinq, du court au long → fiable, le jeu complet.
Ce sont bien des distances, pas des courses : dix fois le même 100 ne comptent toujours que pour une. Et comme il n'existe que six distances, atteindre le palier fiable demande d'avoir un 800 ou un 1500. Quand la couverture ne suffit pas, le programme ne pose ni étiquette, ni plancher de vitesse.
Ce que l'entraîneur lit n'est pas un mot mais deux : « demi-fond · option sprint », « sprint pur ». La dominante est la zone de distance de ta meilleure épreuve ; l'option est la seconde zone, retenue seulement si elle est encore une force. Sinon, « pur ».
⚠️ Attention à une confusion facile : les zones — sprint 50-100, demi-fond 200-400, fond 800-1500 — se lisent sur la distance réelle. Un 200 papillon est du demi-fond, quelle que soit sa distance équivalente dans le calcul de la pente.
b) L'axe entre les nages
Ici, la question n'est plus « sprint ou fond ? » mais « quelle nage maîtrises-tu le mieux ? ». Le programme compare tes indices dans les quatre nages à la même distance et à la même époque, sur le 50, le 100 et le 200.
Pourquoi pas seulement le 50 et le 100 ? Parce qu'un bon sprinteur performe sur ces distances, surtout en petit bassin, par explosivité et par qualité de départ et de virages — sans être spécialiste de la nage. Ce qu'on cherche ici, c'est la nage elle-même.
Chaque distance pèse donc ce qu'elle contient de nage : la distance, moins le départ, moins les mètres perdus à chaque virage. Un 200 en grand bassin est nagé à 82 % ; un 50 en petit bassin, à 56 %. C'est dans cet ordre-là qu'ils comptent.
Et l'avis d'une nage proche compte plus que celui d'une nage éloignée. À chaque paire de nages correspond un crédit, entre 0 et 1 : il dit ce que vaut ce qu'une nage raconte d'une autre. Les dix paires vont de 0,379 (dos ↔ papillon, l'emprunt le plus coûteux) à 0,781 (crawl ↔ quatre nages, le moins coûteux), et elles se calculent toutes de la même façon — en croisant la ressemblance des courbes d'endurance des deux nages, leur dépense comparée, et leur proximité de geste notée sur six critères.
Ces crédits servent aussi ailleurs, et c'est important si tu es brasseur ou dossiste. En compétition, la brasse et le dos s'arrêtent au 200 : tu n'as donc jamais d'épreuve longue dans ta nage. Si tu tiens ton point long par ton crawl, il ne compte pas pour un point entier — il compte pour 0,599, le crédit de la paire crawl ↔ brasse. Le reste se perd au passage, et ta couverture le dit. La solution propre est ailleurs : un 400 nagé dans ta nage, saisi à l'entraînement.
Le point le plus utile à retenir : un indice bas n'est pas du bruit, c'est de l'information. Un mauvais 200 brasse chez un dossiste ne dit pas qu'il a un petit moteur — il dit que sa brasse est une nage moins forte. C'est une lecture, pas un verdict.
4. Comment il en tire des temps cibles
Il y a deux familles d'allures, et elles ne se substituent jamais l'une à l'autre.
Une course, c'est une distance précise. Une allure physiologique ne dépend d'aucune épreuve.
- L'allure de course. L'entraîneur dit « allure 400 ». Le programme sait quel temps tu vaux sur 400 — parce que tu l'as nagé, ou parce qu'il l'estime — et il en déduit le temps de la répétition demandée.
- L'allure physiologique. L'entraîneur dit « seuil », « VMA », « récupération ». Le programme calcule la vitesse correspondant à cette intensité chez toi, et en déduit le temps.
Une allure de course se situe donc quelque part à l'intérieur d'une allure physiologique — et pas l'inverse. Les confondre fait prescrire une intensité à la place d'un rythme de course.
D'où sortent les vitesses physiologiques
⛔ Il n'y a plus une seule mesure de départ, et c'est le changement le plus important d'août 2026. Avant, tout descendait de la vitesse critique par une cascade de pourcentages. Aujourd'hui il y a trois valeurs, mesurées séparément, sans passage de l'une à l'autre :
| La valeur | D'où elle vient | À défaut |
|---|---|---|
| Ta VMA (référence aérobie) | un n × 200, le milieu d'un 400, ou un 400 entier | un 400 estimé — 79 % des panneaux au 24/08/2026 |
| Ta vitesse critique | un couple 200 / 400 répété, un 12 × 25, ou ton couple 200 / 400 lu sur tes courses | rien : la ligne n'existe pas — 81 panneaux sur 124 |
| Ton seuil | un test de 30 minutes, nu | 88,3 % de ta VMA — 124 panneaux sur 124 |
⭐ Pourquoi aucune passerelle : c'est une question d'âge. Chez un adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil de 4,75 % — c'est la mesure de Dekerle 2005, sur 8 nageurs, et ses auteurs concluent que l'écart est trop grand pour utiliser ces deux grandeurs l'une pour l'autre. Chez l'enfant et l'ado, le même écart tombe à 0,8 à 1,3 % (Toubekis en 2019). Cinq fois moins. Un pourcentage unique ne peut pas servir les deux publics — et si tu lis cette page, tu es probablement du second. On mesure donc chaque valeur pour elle-même, ou on ne l'affiche pas.
⚠️ Et la même source dit une chose qu'il faut lire jusqu'au bout : chez les jeunes, à la vitesse critique, seuls 6 enfants sur 10 et 7 ados sur 10 ont tenu les trente minutes, et le lactate y montait plus haut qu'au seuil. Deux vitesses très proches en valeur, pas en difficulté.
Ta vitesse critique, en particulier
vitesse critique = (400 − 200) mètres ÷ (t400 − t200)
Trois chemins la produisent : le couple 200 / 400 répété (le test dédié, le plus précis) ; le 12 × 25 ; ou ton couple 200 / 400 lu sur tes courses, en crawl ou dans ta propre nage à partir d'un 400 saisi dans cette nage. ⛔ Le test de 30 minutes n'en fait plus partie : il mesure ton seuil. Et si tu es lu en quatre nages, elle peut aussi t'arriver de ton crawl, transposée — ce n'est pas une quatrième mesure, c'est la même valeur exprimée dans une autre nage.
⭐ Une erreur sur ton 400 est amplifiée, et c'est de l'arithmétique. Cette vitesse n'est pas un temps, c'est une différence entre deux temps — et une différence amplifie toujours l'erreur de ses termes : une erreur sur ton 200 est atténuée, la même sur ton 400 est amplifiée. 🔴 Les facteurs chiffrés qui figuraient ici — deux fois sur la borne basse, presque deux sur la vitesse critique — ont été mesurés le 21 août 2026, sur le moteur d'AVANT la coupure, quand un seul 400 servait la VMA et la vitesse critique à la fois. Ils ne décrivent plus le moteur d'aujourd'hui et ont été retirés ; les refaire est un travail de mesure, pas d'écriture. Ce qui reste vrai, et qui suffit à décider : une erreur sur ton 400 en abîme deux autres, séparément — ta VMA quand elle est lue dessus, et ta vitesse critique par le couple. C'est le chrono à ne pas laisser traîner faux.
⛔ Et il faut savoir une chose sur ce couple : ses deux bouts peuvent être des temps estimés. Rien n'exige qu'au moins l'un des deux soit un chrono que tu as nagé. Ce n'est pas un laisser-aller : un estimé est le plus souvent ta propre mesure, transportée — le même 200, nagé récemment dans l'autre bassin, quand la case porte un vieux chrono que le profil a écarté. Le refuser reviendrait à préférer le périmé au récent. Et l'écran le dit : la ligne perd sa marque de mesure et porte le mot estimé. ⭐ Depuis la coupure, un couple bâti sur des estimés n'abîme que cette ligne-là : il ne descend plus vers ton seuil ni vers ta VMA.
⚠️ Autre chose à savoir : cette vitesse-là ne vient pas d'un temps, mais de l'écart entre deux. Partout ailleurs, une valeur bâtie sur un chrono ne peut que ralentir quand tu t'arrêtes. Pas celle-ci : si l'un des deux points bouge sans l'autre, elle accélère. Le programme lit donc, aux deux bouts, tes meilleurs temps, qui ne reculent jamais — ce qui ferme le cas. Ce qui reste ouvert : ces deux meilleurs temps peuvent venir de deux époques, et rien ne date une pente.
Ce qui reste un pourcentage de ta VMA
Trois lignes seulement, et elles le restent parce qu'aucune n'a de protocole de mesure à elle :
- Anaérobie114 %55.40
- Puissance VO₂105 %1:00.02
- VMA / VO₂max100 %1:03.13
- Vitesse critique95 %1:06.35
- Résistance91 %1:09.06
- Seuil (MLSS)88 %1:11.49
- Aérobie (LT1)85 %≤ 1:14.62
- Récupération78 %≤ 1:20.93
Vitesse critique = (400 − 200) m ÷ (4:12.50 − 1:59.80) = 1,507 m/s, d'où vVO₂max = 1,584 m/s. Tout le reste en découle par des pourcentages de la littérature. Le seuil est la seule fourchette — ses deux bords sont deux mesures du même seuil, pas une marge d'erreur. Le seuil aérobie et la récupération sont des plafonds : « ≤ », on ne nage pas plus vite. La vitesse de nage maximale, elle, est mesurée ou absente — ici elle est absente, et rien ne la remplace.
| La ligne, telle qu'elle s'écrit sur ta fiche | Part de ta VMA | D'où vient le pourcentage |
|---|---|---|
| VMA / VO₂max — la référence aérobie | 100 % | c'est elle qu'on mesure ; les trois lignes ci-dessous s'en déduisent, et elles seules |
| Seuil (MLSS) — uniquement à défaut de test de 30 minutes | 88,3 % | Dekerle 2005 |
| Aérobie (LT1) — le haut de la zone facile, un plafond | 84,6 % | Massini 2023 |
| Récupération — un plafond aussi | 78 % | Olbrecht |
⛔ La vitesse critique ne figure plus dans ce tableau. Elle y était à 92,7 %, et c'était un facteur de calcul. Ce n'en est plus un.
Les 92,7 % : un repère, pas un calcul
Le chiffre est publié, mais il ne décrit pas la mesure que fait le programme : dans l'étude, la vitesse critique vient de quatre efforts jusqu'à épuisement nagés à 95, 100, 105 et 110 % de la référence aérobie — pas d'un couple 200 / 400. Deux méthodes, deux objets voisins, et rien n'oblige leur rapport à retomber sur 92,7 %.
⇒ Le programme n'impose donc jamais ce pourcentage : il affiche TON rapport réel, à côté du repère. Mesuré le 24 août 2026 sur les 43 panneaux qui portent les deux valeurs : médiane 94,3 %, du 10ᵉ au 90ᵉ centile de 90,2 % à 99,0 %, extrêmes 89,4 % et 102,0 %. Sept panneaux sur 43 tombent hors de l'intervalle publié. Imposer un pourcentage unique aurait déplacé la moitié des nageurs.
🔴 Et l'ordre entre les lignes n'est pas garanti. On attend une vitesse critique sous la VMA. Au 24 août 2026, quatre panneaux sortent au-dessus, jusqu'à 102 % — tous en quatre nages, tous sur la voie de secours où la vitesse critique arrive du crawl. Le programme ne redresse rien : il signale, et il retire la zone de résistance qui vivait entre les deux.
Les pourcentages viennent de la littérature ; les vitesses viennent de tes temps. ⚠️ Et deux de tes trois valeurs ne sont pas des pourcentages du tout quand elles sont mesurées : ta vitesse critique n'en est jamais un, ton seuil n'en est un que faute de test.
⭐ Un cas à connaître si tu nages le quatre nages. Avant de retenir ton 400 quatre nages comme repère, le programme regarde si tu y es meilleur — face à la population, donc en indice — que sur ton 400 crawl. Si oui, il le garde. Sinon, ton moteur aérobie devient celui de ton crawl, ramené en quatre nages par le rapport des deux références de 400, puis borné par ton 400 quatre nages démontré.
Deux points à connaître :
- Le seuil n'est pas la vitesse critique. La vitesse critique est plus rapide — d'environ 5 % chez un adulte entraîné, mais de 1 % seulement chez un jeune. ⛔ L'écart n'est donc pas une constante, et le programme ne convertit jamais l'une en l'autre. Prescrire « le vert » sur la vitesse critique brute fait nager trop vite.
- Le seuil s'affiche en VALEUR UNIQUE. Il sortait autrefois en fourchette, avec un second bord « où tomberait un test de 30 minutes ». Ce bord se fabriquait en enchaînant les pourcentages de la chaîne : il a disparu avec elle. ⭐ Et un test de 30 minutes réellement nagé ne pose plus un bord — il pose ton seuil, directement, et il prime sur les 88,3 %.
- Deux lignes seulement sont des plafonds : la récupération et la nage en amplitude — les deux du bas. Là, la consigne n'est pas « fais ce temps » mais « ne va pas plus vite que ça », et être plus lent est normal : c'est même ce qu'on te demande. Elles portent un « ≤ » sur ta séance.
- ⚠️ La vitesse critique n'est pas un plafond — c'est un plancher. Elle marque le bas de la zone dure, pas son toit : au-dessus d'elle, ton lactate ne se stabilise plus. La lire à l'envers ferait nager trop lentement une séance qui demande d'y aller.
Deux intensités de plus s'intercalent — la puissance aérobie et la résistance. Elles ne viennent pas d'un pourcentage : elles se lisent sur ta propre courbe vitesse-durée, entre les deux valeurs qui les encadrent. Elles sont affichées au panneau, marquées comme interpolées, avec leur distance maximale.
⚠️ Mais la résistance n'a pas toujours deux valeurs pour l'encadrer. Sa borne haute est la vitesse critique — celle qui manque sur 81 panneaux sur 124. Le programme recule alors d'un cran : la borne haute devient ta VMA, et la lecture se fait sur un intervalle plus large, donc plus grossièrement. ⛔ Aucune vitesse critique n'est inventée pour boucher le trou. Et si les deux bornes ressortent à l'envers, la ligne disparaît plutôt que de rendre un nombre qui ne veut rien dire.
⚠️ Sur la colonne « distance max », une précision qui change la lecture. Ta propre courbe n'est consultée que pour les allures au moins aussi rapides que ta vitesse critique. En dessous — résistance, seuil, aérobie — la distance affichée vient d'un repère de population.
Quand le programme n'a vraiment pas de quoi ancrer tout ça, il masque le panneau plutôt que d'afficher des zones inventées.
La correction de virages
Une allure de course est établie sur une course, dont la moyenne inclut les virages — et un virage coûte du temps. Une répétition plus courte fait moins de rotations que la course n'en faisait sur la même distance.
Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.
On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas.
En bassin de 25 m, un 200 compte 7 virages, soit 1,75 par tranche de 50 ; un 50 nagé seul en compte 1. Différence : 0,75. En bassin de 50 m : 3 virages pour le 200, soit 0,75 par tranche de 50, contre 0 pour le 50 seul. Différence : 0,75 encore — d'où l'indépendance au bassin.
La coulée, elle, est présente dans tous les 50, répétition comme course : elle s'annule. Seule la rotation au mur reste, et le temps qu'elle coûte dépend de la nage — la figure ci-dessus donne les valeurs que le programme applique. Leur direction et leur ordre sont publiés ; les montants exacts, eux, sont notre calage, et ils restent réglables.
Conséquence contre-intuitive : le virage ouvert (brasse, papillon) coûte plus que la culbute (crawl, dos). L'impression inverse vient du pull-out de brasse, qui est de la coulée — donc exclu du compte.
⚠️ Cette correction ne s'applique qu'aux allures de course. Une cible d'intensité n'est pas une course raccourcie, c'est une vitesse à tenir : elle n'est pas corrigée.
Les deux bornes
Une borne en haut : on ne te demande pas plus vite qu'un temps déjà nagé. Si le calcul d'une allure de course sort plus rapide que ton chrono sur cette distance, c'est le chrono qui prime. La référence est ton temps du moment : tant que tu cours, c'est ton record ; après un long arrêt, ce peut être plus lent.
⚠️ Cette borne ne protège que les distances déjà nagées. Sur une épreuve jamais faite, il n'y a pas de chrono à opposer au calcul, et les cibles d'intensité n'en ont aucune. Le programme ne promet pas de ne jamais dépasser le démontré : il promet de ne pas le dépasser là où un démontré existe.
Une borne en bas : on ne descend pas indéfiniment. Il existe une vitesse de croisière en dessous de laquelle une allure de course n'a plus de sens, même sur très long. Elle se lit sur ta pente : un fondeur, qui décroche peu, l'a plus haut qu'un sprinteur. Et s'il n'y a pas assez de matière pour établir un type, le programme n'applique pas de plancher du tout plutôt que d'en inventer un.
Elle se recalcule, et voici avec quoi : vitesse de croisière = k × ta vitesse critique, avec k = 0,93 pour un fondeur franc, 0,86 pour un polyvalent et 0,80 pour un sprinteur franc — et une valeur intermédiaire partout entre les trois, sans palier. ⚠️ Seul le 0,93 est mesuré (sur l'équipe de France d'eau libre) ; les deux autres sont nos propres amplitudes, bornées par le sens physiologique. Ce qui compte ici, c'est l'ordre — pas la troisième décimale.
⚠️ Et si tu n'as pas de vitesse critique, cette borne ne s'applique pas du tout. C'est le cas de 81 panneaux sur 124 au 24 août 2026. Le programme ne fabrique aucune vitesse critique de remplacement pour tenir la borne : il la désactive, et ta cible reste ce que le calcul d'allure rend, sans plancher. Une borne inventée serait pire qu'une borne absente.
Et quand il manque un temps ?
Le programme estime, ou refuse. Et il refuse pour de bon : « rien » veut dire rien du tout — pas un temps sec, pas une fourchette large.
Les conditions sont chiffrées, et elles diffèrent selon le bout de la distance :
- sur le fond — 400, 800, 1500 : il faut au moins une course sur une distance de fond dans ce bassin, et deux façons de calculer qui répondent. Sinon, rien. Le motif est un cas réel : sur un nageur dont toutes les ancres de fond étaient trop vieilles, la courbe s'ajustait parfaitement et rendait un 1500 jamais nagé avec une fourchette d'une seconde. Une courbe parfaite sur trois points d'une autre époque n'est pas une connaissance.
- sur les distances courtes — 50, 100, 200 : il faut la même épreuve dans l'autre bassin, ou deux voisines qui l'encadrent, une plus courte et une plus longue. Sinon, rien.
Ce que vaut une estimation, et c'est mesuré. On retire au programme une des marques qu'il connaît, on lui demande de la retrouver avec les autres, et on regarde de combien il se trompe :
| Ce dont tu disposes | Erreur du programme |
|---|---|
| des marques qui se suivent du 50 au 800 | 0,5 % |
| une couverture ordinaire | 2,4 % |
| trois temps seulement, très éloignés | 6 à 9 % |
Mesuré le 20 août 2026, sur sept nageurs et quarante-trois relectures — petit échantillon, la mesure se refera quand la base s'élargira.
Le repère qui donne le sens de ces chiffres : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre sans que rien ne change chez lui. Bien couvert, l'erreur du programme est donc du même ordre que le bruit d'une compétition ; mal couvert, elle est plusieurs fois plus grande. La fiabilité n'est pas une qualité du programme : c'est la densité de tes données.
Hors crawl, cette fourchette n'est pas centrée, et c'est voulu : elle s'ouvre plus du côté lent que du côté rapide — c'est de ce côté-là qu'on sous-performe. Et le programme perd sa confiance bien plus vite en prolongeant vers le long qu'en prolongeant vers le court. ⚠️ Ces largeurs sont les nôtres : aucune source ne dit quelle largeur devrait avoir la bande d'une estimation.
Toute estimation sort donc avec une fourchette, jamais avec un point sec — parce que la performance ne dépend pas que de la physiologie. À état de forme égal, on peut faire une très bonne course ou une moins bonne : la gestion, la technique, le stress. C'est cet écart-là qu'on encadre. ⚠️ Sur le fond, sa largeur ne mesure PAS la quantité de tes données : c'est l'écart entre les façons de calculer. Deux façons qui tombent d'accord donnent une fourchette serrée — jusqu'à moins d'une seconde sur un 800 m — même si le programme n'a que peu de matière sur toi. Leur accord est une mesure de précision ; il ne dit rien du volume.
⛔ À la même date, une estimation n'est jamais plus lente qu'un temps que tu as réellement nagé sur l'épreuve. Si elle ressortait plus lente, c'est le réel qui gagne : la case affiche ce chrono.
⛔ Sur 50, 100 et 200 m, ton chrono gagne aussi dans un second cas : quand l'estimation est plus rapide, mais tombe dans sa propre fourchette. L'écart entre les deux est alors plus petit que la précision annoncée — autrement dit le programme ne sait pas les départager. Il ne prétend donc pas valoir mieux que ce que tu as nagé : c'est ton temps qui est retenu, avec sa date. ⚠️ Une course que le profil a mise de côté n'est jamais reprise par cette règle : on n'écarte pas une course d'un côté pour s'en servir de l'autre.
⚠️ Sur le fond — 400, 800, 1500 — cette règle ne s'applique pas, et ce n'est pas un oubli. Là, l'estimation ne convertit pas le même temps : elle le déduit de tes AUTRES distances, et sur ce terrain elle voit juste. Mesuré sur 1 113 courses de 7 nageurs, en demandant au programme ce qu'il annonçait la veille de chaque course : là où la règle s'applique, les deux réponses se valent (1,86 s contre 1,92 s d'erreur typique) ; ailleurs, l'estimation l'emporte 34 fois sur 38, avec une erreur quatre fois plus petite.
⚠️ Et « à la même date » n'est pas une précaution : c'est la règle. Si tu arrêtes plusieurs années, ta case peut afficher un temps plus lent que le chrono que tu as nagé — et ce n'est pas une contradiction. ⭐ Sur 50, 100 et 200 m elle ne le fera que si l'écart est net : tant que ton chrono tombe dans la fourchette, c'est LUI qui reste affiché (voir juste au-dessus). Ton chrono est de son époque ; ta case dit ce que tu vaux aujourd'hui, décote comprise. Ton meilleur temps, lui, ne bouge pas d'un centième : la décote est une couche par-dessus, elle ne le touche jamais.
Chaque case dit d'où elle vient
Six mots, à l'écran, en toutes lettres. Un seul n'est pas une estimation.
| Le mot | Ce qu'il dit |
|---|---|
| nagé | tu as nagé cette distance, dans ce bassin — le seul qui ne soit pas une estimation |
| relais | tu l'as nagée en relais, ramenée à un départ du plot |
| converti | la même épreuve, nagée dans l'autre bassin, ramenée ici |
| prolongé | lu sur tes distances voisines, dans la même nage |
| traduit | lu sur une autre nage, et transposé |
| profil d'époque | ta dernière course sur cette épreuve, replacée dans ton profil d'aujourd'hui |
— ou rien, quand la matière ne suffit pas.
Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu : il se recalcule quand le moteur évolue. Un meilleur temps, lui, ne bouge pas.
⛔ Et une nage que tu as abandonnée maintient : elle ne monte jamais toute seule. Quand le programme replace une vieille course dans ton profil d'aujourd'hui, il tient compte de ce que tes autres épreuves ont fait depuis. Sur une nage que tu n'as plus jamais nagée, ce serait un progrès emprunté — ton dos monterait parce que ton crawl a progressé. Il ne le fait donc pas. En revanche, si ton profil baisse, elle baisse avec : rien n'oblige une nage abandonnée à mieux résister que le reste.
Viser un temps
L'entraîneur peut fixer un temps visé sur une épreuve, à une échéance : « 200 dos en 1:58 au 20 décembre ». Le programme re-dérive alors les allures de cette épreuve comme si tu valais ce temps-là. Rien de ton profil n'est touché : l'objectif s'affiche à côté, il ne le remplace pas. Et un objectif dont l'échéance est passée ne prescrit plus rien.
5. Ce qu'il fait du passé
L'intuition simple — « récent = bon, vieux = périmé » — est fausse dans les deux sens.
Rien n'est jamais supprimé. Une performance écartée d'un calcul reste en base, reste affichée, en gris, avec la raison de son exclusion écrite en clair — pas au survol, parce qu'un export PDF n'a pas de survol. Et elle reste cliquable : l'écartement dit ce que l'épreuve vaut pour ton profil d'aujourd'hui, il ne dit rien de la course, qui a eu lieu.
Le profil est daté. Tu n'as pas un profil, tu as une série de profils datés. Cas réel : un même nageur classé demi-fond au début de sa vingtaine et sprinteur dix ans plus tard, parce qu'il a gardé son 50 et son 100 mais lâché son 200. Fusionner les deux époques effacerait l'information.
Ce qui déclenche la décote — et il faut longtemps
Le principe tient en trois mots : obsolète n'est pas désentraîné. La question n'est pas « a-t-il couru récemment ? » mais « a-t-il récemment nagé à son niveau ? ». On peut courir tous les week-ends en étant loin de ce qu'on vaut ; on peut n'avoir qu'une course dans l'année, mais à son meilleur.
Ce qui compte comme une démonstration : une performance qui arrive à 1,4 % de ton meilleur sur cette épreuve exacte — l'écart d'un même nageur d'une compétition à l'autre, mesuré sur 532 nageurs. Et si elle tombe en période de travail, sans affûtage, le programme lui rend ce qu'elle perd à ne pas être affûtée : le seuil s'élargit de 3,3 % de plus, l'écart que nos propres données mesurent entre une course de travail et une course de pic.
Et rien ne se retire avant longtemps. Tant qu'une démonstration reste dans la fenêtre, il ne se retire rien du tout. La fenêtre vaut 300 jours quand tu donnes des signes d'activité, et 540 jours — une saison blanche entière — quand il n'y a plus aucune course.
C'est l'absence durable de démonstration qui déclenche, jamais une course en retrait. Une performance de travail ne décote personne. Et une performance sous ton niveau ne remet pas le compteur à zéro : il faut re-prouver, pas seulement re-nager.
⚠️ Attention à un piège : il existe une AUTRE fenêtre de 540 jours. Celle-là dit « ce chrono décrit-il encore ta forme ? », quand la première dit « depuis combien de temps n'as-tu rien démontré ? ». Même nombre, deux questions — et elles ne dérivent pas l'une de l'autre.
⚠️ Ces 300 et 540 jours n'ont aucune source extérieure. Ils sont bornés par nos propres données : le plus grand trou entre deux courses d'un nageur resté actif est de 230 jours chez nous, quand les vrais arrêts que nous observons dépassent deux ans. 300 tombe dans le vide entre les deux.
Ce qui se perd vite et ce qui se perd lentement
Une fois la décote déclenchée, le programme ne baisse pas tout uniformément. Il sépare deux couches :
- 50 m−3,60 %
- 100 m−6,00 %
- 200 m−7,28 %
- 400 m−9,04 %
- 800 m et +−9,60 %
Perte d'indice à saturation — la plus forte que le désentraînement puisse produire. Le souffle se perd vite, le geste reste longtemps : la coupure mord surtout sur les épreuves longues. Mais un sprint perd aussi — moins, pas rien : il n'existe aucun tri « épreuve aérobie / épreuve non aérobie ». Un seul de ces points est calé sur une mesure publiée ; l'étalement entre distances est un modèle.
- La condition — le souffle, la tolérance à l'effort. Elle part vite.
- La technique — la coordination, la longueur de cycle, la force. Elle ne bouge pas pendant trois mois, puis descend et se pose 2 % plus bas, vers le 111ᵉ jour. Au-delà, plus rien ne bouge, quelle que soit la durée de l'arrêt.
Chaque épreuve est un mélange des deux, dosé par sa part aérobie : un 50 est surtout technique, un 1500 surtout condition. C'est pour ça qu'un nageur qui reprend retrouve son sprint bien avant son fond — et que la baisse maximale va d'environ 3,6 % sur un 50 à 9,6 % sur un 800. Un sprint perd aussi : moins, pas rien.
⚠️ Ces délais se comptent à partir du moment où la décote commence à mordre, pas depuis ta dernière course : avant ça, il y a toute la fenêtre de tolérance ci-dessus, et il ne se retire rien. La saturation arrive ensuite en trois à quatre mois selon la distance.
⚠️ Et il faut savoir d'où viennent ces nombres. Un seul point est calé sur une mesure publiée en natation ; l'étalement entre distances est un modèle. La lente érosion de la technique, elle, est mesurée sur un seul nageur, sur son 50 brasse suivi six ans, et elle est biaisée — calée sur des chronos de reprise, qui mesurent « arrêt plus reprise » et pas l'arrêt seul.
Et si tu continues à nager une course par an
Tout ce qui précède est un barème : il dit ce qu'on perd en général. Mais beaucoup de nageurs à l'arrêt gardent une course par an — souvent un relais d'interclubs, parfois autre chose ; le programme ne regarde pas laquelle. Quand cette course existe, il n'a plus besoin d'estimer ta baisse : il la lit sur ton chrono.
Comment. Il prend ton relais le plus récent sur la distance la plus technique — le 50 —, lui retire l'avantage du départ lancé, et compare ce que tu vaux aujourd'hui à ton meilleur niveau sur cette même épreuve avant l'arrêt. L'écart entre les deux, c'est ta baisse réelle, et elle remplace celle du barème. Elle s'applique à tout ton profil, en pesant davantage sur les épreuves longues — ce sont elles qui perdent le plus. Et elle ne peut que baisser : un relais meilleur que ton ancien niveau ne te remonte rien.
Chaque nouvelle course de ce genre réajuste la mesure : c'est toujours la plus récente qui compte.
⛔ Et si tu n'as pas de relais utilisable, c'est le barème qui s'applique, inchangé. Les chiffres ci-dessus sont ceux-là — ceux du repli, avec leur réserve. Un nageur mesuré et un nageur estimé ne reçoivent pas les mêmes nombres, et la fiche ne mélange jamais les deux.
⚠️ À ne pas confondre avec la fraîcheur affichée sur la fiche. Celle-là dit seulement l'âge de la donnée — depuis combien de temps tu n'as pas couru, toutes épreuves confondues. Elle n'entre dans aucun calcul. Les deux nombres peuvent diverger nettement.
Les raisons de mettre une course de côté
| La raison | Ce qu'elle dit |
|---|---|
| Course d'enfance | le repère de ton âge a trop bougé depuis ce jour-là. Ce n'est pas une contre-performance, c'est un changement de mètre-ruban |
| Contradiction d'époque | le reste de ton profil, calculé sans elle et à son époque, prédisait nettement mieux — le « vieux 1500 mou » |
| Dépassée par la progression | depuis, sur le même terrain, tu as fait nettement mieux. Celle-là ne juge pas : elle dit que tu as progressé |
| Épreuve délaissée | l'épreuve est reclassée historique. La raison écrite est une date, jamais un jugement : « plus nagée depuis 2016 » |
| Contre-performance | la performance est nettement en retrait du reste de ton profil |
Et chacune a son chiffre. « Dépassée par la progression » demande deux barreaux entiers de l'échelle, dans la même nage et sur la même zone de distance — sinon la règle attraperait ton 100 brasse parce que ton 50 crawl est meilleur, ce qui n'est pas de la progression mais un écart de nage. « Contradiction d'époque » ne juge jamais sous 200 m et demande 5 % d'écart au moins. Et « épreuve délaissée » n'est pas un couperet : la pertinence d'une épreuve décroît doucement depuis ton dernier passage — elle est tombée de moitié au bout de cinq ans et demi, et la ligne bascule en historique vers neuf ans et demi.
La course d'enfance ne pose aucun pourcentage d'âge : elle lit l'écart dans la table par âge — la référence de l'âge que tu avais, contre celle de l'âge que tu as. Au-delà de 9,2 %, la course est écartée, et la ligne le dit en clair. Il n'y a aucune borne d'âge dans cette règle : pour une course nagée à 15 ans par un nageur de 15 ans, l'écart est nul. Un adulte n'est donc jamais concerné, mécaniquement.
La contre-performance porte une pastille visible, avec sa bulle qui dit le motif — et elle a un effet réel : la case devient manquante pour le profil, et se ré-estime par les voies normales. Le chrono, lui, reste consultable.
⭐ Et il existe un sixième tri, que la fiche ne montre pas. Les raisons ci-dessus sont celles du profil, et elles s'écrivent à l'écran. L'estimateur, lui, refait son propre tri sur les mêmes courses : il dédoublonne une compétition (deux courses de la même épreuve à quatre jours ou moins = série et finale, seule la plus rapide compte), il juge tes distances de fond contre ton propre plafond aérobie des trois dernières années, et sur 50 / 100 / 200 il ne décroche une case que si elle est encadrée par deux voisines valables, nettement sous ce qu'elles prédisent, et plus ancienne que les deux. Un chrono peut donc rester valable pour ton profil et cesser d'être la source de ton estimation.
Sur le crawl, ce tri a une face visible : le meilleur temps que montrent ta fiche et ta courbe n'est pas forcément le chrono brut, c'est ce que l'estimateur rend une fois son tri fait. Cette couche n'existe que là, parce que c'est le seul estimateur dont le comportement soit vérifié de bout en bout. ⚠️ Un temps réel qui en remplace un autre ne porte jamais la marque « estimé » : celle-là veut dire « ce temps n'a jamais été nagé ».
Une marque s'ajoute, qui n'écarte rien : le meilleur temps non confirmé — il existe, mais ni toi ni l'épreuve n'avez donné signe de vie depuis. Ni écarté, ni retenu.
Tes deux bassins ne se mélangent pas
⭐ Avant de parler de conversion, il faut poser la règle générale : chaque bassin a son propre moteur. Il n'existe pas de bassin « principal » dont l'autre serait déduit. Ton profil, tes indices, ta spécialité et tes trois valeurs d'entraînement se construisent bassin par bassin, sur les courses de ce bassin-là. Quand le bassin que tu regardes a de quoi tenir une valeur, elle se calcule là, sans rien emprunter.
La conversion n'arrive qu'en second, et en secours : quand un bassin n'a pas de quoi, la valeur voyage depuis l'autre — valeur par valeur, pas en bloc — et l'écran nomme le bassin d'origine. Une VMA lue en 25 m et affichée sur ton panneau de 50 m le dit ; elle ne se fond pas dans la colonne.
⚠️ Ce que ça donne au 24 août 2026 : sur 124 panneaux, 40 lisent leur VMA et leur vitesse critique dans deux bassins différents. Ce n'est pas un accident — c'est ce que le dossier du nageur permet, et le panneau l'écrit ligne par ligne. ⛔ Ça interdit une chose : comparer tes deux colonnes de bassin comme si elles décrivaient la même lecture. L'une peut être mesurée là où l'autre est convertie.
La conversion 25 m / 50 m
Tu es plus rapide en petit bassin : il y a plus de virages, et un virage fait gagner du temps. La littérature situe cet avantage autour de +2,0 ± 0,6 % en crawl ; sur les autres nages, la direction est connue, pas l'amplitude.
⚠️ Deux portées à ne pas confondre. Pour remplir une case vide, la comparaison porte sur des chronos, et ton temps réel du bassin passe devant une conversion. Pour corriger une paire impossible, elle porte sur ce que l'écran montre des deux côtés, à la date regardée — et c'est le seul cas où un converti passe devant un chrono réel.
Le programme ne pose pourtant aucun taux unique. L'écart minimal attendu se lit sur les références de l'épreuve elle-même — la table porte les deux bassins, donc l'écart y est une donnée — moins l'incertitude de conversion mesurée chez toi. Un chiffre unique appliqué au dos et au papillon serait faux dans les deux sens.
⛔ Et la règle est à sens unique : elle ne se déclenche que si ton temps de petit bassin ressort plus lent que celui de grand bassin, ce qui est physiquement intenable. L'inverse est le cas normal — c'est la définition même de l'effet de bassin.
⚠️ Et quand la paire est impossible, un des deux côtés se corrige. Le programme compare ce que l'écran montre des deux côtés — décoté ou estimé compris — puis désigne un côté maître : d'abord celui dont la lecture est la mieux ancrée (un vrai chrono non décoté passe devant ce même chrono décoté, qui passe devant tout le reste) ; à égalité, celui qui porte la course la plus récente ; en dernier recours, le grand bassin. Une paire déjà cohérente ne bouge pas.
⛔ C'est le seul endroit où un temps converti passe devant un chrono que tu as vraiment nagé, et il est alors plus rapide que lui. La raison : la paire est physiquement impossible, donc l'un des deux côtés est faux — et ce n'est pas celui de grand bassin. Prescrire sur une lecture impossible serait pire. Ailleurs, la règle ne bouge pas : à la même date, une estimation ne remplace jamais ton chrono par un temps plus lent.
Enfin, quand une épreuve n'existe pas dans l'autre bassin — le 100 quatre nages ne se nage qu'en 25 m — le programme laisse la case vide au lieu de recopier un temps.
6. Ce qu'il ne fait pas
Il ne note pas le nageur — il le situe. Il donne un barreau et une position dans ce barreau. Il ne produit ni note ni verdict de valeur, seulement des faits traçables à leur source. Il interprète — dire « cet indice bas en brasse vient de la nage, pas du moteur » est une interprétation — mais toujours en montrant d'où ça vient, et de façon contestable par l'entraîneur.
⚠️ Un piège de vocabulaire : la position affichée dans un barreau n'est pas un percentile de population. C'est la place de ton indice entre les deux seuils de sa marche. Un vrai rang parmi les nageurs de ton âge n'existe pas dans le programme.
Il ne mesure aucune physiologie. Ni VO₂max, ni lactate, ni capacité anaérobie. Il lit une signature de course, pas un métabolisme. Et une limite est structurelle, pas provisoire : deux nageurs aux chronos strictement identiques peuvent avoir des profils métaboliques différents. Aucune quantité de chronos supplémentaires ne changera ça.
Il ne prédit pas. Il ne dit pas quel temps sera nagé dimanche. Une estimation décrit un potentiel actuel, pas un résultat futur — et elle sort en plage, jamais en promesse. Il n'affiche d'ailleurs aucun indicateur de confiance case par case : un tel indicateur promettrait de dire où il se trompe le plus, et cette promesse-là ne se tient pas depuis des chronos seuls.
Il ne voit ni la technique, ni le geste, ni la personne. Il voit qu'une nage est plus lente qu'une autre. Il ne voit pas pourquoi, et il ne dit rien sur la respiration, l'appui, l'alignement — ni sur la santé, la fatigue ou la motivation.
Il ne connaît pas l'entraînement réalisé. Seules les compétitions et les quelques tests saisis entrent.
Il a des angles morts qui viennent des épreuves elles-mêmes. La brasse et le dos s'arrêtent au 200 en compétition ; le 400 dos, le 400 brasse et le 400 papillon ne sont des épreuves nulle part. Leur référence se dérive — on applique à la référence du 200 de la nage le pas que le crawl fait entre son 200 et son 400 — et le contrôle est immédiat : appliquée au crawl, la dérivation redonne exactement son 400 publié. ⚠️ Elle suppose que les quatre nages s'écroulent pareil entre 200 et 400 : c'est vrai du dos et de la brasse, faux du papillon, dont le 400 dérivé ressort trop rapide d'environ 3 %. D'autres épreuves n'ont toujours aucune référence — le 800 papillon, les 50, 800 et 1500 quatre nages, les courses de 25 m — et le programme laisse la case vide plutôt que d'inventer.
Il est en version bêta. Le socle repose sur une masse de données ; l'assemblage, lui, a été calé sur une petite dizaine de nageurs. Il peut y avoir des aberrations et des erreurs de calcul.
Il ne remplace pas l'entraîneur. Il lui donne des chiffres. C'est l'entraîneur qui décide.
Professionnel
Comment ça marche Coach terrain
Public visé : un entraîneur qui découvre le produit. Profondeur par défaut de la page.
Les indices sont écrits en points. Le programme compare chaque temps à une référence et en tire un indice. Il l'affiche multiplié par mille, pour qu'il se lise comme un nombre entier : 1000 = le niveau du 20ᵉ Français de sa catégorie. Ce n'est pas un maximum — on peut le dépasser.
1. Ce que le programme sait du nageur — et rien d'autre
La matière première
Des chronos de compétition. Chaque performance porte quatre attributs qui comptent tous : date, nage, distance, bassin (25 m ou 50 m). Deux attributs du nageur sont des prérequis durs : le sexe (la référence est genrée) et la date de naissance (la référence dépend de l'âge). Sans les deux, il n'y a pas de profil.
Les temps entrent par deux voies : import officiel depuis la FFN, ou saisie par l'entraîneur.
Les tests d'entraînement qui entrent
Chacun avec une règle explicite. Tous ne peuvent que relever une ancre, jamais l'abaisser — sauf le premier, qui remplace. ⚠️ « Relever » se lit par rapport à l'ancre que le profil porte DÉJÀ, à la date regardée : plus haut, elle monte ; plus bas, rien ne descend. Et un test ancien ne compte que si le nageur a continué à pratiquer jusque-là.
| Test | Ce qu'il mesure | Comment il entre |
|---|---|---|
| Segment lancé | la vitesse de nage, sur une longueur au choix : 5, 10, 15 ou 20 m, au passage de la tête | elle remplace : c'est lui qui fixe la vitesse de nage, il ne la relève pas. ⭐ La longueur définit la mesure, pas le bassin (un 20 m tient en petit bassin, 3 → 23 m) ; le bassin ne sert qu'à vérifier qu'aucun mur ne tombe dedans. Chaque lecture garde sa longueur et s'affiche avec. ⭐ Quand il y en a plusieurs, la ligne « max » prend la plus rapide — c'est un pic de vitesse qu'on cherche — et elle dit sur quelle longueur il a été fait. Les autres restent affichées. ⚠️ Décision, pas valeur publiée : aucune source ne fixe la longueur d'une nage propre |
| Deux passages d'un même 50/100, pris après la coulée | exactement la même chose, prise en course | le plus rapide des deux gagne : ni l'un ni l'autre n'est prioritaire |
| Test de 30 min — une seule saisie : la distance parcourue | le seuil | il pose le seuil : la vitesse du test, nue, sans aucune conversion. Il relève l'ancre s'il la trouve plus haute, il ne l'abaisse jamais. ⛔ Il ne touche ni la vitesse critique ni la référence aérobie. C'était l'inverse avant le 23 août 2026 : on le convertissait en vitesse critique, et le seuil s'en déduisait. Cette chaîne est coupée — voir Pourquoi le T30 va au seuil |
| 12 × 25 — douze 25 m à fond, cinq secondes de repos | la vitesse critique | relève l'ancre, jamais ne l'abaisse. La valeur du test se convertit avant d'entrer, par la régression publiée avec le test. ⛔ Il ne touche ni le seuil ni la référence aérobie |
| Couple répété 200/400 | la même vitesse critique que le couple des courses — proprement | relève l'ancre, jamais ne l'abaisse. Trois essais par distance (deux acceptés), 48 h entre deux — c'est de là que viennent les trois semaines, contrainte de récupération et non de précision. Départ poussé, une date par essai. On garde la médiane des lectures — à deux essais, c'est leur moyenne. ⭐ Plongé ou poussé ? Le plongeon fait gagner la même chose sur les deux distances, donc il s'efface dans le calcul — à condition de ne jamais mélanger un départ plongé et un départ poussé dans le même couple. Le programme ne le fait jamais. ⭐ Le seul test dont l'erreur soit publiée : 3,07 % sur la vitesse critique en crawl, et 5,13 % d'écart nécessaires pour parler d'un vrai changement (Scott 2024). Deux essais, c'est presque aussi bon que trois : 2,17 % au lieu de 2,06 %. C'est le passage à un seul essai qui coûte cher — l'erreur y bondit de 41 %. ⚠️ Il n'apporte aucune grandeur neuve — sans test, le moteur lit déjà ce couple sur les courses ; celui-ci s'ajoute, il ne remplace rien. Ce qu'il change, c'est la fenêtre. Mesuré sur 224 compétitions officielles, 11 512 nageurs, de 2020 à 2026 : deux courses à six mois d'écart portent 5,6 % d'erreur et 6,3 % au-delà d'un an, contre 2,7 % dans la même semaine — et un couple large n'est jamais refusé pour autant, il est dit large. ⭐ Dans l'autre sens, le programme ne s'annonce jamais plus précis que la science : un test bien tenu sort à 2,06 % à trois essais, pas mieux — ces mesures viennent de courses, pas d'entraînement. Échauffement recommandé, pas obligatoire : sens du biais connu sur le chrono, non déterminé sur la vitesse critique, ampleur non chiffrée |
| n × 200 incrémental | la VMA directement | relève l'ancre VMA. Le protocole : paliers de 200 m à allure imposée (un pacer au fond du bassin), départ à v400 − 0,35 m/s (sept paliers plus bas), +0,05 m/s par palier, 30 s de repos, jusqu'à l'épuisement. On retient la vitesse du dernier palier entièrement tenu — un palier non terminé ne se saisit pas. Crawl, bassin obligatoire (Sousa 2014 pour le protocole, Fernandes & Vilas-Boas 2012 pour la lecture) |
| Les 300 m du milieu d'un 400 | une voie d'entrée de la VMA à part entière — la deuxième des quatre, derrière le n × 200 et devant le 400 entier | la fenêtre va du passage à 50 m à celui de 350 m ; sans passage à 350, repli sur 100 → 300 — décision maison, aucune source, et elle ne s'en réclame plus depuis qu'un faux-sourçage y a été retiré le 19/08. Le chrono d'un 400 est pollué aux deux bouts : le plongeon dope le premier 50, le finish n'est pas représentatif. ⛔ Le quatre nages en est exclu, comme de toutes les lectures de milieu : sa nage change à chaque longueur |
Le segment lancé et les deux passages mesurent le même objet — une distance nagée lancée, après la coulée et sans virage dedans. Le protocole est le même ; seule l'occasion change. Aucun des deux n'est prioritaire : le programme retient la plus rapide, quelle que soit sa longueur, et l'écran dit laquelle a gagné. C'est la règle du moteur partout ailleurs — une vitesse de nage est une capacité, donc le meilleur observé, exactement comme un meilleur temps est le plus rapide de ses chronos.
⭐ Tes marques, tu les poses où tu veux. Les quatre longueurs (5, 10, 15, 20 m) ne bougent pas ; leur position, si — et c'est normal, les coulées ne se ressemblent pas d'un nageur à l'autre. Deux passages séparés exactement d'une de ces longueurs font une lecture, où qu'ils tombent dans la course : 15 et 25 font un 10 m, 12 et 27 un 15 m, 15 et 20 un 5 m. Deux passages séparés de 38 m ne font rien du tout — ce n'est aucune des quatre longueurs, il n'y a ni rejet ni arrondi.
⚠️ Ce qu'une fenêtre courte coûte. La vitesse, c'est la longueur divisée par le temps : plus la fenêtre est courte, plus une erreur de chronomètre s'y voit. Un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, et quatre fois plus que sur 20 m. C'est de l'arithmétique, pas un chiffre tiré d'un article. ⚠️ Et comme c'est la plus rapide qui alimente ta ligne, un 5 m mal chronométré peut devenir ta vitesse max. Chaque longueur étant affichée pour elle-même, tu le vois : si ton 5 m sort très au-dessus de ton 20 m, regarde d'abord tes deux passages.
Pourquoi le T30 va au seuil et le 12 × 25 à la vitesse critique
Les deux tests ont longtemps été rangés au même endroit. La question est légitime, et la réponse n'est pas une préférence.
Le T30 a été publié contre les deux. Contre la vitesse critique d'abord : Dekerle 2002 mesure que la vitesse critique se situe 3,2 % au-dessus de la vitesse du test. Contre le seuil ensuite : Deminice 2007, sur 14 nageurs de 15,9 ± 1,9 ans, ne trouve aucune différence entre la vitesse du T-30 et la vitesse au seuil de 3,5 mmol — 1,29 m/s des deux côtés, corrélation 0,90. La littérature seule ne tranche pas.
⭐ Ce qui tranche, c'est la FORME de l'effort. Un seuil se définit par une intensité tenue longtemps, d'un trait, et se mesure sur des paliers d'une trentaine de minutes. Un T30, c'est trente minutes continues. Une vitesse critique, elle, ne se nage jamais : c'est une asymptote calculée sur au moins deux distances. On range la mesure dans l'ancre dont elle a la forme — et le nombre suit : le T30 entre nu, il n'y a plus de grandeur à rattraper.
⛔ Le 3,2 % n'a donc plus de destination. Il servait à faire d'un T30 une vitesse critique ; comme le T30 ne va plus là, le facteur n'est appliqué nulle part. Il reste vrai, il ne sert plus. ⭐ Et lu à l'endroit, il devient un argument : si la vitesse critique est au-dessus du T30 de 3,2 %, et que le T30 colle au seuil, alors le seuil est sous la vitesse critique d'environ 3 % — même sens que les 4,75 % du chapitre 4, sur une autre population et une autre méthode. Deux chemins indépendants, deux amplitudes : la direction est solide, le nombre ne l'est pas.
Le 12 × 25, lui, n'a pas cette ambiguïté : sa publication le régresse vers la vitesse critique, et vers rien d'autre.
⛔ Conséquence stricte : un test qui ne vise pas une ancre ne l'alimente pas. Il est sauté, jamais converti pour l'occasion.
Quand le 400 du jour n'a pas de passages
Un 400 sans temps de passage ne donne pas de milieu de course : il n'y a rien à lire entre 50 et 350 m. Le programme ne s'arrête pas là — il transporte la lecture qu'il a déjà. Il reprend la dernière course de la même épreuve qui portait des passages, lit ses 300 m centraux, et reporte cette lecture sur le 400 du jour par le rapport des deux temps totaux. Progression de 2 % sur le total, progression de 2 % sur le milieu.
⛔ Et la ligne cesse d'être une mesure : elle porte le mot estimé et perd sa marque de mesure. Au 24/08/2026 : 4 panneaux sur 124 tiennent leur référence aérobie d'un milieu transporté, 14 d'un milieu réellement mesuré.
⚠️ Ce que le transport suppose et ne vérifie pas : que la forme de la course n'a pas changé. Un nageur qui est parti plus vite et a fini plus fort a déplacé son milieu sans que son temps total le dise. Le rapport des totaux ne peut pas le voir — c'est la limite du geste, et c'est pour elle que la ligne est marquée.
⚠️ Une référence aérobie lue sur le 400 entier est flatteuse
C'est la conséquence directe du paragraphe précédent, et elle touche presque tout le monde. Un 400 nagé en entier contient un plongeon et un premier 100 nettement plus rapide que le reste — la physiologie le mesure : sur un 400 maximal, la vitesse chute après le premier 100 puis se stabilise. La moyenne du 400 entier est donc au-dessus de l'allure réellement tenue, et une référence aérobie lue dessus part trop haut.
Ce que ça fait, concrètement : toutes les lignes qui se lisent en pourcentage de cette référence — le seuil quand aucun T30 ne l'a mesuré, le seuil aérobie, la récupération — partent trop haut avec elle. La séance demande un peu plus vite que ce que le nageur peut tenir. L'erreur est petite, constante, et elle va dans le sens qui flatte.
⭐ Le programme ne corrige pas ce biais : il le NOMME et demande la mesure. Quand la référence vient du 400 entier, la ligne le dit et invite à faire nager un 400 avec ses passages — deux marques, à 50 et à 350 m. ⛔ Aucun coefficient de rattrapage n'est appliqué : personne ne publie de quoi transformer un 400 entier en allure de milieu pour un nageur donné, et l'écart dépend du nageur (un bon plongeur y gagne plus).
Au 24/08/2026 : 8 panneaux sur 124 tiennent leur référence aérobie d'un 400 entier réellement nagé. Mais 98 sur 124 la tiennent d'un 400 estimé — un chrono que le nageur n'a même pas couru. Le même avertissement vaut, en plus fort.
Les temps de passage et les temps de relais
Et quand les coulées d'une course ont été relevées, l'analyse décompose chaque longueur en deux : ce qui a été coulé et ce qui a été nagé, chacun avec sa vitesse. Le temps de coulée se déduit quand une marque tombe pile à sa fin (il ne se stocke que sinon) — une seule source, jamais deux saisies. ⛔ Une coulée est mesurée, jamais supposée : une longueur sans relevé n'a pas de ligne. Ni valeur par défaut, ni moyenne de population, ni emprunt à une autre course. C'est de l'analyse : elle ne nourrit aucune ancre aérobie, elle borne seulement la vitesse de nage pure.
Un temps de passage est une course. Un 100 pris dans un 200, un 50 pris dans un 100 : s'il est plus rapide que ce que le nageur a fait sur l'épreuve elle-même, il devient son meilleur temps. C'est une borne basse — « il vaut au moins ça » — jamais un plafond. En quatre nages, seule la portion nagée dans une seule nage compte : un 50 dos pris dans un 200 quatre nages est un 50 dos, un 100 pris à cheval sur deux nages n'est rien.
⭐ Deux distances qui ne sont des épreuves nulle part y ont droit aussi : le 15 m et le 25 m. Un passage lu dans un 50, un 100 ou un 200 y sort une marque — départ et coulée pour l'un, sprint pour l'autre. Aucun classement ne les contient, donc aucun indice : ce sont des repères, et le panneau les lit déjà. ⛔ La liste est close : 150, 250, 300, 350 ne sont la marque de rien. ⚠️ Et elles ne fabriquent aucune allure — la chaîne aérobie ne lit jamais sous 50 m.
Un temps de relais est une vraie course normée. Il comble une case du profil quand rien de mieux ne l'occupe, et il ne rejoint jamais les meilleurs temps. Un relayeur parti lancé part avec un avantage — la mesure publiée le situe entre 0,30 et 0,57 s ; le programme lui retire 0,70 s, la borne haute de la fourchette qu'il s'est donnée, parce que cette case va servir à prescrire une allure et que la borne la moins engageante est celle qui rend le temps le plus lent. Une ligne de relais dont la nage n'est pas identifiée est ignorée.
Et il passe par les mêmes gardes d'âge qu'un chrono individuel, dans le même ordre : la récence d'abord (dans la fenêtre, il compte, point) ; au-delà seulement, la course d'enfance (même seuil, même table par âge) et la continuité de pratique. Entre plusieurs relais d'une même case, le plus récent gagne ; à date égale, le plus rapide une fois ramené au plot. ⛔ Ces gardes viennent d'une mesure, pas d'une crainte : à la première mise en service sans elles, 12 cases étaient servies par des relais d'âge médian 14 ans, et un 100 dos passait de 1:04.17 à 1:18.97 sur la foi d'un relais de 2011.
Deux crans d'alerte, et ils appartiennent à la lecture de mi-course, pas à tous les tests : au-delà de 10 % d'écart avec le profil, la lecture est appliquée mais signalée à vérifier ; au-delà de 15 %, elle est rejetée. Les autres tests n'ont pas ces deux crans — ils ont leurs propres gardes, et aucun ne corrige en silence.
2. Comment il en tire un niveau
L'étalon : comment il a été construit
Quatre périmètres de référence ont été construits : France en 50 m, France en 25 m, monde en 50 m, monde en 25 m. L'Europe a été calculée aussi, puis écartée (le motif est plus bas). Tous filtrés textile — les performances en combinaison intégrale polyurethane sont exclues, sans quoi le classement en petit bassin était pollué de +0,1 à +1,4 s. Un nageur = une ligne, son meilleur temps. Le détail de la référence — sa construction, l'échelle par âge, l'échelle de niveau — a sa page : l'étalon.
1000 = le niveau du 20e Français de son âge. Ce n'est pas un maximum : on peut le dépasser.
Indice 922 — Élite inter-région (à 92 % du niveau du 20e Français de ses 17 ans)
Il est comparé aux nageurs de son âge : sur cette échelle, le programme dit contre qui il compare, et n'écrit aucun nom de compétition à côté de la valeur.
Sept rangs candidats ont été testés : le record, puis les 10ᵉ, 20ᵉ, 50ᵉ, 100ᵉ, 200ᵉ et 500ᵉ temps, épreuve par épreuve.
La première chose cherchée a été une raison de ne pas pouvoir choisir librement. Elle n'existe pas. La forme de la référence — le rapport entre sa vitesse au 400 et sa vitesse au 100 — vaut 0,848 à 0,851 chez les hommes et 0,867 à 0,872 chez les femmes, du top-10 mondial au top-50 français. Trois millièmes d'amplitude, sur un facteur dix de rang et un changement complet de population.
Conséquence, et c'est elle qui rend le choix décidable : le choix de la référence ne déplace que la lecture de niveau, jamais le typage.
Le scope européen a donc été écarté — il colle au mondial et n'apporte rien entre les deux. Et le scope français a été retenu pour la lisibilité : ce sont des nageurs français.
Le 20 n'est pas un chiffre rond. La référence précédente était la médiane de dix-neuf records nationaux, nettoyée de ses valeurs extrêmes. Placée dans la densité mondiale, elle tombait à un rang médian de 21. Le rang 20 reproduit le niveau déjà construit, en supprimant la machinerie d'exclusion — un phénomène pèse 1/20 au lieu de peser pour la totalité — et en devenant stable dans le temps, contrairement aux systèmes de points indexés sur le record du monde, qui dérivent et rendent deux époques incomparables.
Et les grilles fédérales se lisent dessus. Passé sur cet étalon, le temps de qualification France Élite vaut environ 946 points. C'est ce qui a fixé le barreau « national » à 944 : à 950, un nageur qualifié aux France Élite tombait sous le barreau qui porte ce nom. Le barreau a donc été descendu — c'est une décision, prise pour cette raison-là.
Ce que vaut le 1000 : le 20ᵉ Français correspond à un rang mondial de 187 à 356 selon l'épreuve. Un indice de 1000, c'est un temps de finaliste aux France Élite. Pas un record du monde : une barre haut-niveau national, lisible pour vos nageurs.
L'étalon par âge
Un nageur de 21 ans ou moins n'est pas comparé aux adultes. Le programme embarque une seconde référence, par âge, de 12 à 21 ans, séparée pour les garçons et les filles : le 20ᵉ meilleur temps français des nageurs de cet âge. C'est ce qui est utilisé par défaut.
- En dessous de 12 ans, on applique la référence de 12 ans. L'outil est moins adapté.
- À partir de 22 ans, référence adulte. Il n'y a pas de tranche 22-26 parce que l'étalon adulte est déjà composé de ces âges : l'âge médian de ses top-20 est 23 ans, et la moitié de sa population a entre 22 et 26 ans.
L'âge est un millésime fédéral, pas un anniversaire : il bascule au 1ᵉʳ janvier. C'est la convention avec laquelle la table a été bâtie — l'indexer à l'âge exact comparerait le nageur à une référence construite sur une autre population.
Et la marche est devenue une pente. La valeur d'un âge résume toute une année : elle est ancrée à la fin de cette année, et le programme interpole entre deux âges. Un nageur ne saute plus une marche au 1ᵉʳ janvier — il glisse toute l'année.
La marche de 21 ans vers l'adulte, elle, est réelle : +2,3 % en médiane, positive sur les soixante-dix cases, de +1,1 % à +4,7 %. Elle a été soupçonnée d'être un artefact — le peloton des 21 ans étant plus mince, son 20ᵉ rang serait plus instable. Ce n'est pas le cas : la fragilité du rang 20 est de 0,199 % côté 21 ans contre 0,206 % côté adulte. Indiscernable.
Ce qui change à cette borne, c'est la sélectivité, pas la population. 35 % des nageurs du top-20 adulte ont moins de 22 ans, et dans 29 cases sur 70 c'est un moins de 22 ans qui tient le rang.
Ce que la table dit de la croissance, sans qu'on l'ait posé. Les marches annuelles médianes :
| Passage | Garçons | Filles |
|---|---|---|
| 12 → 13 | 7,45 % | 4,75 % |
| 13 → 14 | 6,05 % | 3,81 % |
| 14 → 15 | 3,85 % | 1,93 % |
| 15 → 16 | 2,60 % | 1,38 % |
| 16 → 17 | 1,82 % | 0,65 % |
| 17 → 18 | 0,99 % | 0,15 % |
| 18 → 19 | 0,30 % | 0,00 % |
La frontière où la croissance cesse de dominer se lit donc vers 16-17 ans chez les filles et vers 18 ans chez les garçons — deux ans d'écart, cohérents avec la littérature sur la maturation. Ce n'est pas une constante posée dans le programme : c'est ce que la table mesure.
⚠️ Deux réserves, écrites parce qu'elles se voient. Les valeurs par âge sont lissées sur le haut de la courbe, là où la faible profondeur les faisait zigzaguer — le lissage réduit la marche vers l'adulte, il ne la crée pas. Mais deux lignes y échappent (le 100 4 nages en petit bassin) et y restent non monotones : l'étalon y est plus lent à 20 ans qu'à 19, parce que le peloton s'y vide. Conséquence assumée : sur cette épreuve, un nageur qui passe de 19 à 20 ans voit son indice monter sans avoir nagé.
L'indice
indice = temps de la référence ÷ temps du nageur, affiché ×1000
1000 = le niveau du 20ᵉ Français du peloton de référence employé. Sans unité, homogène entre épreuves, et il sert de base à tout : niveau, type, spécialité, estimation.
Un indice ne veut rien dire sans sa référence. Le programme émet donc, à côté de chaque indice, l'échelle qui l'a produit — sans quoi quiconque voudrait le reconvertir en temps fabriquerait un chrono que le nageur n'a jamais nagé.
L'échelle : treize barreaux
| Indice | Barreau | Provenance du seuil |
|---|---|---|
| ⏳ variable — voir ci-dessous | International | ce n'est plus un nombre unique ; le mécanisme est décrit sous le tableau |
| ≥ 970 | Élite nationale | seuil fédéral existant |
| ≥ 944 | National | décision projet — à 950, un nageur qualifié aux France Élite tombait sous le barreau qui porte ce nom |
| ≥ 910 | Élite inter-région | mesuré sur la population |
| ≥ 890 | Inter-région | décision projet — barreau inséré |
| ≥ 870 | Pré inter-région | seuil fédéral existant, inchangé — c'est l'ancien « inter-région », dont le nom a été libéré |
| ≥ 840 | Élite régionale | mesuré |
| ≥ 810 | Régionale | mesuré |
| ≥ 780 | Pré régional | mesuré |
| ≥ 750 | Élite départemental | mesuré |
| ≥ 720 | Départemental | mesuré |
| ≥ 680 | Pré départemental | mesuré |
| < 680 | Découverte | plancher approximatif |
Les barreaux marqués « mesuré » dans le tableau ci-dessus le sont sur la distribution de population des jeunes de 13 à 18 ans — 1 393 753 performances, lues sur l'échelle de leur âge.
Le barreau du haut : ce qu'il est devenu, et pourquoi aucun chiffre n'est écrit ici
Jusqu'au 7 août 2026, « International » valait un seuil unique : le nageur vaut son étalon. Sur l'échelle adulte, ce repère tient. Sur l'échelle par âge, il ne voulait plus rien dire — « valoir le 20ᵉ Français de ses 15 ans » n'a aucun rapport avec « être sélectionnable en équipe de France ». Le même repère désignait deux choses selon la lunette, et une seule des deux méritait ce mot.
Ce que le barreau vaut désormais : le temps de qualification du championnat international de la catégorie d'âge du nageur, ramené en indice sur l'étalon de son épreuve et de son âge. Quatre championnats se relaient selon l'âge, et une épreuve sans temps de qualification n'obtient pas un nombre fabriqué : le barreau est simplement retiré — insuffisant plutôt que faux.
Quatre grilles, et c'est l'âge qui choisit : aucun championnat à 12 ans et moins (ni pour les garçons de 13 ans) · le championnat de catégorie pour les filles de 13-15 et les garçons de 14-15 · l'Euro Juniors de 16 à 18 · l'U21 de 19 à 21 · l'Euro seniors à 22 ans et plus, et pour toute lecture sur l'échelle adulte. ⚠️ À 14-15 ans les deux premières grilles s'appliquent en droit : le programme tranche pour celle de la catégorie, parce que c'est le championnat que le nageur vise réellement — décision, pas lecture de règlement. Et l'âge qui choisit est celui de l'échelle regardée, pas de l'état civil. ⭐ Une seule épreuve emprunte : le 100 quatre nages, qui ne se nage qu'en petit bassin quand les sélections se courent en grand, reprend le niveau exigé de son 200 — pas son chrono. ⛔ Rien d'autre n'emprunte : les cases sans qualification restent sans barreau du haut.
Conséquence directe : ce barreau n'a plus de valeur unique. Il change d'une épreuve à l'autre et d'un âge à l'autre.
⚠️ Et il faut le dire franchement : le calcul a basculé, l'affichage non. Le moteur classe déjà avec le nouveau seuil ; les surfaces qui écrivent le mot à l'écran lisent encore l'ancien repère unique. Sur ce seul barreau, et sur aucun autre, l'écran et le moteur peuvent donc dire deux mots différents pour le même nageur. C'est connu, daté et suivi. Tant que l'affichage n'a pas basculé, aucune valeur de ce barreau n'est publiable — c'est pourquoi vous n'en lirez aucune sur cette page.
Réserves assumées. « Découverte » est approximatif : les vrais débutants n'ont souvent aucun temps classé, ils sont sous-représentés. Et les barreaux du bas appliqués à un adulte sont extrapolés, pas mesurés : on ne dispose que de l'élite adulte, pas de la masse. Sur l'échelle par âge, ils sont mesurés ; sur l'échelle adulte, en bas, ils sont déduits.
⛔ Les niveaux de compétition ne s'écrivent pas sur l'échelle par âge
Chaque barreau est validé contre une grille de qualification fédérale, c'est-à-dire un temps absolu. À indice égal, l'étalon par âge accepte un temps plus lent que l'étalon adulte. Mesuré : à 910 points sur le 200 nage libre en 25 m, l'échelle par âge accepte 1:57.40 quand l'absolue exige 1:54.70 — sous le seuil qui valide ce barreau.
Écrire le nom reviendrait à décerner à un nageur le titre d'une compétition qu'il n'aurait pas le droit de nager. Le défaut a été vu en vrai : un 50 dos en 25.03 nagé à 19 ans s'affichait au barreau du haut, alors que le 20ᵉ Français adulte nage 24.03, une seconde devant. L'indice était juste, le mot était faux.
Le nom est donc remplacé, pas accompagné : « à 910 points du niveau du 20ᵉ Français de ses 19 ans », ou « au niveau du 20ᵉ Français de ses 19 ans ». Toute surface qui affiche un niveau passe par la même porte — il n'existe pas de chemin par lequel un niveau de compétition puisse rejoindre une valeur par âge.
Nuance, et elle est plus large qu'une nuance de décor. La règle est tenue sur la valeur — une seule porte, aucun contournement. Elle est renoncée sur le décor, et à quatre endroits, pas un : les bandes de fond de la vision globale, les lignes de repère de la courbe, la jauge de la fenêtre d'analyse, et la phrase « il te manque n pour… » de cette même fenêtre. Le motif du renoncement est écrit : sans graduation nommée, le lecteur n'aurait plus aucun moyen de situer un point — une perte plus grave qu'un mot retiré.
⚠️ Là où c'est le plus rugueux : dans la fenêtre d'analyse, un nom fédéral et un temps calculé sur l'étalon d'âge se touchent littéralement. Sur cette échelle, un nom désigne un cran, pas une compétition que le nageur aurait le droit de nager. C'est la formulation qui tient aujourd'hui ; l'arbitrage, lui, reste ouvert.
Les lectures du niveau
| Lecture | Ce qu'elle dit | Où elle sert |
|---|---|---|
| Meilleur niveau démontré | le meilleur indice, temps bruts | « ce dont il a été capable » — bloc Vision globale |
| Niveau du jour | le même, après retrait des courses écartées et après décote de désentraînement | ⭐ c'est lui qui pilote les temps cibles et les allures |
| Niveau par épreuve | l'indice de cette course seule | la vision globale, épreuve par épreuve |
| Écart au pic, en crans | combien de barreaux séparent une épreuve de sa meilleure | la répartition forces / faiblesses |
| La frise de périodisation | ce qu'il a nagé ce jour-là — jamais retouché | lecture d'affûtage et de charge |
| La courbe de progression | ce que le programme lui créditait à cette date — bassin par bassin, jamais fusionné (voir La courbe a trois vues) | trajectoire de niveau |
| La relecture absolue | le même chrono, lu sur l'échelle adulte | lentille — ne change ni le profil, ni la spé, ni les temps cibles |
Ne jamais intervertir la frise et la courbe. Une course nagée est un fait ; le niveau crédité, lui, s'érode quand le nageur ne le prouve plus. Décoter un point de frise le ferait tomber sous ses voisins alors que sa propre bulle annonce qu'il était affûté ce jour-là.
Le chrono n'a pas bougé : 8:45.00. Seul le peloton de comparaison change — et le barreau avec lui. Sur l'échelle de son âge, le programme n'écrit pas de nom de compétition à côté de la valeur : il dit contre qui il compare.
Les courses écartées sortent avant le calcul du niveau, pas après. Sans cet ordre, on obtenait l'absurdité suivante, mesurée sur un nageur réel : retirer une course faisait monter son niveau affiché — de 925 à 950 points — pendant que son meilleur indice réel, lui, descendait à 914.
La courbe a trois vues, et plus aucune ne mélange les bassins
⛔ La courbe commune aux deux bassins a été retirée le 24 août 2026. Elle gardait à chaque distance le meilleur des deux bassins et en faisait une ligne unique : un beau tracé, et l'histoire d'aucun des deux. Depuis que chaque bassin a son propre moteur, c'était la dernière surface du produit à les mélanger.
Trois vues la remplacent : 25 m, 50 m (celle qui s'ouvre par défaut), et les deux ensemble. Dans la troisième, les deux bassins sont dessinés sur une seule échelle verticale — c'est ce qui rend la comparaison honnête : deux courbes sur deux cadres se retrouveraient à la même hauteur pour deux valeurs différentes. ⚠️ Les vues « 25 m » et « 50 m », elles, ont chacune leur cadre : les comparer à l'œil, sans lire l'axe, induirait en erreur.
À l'écran : trait plein pour le 25 m, pointillé pour le 50 m, toujours — la couleur est déjà prise, elle porte la distance de chaque rond. Le bassin où le nageur a atteint son meilleur niveau est tracé plus appuyé, et son bouton porte un point. ⛔ À égalité exacte, personne n'est mis en avant, et l'autre bassin reste dessiné : c'est une comparaison, pas un classement.
⭐ Chaque vue commence à la première course du nageur DANS CE BASSIN. Mesuré sur nos nageurs d'essai : avec un axe commun, la vue « 50 m » perdait jusqu'à 21 % de sa largeur en bande vide à gauche. Tout ce qui vit sur cet axe suit la vue : la grille de dates, les tranches d'âge, le curseur d'époque et le voile. ⛔ Le vide de droite est gardé, lui : c'est un arrêt, et le couper ferait passer un nageur qui ne court plus pour un nageur à jour.
Le niveau ne pilote pas les allures — mais la référence, si
Les temps cibles viennent des temps du nageur : sa vitesse critique, sa courbe, ses records. Le palier — le mot — ne pilote rien : déplacer un seuil change une étiquette, pas une prescription.
Mais l'indice et la référence, eux, sont partout, puisque tout temps estimé sort d'un rapport à l'étalon. Mesuré : pour un nageur de 20 ans, l'ancre de vitesse maximale en petit bassin passe de 1,9703 à 2,0495 m/s selon qu'on le juge contre les adultes ou contre son âge — soit environ une seconde sur un 50. Et l'écran ne disait rien.
C'est pour ça qu'il existe deux portes : tout ce qui entre dans un profil — spé, type, vitesse critique, ancres, estimations, temps cibles, allures — passe par l'étalon de son âge, quelle que soit la position du sélecteur ; tout ce qui dit seulement où une performance se situe suit la lentille choisie par le lecteur.
La lunette ne refait pas le nageur. Un nageur de 17 ans peut vouloir se comparer aux grands ; il ne devient pas quelqu'un d'autre pour autant.
3. Comment il en tire un profil
Deux lectures orthogonales. Elles ne mesurent pas la même chose et ne doivent pas être confondues.
Une épreuve, un point. Distances longues à gauche, courtes à droite ; la hauteur est l'indice, la couleur le barreau. NL nage libre · Dos · Br brasse · Pap papillon · 4N quatre nages. Passez la souris sur un point pour le détail. Ici : un profil qui monte vers le long — le 800 et le 400 sont ses meilleures épreuves, la brasse décroche.
- Nage libre 800Au sommetau pic
- Nage libre 400Au sommet−1
- Nage libre 200Très fort−14
- 4 nages 200Très fort−22
- Nage libre 100Très fort−24
- Nage libre 50Fort−47
- Dos 100Moyen−56
- Papillon 100Moyen−59
- Brasse 100Faible−88
À gauche, ses quatre nages : la couleur y dit le niveau de la nage.
À droite, chaque épreuve rangée par son écart au pic, avec l'écart réel d'indice —
deux épreuves peuvent changer de mot pour quelques points.
⚠️ Un point ouvert, et c'est ici qu'il se voit : cette colonne écrit le nom d'un cran
à côté d'une valeur lue sur l'échelle de son âge — ce que le reste de la page évite. On montre
l'écran tel qu'il est ; l'arbitrage, lui, n'est pas rendu.
La spécialité
La nage où l'indice est le meilleur, tous chronos confondus. Une propriété qui en découle : puisque toute épreuve indicée est typable, la nage de spécialité est toujours celle qui porte le pic, et l'indice de spécialité est l'indice de niveau.
L'axe sprint ↔ fond
Le type est la pente de l'indice contre la distance — négative franche : profil de sprinteur ; positive franche : profil de fondeur ; entre les deux, profil intermédiaire.
Cette pente s'ajuste sur toutes les épreuves du nageur, toutes nages confondues. Deux raisons : le type est une propriété du nageur — on n'est pas fond sur une épreuve et sprint sur une autre ; et un ajustement restreint à la meilleure nage sélectionnerait son échantillon par la variable qu'il régresse.
Mais pas sur la distance brute. Le programme raisonne en distance-équivalente-aérobie : chaque épreuve est ramenée à la distance de crawl qui coûte la même dépense, au régime aérobie. Sans cette correction, tout papillonneur sortirait classé fondeur sur son 200.
| L'épreuve | Vaut, en crawl | D'où vient le rapport |
|---|---|---|
| 200 dos | 236 m (×1,18) | mesuré sous le seuil anaérobie — 0,91 contre 0,77 kJ par mètre. C'est le seul régime qui nous intéresse ici, et c'est le seul ratio mesuré à cet endroit |
| 200 papillon | 280 m (×1,40) | calculé sur les équations de coût publiées, lues à la même vitesse pour les deux nages |
| 200 brasse | 312 m (×1,56) | idem — c'est la nage la plus chère |
| 200 quatre nages | 257 m (×1,285) | la moyenne des quatre : un quatre nages, c'est un quart de chaque |
Un 50 reste un 50, dans toutes les nages : à 25 secondes d'effort, la part aérobie est minoritaire partout. Étirer un 50 brasse lui donnerait l'apparence d'un effort plus aérobie qu'un 50 crawl, alors qu'il est simplement plus lent.
Ce que cette table déplace, et c'est plus que le typage. Elle range les épreuves, donc elle donne la pente — et la pente pilote la borne basse des allures de course. Mesuré : d'une version de la table à l'autre, cette borne bouge de 0,35 % en médiane, au plus 4,5 % chez un nageur. À comparer au bruit d'une compétition : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre. Elle ne touche en revanche ni l'indice, ni les niveaux, ni la conversion de bassin.
Où passe « franche ». La frontière est à ±0,02 de pente. Aucune publication ne dit où s'arrête un polyvalent et où commence un fondeur : c'est un choix, calé sur nos propres profils — à ±0,02 les étiquettes que nous jugeons justes sortent toutes, à ±0,04 elles se cassent.
Le mot du type ne s'affiche pas. La pente est calculée — elle pilote le plancher de vitesse des allures, de façon continue et non par paliers — mais un seul mot ne dirait pas grand-chose : « polyvalent » ne dit pas polyvalent de quoi.
Ce que l'écran montre à la place
Le bloc de profil de compétition tient sur trois éléments.
Un en-tête d'une ligne : bassin · spécialité · terrain. Le terrain est l'une des trois zones de distance — sprint (50-100), demi-fond (200-400), fond (800-1500) — et il se lit sur la distance réelle de l'épreuve, jamais sur son équivalence aérobie : un 200 papillon est du demi-fond, quoi que vaille son équivalence dans le typage. Quand un second terrain ressort, il s'écrit en option : « demi-fond · option sprint ».
Une colonne de nages colorées, à gauche. Chaque nage y porte la couleur de son niveau. Elle se lit d'un coup d'œil, sans mot :
- des nages dans des tons proches → un nageur polyvalent entre les nages ;
- une couleur chaude et le reste froid → un spécialiste.
La répartition, en crans. À droite, chaque épreuve est classée par son écart au pic, compté en barreaux de l'échelle : au sommet · très fort · fort · moyen · faible · très faible — le dernier absorbant cinq crans et au-delà, sans distinguer plus loin.
Pourquoi en crans plutôt qu'en pourcentage : parce que les barreaux ne sont pas espacés régulièrement. Compter en crans, c'est refuser de poser une amplitude maison là où la grille en porte déjà une, sourcée barreau par barreau.
Et l'écart réel est écrit à côté, parce que le cran seul ment parfois : deux épreuves peuvent tomber de part et d'autre d'un seuil pour 2 points d'indice, alors que d'autres paires restées dans le même cran sont bien plus écartées. Le cran situe, le nombre nuance.
L'axe technique : la lecture entre les nages
À distance courte fixe, la contribution aérobie est minoritaire : ce qui reste, c'est surtout de la technique et de la puissance. Comparer les indices d'un même nageur dans les quatre nages, à la même époque, produit l'écart de chaque nage à sa meilleure. Cet écart n'est pas décoratif : il est consommé par l'estimateur quand il faut deviner une épreuve dans une nage qu'on connaît mal.
Caveat dur : cette lecture exige des temps de même époque. Comparer un 50 dos de cette année à un 50 brasse d'il y a six ans ne mesure rien.
Elle se lit sur le 50, le 100 et le 200, et les trois ne pèsent pas pareil : chaque distance compte ce qu'elle contient de nage — la distance, moins le départ, moins les mètres perdus à chaque virage. Un 200 en grand bassin est nagé à 82 %, un 50 en petit bassin à 56 % : c'est dans cet ordre-là qu'ils comptent. Ce qu'on cherche est la maîtrise de la nage, et elle se voit d'autant mieux que la course contient moins de mur.
Quand l'ancre aérobie vient d'une autre nage
Un brasseur ou un dossiste pur n'a pas d'épreuve longue dans sa nage : son repère aérobie doit venir d'ailleurs, et il compte pour moins. Chaque paire de nages porte un crédit de transfert, entre 0 et 1, qui dit ce que vaut l'emprunt :
| La paire | Crédit | La paire | Crédit |
|---|---|---|---|
| crawl ↔ quatre nages | 0,781 | crawl ↔ brasse | 0,599 |
| dos ↔ quatre nages | 0,762 | papillon ↔ quatre nages | 0,540 |
| crawl ↔ dos | 0,754 | crawl ↔ papillon | 0,526 |
| brasse ↔ quatre nages | 0,735 | dos ↔ brasse | 0,524 |
| papillon ↔ brasse | 0,668 | dos ↔ papillon | 0,379 |
Les dix paires sont calculées de la même façon, en croisant trois choses : la ressemblance des courbes de décroissance des deux nages, lue sur la référence embarquée ; leur coût comparé, lu sur les équations publiées ; et leur proximité de geste, notée sur six critères de nage. Le poids des trois ingrédients — 30 %, 35 %, 35 % — est un choix, et c'est le seul de la table qui n'a aucune source extérieure.
Concrètement, chez un brasseur. S'il tient son repère long par son crawl, ce point compte pour 0,599 d'ancre, pas pour une ancre entière, et sa couverture le dit. Et quand le programme lit sa brasse à travers ses autres nages, l'avis de chacune compte selon sa proximité : ce que dit son papillon (0,668) pèse plus que ce que dit son dos (0,524).
La lecture d'un indice bas
Un indice bas n'est jamais du bruit. Il révèle quelque chose :
- une autre nage plus faible → cette nage est moins forte, souvent pour des raisons techniques ;
- une épreuve aérobiquement coûteuse faible (200 papillon, 400 4 nages) → un moteur aérobie modeste ;
- loin de la référence sur le long, chez un profil de sprinteur → c'est significatif de son type, pas d'un défaut.
Le contraste 25 m / 50 m est lui aussi une lecture : le petit bassin masque (murs et coulées), le grand bassin punit. Le bassin qui porte le meilleur indice est affiché comme signal factuel de filière — grand bain plutôt aérobie, petit bain plutôt sprint et virages — à lire avec le type, jamais seul.
Quand il refuse de typer
Avec une seule distance, le programme ne sort pas d'étiquette. Deux distances donnent une couverture faible, trois ou quatre indicative, cinq et plus balayant du sprint au fond une couverture fiable — ce qui exige d'avoir du 800 ou du 1500, puisqu'il n'existe que six distances.
Et le refus va jusqu'au bout : quand la couverture est insuffisante, le programme ne pose ni type, ni plancher de vitesse. « Insuffisant » plutôt qu'un chiffre non garanti.
4. Comment il en tire des temps cibles
C'est le livrable. Deux régimes, et ils ne se mélangent pas.
- Anaérobie114 %55.40
- Puissance VO₂105 %1:00.02
- VMA / VO₂max100 %1:03.13
- Vitesse critique95 %1:06.35
- Résistance91 %1:09.06
- Seuil (MLSS)88 %1:11.49
- Aérobie (LT1)85 %≤ 1:14.62
- Récupération78 %≤ 1:20.93
Vitesse critique = (400 − 200) m ÷ (4:12.50 − 1:59.80) = 1,507 m/s, d'où vVO₂max = 1,584 m/s. Tout le reste en découle par des pourcentages de la littérature. Le seuil est la seule fourchette — ses deux bords sont deux mesures du même seuil, pas une marge d'erreur. Le seuil aérobie et la récupération sont des plafonds : « ≤ », on ne nage pas plus vite. La vitesse de nage maximale, elle, est mesurée ou absente — ici elle est absente, et rien ne la remplace.
Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.
Allure de course ≠ allure physiologique
- Une allure de course se rapporte à une distance précise. « Allure 400 » veut dire : le rythme auquel ce nageur nagerait son 400. C'est une valeur.
- Une allure physiologique ne dépend d'aucune épreuve. « Seuil », « VMA », « récupération » décrivent une intensité, pas une course.
Une allure de course se situe donc quelque part dans une allure physiologique — et pas l'inverse. Confondre les deux fait prescrire une intensité à la place d'un rythme de course.
Les différences de traitement, terme à terme :
| Allure de course | Allure physiologique | |
|---|---|---|
| Point de départ | le temps de course du nageur sur cette distance | la vitesse de l'intensité |
| Correction de virages | oui | non — ce n'est pas une course raccourcie |
| Plancher « pas plus vite que son moment » | oui | non |
| Borne haute | — | la distance tenable : au-delà, pas de cible |
| Sens | un temps à atteindre | un repère d'intensité |
Le tableau des ancres porte d'ailleurs sa mise en garde dans son titre : repères d'intensité — pas des cibles de course.
Le squelette physiologique, ancré sur le nageur
⛔ Il n'y a plus une seule mesure de départ, et c'est le changement du 23 août 2026. Le panneau reposait sur la vitesse critique, dont tout le reste descendait par des pourcentages. Aujourd'hui il repose sur trois ancres mesurées séparément, sans passage de l'une à l'autre :
| L'ancre | D'où elle vient | À défaut |
|---|---|---|
| Référence aérobie (VMA) | un n × 200, les 300 m du milieu d'un 400, ou un 400 entier | un 400 estimé — 79 % des panneaux au 24/08/2026 |
| Vitesse critique | un couple répété 200 / 400, un 12 × 25, ou le couple 200 / 400 lu sur ses courses | rien : la ligne n'existe pas — 81 panneaux sur 124 |
| Seuil | un T30 mesuré, nu | 88,3 % de la VMA — 124 panneaux sur 124 |
⭐ Pourquoi aucune passerelle, et c'est une question d'âge. Chez l'adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil de 4,75 % (Dekerle et Pelayo, 2005, sur 8 nageurs — leurs auteurs concluent que l'écart est trop grand pour utiliser les deux grandeurs l'une pour l'autre). Chez l'enfant et l'adolescent, l'écart tombe à 0,8-1,3 % (Toubekis, 2019). Cinq fois moins — et un groupe est majoritaire dans nos bassins. Aucune conversion fixe ne peut servir les deux : on mesure chaque ancre pour elle-même, ou on ne l'affiche pas.
⚠️ Et il faut le savoir avant de lire la suite : au 24 août 2026, aucun test n'a encore été saisi sur la base — zéro T30, zéro 12 × 25, zéro couple répété, zéro n × 200. Les protocoles sont câblés ; ce qui fait tourner le panneau aujourd'hui, ce sont les courses.
La vitesse critique en particulier
Elle se calcule sur deux temps du nageur — son 200 et son 400, dans la même nage : la vitesse la plus élevée soutenable en régime aérobie. Deux meilleurs temps séparés, jamais un passage du 400.
⭐ Et pour un nageur lu en quatre nages, une porte de plus. Avant de retenir son 400 quatre nages comme repère aérobie, le programme regarde s'il y est meilleur, face à la population, que sur son 400 crawl — c'est une comparaison d'indices, pas de chronos. Si oui, le 400 quatre nages est gardé. Sinon, son moteur aérobie devient celui de son crawl, transposé en quatre nages par le rapport des deux références de 400 (donc ralenti), puis borné par son 400 quatre nages démontré. Si l'un des deux 400 manque, rien à comparer : on garde le quatre nages. ⚠️ Conséquence à connaître : deux nageurs au même 400 quatre nages reçoivent des zones différentes selon la force de leur crawl. Le motif est assumé — le 400 quatre nages n'a jamais été qualifié comme marqueur aérobie par une mesure (la seule citation du corpus est une revue narrative, sans nageur mesuré, extrapolant depuis du 400 crawl) : on ne s'appuie dessus que là où il lit mieux le nageur que son crawl. ⛔ Et la porte n'est pas la spécialité : un cas de notre parc est spécialiste de brasse et pourtant meilleur, en indice, sur son 400 quatre nages.
Trois chemins la produisent : le couple répété 200 / 400 (le test dédié, le seul dont l'erreur soit publiée) ; le 12 × 25, converti par sa régression publiée ; ou le couple 200 / 400 lu sur les courses, en crawl ou dans sa propre nage pour un spécialiste dos, brasse ou papillon à partir d'un 400 saisi dans cette nage — la seule façon propre de lui donner une ancre aérobie sans emprunter au crawl. ⛔ Le T30 n'en fait plus partie : il mesure le seuil (voir Pourquoi le T30 va au seuil). Et un nageur lu en quatre nages peut la recevoir de son crawl, transposée — ce n'est pas un quatrième chemin, c'est la même valeur dans une autre nage.
⚠️ Quand aucun chemin n'aboutit, la ligne n'existe pas. Le programme ne pose aucune vitesse critique par défaut — ni à 92,7 % de la VMA, ni ailleurs. Au 24 août 2026 : 81 panneaux sur 124 sans ligne de vitesse critique, très majoritairement en dos, brasse et papillon, qui n'ont pas de 400 en compétition. Ce que ça change en aval est écrit plus bas, sur la zone de résistance et sur la borne basse des allures.
⛔ Et l'un des deux temps du couple peut être un ESTIMÉ — les deux, même. Rien n'exige qu'au moins l'un soit un chrono nagé. Le motif est bon : un estimé est le plus souvent une mesure transportée — typiquement le même 200, nagé récemment dans l'autre bassin, quand la case porte un vieux chrono que le profil a écarté. Refuser ça reviendrait à préférer le périmé au récent. Trois gardes seulement : l'estimé doit venir d'une classe où le profil n'a pas bougé (un estimé de déclin est refusé), il ne doit pas s'appuyer sur l'autre temps du couple (anti-circularité, et une provenance non traçable est refusée en bloc), et le couple doit rester monotone. L'écran le dit : la ligne de vitesse critique perd sa marque de mesure et porte le mot estimé.
⚠️ Une pente ne se comporte pas comme un temps. Ailleurs, une ancre bâtie sur un chrono ne peut que ralentir quand le nageur s'arrête. Pas celle-ci : elle vient de l'écart entre deux points, et si l'un bouge sans l'autre, elle accélère. Mesuré le 31/07 sur la base, chez des nageurs en silence : 40 ancres accélérées, jusqu'à 9,11 s de moins aux 100 m. Ce cas-là est fermé — la vitesse critique est une ancre de NIVEAU, elle lit donc aux deux bouts des meilleurs temps, qui ne reculent jamais. Ce qui reste ouvert, et n'est pas tranché : ces deux meilleurs temps peuvent venir de deux époques. Le programme ne date pas une pente, et aucune source ne dit comment le faire.
⭐ Une erreur sur le 400 est amplifiée — et c'est de l'arithmétique
La vitesse critique n'est pas un temps : c'est une différence entre deux temps. Une différence amplifie toujours l'erreur de ses termes — ce n'est pas un défaut du programme, c'est une propriété de la soustraction. Et elle n'amplifie pas les deux pareil : le poids de chaque temps dans la différence décide, donc le 400, qui est le plus grand des deux, pèse plus que 1 et le 200 moins.
Refait ancre par ancre le 24/08/2026. La mesure d'avant datait du 21/08 et portait sur le moteur couplé, où un seul 400 servait la référence aérobie ET la vitesse critique : elle annonçait × 1,9 sur les deux à la fois. Depuis la coupure du 23/08, le 400 alimente trois choses différentes, et rien n'oblige plus les trois à bouger ensemble. On a donc dégradé de 2 % la lecture de son 400 crawl — une dégradation appliquée au chiffre pour voir ce qui bouge en aval, jamais un jugement sur la course : personne ne nage un 400 « faux » — puis relu chaque ancre séparément :
| L'ancre | Sur quoi elle se lit | Nageurs | Effet d'un 400 crawl dégradé de 2 % |
|---|---|---|---|
| Référence aérobie (VMA) | le 300 m du milieu de son 400 | 9 / 13 | rien — 0,00 % : le milieu se lit sur les passages, pas sur le temps final |
| un 400 estimé | 4 / 13 | 1,74 à 2,02 % — × 0,9, la chaîne atténue | |
| Vitesse critique | le couple 200/400 | 9 / 13 | 3,55 à 3,95 % — × 1,8 à 1,9, la chaîne amplifie |
| Seuil | déduit de la VMA, faute de T30 | 13 / 13 | ce que fait la VMA, ni plus ni moins |
MESURÉ le 24/08/2026 sur les 13 nageurs de la base portant un 400 crawl retenu au profil, chaque chrono dégradé dans une transaction annulée aussitôt — empreinte des temps identique avant et après. Réponse symétrique : × 1,81 quand le chrono ralentit, × 1,94 quand il accélère. ⭐ Le × 1,9 survit, mais sur la seule vitesse critique — et il n'a rien d'une surprise : c'est le poids du 400 dans la soustraction, retrouvé de bout en chaîne. Ce qui tombe, c'est le « et la référence aérobie » : chez deux nageurs sur trois, la VMA ne bouge plus du tout. ⚠️ Et le facteur dépend du nageur : plus son 200 et son 400 sont proches en allure, plus la différence est petite et plus le facteur monte.
⭐ En pratique, dans les termes d'aujourd'hui : une erreur de 2 % sur le 400 crawl en abîme DEUX autres, séparément. La référence aérobie quand c'est sur lui qu'elle se lit — 4 nageurs sur 13, ceux à qui il manque justement un vrai 400, mesuré le 24/08/2026 — et la vitesse critique du couple, où il pèse plus lourd que le 200 par la seule arithmétique de la soustraction. Ce n'est plus « toute la chaîne » : ce sont deux ancres atteintes chacune par sa voie. Le conseil de terrain ne change pas d'un mot — c'est le chrono à ne pas laisser traîner faux, et, quand il manque, celui qu'il vaut mieux faire nager que laisser estimer.
Un filtre d'entrée qui compte : la dérivation aérobie ne lit jamais une marque de moins de 50 m — et l'exclusion du 15 et du 25 est sourcée : le 15 m plongé est majoritairement subaquatique, le 25 m tombe sur le pic de puissance glycolytique vers douze secondes. ⚠️ Que le 50, lui, reste éligible est une décision : il est à la frontière, et c'est nous qui la plaçons de ce côté-là. Un 15 ou un 25 m départ plongé raidissait la loi de puissance et coûtait 4,4 à 7,4 % d'allure aérobie.
Les six lignes du panneau d'ancres :
| Ancre | Position | Forme |
|---|---|---|
| Vitesse de nage (max) | mesurée ou absente | valeur |
| Anaérobie | le 100 du nageur | valeur |
| VMA (~400 m) | 100 % — le repère | valeur |
| Vitesse critique | mesurée — jamais un % de la VMA. Le 92,7 % publié n'est affiché qu'en repère, à côté du rapport réel du nageur | valeur, ou absente |
| Seuil | un T30 mesuré ; à défaut seulement, 88,3 % de la VMA | valeur unique |
| Seuil aérobie | 84,6 % | ⭐ plafond |
| Récupération | ~78 % | ⭐ plafond |
Les pourcentages viennent de la littérature. Les vitesses viennent des temps du nageur. ⚠️ Mais toutes les lignes ne sont pas des pourcentages : la vitesse critique n'en est jamais un, et le seuil n'en est un que faute de T30. Seuls le seuil aérobie, la récupération et le seuil en repli se lisent en % de la référence aérobie.
Les 92,7 % : un repère, pas un facteur
Le chiffre est publié, mais il ne décrit pas la mesure que fait le programme : dans l'étude, la vitesse critique vient de quatre efforts jusqu'à épuisement nagés à 95, 100, 105 et 110 % de la référence aérobie — pas d'un couple 200 / 400. Deux méthodes, deux objets voisins, et rien n'oblige leur rapport à retomber sur 92,7 %.
⇒ Le programme affiche donc le rapport RÉEL du nageur, à côté du repère. Mesuré le 24/08/2026 sur les 43 panneaux qui portent les deux ancres : médiane 94,3 %, du 10ᵉ au 90ᵉ centile de 90,2 % à 99,0 %, extrêmes 89,4 % et 102,0 %. Sept panneaux sur 43 sortent de l'intervalle publié. Imposer un pourcentage unique aurait déplacé la moitié du parc.
🔴 Et l'ordre entre les ancres n'est pas garanti. On attend une vitesse critique sous la VMA. Au 24/08/2026, quatre panneaux sortent au-dessus, jusqu'à 102 % — tous en quatre nages, tous sur la voie de secours où la vitesse critique arrive du crawl. ⛔ Le programme ne redresse rien : réordonner deux mesures serait maquiller une donnée. Il signale l'inversion et retire la zone de résistance qui vivait entre les deux.
Deux intensités de plus, calculées autrement : la puissance aérobie (~1-3 min) et la résistance (~15-30 min). Elles ne viennent pas d'un pourcentage : elles se lisent sur la courbe vitesse-durée du nageur, entre les deux ancres qui les encadrent, à la durée d'effort de leur domaine. Elles sont affichées au panneau, marquées comme interpolées, avec leur distance maximale — ce sont des cibles de séance à part entière.
⚠️ Mais la résistance n'a pas toujours deux ancres pour l'encadrer, et c'est le cas le plus fréquent. Sa borne haute est la vitesse critique — absente sur 81 panneaux sur 124 au 24/08/2026. Le programme recule alors d'une ancre : la borne haute devient la référence aérobie, et l'interpolation se fait sur un intervalle plus large. ⛔ Aucune vitesse critique n'est inventée pour boucher le trou — on change de borne, on ne pose pas 92,7 % de la VMA. La ligne existe donc toujours (elle est prescrite en séance, elle ne peut pas s'évaporer sur les deux tiers du parc), mais elle est lue plus grossièrement. C'est le prix, assumé, de deux appuis au lieu de trois.
⛔ Et si les deux bornes ressortent à l'envers, la ligne disparaît plutôt que de rendre un nombre qui a l'air normal et ne veut rien dire. Le drapeau d'inversion dit pourquoi.
Trois formes différentes, et chacune a sa raison :
- L'ancre du seuil est une VALEUR UNIQUE. Ce qui est prescrit — en séance comme sur la fiche — c'est le T30 mesuré quand il existe, et 88,3 % de la référence aérobie sinon. ⛔ La fourchette a disparu. Le seuil s'affichait autrefois encadré, avec un second bord « où tomberait un test de 30 minutes » ; ce bord se fabriquait en enchaînant les pourcentages de la chaîne (0,927 ÷ (1,032 × 0,883)), et il est parti avec elle. Une seule valeur, et l'écran dit d'où elle vient. ⭐ Et un T30 réellement nagé ne pose plus un bord : il pose LE seuil. Il ne touche pas à la vitesse critique, rien ne se redéduit derrière, et il prime sur les 88,3 % — c'est une mesure contre un pourcentage.
- Deux lignes — et deux seulement — sont des plafonds : la récupération et la nage en amplitude (le seuil aérobie, LT1). On ne nage pas plus vite que ça. Le seuil aérobie est le haut de la zone facile (Massini / Toubekis) ; la récupération est un plafond conservateur (Olbrecht). Ce sont les deux zones que votre référentiel d'intensité déclare ainsi, et le moteur ne porte pas un drapeau de plus. ⚠️ La vitesse critique, elle, est un PLANCHER — celui du domaine sévère : le bas de la zone, pas son toit. Au-dessus d'elle, le lactate ne se stabilise plus. La confondre avec un plafond ferait prescrire « pas plus vite » là où le référentiel dit « à partir d'ici ». Toutes les autres lignes sont des intensités à tenir : le temps écrit est un temps à réaliser. ⚠️ Où le « ≤ » se voit, et où il ne se voit pas : il est écrit devant les temps cibles de séance. Dans le panneau d'ancres, ces deux lignes sortent en valeur simple, et le « ≤ » n'y apparaît que sur la colonne « Dist. max ». La forme est la même des deux côtés ; c'est son écriture qui diffère. Et une propriété qui en découle : un plafond ne s'efface jamais. Une valeur simple disparaît quand la répétition dépasse la distance tenable ; un plafond, non — il reste prescriptible.
- Les autres sortent en valeur unique.
Deux points qu'un entraîneur doit connaître :
- Le seuil n'est pas la vitesse critique : elle est plus rapide. ⛔ Mais l'écart n'est pas une constante — environ 5 % chez l'adulte entraîné, 1 % seulement chez l'enfant et l'adolescent. C'est précisément pourquoi le programme ne convertit jamais l'une en l'autre. Prescrire « le vert » sur la vitesse critique brute fait nager trop vite, quel que soit l'âge.
- La vitesse de nage maximale est mesurée ou absente. Plus de repli : ni le 15 m plongé, majoritairement subaquatique, ni le 50, qui contient un départ et un finish. Une case vide qui invite à mesurer vaut mieux qu'une valeur fabriquée présentée comme une capacité. Le 15 m reste affiché, comme repère séparé — il n'alimente aucune allure.
« Distance max » a trois sens, et la bulle dit lequel : mesure (« cette vitesse a été tenue sur X m, et c'est tout ce qu'on en sait »), courbe (lue sur sa propre courbe vitesse-durée), filière (sa courbe ne va pas jusque-là — repère de population). Toujours un repère, jamais une limite imposée.
⛔ Mais ces trois provenances ne sont pas ouvertes à toutes les lignes, et il faut le savoir avant de lire la colonne. La courbe du nageur n'est consultée que pour les allures au moins aussi rapides que sa vitesse critique. En dessous — résistance, seuil, aérobie — elle ne l'est jamais : la distance affichée vient toujours du repère de population, même chez un nageur très bien couvert. Sa courbe est bâtie sur ses meilleurs temps, c'est-à-dire des efforts maximaux ; lue à l'envers sous la vitesse critique, elle répondrait à une question sur laquelle elle n'a aucune information — dans le domaine lourd, ce qui limite la tenue n'est plus la relation distance-temps. MESURÉ le 14/08 : 22 cases changent, aucune ne devient vide, et toutes les tenues impossibles tombent — un seuil qui annonçait 528 m, soit 5,6 min, pour une filière déclarée 30-60 min. ⚠️ La frontière est en intensité, pas une liste : l'anaérobie suit le 100 m réel du nageur, et un 100 faible pour son 400 peut la faire basculer.
La correction de virages
La cible naïve — distance de répétition ÷ vitesse d'allure — est fausse, et c'est une erreur classique. Un 50 à « allure 200 » n'est pas le quart du 200.
Le mécanisme est un compte de virages. En bassin de 25, un 200 compte 7 virages, soit 1,75 par tranche de 50 ; un 50 nagé seul en compte 1. Différence : 0,75. En bassin de 50 : le 200 en a 3, soit 0,75 par tranche de 50 ; le 50 seul, 0. Différence : 0,75 encore. Même nombre dans les deux bassins — d'où l'indépendance au bassin.
Et la coulée s'annule vraiment, ça se compte. Par tranche de 50 m, le 200 en petit bassin porte 1,75 coulées de virage plus un quart de plongeon (amorti sur quatre tranches) = 2,0 ; le 50 seul porte 1 plongeon et 1 coulée = 2,0. En grand bassin : 1,0 des deux côtés. Ce qui ne s'annule pas, c'est la rotation au mur — et elle coûte du temps.
Le programme rend donc à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas. La course les paie 0,75 fois de plus par tranche de 50 ; la répétition doit être plus rapide d'autant.
Conséquence contre-intuitive mais juste : le virage ouvert (brasse, papillon) est plus lent que la culbute (crawl, dos). L'impression inverse vient du pull-out de brasse, qui est de la coulée — donc exclu du compte.
Le temps rendu dépend de la nage : un virage ouvert — brasse, papillon — coûte plus qu'une culbute. La direction et l'ordre sont publiés (David 2022 : temps de contact au mur et phase de rotation) ; les montants appliqués, eux, sont notre calage — non sexués, calibrables, et reproduisant les repères de terrain. ⛔ À ne pas lire comme une mesure : la source est sexuée, le moteur ne l'est pas. L'exemple chiffré est calculé plus haut, sur le nageur de démonstration.
⚠️ Ne pas confondre avec l'écart 25 m / 50 m, qui est une grandeur différente et mesurée autrement.
Les deux bornes
Borne haute : pas plus vite que ce qu'il vaut au moment regardé.
Et la référence n'est pas le record — c'est le temps du moment. Un record est le minimum de tous ses chronos : il ne redescend jamais, donc une cible bornée par lui ne pourrait structurellement pas dire « à la baisse » après un arrêt. Le programme lit donc le temps représentatif de l'époque regardée, qui est toujours supérieur ou égal au record : il ne peut que ralentir une cible, jamais l'accélérer. Le libellé suit : « plancher = son 200 m du moment », pas « record 200 m ».
⚠️ À ne pas comprendre de travers : chez un nageur qui court toujours, ce temps du moment EST son record. Depuis une décision du 31 juillet 2026 — « le meilleur ne s'efface pas » — le représentatif d'un nageur actif est son meilleur temps, borné à la date regardée. La distinction ne se voit donc que là où elle sert : chez un nageur qui a cessé de démontrer son niveau.
Le principe reste : un temps nagé est une observation, une estimation est une inférence. Une inférence ne domine pas une observation.
⚠️ Mais cette borne ne couvre pas tout, et il faut le dire : les cibles d'intensité n'en ont aucune, et une épreuve jamais nagée n'a pas de record pour la borner. Le programme ne promet pas de ne jamais dépasser le démontré ; il promet de ne pas le dépasser là où un démontré existe.
Borne basse : la vitesse de croisière. Une cible n'est pas non plus arbitrairement lente : en dessous d'une allure de croisière, l'exercice change de nature. Ce plancher se lit sur le type, de façon continue — un fondeur, qui décroche peu, l'a plus haut qu'un sprinteur. Il ne mord que rarement.
Et il se recalcule : vitesse de croisière = k × vitesse critique, avec k = 0,93 chez un fondeur franc, 0,86 chez un polyvalent et 0,80 chez un sprinteur franc, interpolé continûment entre les trois sur la pente. ⚠️ Seul le 0,93 est mesuré (équipe de France d'eau libre) ; les deux autres sont des amplitudes maison, bornées par le sens physiologique. Le sens, lui, tient : l'enjeu de ce plancher est la monotonie, pas la troisième décimale. ⛔ Sans type tenu, pas de pente, donc aucun k, donc pas de borne basse du tout — elle ne se remplace par rien. ⚠️ Et sans vitesse critique non plus : la formule en a besoin, et cette ancre manque sur 81 panneaux sur 124 au 24/08/2026. Le programme ne fabrique alors aucune vitesse critique de substitution pour tenir la borne — il la désactive, et la cible sort sans plancher. Une borne inventée serait pire qu'une borne absente.
Quand un temps manque
Le programme estime — ou refuse.
Sur le crawl, il classe d'abord chaque case existante contre un plafond aérobie (son meilleur indice sur les distances de 400 et plus, sur les trois dernières années) : la case tient, ou elle est en déclin, ou elle est nettement au-dessus de ce que le reste dit — auquel cas elle est traitée comme une contre-performance si elle est récente, comme une course dépassée si elle est vieille.
Sur les distances courtes, il ne juge jamais contre un plafond aérobie : il juge localement, et seulement si la case est encadrée par deux voisines valides et qu'elle est dans leur creux. Un point extrême de l'échelle n'est jamais jugé — c'est ce qui rend le 50 structurellement intouchable et protège les profils légitimes de sprinteur faible.
Puis il estime, dans cet ordre : le jumeau converti de l'autre bassin, sinon l'interpolation entre deux voisines valides, sinon rien.
Sur les épreuves de fond, un estimateur dédié croise trois routes — qui ne sont pas indépendantes : les deux premières lisent les mêmes chronos, seule la troisième apporte une course que les autres n'ont pas — la continuité de sa courbe aérobie, une droite locale entre les deux ancres les plus proches, et le même chrono lu dans l'autre bassin, ramené ici par sa pénalité de bassin et non celle de la population. Le centre est leur moyenne pondérée par la qualité de chacune : une médiane donnerait le même poids à une vraie course portée d'un bassin à l'autre et à un prolongement de courbe. Un ordre est tenu — un prolongement ne peut pas se déclarer plus certain qu'une conversion présente dans le même vote. Sa fourchette est l'écartement des routes, sans marge ajoutée : de la plus rapide à la plus lente.
Ce qu'il faut pour qu'une case s'affiche, et c'est chiffré :
- sur le fond (400, 800, 1500) — au moins une course sur une distance de fond dans ce bassin, et au moins deux des trois routes qui répondent. Sinon, rien ;
- sur les distances courtes (50, 100, 200) — la même épreuve dans l'autre bassin, ou deux voisines qui l'encadrent, une plus courte et une plus longue. Sinon, rien.
Le quatre nages peut relever le fond. Quand le 400 quatre nages d'un nageur a été nagé dans les trois ans et qu'il vaut mieux que son 400 crawl du même bassin, les estimations de 800 et de 1500 sont encadrées par lui : elles ne descendent pas sous 94 % de son indice, et ne le dépassent pas. Le mécanisme est publié — un 400 quatre nages se nage à peu près à la référence aérobie — mais ce 94 % est un choix.
À MÊME DATE, une estimation ne remplace jamais un temps réellement nagé par un temps plus lent. Si elle ressortait plus lente, c'est le chrono qui gagne, et la case affiche ce chrono. ⚠️ Une seule exception à même date, et elle est ailleurs : la cohérence entre bassins, quand la paire est physiquement impossible (voir plus bas).
⚠️ Les trois premiers mots portent toute la règle. Sans eux, un nageur à l'arrêt la met en défaut en une ligne : sa case affiche un temps plus lent que le chrono qu'il a nagé. Le moteur n'a pas tort — les deux valeurs ne sont pas de la même date. Le chrono est de son époque ; la case dit ce qu'il vaut aujourd'hui, décote comprise. Et la décote est une couche par-dessus : elle ne touche jamais la marque. ⭐ Dans ce programme, presque rien n'est absolu : tout est relatif à une date, à un bassin, à un peloton ou à un état.
⛔ « Rien » veut dire rien du tout. Pas un temps sec, pas une fourchette large. Le motif est un cas réel : sur un nageur dont toutes les ancres de fond étaient trop anciennes, la courbe s'ajustait parfaitement et rendait un 1500 jamais nagé avec une fourchette d'une seconde. Une courbe parfaite sur trois points d'une autre époque n'est pas une connaissance.
Un jeune est lu sur une seule échelle, partout, fond compris — par âge s'il a 21 ans ou moins, adulte si le lecteur a choisi cette lentille. Il n'y a plus d'endroit où les deux se croisent.
Ce que vaut une estimation
Une estimation n'est jamais un point : c'est une plage. Elle a une largeur minimale — le bruit de nage jour à jour ne descend pas en dessous — et elle s'élargit quand le profil a moins de matière. Ce n'est pas une impression : on retire au programme une des marques qu'il connaît, on lui demande de la retrouver avec les autres, et on regarde de combien il se trompe. Sur un nageur dont les marques se suivent du 50 au 800, 0,5 % ; sur une couverture ordinaire, 2,4 % ; sur trois temps seulement, très éloignés, 6 à 9 %. Mesuré chez nous le 20 août 2026, sur sept nageurs et quarante-trois relectures — petit échantillon, la mesure se refera quand la base s'élargira. ⚠️ Et ces trois nombres ne décrivent pas trois qualités de programme : ils décrivent trois densités de dossier. Ils se lisent donc contre ce que ce nageur-là a démontré, pas contre une population. Repère utile : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre.
C'est une indication d'incertitude, pas une garantie case par case. Le programme n'affiche pas d'indicateur de confiance sur ses estimations : un tel indicateur promet de dire où il se trompe le plus, et cette promesse-là, il ne peut pas la tenir. Ce qu'il donne à la place est plus modeste — une plage, et un refus de répondre quand la matière manque.
⚠️ Et la plage n'encadre pas que de la physiologie. Une performance dépend de la gestion de course, de la technique, de l'état de forme, du stress. À forme égale, un nageur peut faire une très bonne course ou une moins bonne. C'est cet écart-là que la plage encadre, pas seulement l'incertitude du calcul.
Chaque case porte sa provenance à l'écran, en un mot : nagé (le seul qui ne soit pas une estimation) · relais · converti de l'autre bassin · prolongé depuis ses distances voisines · traduit depuis une autre nage · profil d'époque pour sa dernière course replacée dans le profil d'aujourd'hui. Ou rien. Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu : il se recalcule quand le moteur évolue, quand un meilleur temps, lui, ne bouge pas.
Hors crawl, au-delà du 400 de spécialité, la fourchette est volontairement ASYMÉTRIQUE : sur une largeur donnée, 0,45 part vers le rapide et 0,60 vers le lent — elle s'ouvre du côté où un nageur peut sous-performer. Elle garde aussi une largeur minimale : même bien entourée, une case n'est jamais rendue sèche. Et la confiance ne décroît pas au même rythme des deux côtés : prolonger vers le court est quasi linéaire, prolonger vers le long l'est beaucoup moins — le programme y perd sa confiance environ trois fois plus vite. ⚠️ Ces largeurs sont à nous : aucune source ne publie la largeur que devrait avoir une bande d'estimation, et le code le déclare lui-même.
⛔ Et une nage abandonnée maintient : elle ne progresse jamais toute seule. Quand le programme replace une vieille course dans le profil d'aujourd'hui, il lui applique le décalage mesuré sur les épreuves voisines — donc sur les autres nages. Sur une nage plus jamais nagée depuis, ce décalage serait un bonus de progression emprunté : le dos monterait parce que le crawl a progressé. Un décalage positif y est donc ramené à zéro ; un décalage négatif, lui, passe — rien n'oblige une nage abandonnée à mieux résister que le reste. ⚠️ L'asymétrie est voulue, et la garde ne s'arme que sur l'abandon : une nage encore nagée garde son décalage dans les deux sens.
Les objectifs chrono
L'entraîneur peut fixer un temps visé sur une épreuve, à une échéance. Le programme re-dérive les allures de cette épreuve comme si le nageur valait ce temps-là. Rien du profil n'est touché : seule la vitesse de référence change.
Trois règles de bon sens : la ligne de course est le temps visé, donc la borne du démontré ne s'y applique pas — c'est le principe même d'un objectif ; un objectif dont l'échéance est passée ne prescrit plus rien ; et l'évaluation prend la course la plus proche de la date, avant ou après, parce qu'une échéance est une date visée, pas une barrière.
5. Ce qu'il fait du passé
L'intuition simple — « récent = bon, vieux = périmé » — est fausse dans les deux sens.
- 50 m−3,60 %
- 100 m−6,00 %
- 200 m−7,28 %
- 400 m−9,04 %
- 800 m et +−9,60 %
Perte d'indice à saturation — la plus forte que le désentraînement puisse produire. Le souffle se perd vite, le geste reste longtemps : la coupure mord surtout sur les épreuves longues. Mais un sprint perd aussi — moins, pas rien : il n'existe aucun tri « épreuve aérobie / épreuve non aérobie ». Un seul de ces points est calé sur une mesure publiée ; l'étalement entre distances est un modèle.
Rien n'est supprimé
Une performance écartée d'un calcul reste en base et reste visible, en gris, avec la raison de son exclusion écrite en clair à côté — pas seulement au survol, parce qu'un export PDF n'a pas de survol. Elle reste cliquable : l'écartement dit ce que l'épreuve vaut pour le profil d'aujourd'hui, il ne dit rien de la course, qui a eu lieu et garde son analyse.
Ce qui se perd vite, ce qui se perd lentement
Après un arrêt, le programme ne dégrade pas tout uniformément. Deux couches :
- La condition — cardio central, puissance nagée, tolérance lactique. C'est elle qui part vite : deux semaines après que la décote a commencé à mordre, elle bouge déjà, et elle est au plancher vers six semaines.
- La technique — coordination, longueur de cycle, force maximale. Elle ne bouge pas pendant trois mois, puis descend et se pose sur son plancher, à 2 % en dessous, vers le 111ᵉ jour. Au-delà, plus rien ne bouge, quelle que soit la durée de l'arrêt.
⚠️ Ces délais se comptent à partir du moment où la décote mord, pas depuis la dernière course : avant ça, il y a toute la fenêtre de tolérance décrite plus bas, et il ne se retire rien du tout.
⚠️ Et le plancher de la couche technique est fragile : il est mesuré, mais sur un seul nageur, sur son 50 brasse suivi six ans, et il est biaisé — calé sur des chronos de reprise, qui mesurent « arrêt + reprise » et pas l'arrêt seul. ⭐ Mais c'est le plancher du REPLI : chez un nageur qui continue de courir une fois par an, la baisse ne s'estime plus — elle se mesure.
Quand la baisse se MESURE au lieu de s'estimer
Deux conditions, et il faut les deux. Le nageur est en décote armée (la fenêtre de tolérance décrite plus bas est franchie), et il porte un temps de relais utilisable sur la distance de mesure. L'interclub en est l'exemple le plus régulier chez nous, mais le mécanisme ne connaît pas la compétition : il lit une course en relais, quelle qu'elle soit.
⭐ La distance de mesure n'est pas écrite en dur : elle se déduit — c'est la distance dont la part aérobie est la plus basse de la table des parts, donc la plus technique. Aujourd'hui, le 50. ⛔ Un relais plus long ne convient pas : caler la couche technique sur un 400, aérobie à 88 %, reviendrait à inverser le mélange. Pas de relais sur cette distance ⇒ barème.
Ce que ça produit. Le relais le plus récent est ramené à un départ du plot — on lui retire l'avantage du départ lancé, borne basse de la fourchette, c'est-à-dire la lecture qui décote le moins. Son indice du jour est comparé à son meilleur indice sur la même épreuve avant l'arrêt : le rapport est la baisse réelle. Elle ne peut que faire baisser — un relais meilleur que la référence ne relève rien.
Où elle se pose. Elle devient le plancher de la couche technique, et la couche condition descend au moins autant. Le plateau, la rampe et le mélange par part aérobie ne bougent pas : la baisse mesurée s'applique donc à tout le profil, avec plus de poids sur l'aérobie. Tant que l'arrêt est court, la rampe reste au-dessus du plancher et la mesure ne mord pas ; elle prend la main quand la décroissance l'atteint. Chaque nouvelle course de ce type réajuste la mesure — la plus récente fait foi, quel que soit son âge.
⛔ Sans relais utilisable, le barème s'applique inchangé, et c'est là que vivent les valeurs ci-dessus — plancher à 2 %, immobile trois mois, posé vers le 111ᵉ jour. Ce sont celles du repli, pas celles d'un nageur mesuré. Les deux étages ne se mélangent jamais.
Chaque épreuve est un mélange des deux, dosé par sa part aérobie, prise dans la littérature distance par distance. À saturation :
| Distance | Décote maximale |
|---|---|
| 50 m | −3,60 % |
| 100 m | −6,00 % |
| 200 m | −7,28 % |
| 400 m | −9,04 % |
| 800 / 1500 m | −9,60 % |
⚠️ Un sprint est décoté aussi — moins, pas rien. Il n'existe pas de prédicat « épreuve aérobie » : le mélange s'applique à toutes, chacune selon sa part.
Le déclencheur : « a-t-il nagé à son niveau ? », pas « a-t-il couru ? »
Le garde-fou ne demande pas la présence en compétition, il demande la démonstration de niveau.
Une performance compte comme une démonstration si elle est à 1,4 % de son propre meilleur sur cette épreuve — la borne haute de la variabilité intra-nageur en compétition, choisie conservatrice : il doit être difficile de déclarer un déclin. Et si elle a été nagée en travail, sans affûtage, elle reçoit en plus un crédit de 3,3 % — l'écart mesuré entre une course de travail et une course de pic.
Et rien ne se retire avant longtemps. Tant qu'une démonstration reste dans la fenêtre, il ne se retire rien du tout. La fenêtre vaut 300 jours quand le nageur donne des signes d'activité, et 540 jours — une saison blanche entière — quand il n'y a plus aucune course. Au-delà seulement, la décote commence à mordre, et les délais du tableau ci-dessus se comptent à partir de là.
⚠️ Et il y a une SECONDE fenêtre à 540 jours, qui n'est pas celle-ci. Celle du temps représentatif — « ce chrono décrit-il encore sa forme ? » — porte le même nombre et n'en dérive pas. Deux questions, deux motifs, deux plages de réglage : les lier ferait bouger la tolérance de silence le jour où l'on toucherait la fenêtre des temps, sans que personne ne l'ait décidé. Deux nombres égaux ne sont pas un doublon.
Le programme classe alors le nageur en quatre états : actif en forme · déclin mesuré (il court, il ne démontre plus) · activité tenue sans démonstration · silence. Le silence total reçoit l'horizon le plus long — une saison blanche complète n'est pas une carrière finie. Et quand rien n'est mesurable, il ne décote pas : dans le doute, on ne décote pas.
⚠️ Une conséquence assumée : un temps de relais ne vaut jamais démonstration, mais il suffit à faire passer de « silence » à « activité tenue », donc à raccourcir la tolérance et à augmenter la décote. C'est cohérent — il était au bord du bassin — mais il faut le savoir.
⚠️ Et un réglage que le coach ne voit pas, dont c'est ici la place : la décote est active par défaut, et rien à l'écran ne l'annonce. Ses effets, eux, se voient : c'est exactement la différence entre le « Niveau du jour » et la « Vision globale ».
⛔ « Fraîcheur » et décote sont deux choses différentes — et l'écran n'en montre qu'une
C'est le piège de lecture le plus coûteux de cette page, alors autant l'écrire noir sur blanc.
| La fraîcheur affichée | La décote | |
|---|---|---|
| Ce qu'elle regarde | le temps écoulé depuis la dernière course, toutes épreuves | le temps écoulé depuis la dernière démonstration de niveau, au-delà d'une tolérance |
| Ce qu'elle fait | rien — c'est une étiquette sur l'âge de la donnée | elle multiplie l'indice — et, à travers lui, la VMA, le seuil, le seuil aérobie, la récupération et la résistance. ⛔ Pas la vitesse critique (voir juste dessous) |
| Où elle se voit | écrite en clair sur la fiche | nulle part — seuls ses effets se voient |
Ce que la décote atteint vraiment, ancre par ancre
Tant que tout descendait d'une seule valeur, dire « elle multiplie l'indice, la vitesse critique et le plafond aérobie » suffisait. Depuis la coupure du 23 août 2026 il y a trois ancres indépendantes, et il fallait remesurer plutôt que déduire. C'est fait.
Ce qu'elle mord dans le profil n'a pas changé : l'indice de chaque épreuve, la vitesse critique native du crawl, et le plafond aérobie entre bassins. Ce qui arrive jusqu'aux lignes du panneau, en revanche, ne se déduit pas de là — parce qu'entre les deux, chaque ancre va chercher son appui où elle le trouve.
| La ligne du panneau | La décote la traverse ? | De combien |
|---|---|---|
| VMA | oui — 48 panneaux sur 50 | de −0,5 % à −10,5 % · moyenne −8,0 % |
| Vitesse critique | ⛔ non — 0 panneau sur 13 | rien du tout |
| Seuil | oui — 48 sur 50 | identique à la VMA, dont il se déduit |
| Seuil aérobie | oui — 48 sur 50 | identique à la VMA, dont il se déduit |
| Récupération | oui — 48 sur 50 | identique à la VMA, dont elle se déduit |
| Résistance | oui — 45 sur 47 | de −0,3 % à −10,5 % · moyenne −7,3 % |
MESURÉ le 24 août 2026 sur le parc entier, en lecture seule : 13 nageurs, dont 5 portent une décote armée — soit 50 panneaux comparés, une fois la décote allumée, une fois éteinte à la source. Les panneaux non touchés sont ceux dont l'ancre manque ou dont la décote est encore sous sa fenêtre de tolérance.
⭐ Pourquoi la VMA descend, et pourquoi le seuil la suit sans rien décider. La VMA se lit sur un 400 — réel ou estimé — et ce 400 est lu au moment regardé, décote comprise. Le seuil, le seuil aérobie et la récupération sont des pourcentages de la VMA : ils descendent exactement avec elle, sans que la décote ait besoin de les toucher elle-même. C'est une seule baisse, lue quatre fois.
⛔ Et pourquoi la vitesse critique y échappe entièrement — le point à connaître. Deux gardes s'additionnent sans que personne l'ait décidé. La table du crawl est exclue de la décote, au motif écrit que « ses ancres se lisent sur la vitesse critique native, que la décote mord déjà » : on évitait ainsi de payer deux fois. Mais depuis que la vitesse critique se lit sur le couple 200/400 des courses — ce qui est le cas des 45 panneaux qui en portent une aujourd'hui, sans exception — cette valeur native n'est plus lue. La décote continue donc de la réduire dans le profil, où plus rien ne va la chercher. Le garde-fou anti-double-peine protège d'une double peine qui n'existe plus, et il en résulte aucune peine.
⚠️ Ce que ça donne à l'écran, et c'est visible sans instrument : sur un nageur à l'arrêt depuis longtemps, la VMA recule de près de 10 % pendant que la vitesse critique ne bouge pas d'un centième. Les deux lignes se rapprochent, et sur les panneaux les plus décotés la vitesse critique finit au-dessus de la VMA — ce qui ne devrait pas exister. Ce n'est pas décidé, c'est une conséquence : personne n'a tranché que la décote devait épargner la vitesse critique. C'est écrit ici pour que la question se pose, pas pour la trancher.
Un nageur peut donc lire « Fraîcheur : 81 % » et subir en même temps −9 % sur son 400. La bulle de la fraîcheur est honnête — elle dit qu'elle parle de l'âge de la donnée — mais rien n'indique que le nombre qui mord vraiment est ailleurs. C'est une lacune d'affichage connue, pas un désaccord de calcul.
La croissance
La décote ne sait rien de l'âge. Aucune de ses grandeurs n'en dépend. La croissance est traitée ailleurs, par trois mécanismes :
- L'échelle par âge — le mètre-ruban bouge avec le nageur.
- La relecture au peloton d'aujourd'hui — une course gardée n'est pas lue contre le peloton de son époque : son indice est recalculé depuis le chrono contre la référence de l'âge d'observation. Effet voulu et visible : un nageur qui passe de 16 à 17 ans baisse en indice sans avoir nagé, exactement de la marche de sa table. C'est juste : ses concurrents ont grandi aussi.
- La course d'enfance — la seule règle où une amplitude de croissance décide.
⛔ Et une limite assumée de cette version, qu'il faut énoncer : parce que la décote ignore l'âge, un jeune qui grandit pendant un arrêt est décoté exactement comme un adulte. C'est faux dans le principe — la croissance ne s'arrête pas quand l'entraînement s'arrête. C'est connu, mesuré, et hors périmètre de cette version.
La course d'enfance
La question n'est pas « ce temps est-il mauvais ? » mais « de combien le repère de son âge a-t-il bougé depuis ce jour-là ? ».
L'amplitude est lue dans la table par âge, jamais posée : c'est l'écart entre la référence de l'âge qu'il avait le jour de la course et celle de l'âge qu'il a aujourd'hui. Au-delà de 9,2 %, la course est écartée — pas décotée, écartée — et reste affichée en gris avec la phrase : « nagée à 12 ans ; le repère de son âge a changé de 11,4 % depuis ».
Il n'y a aucune borne d'âge dans cette règle, et c'est son élégance : ce n'est pas la jeunesse du nageur qui déclenche, c'est l'écart d'âge. Une course nagée à 15 ans par un nageur qui a 15 ans donne un écart nul. Un adulte n'est jamais concerné, mécaniquement.
Les raisons d'écarter, et celle qui n'écarte rien
| Mécanisme | Ce qu'il dit |
|---|---|
| Course d'enfance | le repère de son âge a trop bougé depuis |
| Contradiction d'époque | le reste du profil, calculé sans elle et à son époque, prédisait nettement mieux — le « vieux 1500 mou » |
| Dépassée par la progression | depuis, sur le même terrain, il a fait nettement mieux. Celle-là ne juge pas — et elle ne l'affirme pas non plus à l'aveugle : la fiche va lire ce que dit le bassin de la case avant d'écrire qu'il a progressé |
| Épreuve délaissée | l'épreuve est reclassée historique. La raison écrite est une date, jamais un jugement : « plus nagée depuis 2016 », pas « épreuve abandonnée » — le programme constate, il ne décide pas de ce que le nageur a laissé tomber |
| Meilleur temps non confirmé | il existe, mais ni le nageur ni l'épreuve n'ont donné signe de vie depuis. Pas écarté, pas retenu |
| Contre-performance | elle porte une pastille visible, avec sa bulle qui dit le motif — et elle a un effet réel : la case devient manquante pour le profil, et se ré-estime par les voies normales. Le chrono, lui, reste consultable |
⭐ Un SIXIÈME tri, celui de l'estimateur — et il ne se voit pas sur la fiche
Les raisons ci-dessus sont celles du profil, et elles s'écrivent à l'écran. L'estimateur refait le sien, sur les mêmes courses, avec ses propres critères. Un chrono peut donc rester valable pour le profil et cesser d'être la source de l'estimation, sans qu'aucune pastille ne l'annonce.
- Dédoublonnage de compétition : deux courses de la même épreuve à quatre jours ou moins = série et finale, seule la plus rapide compte.
- Sur 400 et au-delà : jugement contre un plafond aérobie — son meilleur indice sur ces distances, fenêtre de validité trois ans. Marges 0,046 et 0,030 d'indice — des écarts d'indice, pas des pourcentages de temps, et des amplitudes maison.
- Sur 50 / 100 / 200 : jamais de plafond — lu à partir de 200 m, il sur-élève un sprinteur. Le jugement est local et demande trois conditions à la fois : encadrée par deux voisines valables, à plus de 0,020 d'indice sous leur droite, et plus ancienne que les deux.
⛔ La troisième condition est celle qui compte : « périmée » veut dire les deux voisines qui la jugent sont POSTÉRIEURES à elle, et un voisin antérieur ne prouve rien. ⚠️ C'est une condition de dates, pas un constat de progression — la fiche, elle, ne parle de progression que si le bassin de la case le montre. Sans elle, un 200 qui était à la fois le meilleur et le plus récent du nageur se voyait juger par un 50 plus vieux que lui, puis prescrire 6,6 s plus vite qu'un temps jamais nagé.
⭐ Et ce tri a une face visible, sur le CRAWL seulement. Sur les distances que l'estimateur couvre, le meilleur temps que montrent la fiche et la courbe n'est pas forcément le chrono brut : c'est ce que l'estimateur rend une fois son tri fait. Motif assumé : c'est le seul estimateur dont le comportement soit recetté. Ailleurs, l'écran garde le chrono. ⚠️ Un temps réel qui en remplace un autre ne porte jamais la marque « estimé » — celle-là dit « ce temps n'a jamais été nagé », rien d'autre.
⚠️ Piège de vocabulaire : deux de ces classes portent les mêmes mots que deux des raisons du profil — contre-performance et dépassée par la progression. Mêmes mots, autres seuils, autre écran.
Et voici de quoi les refaire, chiffre par chiffre.
- Dépassée par la progression : DEUX barreaux entiers, même nage, même zone de distance, et la course jugée doit être vieille. ⛔ Ce n'est pas un pourcentage — les barreaux ne sont pas équidistants. À un seul barreau, 93 courses sortaient sur 12 dossiers et deux nageurs changeaient de type ; à deux, 37 sortent et rien ne bascule. DÉCISION prise sur mesure.
- Contradiction d'époque : jamais sous 200 m, au-delà de 5 % d'écart. Le profil recalculé sans elle doit la prédire plus rapide d'au moins 5 % — au-delà du bruit, donc on n'écarte que le franc. ⚠️ Le plancher de 200 m n'appartient qu'à cette raison : la course d'enfance n'est bornée en distance d'aucune façon.
- Épreuve délaissée : une décroissance, pas un couperet. La pertinence décroît continuûment depuis le dernier passage, sur une constante de huit ans — tombée de moitié vers 5 ans et demi, à 0,37 à huit ans. Bascule en historique sous 0,30, soit environ 9 ans et demi sans renager l'épreuve.
« Dépassée par la progression » nomme son témoin : « depuis, 4 crans de mieux sur la même nage », avec la course qui le prouve — parce qu'une raison qui dit « mieux » sans dire « mieux que quoi » n'est pas vérifiable par l'entraîneur.
La décote s'applique après. Elle ne mord que sur les cellules restées courantes : jamais de double pénalité.
Chaque bassin a son propre moteur
⭐ Avant de parler de conversion, la règle générale, parce qu'elle commande tout le reste : il n'existe pas de « bassin de référence » du panneau. C'était le cas avant le 23 août 2026 — un bassin était élu, tout s'y calculait, le reste en découlait. Aujourd'hui la question se pose valeur par valeur : « ce bassin a-t-il de quoi lire CETTE ancre ? » Et la réponse peut différer d'une ligne à l'autre du même panneau.
Le profil, les indices, la pente, la spécialité et les trois ancres se construisent bassin par bassin, sur les courses de ce bassin-là. La conversion n'arrive qu'en secours, ancre par ancre, et l'écran nomme le bassin d'origine de chaque valeur portée.
⚠️ Mesuré le 24/08/2026 : sur 124 panneaux, 40 lisent leur référence aérobie et leur vitesse critique dans deux bassins différents. Et pour un même nageur, les sources changent d'un bassin à l'autre sur 3 panneaux de nage sur 62 — le plus souvent parce qu'un bassin porte un couple 200 / 400 que l'autre n'a pas. ⛔ Ça interdit une chose : lire deux colonnes de bassin comme si elles décrivaient la même mesure.
La conversion 25 m / 50 m
Elle passe par l'écart entre les deux références de la même épreuve — c'est-à-dire par ce que la population fait réellement de la différence de bassin, épreuve par épreuve, moins l'incertitude de conversion mesurée chez le nageur lui-même. La littérature donne l'ordre de grandeur en crawl : le petit bassin y vaut environ +2,0 ± 0,6 % ; sur les autres nages, la direction est connue, pas l'amplitude.
La règle est à sens unique : elle ne se déclenche que lorsqu'un temps de petit bassin ressort plus lent que celui de grand bassin, ce qui est impossible. L'inverse est le cas normal — c'est la définition même de l'effet de bassin.
⚠️ Deux portées, et il faut les tenir séparées : remplir une case vide compare des chronos ; corriger une paire impossible compare ce que l'écran montre des deux côtés à la date regardée. Les règles ci-dessous sont celles du premier cas ; la seconde passe suit.
Trois règles dures pour REMPLIR une case : le premier 25 est identique dans les deux bassins — sous 50 m, on recopie sans convertir ; un temps réel du bassin prime sur une conversion ; et une conversion ne vient jamais écraser un temps démontré dans le bassin cible.
⚠️ La seconde passe : quand la paire est physiquement impossible
Depuis le 19/08, la comparaison ne porte plus sur les chronos mais sur ce que l'écran MONTRE — décoté ou estimé compris. Le motif est mesuré : sur un 100 papillon de notre parc, le grand bassin affiche 55.68 quand son chrono vaut 58.75 (le profil l'a remplacé). Comparer l'estimé de petit bassin à 58.75 ne pouvait rien voir. L'origine d'une lecture ne la dispense pas de la physique.
Quand la paire viole la physique, un côté devient MAÎTRE, l'autre en est DÉRIVÉ par la conversion. La hiérarchie, dans l'ordre :
- l'ancrage — un chrono nagé, gardé et non décoté > ce même chrono décoté > tout le reste (estimé d'époque, converti, remplacé par le profil) ;
- à ancrage égal, la course la plus récente en base — un fait, pas une préférence ;
- à date égale, le grand bassin, en dernier recours.
⛔ Paire déjà cohérente = rien ne bouge, aucun rabotage cosmétique. Et un temps de grand bassin n'est jamais accéléré par ce geste : c'est structurel, puisqu'on ne dérive un côté que lorsque le petit bassin est trop lent.
⚠️ Et c'est ICI, et nulle part ailleurs, qu'un converti passe devant un chrono réel. Dans le tableau des allures, cette correction s'applique avant la décote : une case que le profil garde — donc portant un vrai chrono du bassin regardé — peut afficher la valeur convertie de l'autre bassin, plus rapide que ce chrono. La raison tient en une phrase : la paire est impossible, l'un des deux côtés est faux, et ce n'est pas celui de grand bassin. Prescrire sur la lecture impossible serait pire que prescrire sur la conversion. ⛔ Ce n'est pas une double décote — le converti vient d'un chrono brut que rien n'a décoté, et la décote passe une seule fois, après. L'ordre inverse a été essayé et corrigé le 19/08 : il recréait la contradiction inter-bassins un cran plus loin.
Et quand l'épreuve n'existe pas dans l'autre bassin — le 100 4 nages ne se nage qu'en 25 m — le programme laisse la case vide. Il ne recopie pas un temps sur une épreuve qui n'existe pas.
L'étanchéité temporelle
Un profil antidaté ne voit que les performances antérieures — et cette date devient son « maintenant » dans toute la logique interne. Filtrer les lignes sans redater le « maintenant » reviendrait à juger la récence d'une performance d'époque à l'aune d'aujourd'hui.
Ce qui est redaté : l'indice d'une course gardée, la décote appliquée à un point de courbe, l'âge qui choisit le peloton. Ce qui ne l'est jamais : le temps nagé — on ne réécrit pas le passé.
6. Ce qu'il ne fait pas
Cette section est la plus importante de la page. Un outil se juge autant sur ce qu'il refuse de faire que sur ce qu'il fait.
Il ne note pas — mais il situe
Aucune note, aucun verdict. Le programme produit des faits, des comparaisons et des repères, chacun traçable à sa source.
Mais il faut être franc : donner un barreau et une position dans ce barreau, c'est situer un nageur. Il ne dit pas « bon » ou « mauvais » ; il dit « ici », et « ici » veut dire quelque chose. Il ne note pas, il situe — et situer, c'est déjà dire beaucoup.
Il interprète aussi — dire « cet indice bas en brasse est une nage moins forte, pas un petit moteur » est une interprétation. Mais elle est toujours tracée, présentée comme une analyse, et critiquable par l'entraîneur.
Il ne mesure aucune physiologie
Pas de VO₂max, pas de lactate, pas de capacité anaérobie mesurée. Il déduit des positions métaboliques à partir de chronos.
Et une limite est structurelle, pas provisoire : la capacité glycolytique maximale — le discriminant fort sprint ↔ fond dans les modèles au lactate — n'est pas identifiable depuis les temps. Deux nageurs aux chronos strictement identiques peuvent avoir des profils métaboliques différents. Aucune quantité de chronos supplémentaires ne changera ça. C'est le plafond du non-invasif.
Il ne prédit pas, et il ne mesure pas sa propre justesse
Il ne dit pas quel temps sera nagé dimanche. Une estimation est une plage, bornée par ce qui a été démontré, et elle décrit un potentiel actuel, pas un résultat futur.
Et il n'affiche pas d'indicateur de confiance sur ses estimations. Un tel indicateur promet de dire où il se trompe le plus, et cette promesse-là ne peut pas être tenue depuis des chronos seuls. Ce qu'il donne — une plage, et un refus de répondre quand la matière manque — promet moins et tient ce qu'il promet.
Il ne voit ni la technique, ni le geste, ni la personne
Il voit qu'une nage est plus lente qu'une autre. Il ne voit pas pourquoi. Il ne dit rien sur la respiration, l'appui, l'alignement. Ni sur la santé, la fatigue ou la motivation.
Il ne connaît pas l'entraînement réalisé
Seules les compétitions et les quelques tests saisis entrent dans le moteur de profil. Le suivi de la charge est un chantier distinct.
Ses angles morts structurels
- Brasse et dos plafonnent au 200 en compétition. Un spécialiste pur n'a donc jamais d'épreuve longue dans sa nage. Son ancre aérobie doit venir d'une autre nage.
- Et l'emprunt coûte, sans qu'on sache exactement combien. Les dix crédits de transfert disent ce qu'une nage vaut lue depuis une autre, et ils se calculent — mais aucune matrice de transfert entre nages n'est publiée, et le poids des trois ingrédients qui les composent est un choix. La solution propre reste ailleurs : un 400 nagé dans sa propre nage, saisi à la main.
- Le moteur aérobie est mesuré sur le crawl. Sur les autres nages, il est extrapolé — et le programme le dit. Le déclin aérobie s'y lit sur la charge aérobie de l'épreuve, pas sur sa distance brute : sans effet visible aujourd'hui, faute d'épreuve longue hors crawl, mais la capacité est là.
- Le 25 m est hors du domaine de l'estimateur. Il chevauche la mesure de vitesse pure, qui relève d'un autre module.
- Le 400 de spécialité, lui, a désormais une référence. Le 400 dos, le 400 brasse et le 400 papillon ne sont des épreuves nulle part, donc aucun classement ne les contient : leur référence se dérive, en appliquant à la référence du 200 de la nage le pas que le crawl fait entre son 200 et son 400. Le contrôle est immédiat — appliquée au crawl, la dérivation redonne exactement son 400 publié. ⚠️ Elle suppose que les quatre nages s'écroulent pareil entre 200 et 400 : c'est vrai du dos et de la brasse, faux du papillon, dont le 400 dérivé ressort trop rapide d'environ 3 %.
- D'autres épreuves n'ont toujours aucune référence — le 800 papillon, les 50, 800 et 1500 quatre nages, le 100 quatre nages en grand bassin (l'épreuve n'existe pas), les courses de 25 m et tout ce qui dépasse 1500. Elles ne peuvent être ni placées ni estimées, et le programme laisse la case vide plutôt que d'inventer.
Il n'est pas encore validé à grande échelle
Deux choses à ne pas confondre.
- La référence repose sur une masse de données : près de six millions de performances pour la lecture par âge, presque 1,4 million pour calibrer le bas de l'échelle.
- L'assemblage, lui, a été calibré sur une petite dizaine de nageurs. Les équivalences aérobies, les crédits de transfert entre nages, les temps de virage, les seuils de détection sont bornés par la littérature ou par la mesure interne, mais ajustés sur un petit échantillon.
Le socle tient ; le montage est en bêta. Il peut y avoir des aberrations et des erreurs de calcul, et c'est exactement ce que la collecte en cours doit corriger.
Il faut ajouter une circularité partielle : la référence vient des classements fédéraux, les profils sont notés contre elle, les conversions de bassin sont calées sur elle. Un biais systématique de cette source se propagerait sans se voir.
Ce qu'il faudrait pour aller plus loin
- Une base de comparaison plus large — plusieurs ligues, plus de nageurs. C'est de la collecte, pas de la recherche.
- Les temps de passage de compétition à l'échelle — pour individualiser la qualité de virage tranche par tranche, au lieu d'un modèle agrégé.
- Un 400 nagé dans sa propre nage pour les brasseurs et les dossistes — la seule façon propre de leur donner une ancre aérobie sans hypothèse de transfert.
- Plus de tests non invasifs à l'entraînement — ils sont câblés, et au 24 août 2026 aucun n'a encore été saisi sur la base. C'est le chantier de terrain qui s'ouvre, et chacun sert une ancre nommée : un T30 pour poser le seuil, un couple répété 200 / 400 ou un 12 × 25 pour poser la vitesse critique là où la ligne est vide, un n × 200 — ou plus simplement un 400 avec ses passages à 50 et 350 m — pour mesurer la référence aérobie au lieu de l'estimer, un segment lancé pour la vitesse de nage pure.
- Tenir compte de la croissance dans la décote, pour ne plus traiter un adolescent qui grandit comme un adulte à l'arrêt.
- Le lactate, si un jour l'invasif est accepté — c'est ce qui donnerait ce que les chronos ne donneront jamais.
Et une chose qui ne s'améliorera pas avec plus de données : le programme ne dira jamais ce qui se passe dans la tête d'un nageur le jour de la course.
Professionnel
Comment ça marche Coach théorie
Le chemin complet d'un chrono : ce que le moteur récolte, à quoi il le compare, comment il le trie, et ce qu'il en tire.
Introduction
Le moteur de génération de profils de nageur est un outil complexe, bâti à partir de plusieurs instruments. Nous détaillons ici le fonctionnement de ces instruments, l'usage que nous en faisons, et comment un profil de nageur se construit.
Le moteur utilise uniquement des chronos — compétition ou entraînement, course ou série test — pour établir le profil d'un nageur. Ces chronos sont ensuite comparés à un étalon, qui permet d'estimer le type du nageur et son profil complet. Le moteur prend en compte toutes les performances dans le temps, et choisit celles qui sont encore pertinentes pour construire le profil.
⚠️ Une précision à poser dès ici, parce qu'elle porte loin. « Uniquement des chronos » décrit la matière, pas le chemin. Une valeur peut arriver à une ancre transportée plutôt que nagée sur l'épreuve : la même course portée depuis l'autre bassin, ou une distance lue sur ses voisines. C'est encore de son chrono, mais ce n'est plus ce chrono-là — et à un endroit précis, la vitesse critique, les deux bouts peuvent l'être en même temps (La vitesse critique).
Nous verrons donc d'abord ce que le moteur lit — les performances, leurs voies d'entrée et les tests d'entraînement (partie 1) — puis l'axe d'effort sur lequel il range les épreuves d'un même nageur, pour qu'un 200 brasse et un 200 crawl deviennent comparables (partie 2). Nous étudierons ensuite quelles performances sont pertinentes pour le profil en fonction du temps (partie 3). Nous verrons enfin ce que le moteur construit à partir de ce qu'il a gardé — le profil du nageur (partie 4), les épreuves qu'il n'a jamais courues (partie 5), et les allures auxquelles le faire nager (partie 6).
Deux conventions de lecture
L'étalon du programme affiche des indices multipliés par mille : à l'écran, un indice s'écrit
- Dans cette profondeur, nous affichons les indices tels quels, avant la multiplication :
0,913. C'est dit ici une fois, et nous n'y reviendrons plus.
Chaque nombre publié dans cette page porte l'un de ces sept statuts. Aucun n'est publié sans.
| Statut | Ce que ça veut dire |
|---|---|
| ÉTABLI | Valeur publiée dans la littérature, vérifiée au texte d'origine, avec son renvoi. |
| CALCULÉ | Valeur obtenue en appliquant une équation publiée, avec sa convention écrite à côté. Le calcul se refait à la main. |
| MESURÉ | Valeur calculée sur nos propres données, avec son échantillon écrit à côté. |
| DÉRIVÉ | Valeur obtenue en combinant des valeurs déjà établies ou calculées, par une règle écrite et rejouable. Elle n'est publiée nulle part telle quelle. |
| DIRECTIONNEL | Un ordre de grandeur assumé, borné par la littérature ou par la cohérence. Ce n'est pas une mesure. |
| DÉCISION | Un choix de projet, avec son motif. Ni une mesure, ni une source : une position tenue. |
| CONVENTION | Un garde-fou ou un plancher de bon sens, sans prétention physiologique. |
1. La récolte des données
Tout part de la même matière : des chronomètres. Cette partie dit lesquels le moteur lit, par quelles voies ils entrent, et ce qu'il refuse de lire.
1.1 Ce qu'il faut pour ouvrir un profil
Pour le nageur : son sexe et sa date de naissance.
Pour une performance : le chrono, la distance, la nage, la longueur du bassin, et la date.
Aucune n'est facultative — sans cela, impossible d'ouvrir un profil.
Pour un profil qui dit quelque chose, il en faut davantage, et le programme applique des seuils nets. Ils portent sur le nombre de distances distinctes que le nageur a démontrées, et sur l'amplitude qu'elles couvrent — une distance courte, 50 m ou moins, et une distance longue, 400 et au-delà sur l'axe d'effort de la partie 2.
| Ce que le nageur a démontré | Ce que le programme fait |
|---|---|
| 1 seule distance | aucune étiquette de type : une pente ne se trace pas sur un point |
| 2 distances | le type est posé, mais la couverture est dite faible |
| 3 ou 4 distances | couverture indicative |
| 5 distances et l'amplitude court ↔ long | couverture fiable — c'est le jeu complet |
Ces quatre paliers sont ceux que le programme applique, lus dans sa table de couverture. Le premier est un refus : en dessous de deux distances, aucun type n'est écrit — le programme ne pose pas une étiquette qu'il ne peut pas tenir.
Deux autres besoins s'ajoutent, et ils ne se remplacent pas l'un l'autre :
- pour ancrer les allures, il faut de quoi lire trois grandeurs qui ne se remplacent pas — une référence aérobie (la VMA), une vitesse critique, un seuil. Chacune a ses propres entrées et aucune ne se déduit d'une autre (Le tableau des ancres). Il n'y a donc pas un minimum pour les allures, mais trois : un 400 ou un test de VMA pour la première, un couple 200 / 400 ou un test dédié pour la deuxième, un T30 pour la troisième — et faute de T30, la troisième se lit en pourcentage de la première ;
- pour estimer une épreuve jamais courue, il faut des marques proches de celle qu'on cherche : la précision dépend de la densité des données du nageur, pas du programme.
1.2 La synchronisation fédérale
La première voie ne demande rien au coach : le programme va chercher les courses du nageur dans les résultats de la fédération, et il les lit sur toute la carrière, pas sur les seules saisons récentes.
Une compétition rapatriée apporte trois choses, et elles se lisent différemment :
- la course elle-même — le chrono, la date, le bassin, la nage, la distance ;
- ses temps de passage, quand la compétition en publie (Les temps de passage) ;
- les temps de relais du nageur, quand il a nagé en relais (Les temps de relais).
⚠️ La synchronisation avec la fédération est encore fragile et peut omettre certaines performances, particulièrement les relais d'avant 2021. Nous espérons améliorer cela.
1.3 La saisie manuelle : les meilleurs temps du coach
La deuxième voie d'entrée : le coach saisit lui-même une performance et ses détails.
C'est par cette voie qu'entrent les 400 tests de spécialité — un 400 dos, brasse ou papillon nagé à l'entraînement, qui n'existe dans aucune compétition officielle mais qui ancre la vitesse critique dans la nage du nageur (La vitesse critique : le point d'ancrage).
Et c'est aussi par là qu'on édite n'importe quelle performance, même officielle, pour y ajouter des temps de passage et une analyse de course chronométrique.
Une performance saisie à la main vaut une performance rapatriée. Aucun calcul du programme ne les distingue : ni l'indice, ni les meilleurs temps, ni les records, ni les écartements, ni les estimations. Seul l'affichage les étiquette différemment.
1.4 Les temps de passage
Un temps de passage officiel est un temps officiel. Le programme en fait deux choses.
① Un passage plus rapide qu'une course devient le meilleur temps de l'épreuve. Si votre meilleur 200 vaut 2:06 et que vous passez au 200 d'un 400 en 2:05, votre meilleur temps de 200 devient 2:05. C'est une marque officielle : on peut se qualifier sur un 100 brasse avec le temps de passage d'un 200 brasse.
⚠️ C'est une borne basse, pas un plafond. Un passage se nage sans arrivée et à allure gérée : il sous-estime ce dont le nageur est capable. Il compte comme meilleur temps, mais l'allure de course et l'estimation de l'épreuve restent plus rapides.
② Une récolte d'information dans la fenêtre de la course, pour lire la course elle-même.
⭐ Et deux distances qui ne sont des épreuves nulle part peuvent quand même devenir des meilleurs temps : le 15 m et le 25 m. Un passage lu dans un 50, un 100 ou un 200 y sort une marque — le départ et la coulée pour le premier, un sprint pour le second. Aucun classement fédéral ne les contient, donc aucune référence, donc aucun indice : ce sont des repères, et le panneau les lit déjà. ⛔ Et la liste est close : un passage à 150, 250, 300 ou 350 n'est la marque de rien. ⚠️ Elles ne fabriquent aucune allure — la chaîne aérobie ne lit jamais une marque de moins de 50 m, et l'estimateur ne connaît que les six distances d'épreuve.
Trois règles encadrent l'entrée d'un passage.
- Une seule nage. En quatre nages, seul le premier quart est d'une seule nage — et c'est du papillon. Un 100 lu dans un 400 quatre nages est du 100 papillon.
- Le passage n'entre que s'il bat le meilleur temps en place, ou s'il remplit une case vide.
- Rien n'est effacé : le temps qu'un passage remplace reste en base et reste affiché, comme toutes les performances écartées (Conserver, classer, ne jamais supprimer).
1.5 Les temps de relais : de vraies courses
Un temps de relais vit dans le profil, et nulle part ailleurs — et ces deux moitiés se lisent ensemble :
- dans la case du profil, il se range au-dessus d'une estimation : il la remplace, et la case affiche alors le temps de relais, étiqueté, avec sa date et sa course. Il reste en dessous d'un chrono individuel valable, qui le remplace à son tour ;
- dans les records, il n'entre jamais : ni dans les meilleurs temps, ni dans la fenêtre des records, ni sur la courbe de niveau, dans aucune de ses trois vues. Un temps de relais ne devient pas une marque.
Autrement dit : il comble une case que rien de mieux n'occupe, il ne réécrit aucun palmarès.
Un relayeur qui part lancé part avec un avantage, et le programme le lui retire. La mesure publiée de cet avantage va de 0,30 à 0,57 s, moyenne 0,39 — sur 36 juniors, en bassin de 50 m, une seule compétition [1]. ÉTABLI, dans ce périmètre.
Le programme se donne une fourchette un peu plus large des deux côtés, 0,20 à 0,70 s — DÉCISION, parce que la mesure ne dit rien du petit bassin ni des nageurs de plus de 18 ans, et qu'il faut bien couvrir ces cas-là. Et il retient la borne haute, 0,70 s : la case va servir à prescrire une allure, et la borne qui engage le moins est celle qui rend le temps le plus lent.
⚠️ Une ligne de relais dont la nage n'est pas identifiée est ignorée — on ne devine pas une nage.
Et un temps de relais passe par les mêmes gardes d'âge qu'un chrono individuel, dans le même ordre. La récence d'abord : dans la fenêtre, il compte, point. Au-delà seulement, deux questions — la course a-t-elle été nagée trop jeune (même seuil, même table par âge que la course d'enfance), et le nageur a-t-il continué à pratiquer depuis ? Une seule des deux qui répond mal, et la ligne sort. Entre plusieurs relais d'une même case, le plus récent gagne ; à date égale, le plus rapide une fois ramené au départ du plot.
⛔ Ces gardes ne sont pas une précaution, c'est une mesure. À la première mise en service sans elles, sur le parc complet : 12 cases servies, dont l'âge médian du relais retenu était de 14 ans, et le plus vieux de 18. Un 100 dos passait de 1:04.17 à 1:18.97 sur la foi d'un relais de 2011. C'est exactement le défaut que le triage ferme — prescrire une allure à partir d'une course que le moteur aurait lui-même jetée — réintroduit par une porte d'entrée neuve. Une décision qui ouvre une porte n'ouvre pas les gardes qui protègent la maison.
1.6 Les tests d'entraînement
Cinq protocoles sont câblés. Tous se font au chronomètre. Les libellés ci-dessous sont ceux de la fiche du nageur.
⚠️ Câblés ne veut pas dire passés, et c'est la première chose à savoir avant de lire la suite. Mesuré le 24 août 2026 sur la base : 13 nageurs, 124 panneaux d'allures (une nage × un bassin = un panneau). Zéro T30, zéro 12 × 25, zéro couple répété, zéro n × 200 saisis. Les cinq protocoles ci-dessous existent, ils sont lisibles par le moteur et leur effet est écrit — mais aujourd'hui le programme tourne sur ce que les courses lui donnent. Chaque ancre porte donc, plus bas, la voie de repli qui se déclenche à défaut de test, et laquelle est le cas courant. C'est une photographie datée, pas une propriété du moteur : le jour où un coach passe un T30, la branche du T30 s'allume pour son nageur.
| Le test | Ce qu'il mesure | Comment il entre | Statut |
|---|---|---|---|
| Segment lancé | Vitesse pure (Vmax), à une longueur donnée | remplace : il fixe la vitesse pure, il ne la relève pas. Longueur au choix : 5, 10, 15 ou 20 m — c'est elle qui définit la mesure, pas le bassin. On chronomètre au passage de la tête, et on ne compare que des longueurs égales | ÉTABLI en méthode [2] |
| T30 (30 minutes) | Le seuil, et lui seul | il pose le seuil : la vitesse du test, nue, distance ÷ 30 minutes, sans aucun facteur. Il ne touche ni la vitesse critique ni la VMA | ÉTABLI [3, 4] |
| 12 × 25 (Mitchell) | La vitesse critique, et elle seule | relève seulement — la valeur du test se convertit avant d'entrer, par la régression publiée : CS = 0,777 × CS(12 × 25) + 0,116 × (bassin de 25 m) + 0,213 m/s. Il ne touche ni le seuil ni la VMA | ÉTABLI [5] |
| Couple répété 200/400 | Vitesse critique (CS) | relève seulement — on garde la médiane des lectures ; rien n'est converti. Trois essais par distance (le protocole publié), deux acceptés : la lecture sort alors à 2,17 % près au lieu de 2,06 %. Une date par essai : c'est elle qui dit la précision réelle. | ÉTABLI [6] pour le test et son erreur (3,07 % en crawl) · DÉRIVÉ pour la médiane et pour le coût d'un essai en moins |
| n × 200 (VMA) | VMA (vVO₂max) | relève seulement | ÉTABLI [7, 8] |
Pourquoi le T30 va au seuil et le 12 × 25 à la vitesse critique
C'est la question la plus légitime de tout ce chapitre, parce que les deux tests ont longtemps été rangés au même endroit. La réponse ne se joue pas sur une préférence : elle se joue sur ce que chaque protocole a été publié contre, et sur la forme de l'effort.
Le T30 a été publié contre les deux, et c'est ce qui rend la question difficile. Contre la vitesse critique d'un couple 200 / 400 d'abord — verbatim : « the 30-min test velocity (V30) is not different from the critical swimming speed determined from 200- and 400-m tests but is overestimated by 3.2 % » [3]. Contre le seuil ensuite, mesuré au lactate : sur 14 nageurs entraînés de 15,9 ± 1,9 ans, la vitesse du T-30 vaut 1,29 ± 0,08 m/s et la vitesse au seuil de 3,5 mmol 1,29 ± 0,07 m/s — aucune différence significative, corrélation r = 0,90 [4]. Deux publications, deux destinations possibles : la littérature seule ne tranche pas.
⭐ Ce qui tranche, c'est la FORME de l'effort. Le seuil se définit par une intensité tenue longtemps en continu, et se mesure sur des paliers d'une trentaine de minutes. Un T30, c'est trente minutes continues. La vitesse critique, elle, ne se nage jamais : c'est une asymptote calculée sur au moins deux distances, l'ordonnée d'une droite. Un test qui dure trente minutes d'affilée a la forme d'un seuil, pas celle d'une asymptote. On range la mesure dans l'ancre dont elle a la forme — et le nombre suit : le T30 entre nu, sans conversion, parce qu'il n'y a plus de grandeur à rattraper.
⛔ Et le 3,2 % de Dekerle 2002 n'a plus de destination. Il servait à faire d'un T30 une vitesse critique. Comme le T30 ne va plus là, le facteur n'est plus appliqué nulle part. Il reste vrai, il ne sert plus.
⭐ Et lu à l'endroit, ce 3,2 % devient un argument, pas un facteur. Le sens de l'écart est celui-ci : la vitesse critique se situe au-dessus de la vitesse du T30, de 3,2 % — c'est ce que la conversion abandonnée faisait, elle relevait la V30 pour en faire une vitesse critique. Or la même vitesse de T30 colle au seuil [4]. Mises bout à bout, les deux mesures disent donc : le seuil est sous la vitesse critique d'environ 3 % — chez des nageurs entraînés, dans ces deux protocoles-là. C'est le même sens que les 4,75 % de la partie 6, sur une autre population et une autre méthode ; deux chemins indépendants qui pointent dans la même direction, avec deux amplitudes différentes. ⚠️ Et c'est exactement pour ça qu'on ne fige aucune amplitude : la direction est solide, le nombre ne l'est pas.
Le 12 × 25 n'a pas cette ambiguïté : sa publication de validation régresse le test vers la vitesse critique, et vers rien d'autre. Elle donne la conversion, et le programme applique celle-là, telle qu'elle est écrite [5].
⛔ La conséquence, et elle est stricte : un test qui ne vise pas une ancre ne l'alimente pas. Un protocole présenté à une ancre qu'il ne mesure pas est sauté, jamais converti pour l'occasion. C'est ce qui remplace l'ancien garde-fou d'étiquette (« un 12 × 25 est une vitesse critique, pas un seuil ») : il ne tient plus par une conversion prudente, il tient parce qu'il n'y a plus de passerelle du tout.
Deux lectures s'ajoutent aux cinq protocoles, sans être des tests à saisir :
- deux marques d'une même course donnent la vitesse de nage sans passer par un protocole dédié. Le segment lancé et les deux marques d'une même course sont la même mesure : une distance nagée lancée, après la coulée et sans virage. Rien n'est prioritaire entre les deux : la plus rapide gagne, quelle que soit sa longueur — et la ligne dit sur quelle longueur le maximum a été fait. C'est la règle du moteur partout ailleurs : une vitesse de nage est une capacité, et une capacité c'est le meilleur observé, comme un meilleur temps est le plus rapide de ses chronos. ⭐ Un nageur dont le coach a posé plus de repères a donc plus de chances d'attraper son pic — ce n'est pas un avantage indu, c'est une meilleure mesure. ⭐ La longueur est fixe, la position est libre : les quatre longueurs (5, 10, 15, 20 m) sont un catalogue fermé, mais le coach pose ses marques où il veut — toute paire séparée exactement d'une de ces longueurs fait une lecture, où qu'elle tombe dans la course (15 → 25 est un 10 m, 12 → 27 un 15 m, 15 → 20 un 5 m). Une paire séparée de 38 m n'est aucune des quatre : elle ne donne rien, il n'y a rien à arrondir. ⚠️ Ce que coûte une fenêtre courte : la vitesse étant la longueur divisée par le temps, une erreur de chronomètre s'y reporte en proportion inverse de la longueur — un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, quatre fois plus que sur 20 m. C'est de l'arithmétique, pas une amplitude publiée. ⚠️ Et comme c'est la lecture la plus rapide qui alimente la ligne, un 5 m mal chronométré peut devenir la vitesse max du nageur : les quatre longueurs sont affichées côte à côte précisément pour que ça se voie ;
- le 300 du milieu d'un 400 est une voie d'entrée de la VMA à part entière, pas un avis de contrôle greffé sur une autre lecture : c'est la deuxième des quatre, derrière le n × 200 et devant le 400 entier (Quand deux mesures se contredisent). Elle a deux crans d'alerte, et ils n'appartiennent qu'à elle : sous 10 % d'écart avec le profil, la lecture s'applique en silence ; entre 10 et 15 %, elle s'applique mais porte un drapeau « à vérifier » ; au-delà de 15 %, elle est refusée. DÉCISION — aucune publication ne fixe un cran de divergence [9, 10].
Quand le 400 du jour n'a pas de passages : la lecture se transporte
Un 400 sans temps de passage ne donne pas de milieu de course : il n'y a rien à lire entre 50 et 350 m. Le programme ne s'arrête pas là pour autant, et il ne fabrique rien non plus — il transporte la lecture qu'il a déjà.
Le geste, en clair : il reprend la dernière course de la même épreuve qui portait des passages, lit ses 300 m centraux, et reporte cette lecture sur le 400 courant par le rapport des deux temps totaux — un facteur k = temps du 400 courant ÷ temps du 400 ancien. Si le nageur a progressé de 2 % sur son 400 entier, son milieu de course est supposé avoir progressé de 2 % aussi.
⛔ Et la ligne cesse d'être une mesure. Elle porte le mot estimé, elle perd sa marque de mesure, et l'écran le dit. Ce n'est pas une précaution de style : le nageur n'a jamais nagé ce milieu-là. Mesuré le 24 août 2026 : 4 panneaux sur 124 tiennent leur VMA d'un milieu de course transporté ; 14 la tiennent d'un milieu réellement mesuré.
⚠️ Ce que le transport suppose, et qu'il ne vérifie pas : que la forme de la course n'a pas changé entre les deux. Un nageur qui a modifié sa gestion — parti plus vite, fini plus fort — a déplacé son milieu de course sans que son temps total le dise. Le rapport des totaux ne peut pas voir ça. C'est la limite du geste, et c'est pour elle que la ligne est marquée : un milieu transporté vaut ce que vaut l'hypothèse « il court de la même façon qu'avant ».
Le 15 m max départ plongé mesure le départ et la coulée, pas la nage [2] — impulsion, coulée, reprise, c'est la portion la plus rapide de toute la course. Il se saisit par la fenêtre des meilleurs temps, et il peut provenir d'un temps de passage de compétition. Il vit sur sa propre ligne et n'alimente aucune vitesse de nage.
Le croisement nagé / coulé, à côté du chrono. Quand les coulées d'une course ont été relevées, l'analyse décompose chaque longueur en deux : ce qui a été coulé et ce qui a été nagé, chacun avec sa vitesse. Le temps de coulée se déduit quand une marque de passage tombe pile à la fin de la coulée — la marque reste alors la source unique, et il n'y a rien à saisir deux fois ; il ne se stocke que lorsqu'aucune marque ne coïncide.
⛔ Une coulée est MESURÉE, jamais supposée. Une longueur sans relevé n'a pas de ligne : ni valeur par défaut, ni moyenne de population, ni emprunt à une autre course. C'est de l'analyse — elle ne nourrit aucune ancre aérobie ; elle borne seulement la vitesse de nage pure, en disant où la nage commence vraiment.
⛔ Et la chaîne aérobie ne lit jamais une marque de moins de 50 m. L'exclusion du 15 et du 25 est sourcée : le 15 m départ plongé est majoritairement subaquatique [2], et le 25 m tombe sur le pic de puissance glycolytique, vers douze secondes [11], [12]. Ni l'un ni l'autre ne décrit une allure aérobie. ⚠️ Que le 50, lui, reste éligible est une DÉCISION : il est à la frontière, et c'est nous qui la plaçons de ce côté-là. Sans ce filtre, un 15 ou un 25 raidissait la loi de puissance et coûtait de 4,4 à 7,4 % d'allure aérobie.
Le 12 × 25 : douze 25 m nagés à fond, environ cinq secondes de repos entre chaque, départ poussé, sans virage — trois minutes de travail. Le test en tire une vitesse critique : la moyenne des deux 25 les plus lents des quatre derniers [5]. Elle suit de très près celle des courses (R² ajusté 0,92) mais la lit trop vite : le moteur applique la conversion publiée dans le même papier, qui dépend du bassin [5]. ÉTABLI. ⛔ Le test ne mesure ni le seuil ni la VMA, et il ne les alimente pas non plus : depuis le 23 août 2026 les trois ancres sont indépendantes, et un 12 × 25 ne sert que la vitesse critique (Le tableau des ancres). ⚠️ Cette phrase disait auparavant que le seuil et la VMA « s'en déduisaient par la chaîne des ancres » — c'est précisément ce qui a été coupé. Et la référence aérobie, elle, a quatre entrées à elle, dont le n × 200 est la meilleure (Quand deux mesures se contredisent).
Le n × 200 : des paliers de 200 m à allure imposée — idéalement un pacer au fond du bassin. On démarre à 0,35 m/s sous l'allure de son 400, soit sept paliers plus bas, puis on monte de 0,05 m/s à chaque palier, avec 30 s de repos entre eux, jusqu'à l'épuisement. La VMA est la vitesse du dernier palier entièrement tenu — un palier commencé mais non terminé ne se saisit pas. En crawl, bassin obligatoire. ÉTABLI en méthode : le protocole incrémental vient de Sousa et ses collègues [7], la lecture du dernier palier de Fernandes et Vilas-Boas [8]. ⚠️ Les bornes de saisie — au moins deux paliers, au plus vingt — sont des garde-fous de formulaire, sans prétention physiologique.
Le couple répété 200/400 : le couple 200/400 du moteur, mais nagé plusieurs fois chaque distance, dans un ordre mélangé, au moins 48 h entre deux essais, le tout sur environ trois semaines [6]. ⚠️ D'où viennent ces trois semaines : six efforts maximaux espacés d'au moins 48 h en occupent forcément une quinzaine. C'est une contrainte de récupération, pas un choix de précision — pour la précision, plus les essais sont resserrés, mieux c'est. Les deux ne se contredisent pas : on resserre autant que la récupération le permet, pas plus. Départ poussé dans l'eau. Aucun temps n'est annoncé au nageur pendant la série. On calcule la vitesse critique de chaque essai, et on garde leur médiane — pour qu'un seul mauvais jour ne décide pas ; à deux essais, la médiane de deux valeurs est leur moyenne, il n'y a donc pas de seconde règle à retenir. ⭐ Ce qu'il apporte, et c'est le seul du tableau à l'apporter : son erreur est PUBLIÉE. En crawl, un chrono de 200 varie de 1,85 % d'un essai à l'autre, un 400 de 1,25 %, et la vitesse critique qui en sort de 3,07 %. Le plus petit changement qu'on puisse déclarer réel à 95 % est de 5,13 % [6]. ⚠️ Ce qu'il n'apporte pas : aucune grandeur neuve. Sans test, le moteur lit déjà ce couple sur tes courses — celui-ci s'ajoute, il ne remplace rien. Ce qu'il change, c'est la fenêtre : voir le tableau plus bas. ⛔ Et la deuxième sortie de ce modèle, la « réserve au-dessus de la vitesse critique », n'est PAS fiable — elle varie de 13 à 45 % d'un essai à l'autre, jusqu'à 117 % en crawl [6]. Le programme ne la calcule pas, ne l'affiche pas, et ne l'utilisera pas.
Deux ou trois essais par distance, et ce que le choix coûte. Trois, c'est le protocole publié, et c'est la meilleure lecture. Deux sont acceptés : c'est le coach qui juge de ce que le nageur peut donner. Le prix se chiffre, il ne s'estime pas — le bruit d'une médiane de k lectures se calcule :
| Essais par distance | Bruit sur la vitesse critique | Statut |
|---|---|---|
| 1 (un seul couple) | 3,07 % | ÉTABLI [6] |
| 2 — médiane = moyenne | 2,17 % | CALCULÉ (÷ √2) |
| 3 — médiane de trois | 2,06 % | CALCULÉ (× 0,6698) |
⭐ La lecture qui compte : deux essais, c'est presque aussi bon que trois — 2,17 % contre 2,06 %. C'est le passage à un seul essai qui coûte cher : l'erreur y bondit de 41 %. C'est le premier essai supplémentaire qui paie, de loin. ⚠️ Le coût des essais ne s'exprime ici qu'en valeurs absolues, et c'est délibéré : exprimé en pourcentage d'augmentation, il tomberait sur un nombre que cette page porte déjà pour tout autre chose — l'erreur d'un couple lu à six mois d'écart. Deux notions, un seul nombre : le lecteur trébuche. ⚠️ Le facteur 0,6698 de la médiane de trois se calcule (intégration de la densité de la statistique d'ordre médiane) ; il n'est publié nulle part tel quel — statut CALCULÉ, pas ÉTABLI. Et il a un coût assumé : une moyenne de trois donnerait 1,77 %. On paie donc environ 16 % de bruit pour la robustesse — exactement le « un mauvais test ne doit pas décider » que la source nomme.
L'échauffement est RECOMMANDÉ, pas obligatoire. Le protocole publié en impose un de 1 km, identique avant chaque essai. En changer sort du protocole. ⚠️ Et il faut être exact sur ce qu'on sait : le sens du biais est connu sur le chrono — un échauffement écourté ralentit — mais pas sur la vitesse critique : elle se lit sur l'écart entre le 200 et le 400, et si les deux ralentissent, l'écart peut se creuser comme se resserrer. Aucune source de notre bibliothèque ne mesure lequel des deux souffre le plus. Sens connu sur le chrono, non déterminé sur la vitesse critique, ampleur non chiffrée — et on n'écrira pas de nombre de confort à la place.
Ce que la fenêtre de dates coûte
Le programme lit aussi une vitesse critique sur le couple 200/400 de tes courses. Cette lecture-là n'est jamais refusée — mais ses deux chronos peuvent être éloignés de plusieurs mois, et elle porte alors l'erreur de son écart.
L'échantillon, en entier. 224 compétitions officielles au format LENEX, de 2020 à 2026 (du 11 octobre 2020 au 22 juillet 2026), 397 088 résultats individuels balayés et 11 512 nageurs distincts — dont 3 450 possèdent à la fois un 200 et un 400 en crawl.
⚠️ Deux nombres différents circulent ici, et il faut les distinguer — c'est le filtre « meilleur temps du jour » qui les sépare :
| Étage | Ce qui est compté | Combien |
|---|---|---|
| Avant le filtre | Résultats sur 200 et 400 m, nage identifiée, temps valide. Séries, finales et reprises comptent chacune pour un. | 123 971 |
| Après le filtre | Chronos retenus : un seul par nageur × nage × distance × bassin et par jour — le plus rapide. | 88 365 |
Fondre les séries et les finales d'une même journée retire donc 28,7 % des lignes. C'est le second nombre — 88 365 — qui porte tout ce qui suit, et les deux répartitions ci-dessous y retombent exactement, à l'unité.
Répartition des 88 365 chronos retenus. Par nage : crawl 21 437 (200 m) et 13 365 (400 m) · quatre nages 16 589 et 5 873 · dos 11 424 · brasse 11 150 · papillon 8 527 — ces trois dernières nages n'ont pas de 400 en compétition, donc aucun couple. Par bassin : 51 745 / 14 238 en 50 m, 17 382 / 5 000 en 25 m. Et 56 490 couples 200/400 sont formables à moins d'un an d'écart — 35 894 en crawl, 20 596 en quatre nages.
La méthode, pour qu'elle se refasse sans nous.
- La source : les fichiers de résultats officiels déjà stockés par le programme, au format LENEX. Aucune requête à la fédération, aucun téléchargement — on relit ce qui est là.
- La sélection : pour chaque nageur, chaque nage, chaque distance et chaque bassin, on garde le meilleur temps du jour — séries et finales confondues. Épreuves individuelles seulement, jamais les relais.
- L'appariement : on prend deux chronos d'un même nageur sur une même distance, dans le même bassin et la même nage, et on note leur écart relatif et le nombre de jours qui les sépare.
- La propagation vers la vitesse critique : elle vaut 200 ÷ (t400 − t200). Une erreur sur chaque chrono s'y propage avec des coefficients qui ne dépendent que du rapport des deux temps : k400 = t400 ÷ (t400 − t200) et k200 = t200 ÷ (t400 − t200). Sur les médianes de la population (200 m = 132,19 s · 400 m = 279,41 s) : 1,90 et 0,90. L'erreur totale est la racine de la somme des carrés des deux contributions.
- L'étalonnage — et c'est lui qui prouve que la méthode tient : appliquée aux paires les plus rapprochées, elle rend 2,7 %, quand la littérature publie 3,07 % pour le même couple [6]. Même ordre, légèrement plus serré, et la raison est identifiable : nos paires courtes sont des courses officielles dont on a gardé le meilleur temps du jour, là où l'étude chronomètre des contre-la-montre d'entraînement répétés. On ne « corrige » pas cet écart — on le nomme.
Le résultat :
| Écart entre les deux chronos | Erreur sur la vitesse critique | Paires mesurées (200 / 400) |
|---|---|---|
| moins d'une semaine | 2,7 % | 229 / 101 |
| 8 à 21 jours | 4,0 % | 1 222 / 536 |
| 22 à 45 jours | 4,1 % | 2 523 / 1 509 |
| 46 à 90 jours | 4,6 % | 3 955 / 2 069 |
| 91 à 180 jours | 5,6 % | 5 238 / 2 875 |
| 181 à 365 jours | 6,3 % | 11 854 / 6 532 |
| au-delà d'un an | non mesuré | — |
La longueur de la fenêtre : ce qu'elle change, et laquelle compte
La vitesse de nage se lit sur une fenêtre — une distance parcourue entre deux repères, après la coulée, sans mur dedans. Deux occasions de la mesurer : un test dédié, ou deux marques d'une course. Elles mesurent la même chose, et aucune des deux n'est prioritaire.
Deux fenêtres de longueurs différentes ne se lisent pas pareil, et c'est un fait de terrain : plus la fenêtre est courte, plus elle attrape la pointe de vitesse ; plus elle est longue, plus elle l'aplatit. C'est pour ça que chaque lecture est enregistrée avec sa longueur et affichée pour elle-même.
⭐ Et voici ce qui alimente la ligne « vitesse de nage (max) » : la lecture la PLUS RAPIDE, quelle que soit sa longueur. La ligne dit alors sur quelle longueur le maximum a été fait — « sur 10 m », « sur 20 m ». Le motif tient en une phrase : une vitesse de nage est une capacité, et une capacité c'est le meilleur observé. C'est déjà la règle du moteur partout ailleurs — un meilleur temps est le plus rapide de tes chronos, jamais leur moyenne ni le plus représentatif. On cherche le moment où le nageur a eu son pic de vitesse en nage de course ; on prend donc la vitesse la plus rapide.
⭐ Poser plus de repères augmente les chances d'attraper ce pic — et c'est le but. Un coach qui a chronométré huit passages a mieux cherché le pic de son nageur qu'un coach qui en a posé deux. Ce n'est pas un avantage indu : c'est une meilleure mesure.
⚠️ Ce que ça coûte, et il faut le savoir avant de choisir une fenêtre courte. La vitesse, c'est la longueur divisée par le temps : une erreur de chronomètre s'y reporte en proportion inverse de la longueur. Un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, et quatre fois plus que sur 20 m. C'est de l'arithmétique, pas une amplitude publiée. Comme c'est la plus rapide qui alimente la ligne, un 5 m mal chronométré peut devenir la vitesse max du nageur : deux passages nets, ou pas de 5 m. Les quatre longueurs s'affichent côte à côte précisément pour que ça se voie.
Mesuré chez nous, en lecture seule, le 23 août 2026. Un seul nageur de la base porte plusieurs longueurs sur une même nage : sa lecture sur 10 m donne 1,783 m/s, celle sur 20 m donne 1,750 m/s. Sa ligne « vitesse de nage » affiche donc 1,783 m/s, sur 10 m. ⚠️ Un seul cas : c'est une illustration, pas une amplitude de population.
⇒ Ce qui a changé le 22 août 2026, et qui reste vrai. Le protocole ne dépend plus du bassin : il propose une longueur au choix — 5, 10, 15 ou 20 m — et c'est elle qui définit la mesure. Un segment de 20 m se nage très bien en petit bassin (3 m → 23 m) si le coach a ses repères. Le bassin ne sert plus qu'à une vérification : qu'aucun mur ne tombe dans la fenêtre. ⭐ Et la position des repères est libre : deux passages séparés exactement de l'une des quatre longueurs font une lecture, où qu'ils tombent dans la course — 15 et 25 font un 10 m, 12 et 27 un 15 m, 15 et 20 un 5 m. Deux passages séparés de 38 m ne font rien : ce n'est aucune des quatre longueurs.
⛔ Pourquoi seules ces quatre longueurs comptent — et ce que ça change vraiment. Les marques d'une course permettraient aussi des fenêtres de 3, 13, 23 ou 38 m. On ne les retient pas, pour deux raisons, et l'honnêteté demande de dire laquelle pèse. La vraie raison, c'est le vocabulaire : le test dédié ne sait produire que 5, 10, 15 ou 20 m, donc ce sont les seules longueurs que l'écran sait mettre en face l'une de l'autre — une lecture de 13 m s'afficherait sans que rien ne puisse lui répondre, et une de 38 m serait un 50 m moins son plongeon, c'est-à-dire l'allure d'un 38, fatigue comprise. La seconde raison est une borne pour l'avenir : elle empêche qu'un maximum tombe un jour sur une paire de 3 m, où le chronomètre pèse plus que ce qu'on mesure. ⚠️ Mesuré le 23 août 2026 : aujourd'hui ce filtre ne déplace aucune valeur — sur les deux courses de la base qui ouvrent des fenêtres, la lecture retenue est la même avec et sans lui (un 10 m dans les deux cas). On écrit ce qu'on a mesuré, pas ce qui arrangerait la règle.
⚠️ Les autres longueurs ne sont pas jetées : chacune reste affichée pour elle-même, sous le tableau des allures, avec la mention de son origine (test ou course). C'est ce qui permet de voir si le nageur tient sa vitesse de 5 à 20 m. À longueur égale, on retient toujours la plus rapide — même raison : c'est une capacité, pas une mesure du jour.
⚠️ Ce que la littérature ne dit pas, et qu'on ne lui fait pas dire : aucune source du corpus ne fixe la longueur d'une fenêtre de nage propre. La revue de référence sur l'analyse de course [2] recense trois définitions concurrentes de la nage propre — « le reste de la course » dans 15 articles sur 17, « de 15 à 35 m » dans un seul, « pas clair » dans le dernier — et conclut que cette variabilité impose la prudence. Le catalogue des quatre longueurs est donc une décision de projet, argumentée et datée, pas une valeur publiée. On le dit plutôt que de la faire passer pour de la science.
Pourquoi le programme n'annonce jamais mieux que la science
Cette table sert à deux choses différentes, et une seule des deux est légitime.
✅ Elle dit de combien un écart de dates ABÎME une lecture. C'est ce pour quoi elle a été mesurée, et c'est solide.
⛔ Elle ne dit PAS qu'un test resserré est meilleur que ce que la science publie. Appliquée telle quelle à un test dont les couples tiennent en trois jours, elle sortirait 1,81 % — mieux que les 2,06 % qu'on obtient à partir de l'erreur publiée du protocole [6]. Le programme se déclarerait alors plus précis que la source dont il tient ses nombres.
Et c'est faux, pour une raison que l'étalonnage ci-dessus dit déjà : cette table est mesurée sur des courses officielles — meilleur temps du jour, nageur affûté, enjeu réel. Un contre-la-montre d'entraînement ne travaille pas dans ce régime-là. Que notre fenêtre courte (2,7 %) tombe sous le publié (3,07 %) n'est pas une meilleure mesure : ce sont deux régimes différents.
⇒ La précision annoncée est donc plancherée : jamais meilleure que l'erreur publiée du protocole, corrigée du nombre d'essais. Un test bien tenu annonce 2,06 % à trois essais et 2,17 % à deux — exactement les valeurs publiées. Un test dont les dates s'écartent annonce pire, et l'écran dit lequel des deux a décidé. ⚠️ Ce plancher ne touche à aucun calcul de vitesse : il borne le nombre qu'on annonce, pas la vitesse critique, qui reste ce que les chronos disent.
Plongé ou poussé : pourquoi ça ne change rien ici
C'est la question que tout coach se pose devant ce test. En compétition, un 200 et un 400 partent plongés. À l'entraînement, ce test part poussé dans l'eau. Comparer les deux, n'est-ce pas comparer des choux et des carottes ?
Non — et la démonstration tient en deux lignes. La vitesse critique ne sort pas d'un chrono : elle sort d'une soustraction, 200 ÷ (t400 − t200). Or un départ plongé fait gagner la même chose sur un 200 que sur un 400 : c'est un plongeon et une coulée, une fois, dans les deux cas. Appelons ce gain g, sans avoir besoin de savoir combien il vaut :
(t400 − g) − (t200 − g) = t400 − t200
Le gain disparaît. On n'a jamais eu besoin de le mesurer.
⛔ Mais ça ne s'annule qu'à une condition, et c'est elle la vraie règle : les deux chronos d'un même couple doivent avoir le même type de départ. Apparier un 200 de compétition (plongé) avec un 400 de test (poussé) ne soustrait plus rien — le g du 200 n'est pas celui du 400, il reste un résidu, et il fausse la vitesse critique pour de bon. D'autant plus que le 200 est court : le plongeon y pèse proportionnellement plus lourd.
✅ Le programme ne le fait jamais. Chaque source rend sa lecture complète et homogène : le test apparie test-avec-test (tout en départ poussé), le moteur apparie course-avec-course (tout en départ plongé). Les deux lectures se comparent ensuite, entières, et la plus rapide gagne — et seulement vers le haut.
⚠️ Et ce que ça n'autorise pas. Ça ne rend pas les deux lectures interchangeables. Le test reste meilleur que les courses, mais pour une autre raison : sa fenêtre courte et sa répétition. Pas à cause du départ.
⭐ Le corollaire, et il compte : c'est pour ça qu'un test ne remplace pas les courses. Les deux lectures coexistent, chacune complète, chacune avec son erreur, et la meilleure gagne. Un nageur qui court beaucoup et ne teste jamais garde une vitesse critique lue sur ses courses ; un nageur qui teste en gagne une seconde, plus nette. Aucune des deux n'efface l'autre.
Ce que cette table ne fait pas
⛔ Cette table ne refuse rien. Un couple large n'est pas faux, il est large — et le coach doit le voir pour en juger. C'est cela, et cela seulement, que le test apporte : pas une grandeur neuve, une fenêtre courte. Statut : MESURÉ. ⚠️ Et cette mesure en a corrigé une autre, le 22/08/2026. Une première version tournait sur nos sept nageurs d'essai et annonçait 9,5 % à un an. Refaite sur la population, elle donne 6,3 % : le banc surestimait de moitié, parce qu'une personne à l'arrêt puis en reprise y pesait pour un septième. Le sens, lui, ne bouge pas — l'erreur double entre une semaine et un an. C'est la population qui fait foi.
Deux règles valent pour tous les tests de la colonne « relève ».
- Un test relève une référence, il ne l'abaisse jamais — et « relève » se lit par rapport à une chose précise : l'ancre que le profil porte déjà à la date regardée. Si le test lit plus haut qu'elle, elle monte ; s'il lit plus bas, rien ne descend. On est affûté une à deux fois par an : une mesure prise en période de travail ne fait pas baisser un niveau.
- Un test ancien ne compte que si le nageur a continué à pratiquer jusqu'à l'époque regardée.
1.7 Quand deux mesures se contredisent
Le programme dispose souvent de plusieurs façons de lire la même grandeur.
Les sources sont classées par qualité de mesure ; à qualité égale, la plus récente l'emporte. ⭐ Et il y a TROIS classements, pas un : un par ancre. Aucune source ne concourt dans un classement qui n'est pas le sien, et aucun des trois n'arbitre les deux autres — c'est la conséquence directe de l'indépendance des trois ancres.
Pour la référence aérobie (la VMA), l'ordre est :
- le n × 200 par paliers — la seule mesure directe du corpus [7, 8] ;
- le 300 m du milieu d'un 400 [9, 10] — mesuré sur des passages réels, ou transporté depuis la dernière course qui en portait, et marqué estimé dans ce cas (La lecture se transporte) ;
- un 400 réellement nagé, en entier — un bon repère [8], mais c'est une course complète, plongeon et arrivée comprises, donc plus rapide que l'allure tenue (voir plus bas, La référence aérobie) ;
- un 400 estimé — dernier, par construction : aucune source ne dit ce que vaut la référence aérobie quand le 400 lui-même est fabriqué.
⚠️ Ce que le parc porte réellement, mesuré le 24 août 2026 sur 124 panneaux : 98 (79 %) lisent leur VMA sur un 400 estimé — le dernier rang — 14 sur un milieu de course mesuré, 8 sur un 400 entier, 4 sur un milieu transporté. Le rang 1 ne sert nulle part : personne n'a encore passé de n × 200. La cascade n'est pas décorative : aujourd'hui elle descend presque toujours jusqu'en bas.
Pour la vitesse critique, l'ordre est :
- le couple répété 200 / 400 — il passe devant parce qu'il ne convertit rien : il calcule directement la pente qui EST la vitesse critique, et c'est le seul dont l'erreur soit publiée [6] ;
- le 12 × 25, dont la conversion vers la vitesse critique est publiée [5], mais dépend du bassin ;
- le couple 200 / 400 lu sur ses courses — la même grandeur, sans test à passer, mais sur deux chronos qui peuvent être éloignés de plusieurs mois (ce que la fenêtre de dates coûte).
⚠️ Mesuré le 24 août 2026 : 43 panneaux sur 124 portent une vitesse critique — 17 par le couple lu sur les courses, 26 par le report du crawl chez un nageur lu en quatre nages (Le quatre nages emprunte son moteur). Les deux premiers rangs, ceux des tests, ne servent aujourd'hui sur aucun panneau. Sur les 81 panneaux restants, la ligne n'existe pas — et le programme n'en fabrique aucune.
Pour le seuil, l'ordre tient en deux lignes :
- un T30 mesuré — la vitesse du test, nue [3, 4] ;
- à défaut, 88,3 % de la VMA, quelle que soit la provenance de cette VMA.
⚠️ Mesuré le 24 août 2026 : 124 lignes de seuil sur 124, toutes au rang 2. Aucun T30 n'a encore été passé. Le seuil du parc est donc aujourd'hui, sans exception, un pourcentage d'une VMA elle-même très majoritairement estimée — c'est la chaîne d'incertitude la plus longue du produit, et elle se lit à l'écran ligne par ligne : chaque valeur dit si elle est mesurée ou déduite.
⛔ Il n'y a plus d'interrupteur entre les rangs. L'ancienne version de cette page en décrivait un, qui décidait si la vitesse critique passait devant le milieu de course dans le classement de la référence aérobie. Il n'a plus d'objet : la vitesse critique ne concourt plus pour la VMA.
Et quand deux lectures se contredisent franchement, le programme le signale — il ne corrige pas. Un désaccord marqué entre deux sources allume un drapeau visible par le coach.
Une contradiction plus simple est signalée à part. Normalement, vitesse maximale > vitesse du 50 > vitesse du 100. Quand cet ordre est inversé, la ligne porte une mention « à re-mesurer ». La comparaison ne porte que sur des mesures réelles, jamais sur une extrapolation.
Voilà ce que le moteur récolte. Mais un chrono ne se lit pas seul : le même temps est un exploit à un âge et une performance ordinaire à un autre. Pour en tirer quoi que ce soit, il faut le comparer — et c'est l'objet de la partie suivante.
2. L'axe d'effort
L'étalon situe un nageur par rapport à une population afin de déterminer son niveau. Pour comparer des épreuves qui ne sont pas comparables — un 200 papillon et un 200 crawl ne coûtent pas le même effort — on s'appuie sur une table d'équivalences aérobies. Cet instrument-là range les épreuves autour d'un équivalent aérobie face au crawl.
2.1 La table des équivalences aérobies
Toutes les nages ne coûtent pas le même effort à distance égale : pour ranger les épreuves sur un même axe, chacune est ramenée à la distance de crawl qui coûte la même dépense énergétique, au régime aérobie. Cette table sert à ranger les performances, pour établir le profil plus finement.
⚠️ Ce que cet axe déplace — et ce qu'il ne déplace pas. Le profil d'un nageur se lit dessus, et trois choses en découlent. Son étiquette de type d'abord — sprinteur, demi-fondeur, fondeur : elle vient de la pente de ses épreuves rangées sur cet axe (Le type). La borne basse de ses allures de course ensuite — la vitesse de croisière se lit sur cette même pente (Les allures de course). Et une épreuve jamais courue enfin : c'est sur cet axe qu'elle se place quand le programme l'estime (Les épreuves manquantes). En revanche l'axe ne touche ni l'indice de performance (un chrono comparé à l'étalon de son épreuve), ni les niveaux, ni la conversion entre bassins, ni les autres allures : celles-là se lisent sur les trois ancres, dont deux — la vitesse critique et le seuil mesuré — ne passent pas du tout par cet axe.
Et ce déplacement est borné — mesuré, nageur par nageur. D'une table à l'autre, la borne basse des allures de course bouge de 0,35 % en médiane, au plus 4,5 % chez un nageur. À comparer au bruit d'une compétition : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre sans que rien ne change chez lui [13, 14].
Une seule règle, appliquée partout :
équivalence = distance × (coût de la nage ÷ coût du crawl)
| Épreuve | Le calcul | Équivalence | Ratio | D'où vient le ratio | Statut |
|---|---|---|---|---|---|
| Crawl, toutes distances | inchangé | 50 · 100 · 200 · 400 · 800 · 1500 | ×1,00 | c'est la référence | — |
| Dos 100 · 200 | 100 × 1,18 · 200 × 1,18 | 118 · 236 | ×1,18 | mesuré sous le seuil anaérobie — 0,91 contre 0,77 kJ/m [15] | ÉTABLI |
| Papillon 100 · 200 | 100 × 1,40 · 200 × 1,40 | 140 · 280 | ×1,40 | calculé depuis les équations de coût, à vitesse égale [16] | CALCULÉ |
| Brasse 100 · 200 | 100 × 1,56 · 200 × 1,56 | 156 · 312 | ×1,56 | calculé depuis les équations de coût, à vitesse égale [16] | CALCULÉ |
| 4 nages 100 · 200 · 400 | 100 × 1,285 · 200 × 1,285 · 400 × 1,285 | 129 · 257 · 514 | ×1,285 | moyenne des quatre ratios : (1,00 + 1,18 + 1,40 + 1,56) ÷ 4 | DÉRIVÉ |
L'ordre de ces valeurs — crawl le moins cher, puis dos, papillon, brasse — est celui que le corpus établit de longue date [17].
Les deux ratios calculés se refont à la main. La littérature publie, pour chaque nage, une équation qui donne le coût énergétique en fonction de la vitesse [16] — sur les données de Capelli et ses collègues [18]. Deux nages ne se comparent proprement qu'à la même vitesse : on pose donc une vitesse de référence, 1,5 m/s, et on lit les deux équations dessus.
brasse : (1,275 × 1,5^0,878) ÷ (0,607 × 1,5^1,614) = 1,56 papillon : (0,784 × 1,5^1,809) ÷ (0,607 × 1,5^1,614) = 1,40
⚠️ À ne pas confondre avec les coûts imprimés par Capelli — ×1,52 pour la brasse, ×1,26 pour le papillon [18]. Ceux-là sont mesurés à la vitesse de course de chaque nage, pas à vitesse égale : ils disent ce que coûte chaque nage quand on la nage vraiment, pas ce qu'elle coûte comparée aux autres. Pour ranger des épreuves sur un même axe, c'est l'iso-vitesse qui compare.
Les 50 restent à 50. À 23-28 secondes d'effort, la part aérobie reste minoritaire quelle que soit la nage — les sources la placent entre 15 et 27 % [18, 12, 19]. ÉTABLI (la bande). Étirer un 50 brasse à 78 lui donnerait l'apparence d'un effort plus aérobie qu'un 50 crawl, alors qu'il est simplement plus lent.
⚠️ Trois limites. La table est identique en 25 et en 50 m — une équation de dépense n'a ni mur ni virage, et l'effet de bassin vit déjà dans la conversion entre bassins (Les deux bassins), qu'une table par bassin compterait deux fois. Les équations de coût de la brasse et du papillon sont établies en nage maximale [18], quand une équivalence aérobie devrait se lire à intensité aérobie — seul le dos dispose d'une mesure prise sous le seuil [15]. Et trois cases restent à mesurer sur des carrières réelles.
2.2 Les crédits de transfert entre nages
Quand l'ancre longue vient d'une autre nage. Un brasseur pur n'a pas de 400 dans sa nage. Le programme peut alors emprunter à une autre nage, mais avec une décote : les adaptations sont en partie spécifiques [20], et une nage ne transfère pas intégralement dans une autre.
Le crédit de transfert, en clair. À chaque paire de nages correspond un crédit, entre 0 et 1 : c'est la part de l'emprunt qui compte. Un crédit de 0,754 veut dire qu'une ancre empruntée là vaut un peu plus des trois quarts d'une ancre nagée dans sa propre nage — le reste se perd au passage.
| La paire de nages | Crédit | Lecture | Statut |
|---|---|---|---|
| crawl ↔ 4 nages | 0,781 | l'emprunt le moins coûteux : un 4 nages contient la nage qu'il sert | DÉRIVÉ |
| dos ↔ 4 nages | 0,762 | DÉRIVÉ | |
| crawl ↔ dos | 0,754 | DÉRIVÉ | |
| brasse ↔ 4 nages | 0,735 | DÉRIVÉ | |
| papillon ↔ brasse | 0,668 | les deux gestes les plus proches | DÉRIVÉ |
| crawl ↔ brasse | 0,599 | DÉRIVÉ | |
| papillon ↔ 4 nages | 0,540 | DÉRIVÉ | |
| crawl ↔ papillon | 0,526 | DÉRIVÉ | |
| dos ↔ brasse | 0,524 | DÉRIVÉ | |
| dos ↔ papillon | 0,379 | l'emprunt le plus coûteux | DÉRIVÉ |
⭐ Les dix paires ont leur valeur, et aucune n'est un forfait : les dix se calculent de la même façon, y compris celles qui font intervenir le quatre nages.
Où ils agissent. Prenons un brasseur qui n'a jamais nagé de 400.
① Son point long est emprunté : il compte pour son crédit, pas pour une ancre entière. Avant de typer un nageur, le programme regarde ce que ses épreuves couvrent : un point court, un point long, et de quoi remplir entre les deux (Le minimum pour typer un nageur). Or la brasse s'arrête à 312 sur l'axe des équivalences, sous le seuil du point long : un brasseur pur n'a aucun point long dans sa propre nage. S'il en tient un par son crawl, ce point ne compte pas pour une ancre entière — il compte pour 0,599, le crédit de la paire crawl ↔ brasse. Le reste se perd au passage, et sa couverture le dit.
② Quand une nage se lit à travers les autres, chaque avis pèse son crédit. Pour dire ce que vaut sa brasse là où il n'a pas de chrono, le programme mesure l'écart entre sa brasse et sa meilleure nage sur chaque distance qu'elles ont en commun — 50, 100, 200 — et en fait une moyenne pondérée par le crédit de la paire. Si sa meilleure nage au 100 est le papillon, cet avis-là pèse 0,668 ; si au 200 c'est le dos, celui-là pèse 0,524. L'avis de la nage la plus proche compte davantage (La lecture entre les nages).
D'où viennent ces dix nombres. D'une règle, la même pour toutes les paires :
crédit = 0,30 × décroissance comparée + 0,35 × coût comparé + 0,35 × proximité de geste
Les trois poids sont une DÉCISION : aucune source ne dit ce que pèse chaque ingrédient devant les deux autres. Les trois ingrédients, eux, se refont un par un.
① La décroissance comparée. Deux nages qui perdent de la vitesse au même rythme quand la distance monte transfèrent bien : ce qu'on gagne dans l'une se retrouve dans l'autre. Pour chaque paire, on lit sur la référence embarquée la loi qui relie le temps à la distance — un exposant par nage — sur les distances que les deux nages ont en commun, et on compare les deux exposants. La note vaut 1 quand ils sont identiques et 0 pour la paire la plus éloignée des dix : l'échelle est celle des données elles-mêmes, sans plancher ajouté. CALCULÉ.
② Le coût comparé. Les mêmes équations que la table des équivalences, lues à la même vitesse de référence de 1,5 m/s [16]. La note est le rapport du moins cher au plus cher : elle vaut 1 quand les deux nages coûtent pareil. CALCULÉ.
③ La proximité de geste. Six critères de nage, à poids égaux ; la note est le nombre de critères partagés sur six. Pour le quatre nages, qui n'est pas une nage, c'est la moyenne des quatre. DÉCISION.
| Le critère | crawl | dos | papillon | brasse |
|---|---|---|---|---|
| bras alternés | oui | oui | non | non |
| retour des bras aérien | oui | oui | oui | non |
| position ventrale | oui | non | oui | oui |
| jambes en battement alterné | oui | oui | non | non |
| respiration libre du cycle | non | oui | non | non |
| vitesse régulière dans le cycle | oui | oui | non | non |
⭐ C'est le croisement des trois axes qui fait l'ordre du tableau. Deux nages peuvent avoir le même profil d'endurance et des gestes qui n'ont rien à voir : la brasse décroît presque comme le crawl, alors que son geste n'en partage que deux critères sur six. Un seul axe aurait tranché à l'envers.
⚠️ La friction dos ↔ papillon, expliquée. C'est le crédit le plus bas des dix, alors que ces deux nages sont proches par le coût — 1,47 contre 1,55 kilojoule par mètre [18], moins de 6 % d'écart. Ce n'est pas une anomalie : elles sont les plus éloignées de toutes par la décroissance, et il ne leur reste qu'un critère de geste sur six en commun. Le coût pèse 0,35 ; les deux axes qui les séparent pèsent 0,65 ensemble.
⚠️ Ce qui reste ouvert.
- Deux régimes dans l'axe du coût. Le dos y entre par une mesure prise sous le seuil [15], le papillon et la brasse par une équation lue à vitesse égale sur des nages maximales [16] — la même hétérogénéité que la table des équivalences. Cet axe se refera seul le jour où une mesure sous le seuil existera pour le papillon et la brasse.
- Les trois poids n'ont aucune source extérieure. Les déplacer déplacerait les dix valeurs.
- La proximité de geste reste un jugement, même écrit noir sur blanc. Le remplacer par une corrélation entre nages mesurée demande le même instrument que les trois cases ouvertes de la table des équivalences : suivre, sur des carrières entières, quelles épreuves progressent et décrochent ensemble.
Le moteur sait donc lire un chrono et le situer. Reste à savoir lesquels il garde : un nageur accumule des performances sur toute une carrière, et toutes ne décrivent pas le nageur d'aujourd'hui.
3. Le triage des données
Un profil se construit sur des performances qui décrivent encore le nageur d'aujourd'hui. Cette partie dit comment le moteur fait ce tri entre les performances — et il ne supprime jamais rien pour autant.
3.1 Conserver, classer, ne jamais supprimer
Aucune performance n'est effacée. Une performance écartée reste stockée, reste affichée, et porte le motif de son exclusion écrit en clair sur la ligne.
Une seule couleur pour toutes les écartées : ce n'est pas une couleur de niveau, c'est la marque « ne nourrit pas le profil ». Et une écartée reste cliquable : l'écartement dit ce que l'épreuve vaut pour le profil d'aujourd'hui.
3.2 Le temps représentatif
Le profil construit un temps représentatif, à partir de trois lectures : le dernier connu, le meilleur de la fenêtre de récence, et le meilleur de tous les temps.
Le meilleur de tous les temps est retenu si le nageur court toujours, ou si l'épreuve a été refaite récemment — temps de relais compris.
⛔ La fenêtre de récence est un ingrédient parmi d'autres :
- le meilleur ne s'efface pas si le nageur court toujours ;
- la décote joue (La décote de désentraînement), et elle est progressive ;
- et une épreuve pas renagée depuis longtemps garde son meilleur temps quand ses voisines montrent que le niveau tient : c'est le voisinage qui la porte.
Deux étages, et il faut les séparer. La marque — le meilleur temps — ne recule jamais, quelle que soit la date à laquelle on la regarde. Elle vit dans la fenêtre des meilleurs temps, sur la courbe de niveau — qui se lit bassin par bassin, jamais fusionnée — et dans l'analyse de course ; elle ne peut que s'améliorer, aucune décote ne la traverse, aucun temps de relais n'y entre. Ce que la fiche affiche comme « ce qu'il vaut aujourd'hui », lui, peut être plus lent — et c'est le but. C'est un des chronos qu'il a nagés, pas forcément le meilleur ; et pendant un arrêt, il passe en estimé réduit : le chrono d'origine, moins la décote. Une couche par-dessus, qui ne touche jamais la marque — la bulle donne le chrono d'origine, sa date et le pourcentage retiré.
La fenêtre de récence vaut 540 jours — environ dix-huit mois : assez court pour qu'une baisse se voie, assez large pour ne pas être injuste. Amplitude MAISON : sa justification est écrite, aucune publication ne la porte.
⚠️ Et il faut la distinguer de sa jumelle, qui porte le même nombre. La tolérance de silence avant que la décote ne morde (Ce qui déclenche la décote) vaut aussi 540 jours — et elle n'en dérive pas. Les deux répondent à deux questions : ici, « ce chrono décrit-il encore sa forme ? » ; là-bas, « depuis combien de temps n'a-t-il rien démontré ? ». Elles ont chacune leur motif et chacune leur plage de réglage — les lier ferait bouger la seconde le jour où l'on toucherait la première, sans que personne ne l'ait décidé. Deux nombres égaux ne sont pas un doublon.
Quand un meilleur temps existe mais n'est pas retenu, l'écran le dit, avec l'année et la raison.
3.3 Les mécanismes d'écartement
Cinq raisons peuvent retirer une performance du profil. Toutes conservent le chrono et affichent le motif.
| La raison | En une phrase |
|---|---|
| Course d'enfance | l'écart d'âge est tel que la performance ne décrit plus le même nageur (Grandir) |
| Contradiction d'époque | le profil de son époque, calculé sans elle, la prédisait nettement plus rapide |
| Dépassée par la progression | il a démontré nettement mieux depuis, sur des épreuves similaires |
| Épreuve délaissée | l'épreuve n'est plus dans son focus depuis longtemps — la ligne est reclassée en historique |
| Contre-performance | la performance est nettement en retrait du reste de son profil |
Et voici de quoi les refaire, chiffre par chiffre.
- Dépassée par la progression — DEUX barreaux entiers de l'échelle. ⛔ Ce n'est pas un pourcentage et ça ne peut pas en être un : les barreaux ne sont pas équidistants et chacun a sa propre origine. Et la comparaison est doublement bornée : même nage, même zone de distance, et la course jugée doit être vieille. Sans ces bornes, la règle attrapait le 100 brasse d'un crawleur parce que son 50 crawl est meilleur — ce n'est pas de la progression, c'est un écart de nage. DÉCISION, prise sur mesure : à un barreau, 93 courses sortaient sur 12 dossiers et deux nageurs changeaient de type ; à deux, 37 courses sortent et aucun type, aucun niveau, aucune allure ne bouge.
- Contradiction d'époque — jamais sous 200 m, et au-delà de 5 % d'écart. Le profil recalculé sans elle doit la prédire plus rapide d'au moins 5 % : au-delà du bruit et de la fourchette, donc on n'écarte que les écarts francs. ⚠️ Le plancher de 200 m n'appartient qu'à cette raison-là — la course d'enfance, elle, n'est bornée en distance d'aucune façon. DÉCISION, calibrable.
- Épreuve délaissée — ce n'est pas un couperet, c'est une décroissance. La pertinence d'une épreuve décroît continuûment avec le temps écoulé depuis son dernier passage, sur une constante de huit ans — elle vaut encore 0,37 au bout de huit ans, et elle est tombée de moitié vers 5 ans et demi. La ligne bascule en historique quand elle passe sous 0,30, soit environ 9 ans et demi sans renager l'épreuve. DÉCISION : la constante est reprise de la courbe de récence de l'estimateur (aucun nombre neuf) et le plancher est posé dans un écart mesuré — les épreuves vraiment délaissées de notre parc y tombent sous 0,23, celles encore dans le focus restent au-dessus de 0,40.
La contre-performance porte une pastille visible, avec sa bulle qui dit le motif, et elle a un effet réel : la case devient manquante et se ré-estime (Une épreuve écartée devient une épreuve manquante).
3.4 Une épreuve écartée devient une épreuve manquante
Une seule règle, en une phrase :
Quand le programme écarte une performance — par l'un des quatre chemins du tri de l'estimateur, décrits plus bas — la case devient MANQUANTE pour le profil, et elle se ré-estime par les voies normales. Le chrono, lui, reste visible dans la fenêtre de l'épreuve.
Une case sans mesure valable est donc traitée comme telle, et l'estimation prend le relais. Rien n'est perdu : le chrono reste consultable, avec le motif de son écartement (Conserver, classer, ne jamais supprimer).
⭐ Et un SIXIÈME tri, celui de l'estimateur — qui ne se voit pas sur la fiche
Les cinq raisons ci-dessus sont celles du profil, et elles s'écrivent à l'écran. L'estimateur, lui, refait son propre tri, sur les mêmes courses, avec ses propres critères. Un chrono peut donc rester parfaitement valable pour le profil et cesser d'être la source de l'estimation — sans qu'aucune pastille ne l'annonce.
Ce qu'il fait, en trois gestes :
- Il dédoublonne une compétition. Deux courses de la même épreuve à quatre jours ou moins d'intervalle sont une série et une finale : seule la plus rapide compte, l'autre est un sous-maximal.
- Sur le fond — 400 et au-delà — il juge contre un plafond aérobie : le meilleur indice du nageur sur ces distances, dans une fenêtre de validité de trois ans. Une case nettement au-dessus de ce plafond est un déclin ; nettement en dessous, une contre-performance si elle est récente, une dépassée si elle est vieille. Les deux marges valent 0,046 et 0,030 d'indice. ⚠️ Ce sont des écarts d'indice, pas des pourcentages de temps, et ce sont des amplitudes maison — le 0,046 a été relu sur l'échelle par âge en août 2026, le second n'a pas de source.
- Sur le court — 50, 100, 200 — il ne juge jamais contre un plafond, et c'est délibéré : lu à partir de 200 m, un plafond aérobie sur-élève un sprinteur. Le jugement y est local, et il demande trois conditions à la fois : la case doit être encadrée par deux voisines valables, tomber d'au moins 0,020 d'indice sous ce que leur droite prédit, et être plus ancienne que les deux. Cette dernière est celle qui compte : « périmée » veut dire le nageur a progressé depuis, et un voisin antérieur ne prouve rien sur une progression postérieure.
⭐ Ces deux jugements ne sont pas les seuls : quatre chemins mènent à une case écartée, et ils ne racontent pas la même histoire. ① Le plafond de fond — la case est en retrait de ce que ses autres distances longues démontrent (400 et au-delà). ② Le creux local — en zone courte, la case tombe sous ce que ses deux voisines prédisent. ③ L'autre bassin a fait mieux — le même chrono existe dans l'autre bassin, plus récent de plus d'un an et à un meilleur indice : c'est celui-là qui prime. ④ L'inversion de vitesse — une distance plus longue est nagée aussi vite ou plus vite, ce qui est physiquement impossible à tenir : c'est la plus courte qui est mise en doute. ⛔ La fiche nomme le chemin, et elle ne dit « il a progressé depuis » que lorsque c'est ce que la case montre.
⛔ Sans les trois à la fois, la case est intouchable. C'est le prix d'une mesure : sans cette dernière condition, un 200 qui était à la foisle meilleur et le plus récent du nageur se voyait juger par un 50 plus vieux que lui, puis prescrire 6,6 s plus vite qu'un temps qu'il n'avait jamais nagé.
⭐ Et ce tri a une face visible, sur le crawl seulement. Sur les distances que l'estimateur couvre, ce que la fiche et la courbe de niveau affichent comme meilleur temps n'est pas forcément le chrono brut : c'est le temps que l'estimateur rend une fois son propre tri fait. Cette couche n'existe que sur le crawl, et pour une raison assumée : c'est le seul estimateur dont le comportement soit recetté. Ailleurs, l'appelant garde ce qu'il avait. ⚠️ Un temps réel qui en remplace un autre ne porte jamais la marque « estimé » : cette marque dit « ce temps n'a jamais été nagé », et rien d'autre.
⚠️ Le piège de vocabulaire, et il faut le nommer : deux de ces classes portent les mêmes mots que deux des cinq raisons du profil — contre-performance et dépassée par la progression. Ce ne sont pas les mêmes objets : mêmes mots, autres seuils, autre écran.
3.5 Grandir : l'âge et la course d'enfance
Un jeune qui progresse ne progresse pas seulement parce qu'il s'entraîne : il grandit. Le programme traite ça à trois endroits.
① L'échelle par âge (voir l'étalon) — il est comparé à son peloton, pas à des adultes.
② La relecture au peloton d'aujourd'hui. Une performance gardée n'est pas relue contre le peloton de sa course : son indice est recalculé contre la référence de l'âge qu'il a aujourd'hui. Effet voulu, et il surprend au premier abord : un nageur qui passe de 16 à 17 ans baisse en indice sans avoir nagé. C'est juste — ses concurrents ont grandi aussi.
③ La course d'enfance. Une performance nagée bien plus jeune peut être écartée si l'écart d'âge est tel qu'elle ne décrit plus le même nageur. Aucun pourcentage n'est posé dans cette règle : elle lit l'écart dans la table par âge — la référence de l'âge qu'il avait, contre celle de l'âge qu'il a. Et il n'y a aucune borne d'âge : la règle se déclenche sur l'écart, pas sur la jeunesse. Pour une course nagée à 15 ans par un nageur qui a 15 ans, les deux références sont les mêmes, l'écart est nul, la règle ne s'applique pas — un adulte n'est donc jamais concerné, mécaniquement.
Le seuil, et la mesure qui le borne. La règle se déclenche quand la référence de son âge a bougé de 9,2 % ou plus entre le jour de la course et aujourd'hui. DÉCISION, tranchée le 1er août 2026, et bornée le jour même par une mesure sur neuf nageurs réels, aux deux bassins : à 9,2 %, la règle attrape les courses jusqu'à 14 ans et dix-sept cases sortent ; à 12,75 %, les courses de 14 ans restent — ce que la décision refuse ; 16,25 % est la borne haute, au-delà de laquelle des courses que la décision veut écarter repassent. ⚠️ Neuf nageurs ne sont pas une population : la barre est calibrable, et elle est gardée en l'état.
⛔ La décote ne traite pas la croissance. Un arrêt d'un an à 14 ans et un arrêt d'un an à 30 ans produisent le même facteur — c'est faux dans le principe, la croissance ne s'arrête pas quand l'entraînement s'arrête. Limite assumée de cette version, qui s'adresse à des nageurs actifs.
3.6 Ce qui déclenche la décote
Le principe tient en trois mots : obsolète ≠ désentraîné.
La question est « a-t-il récemment nagé à son niveau ? ». Un nageur peut courir tous les week-ends en étant loin de ce qu'il vaut ; un autre peut n'avoir qu'une course dans l'année, mais à son meilleur.
Ce qui compte comme une démonstration. Une performance qui arrive à 1,4 % de son meilleur sur cette épreuve exacte : c'est l'écart d'un même nageur d'une compétition à l'autre, mesuré sur 532 nageurs [13]. ÉTABLI. Et si la performance tombe en période de travail, le programme lui rend ce qu'elle perd à ne pas être affûtée — le seuil s'élargit de 3,3 % de plus. DÉCISION, calée sur nos données (l'écart entre travail et affûtage y va de 2,9 à 3,7 %), au-dessus du +1,7 % publié [21], qui reste en repli.
⭐ Ce que ça donne en saison, et c'est le cœur de la règle : une performance de travail ne décote personne. Tant qu'une démonstration reste dans la fenêtre, il ne se retire rien. C'est l'absence durable de démonstration qui déclenche, jamais une course en retrait. Et une performance sous le niveau ne remet pas le compteur à zéro : il faut re-prouver, pas seulement re-nager.
⚠️ Le délai au-delà duquel un nageur est considéré à l'arrêt n'a aucune source extérieure. Nous l'avons fixé à 300 jours sans démonstration quand le nageur donne des signes d'activité, parce que le plus grand écart entre deux courses d'un nageur resté actif est de 230 jours chez nous quand les arrêts réels que nous observons dépassent deux ans — 300 tombe dans le vide entre les deux. Et à 540 jours quand il n'y a plus aucune course, parce qu'une saison blanche entière doit passer avant de présumer l'arrêt. DÉCISION, calibrable.
3.7 La décote de désentraînement
Un nageur à l'arrêt ne perd pas tout à la même vitesse. Le programme sépare donc deux couches :
- la condition — la filière aérobie, qui se périme vite ;
- la technique — la coordination et la force, qui tiennent bien plus longtemps.
Les deux sont mélangées selon la part aérobie de la distance (Le tableau des ancres) : un 50 est surtout technique, un 1500 surtout condition. C'est pour ça qu'un nageur qui reprend retrouve son 50 bien avant son 400.
La consommation d'oxygène chute d'environ 7 % en trois semaines et 16 % en huit [22] ; les enzymes du muscle chutent bien plus vite encore [23] ; un 400 crawl se dégrade de +3,8 % après quatre semaines d'arrêt [24], et c'est notre ancre en temps. Les revues de référence couvrent l'ensemble [25, 26, 27, 28].
⚠️ Le plus long horizon étudié est de l'ordre de huit semaines. Cette littérature existe pour gérer des coupures et programmer des reprises.
La saturation est un choix sourcé : passé quelques mois, la décote cesse de creuser — un corps entraîné ne redescend pas au niveau d'un sédentaire [22].
Voici ce que ça donne, distance par distance — la baisse maximale que la décote peut appliquer, et le délai au bout duquel elle est pratiquement atteinte. ⚠️ Ce délai se compte à partir du moment où la décote commence à mordre, pas à partir de la dernière course : avant ça, il y a toute la fenêtre de tolérance de Ce qui déclenche la décote, et il ne se retire rien du tout.
| Distance | Baisse maximale | Atteinte après le début de la décote |
|---|---|---|
| 50 m | −3,6 % | ~4 mois |
| 100 m | −6,0 % | ~4 mois |
| 200 m | −7,3 % | ~4 mois |
| 400 m | −9,0 % | ~3 mois |
| 800 m et 1500 m | −9,6 % | ~3 mois |
DÉRIVÉ — ces valeurs ne sont écrites nulle part : elles sortent du mélange des deux couches, chacune avec son amplitude sourcée, selon la part aérobie de la distance. Elles se recalculent, et elles suivront tout réglage futur.
Sur un 50, la force et la technique sont dominantes, donc la perte plafonne sous 4 % ; sur un 800, la condition physique prime, et elle plafonne près de 10 %. Un nageur qui reprend après six mois retrouve son sprint bien avant son fond.
⚠️ Le 800 et le 1500 reçoivent la même baisse, parce que la part aérobie du programme ne monte plus au-delà du 800. C'est une limite de la table, pas une affirmation physiologique.
La décote se voit à l'écran. Au-delà de l'arrêt, les temps passent en estimé réduit, la case porte sa marque, et la bulle dit le chrono d'origine, sa date et le pourcentage retiré. Quand un temps ponctuel survient pendant l'arrêt, la décote est mesurée dessus plutôt que supposée.
⚠️ Le plancher de la couche technique. Il vaut 98 % — toute l'amplitude de cette couche tient dans deux points de pourcentage : elle ne bouge pas pendant 90 jours, puis descend et se pose sur son plancher vers le 111ᵉ jour, après quoi plus rien ne bouge, quelle que soit la durée de l'arrêt. Ce plancher est mesuré, mais sur un seul nageur, sur son 50 brasse suivi six ans, et il est biaisé : il a été calé sur des chronos de reprise, qui mesurent « arrêt + reprise », pas l'arrêt seul — et la vitesse à laquelle cette couche s'érode est un emprunt assumé, hors natation [29]. ⭐ Mais ce plancher-là est celui du REPLI : il s'applique quand le programme n'a rien à mesurer. Quand il a de quoi, il le remplace — c'est l'objet de ce qui suit.
Quand la baisse se MESURE, elle ne s'estime plus
Le barème ci-dessus est une estimation : il dit ce qu'un nageur perd en général. Or certains nageurs à l'arrêt continuent de nager une course par an — typiquement un relais d'interclubs, mais n'importe quelle course en relais récurrente fait la même chose. Quand cette course existe, on n'a plus besoin d'estimer la baisse : on la lit.
La condition d'entrée, et elle a deux moitiés. Le nageur est en décote armée — l'absence durable de démonstration a franchi la fenêtre de tolérance (Ce qui déclenche la décote) — et il porte un temps de relais utilisable sur la distance de mesure. Il manque l'une des deux, il n'y a pas de mesure.
⭐ La distance de mesure n'est écrite nulle part : elle se DÉDUIT. C'est la distance dont la part aérobie est la plus basse de la table publiée (Le tableau des ancres) — donc la plus technique, et aujourd'hui c'est le 50. Le programme lit la table ; il n'y recopie pas un nombre. ⛔ Un temps de relais plus long n'est pas utilisable ici, et c'est une borne, pas un oubli : caler la couche technique sur un 400, qui est aérobie à 88 %, demanderait d'inverser le mélange. Sans relais sur la distance de mesure, on retombe sur le barème.
Ce que la mesure produit. Le temps de relais le plus récent est d'abord ramené à un départ du plot — on lui retire l'avantage du départ lancé, en retenant la borne basse de la fourchette : c'est la lecture qui décote le moins, et la doctrine du moteur est dans le doute, on ne décote pas. De ce temps sort son indice du jour, comparé au meilleur indice qu'il a atteint sur cette même épreuve avant l'arrêt — la même référence que celle que la décote existe pour corriger. Le rapport des deux est la baisse réelle. Elle est bornée à la baisse : un relais meilleur que la référence ne relève rien.
Où elle se pose — et c'est précisément le plancher. La baisse mesurée devient le plancher de la couche technique, et le plancher de la couche condition descend au moins autant. Rien d'autre ne bouge : ni le plateau, ni la vitesse de la rampe, ni la formule de mélange. Elle s'applique donc à tout le profil, distance par distance, avec plus de poids sur l'aérobie — puisque c'est le mélange existant qui la répartit. ⭐ Conséquence voulue : tant que l'arrêt est court, la rampe est au-dessus du plancher et la mesure ne mord pas encore ; elle prend la main quand la décroissance l'atteint.
Et chaque nouvelle course de ce type réajuste la mesure : c'est le temps de relais le plus récent qui fait foi, quel que soit son âge.
⛔ Sans relais utilisable, le barème s'applique inchangé. Les valeurs du paragraphe précédent — plancher à 98 %, immobile 90 jours, plancher atteint vers le 111ᵉ jour — sont celles du repli, avec la réserve qui va avec. Ce ne sont pas les valeurs d'un nageur mesuré. Les deux étages ne se mélangent jamais : ou bien la baisse est lue sur une course, ou bien elle est estimée au barème.
- 50 m−3,60 %
- 100 m−6,00 %
- 200 m−7,28 %
- 400 m−9,04 %
- 800 m et +−9,60 %
Perte d'indice à saturation — la plus forte que le désentraînement puisse produire. Le souffle se perd vite, le geste reste longtemps : la coupure mord surtout sur les épreuves longues. Mais un sprint perd aussi — moins, pas rien : il n'existe aucun tri « épreuve aérobie / épreuve non aérobie ». Un seul de ces points est calé sur une mesure publiée ; l'étalement entre distances est un modèle.
3.8 Les deux bassins
Un même nageur est plus rapide en petit bassin : il y a plus de virages, et un virage fait gagner du temps.
⭐ Mais avant la conversion, il faut poser la règle générale, parce qu'elle commande tout ce qui suit : chaque bassin a son propre moteur. Il n'existe pas de « bassin de référence » dont les autres seraient dérivés. Le profil, les indices, la pente de type, la spécialité, les trois ancres — tout se construit bassin par bassin, sur les courses de ce bassin-là. Quand le bassin regardé a de quoi tenir une valeur, elle se calcule là, sans rien emprunter.
La conversion n'arrive qu'en second, et seulement en secours : quand le bassin regardé n'a pas de quoi lire une valeur, elle voyage depuis l'autre — ancre par ancre, chacune par le rapport des références de la distance qu'elle décrit — et l'écran nomme alors le bassin d'origine. Une VMA lue en 25 m et affichée sur le panneau de 50 m le dit ; elle ne se fond pas dans la colonne. ⚠️ Conséquence mesurée le 24 août 2026 : sur 124 panneaux, 40 lisent leur VMA et leur vitesse critique dans deux bassins différents. Ce n'est ni un défaut ni un accident — c'est ce que le dossier du nageur permet, et le panneau l'écrit valeur par valeur.
⛔ Ce que ça interdit : comparer deux colonnes de bassin comme si elles décrivaient la même lecture. Elles peuvent tenir de deux jeux de courses différents, et l'une peut être mesurée là où l'autre est convertie. Le détail des trois ancres est en 6.2 ; ce qui suit ici ne traite que d'un cas particulier : la paire impossible, quand le petit bassin ressort plus lent que le grand.
L'écart minimal attendu entre les bassins se lit sur les références, épreuve par épreuve, moins l'incertitude de conversion mesurée chez le nageur lui-même.
⛔ La règle est à sens unique, et elle se déclenche uniquement lorsqu'un temps de petit bassin est plus lent que celui de grand bassin.
⚠️ Et il faut dire sur QUOI elle compare, parce qu'il y a deux portées et qu'elles ne disent pas la même chose. Pour remplir une case vide, la comparaison porte sur des chronos, et un temps réel du bassin prime sur une conversion. Pour corriger une paire impossible, elle porte sur ce que l'écran montre des deux côtés à la date regardée — décoté ou estimé compris — et c'est là, et là seulement, qu'un converti peut passer devant un chrono réel. Les deux se lisent plus bas ; les confondre donne un contre-exemple à chaque fois.
L'avantage que la littérature donne au petit bassin est d'environ +2,0 ± 0,6 % en crawl [30]. Les valeurs pour les autres nages sont DIRECTIONNELLES.
⭐ Et la comparaison ne porte plus sur les chronos : elle porte sur ce que l'écran MONTRE. Les deux gardes précédentes comparaient une lecture au chrono de l'autre bassin — or le chrono n'est pas toujours ce qui s'affiche. Sur un 100 papillon de notre parc, le grand bassin affiche 55.68 quand son chrono vaut 58.75, parce que le profil l'a remplacé : comparer à 58.75 ne pouvait rien voir. Depuis le 19 août 2026, la référence est la lecture affichée des deux côtés, décotée ou estimée comprise. L'origine d'une lecture ne la dispense pas de la physique.
Quand la paire est impossible, un côté devient MAÎTRE et l'autre en est DÉRIVÉ par la conversion. La hiérarchie se lit dans cet ordre, et elle n'invente rien — c'est celle qui existe déjà :
- l'ancrage — un chrono nagé que le profil garde et que rien n'a décoté passe devant ce même chrono décoté, qui passe devant tout le reste (estimé d'époque, converti, remplacé par le profil) ;
- à ancrage égal, la course la plus récente en base — un fait, pas une préférence ;
- à date égale, le grand bassin, en dernier recours — parce qu'un temps de grand bassin n'est jamais réhaussé par un temps de petit bassin.
⛔ Une paire déjà cohérente ne bouge pas d'un centième : aucun rabotage cosmétique. Et un temps de grand bassin n'est jamais accéléré par ce geste — c'est structurel, puisqu'on ne dérive un côté que lorsque le petit bassin est trop lent.
⚠️ Et là, un converti peut passer devant un chrono réel
C'est le seul endroit du programme où ça arrive, et il vaut mieux le savoir que le découvrir.
Dans le tableau des allures, cette correction s'applique avant la décote. Une case que le profil garde — donc portant un vrai chrono du bassin regardé — peut donc afficher la valeur convertie de l'autre bassin, et cette valeur est plus rapide que le chrono qu'elle remplace.
Le motif tient en une phrase : la paire viole la physique. L'un des deux côtés est nécessairement faux, et ce n'est pas celui de grand bassin — un nageur ne nage pas plus vite en grand bassin qu'en petit. Prescrire une allure sur la lecture impossible serait pire que prescrire sur la conversion.
⛔ Et l'ordre est celui-ci, pas l'inverse : on corrige la contradiction physique d'abord, la décote de forme s'applique au résultat ensuite. L'inverse comparerait un chrono déjà décoté à un converti qui ne l'est pas — deux lectures de deux époques. Ce n'est pas une double décote : le converti vient d'un chrono brut du bassin voisin, que rien n'a décoté, et la décote s'applique donc une seule fois. La correction du 19 août a été posée après mesure : sans elle, la décote recréait la contradiction inter-bassins un cran plus loin.
Le virage sert aussi ailleurs. Quand une séance demande un 50 « à l'allure de son 400 », le programme rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas — c'est le calcul ci-dessous.
Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.
3.9 L'étanchéité temporelle
Le programme sait afficher un profil tel qu'il était à une date passée.
Une vue d'époque ne voit que ce qui existait à cette date, et cette date devient « maintenant » partout dans la logique temporelle interne.
Le moteur dispose maintenant d'un jeu de performances triées, datées et comparées. Voyons ce qu'il en tire, en commençant par ce qu'elles disent du nageur lui-même.
4. Le profil du nageur
Le profil définit le nageur.
4.1 La spécialité
La spécialité, c'est la nage qui porte sa meilleure performance, mesurée par l'indice le plus haut qu'il atteint, toutes distances confondues.
Aucune pondération, aucun arbitrage. Si son meilleur indice est un 200 dos, sa spécialité est le dos.
Une précision, qui n'ajoute pas de règle : la lecture se fait bassin par bassin. Un nageur peut donc porter une spécialité en petit bassin et une autre en grand — sa fiche affiche celle du bassin regardé. ⭐ Ce n'est pas propre à la spécialité : tout se lit bassin par bassin, jusqu'aux trois ancres du panneau d'allures (Les deux bassins).
4.2 Le type : sprinteur, demi-fondeur, fondeur, polyvalent
Le type ne se lit pas sur deux chronos mis en rapport. Il se lit sur la pente de toutes ses épreuves.
L'idée est simple : on place chaque épreuve du nageur sur un axe d'effort, du plus court au plus long, et on regarde dans quel sens son niveau glisse. Un nageur dont l'indice monte avec la distance est un fondeur ; un nageur dont il descend est un sprinteur ; un nageur dont il reste plat est polyvalent.
- pente nettement négative → sprinteur ;
- pente nettement positive → fondeur ;
- pente plate → polyvalent.
⚠️ Où passe « nettement ». La frontière est à ±0,02 de pente. Aucune publication ne la fixe : il n'existe pas de source qui dise où s'arrête un polyvalent et où commence un fondeur sur une pente de ce type. C'est une DÉCISION, calée sur nos profils : ±0,02 reproduit toutes les étiquettes que nous jugeons justes, ±0,04 en casse.
Pourquoi une pente plutôt qu'un rapport entre deux distances. Un rapport ne voit que deux points, et il se laisse tromper par un nageur qui a quatre épreuves groupées et une seule très loin. Une pente les voit toutes. Et elle a un sens physique : sur une gamme de distances, la performance suit une loi de puissance dont l'exposant est précisément un indice d'endurance [31, 32], avec deux régimes qui basculent autour de 150 à 170 s [33].
4.3 Le minimum pour typer un nageur
Le moteur exige au moins deux distances distinctes pour poser un type. En dessous — une seule distance — il n'écrit aucune étiquette : une pente ne se trace pas sur un point. ⚠️ Ce sont bien des distances, pas des courses : dix fois le même 100 ne comptent toujours que pour une distance.
Les bornes :
- court ≤ 50 m — le 50 est un sprint dans toutes les nages ;
- long ≥ 400 m — le 400 est l'ancre aérobie ;
- et l'amplitude entre les deux, exigée au palier le plus haut, pour capter les deux régimes de la loi de puissance [33].
Le minimum n'est pas le maximum, et c'est une autre échelle : la couverture se dit en quatre paliers, et l'étiquette n'a pas la même valeur d'un palier à l'autre.
| Ce que le nageur a démontré | Le palier |
|---|---|
| 5 distances distinctes ET l'amplitude court ↔ long | couverture fiable — le jeu complet |
| 3 ou 4 distances | couverture indicative |
| 2 distances | couverture faible — le type est posé, et annoncé comme faible |
| 1 seule distance | insuffisante — aucune étiquette |
Fait démontrable : il n'existe que six distances. Exiger cinq distances distinctes ET l'amplitude renforce donc la nécessité d'avoir un 800 ou un 1500 pour atteindre le palier fiable — c'est-à-dire pour une évaluation précise du profil physiologique : sprint, demi-fond, fond, polyvalent.
Quand la couverture ne suffit pas, le programme ne pose ni étiquette de type, ni plancher de vitesse.
4.4 La lecture entre les nages
Pour comparer les nages d'un même nageur entre elles, le programme les met face à face à distance égale, sur le 50, le 100 et le 200.
Pourquoi pas seulement le 50 et le 100 ? Parce qu'un bon sprinteur performe sur ces distances, surtout en petit bassin, par explosivité et par qualité de départ et de virages — sans être spécialiste de la nage. Ce qu'on cherche ici, c'est la maîtrise de la nage, pas la puissance : elle se voit mieux en montant en distance et en réduisant le nombre de virages.
Chaque distance pèse ce qu'elle contient de nage. Cette maîtrise se voit d'autant mieux que la course contient moins de départ et moins de virages : le poids d'une distance est donc la part de la course réellement nagée — la distance, moins le départ, moins les mètres perdus à chaque virage.
part réellement nagée = (distance − 15 m de départ − 7 m par virage) ÷ distance
Le 15 m est le repère « départ + coulée » du programme — celui-là même que la ligne plongée mesure, et que le règlement borne : ÉTABLI en méthode [2]. Les 7 m sont les mètres que le programme retire déjà d'un chrono poussé au mur pour qu'il vaille de la vitesse de nage, et un virage est une poussée au mur : DÉCISION.
| L'épreuve | En bassin de 50 m | En bassin de 25 m |
|---|---|---|
| 50 m | 0,700 | 0,560 |
| 100 m | 0,780 | 0,640 |
| 200 m | 0,820 | 0,680 |
CALCULÉ — les deux entrées gardent leur statut. Deux choses s'y lisent : le poids monte avec la distance, et le petit bassin pèse moins que le grand, parce qu'il contient plus de virages. La lecture se faisant bassin par bassin, ces deux colonnes ne se rencontrent jamais dans un même calcul.
Et l'avis de chaque nage pèse selon sa proximité. Au poids de la distance s'ajoute le crédit de transfert de la paire (Les crédits de transfert entre nages) — ce que dit une nage proche compte davantage que ce que dit une nage éloignée. Les deux poids se multiplient.
⚠️ Statut : DÉCISION pour le choix des trois distances. Aucune source ne le fixe. Il est cohérent avec ce que la littérature dit des déterminants — mécaniques aux distances les plus courtes, métaboliques à partir du 200 [34, 35] — mais le choix lui-même est de terrain.
4.5 Ce que la fiche montre
- Une bande de nages colorées, en haut du panneau. Les cinq nages y ont leur case — les quatre nages et le quatre nages — chacune portant la couleur de son meilleur niveau, avec le nom du niveau écrit à côté de la couleur. Lecture : des tons proches signalent un nageur homogène ; une couleur isolée signale une spécialisation.
- La répartition de ses épreuves, rangées de la plus forte à la plus faible, avec l'écart réel écrit à côté du rangement : le rangement situe, le nombre nuance.
- Un en-tête d'une ligne : le bassin, sa spécialité, et le terrain dominant — la zone de distance où son épreuve-pic se situe — avec son option quand une seconde zone ressort encore comme une force. Un nageur sans seconde zone est dit pur. ⛔ Le terrain se lit sur la distance réelle, jamais sur la distance équivalente.
Le vocabulaire de la répartition peut heurter. Les rangs vont d'« au sommet » à « très faible ». Ces mots ne qualifient pas le nageur : ils rangent ses propres épreuves les unes par rapport aux autres, en partant de son meilleur niveau à lui. « Faible » y veut dire « faible pour lui ».
La courbe de niveau, et pourquoi elle a trois vues
Au-dessus de la fiche, une courbe montre le niveau du nageur dans le temps : en abscisse les dates, en ordonnée l'indice, un rond par épreuve relevée — coloré selon la distance — et un tracé qui suit, à chaque date, sa meilleure performance. Elle ne pose un point que lorsque la valeur change, aux dates où il a couru.
⛔ Elle n'a plus de courbe « commune » aux deux bassins, et c'était nécessaire. Il en existait une : elle fusionnait les deux bassins en une seule ligne, en gardant le meilleur des deux à chaque distance. Depuis que chaque bassin a son propre moteur, cette ligne était la dernière surface du produit à mélanger ce que tout le reste sépare — et un mélange qui ne dit pas son nom vaut moins que rien. Elle a été retirée le 24 août 2026.
À la place, trois vues, et la troisième est une comparaison, pas une fusion :
| La vue | Ce qu'elle montre |
|---|---|
| 25 m | ses seules courses en petit bassin, sur son échelle à lui |
| 50 m | ses seules courses en grand bassin, sur son échelle à lui — c'est la vue par défaut |
| Les deux | les deux bassins dessinés ensemble, sur une seule et même échelle verticale : l'étendue des deux réunis |
⭐ L'échelle unique de la vue « les deux » n'est pas un détail de mise en page : c'est ce qui rend la comparaison honnête. Deux courbes dessinées chacune sur son propre cadre se retrouveraient à la même hauteur pour deux valeurs différentes. Sur une échelle commune, l'écart entre les deux lignes est un vrai écart. ⚠️ La contrepartie, et elle se lit sur l'axe : les vues « 25 m » et « 50 m », elles, ont chacune leur cadre, choisi sur leurs propres points — comparer ces deux-là à l'œil, sans lire les chiffres de l'axe, induirait en erreur.
Comment on distingue les deux bassins : le trait plein est le 25 m, le pointillé le 50 m — toujours, quel que soit le nageur. La couleur, elle, est déjà prise : elle porte la distance de chaque rond, c'est la grammaire de cette courbe et on ne la surcharge pas.
Et le bassin où il a atteint son meilleur niveau est mis en évidence : sa ligne est tracée plus appuyée, et son bouton porte un point. Deux canaux, deux sens qui ne peuvent pas se contredire — le tiret dit quel bassin, l'épaisseur dit lequel est devant. ⛔ À égalité exacte, personne n'est mis en avant : on n'invente pas un gagnant. Et l'autre bassin reste dessiné, en retrait : c'est une comparaison, pas un classement.
⭐ Chaque vue a aussi son propre axe du TEMPS, et c'est le même raisonnement d'un cran plus loin. La vue « 50 m » commence à sa première course en grand bassin, pas à sa première course tous bassins confondus. Mesuré le 24 août 2026 sur nos nageurs d'essai : avec un axe commun, la vue « 50 m » perdait jusqu'à 21 % de sa largeur en bande vide à gauche — la période où le nageur ne courait qu'en petit bassin. Tout ce qui vit sur cet axe suit la vue : la grille de dates, les tranches d'âge, le curseur d'époque et le voile.
⛔ Le vide de DROITE, lui, est gardé, et c'est délibéré : c'est un arrêt. Un nageur dont la dernière course date de deux ans voit ces deux ans de vide à droite de sa courbe, dans toutes les vues. Les couper le ferait passer pour un nageur à jour. Un vide à gauche ne dit rien — il n'y a jamais rien eu là, dans cette vue ; un vide à droite dit qu'il ne court plus.
Le profil se lit sur les épreuves que le nageur a réellement courues. C'est à partir de lui que le programme propose des estimations pour celles qui manquent.
5. Les épreuves manquantes
Une épreuve manque pour deux raisons : elle n'a jamais été nagée, ou le triage a retiré la performance qui l'occupait. Dans les deux cas, le moteur la remplit par estimation — ou refuse de la remplir.
5.1 Avec quelle confiance une épreuve manquante est-elle remplie
La fiabilité n'est pas une qualité du programme, c'est la densité de vos données.
C'est mesurable, et c'est mesuré. On retire au programme une des marques qu'il connaît, on lui demande de la retrouver avec les autres, et on regarde de combien il se trompe :
| Ce dont le nageur dispose | Erreur du programme |
|---|---|
| des marques qui se suivent du 50 au 800 | 0,5 % |
| une couverture ordinaire | 2,4 % (la médiane) |
| trois temps seulement, très éloignés | 6 à 9 % |
MESURÉ le 20 août 2026 — 7 nageurs, 43 relectures. Petit échantillon : la mesure se refait le jour où la base s'élargit.
Un repère pour situer ces chiffres : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre, sans que rien ne change chez lui [13, 14]. Sur un nageur bien couvert, l'erreur du programme est donc du même ordre que le bruit d'une compétition ; sur un nageur mal couvert, elle est plusieurs fois plus grande.
Ce que ça donne à l'écran : une fourchette, ou rien. La condition n'est pas un ressenti, elle se lit au chiffre, et elle diffère selon le bout de la distance.
- Sur le fond — 400, 800, 1500 : il faut au moins une course sur une distance de fond dans ce bassin, et au moins deux routes qui répondent (les trois routes sont décrites juste en dessous). Sinon, rien.
- Sur les distances courtes — 50, 100, 200 : il faut la même épreuve dans l'autre bassin, ou deux voisines qui l'encadrent — une plus courte et une plus longue. Sinon, rien.
5.2 Le fond : le 400, le 800 et le 1500 en crawl
Sur ces trois distances, un estimateur dédié croise trois routes. ⚠️ Elles ne sont pas indépendantes, et il faut le dire : les deux premières lisent les mêmes chronos du nageur, par deux ajustements différents. Seule la troisième apporte une mesure que les autres n'ont pas — une course nagée dans l'autre bassin.
- La continuité de sa courbe aérobie. On place ses épreuves sur l'axe de la part aérobie (Le tableau des ancres) et on ajuste une droite sur toutes ses marques solides. La distance manquante se lit dessus.
- Le couple de distances voisines. La droite qui passe par les deux marques les plus proches de la distance cherchée. Avec une seule marque disponible, elle dégénère en « il garde son niveau ».
- La conversion depuis l'autre bassin. Son temps sur la même distance dans l'autre bassin, ramené ici par sa propre pénalité de bassin — pas celle de la population. Sans pénalité mesurable chez lui, cette route est absente : elle n'est jamais remplacée par une hypothèse.
Le centre est un vote pondéré. Chaque route porte sa propre incertitude, et le centre est leur moyenne pondérée par la qualité de chacune — une médiane aurait donné le même poids à une vraie course portée d'un bassin à l'autre et à un prolongement extrapolé.
Un ordre de qualité est tenu sans coefficient : convertir une course réelle d'un bassin à l'autre est plus sûr que prolonger une courbe, donc un prolongement ne peut pas se déclarer plus certain qu'une conversion présente dans le même vote. La règle empêche l'inversion ; elle ne fait pas gagner d'office la meilleure route — à incertitudes égales, deux routes pèsent pareil.
La fourchette est l'étendue des routes, sans marge ajoutée : de la plus rapide des lectures à la plus lente. Des routes qui convergent donnent une fourchette serrée, et c'est voulu — leur accord est une mesure de précision, pas une coïncidence à diluer.
⛔ Et une règle dure, qui ne se déduit d'aucun seuil : sans aucune marque sur une distance de fond, la case reste vide. Trois marques de sprint parfaitement alignées peuvent produire une droite impeccable et une fourchette étroite sur un 1500 jamais nagé. La statistique mesure la dispersion autour de la droite, pas la distance à laquelle on l'extrapole.
⛔ À MÊME DATE, une estimation n'est jamais plus lente qu'un temps réellement nagé sur l'épreuve. Si elle ressortait plus lente, c'est le réel qui gagne : la case affiche ce chrono, pas une estimation — le soupçon n'était pas étayé, on ne colle pas un badge sur une valeur inchangée.
⛔ Et sur 50, 100 et 200 m, le réel gagne aussi quand l'estimation est plus RAPIDE mais tombe dans sa propre fourchette. Si l'écart entre les deux est plus petit que la précision annoncée, le programme est incapable de les départager : il ne prétend donc pas valoir mieux que ce chrono, et c'est le temps réellement nagé qui est retenu, avec sa date. La case garde sa classe — elle dit vrai sur la récence — mais elle n'affiche plus d'estimation.
⚠️ Cette règle ne vaut PAS sur le fond, et la différence est de nature, pas de degré. Sur 400, 800 et 1500, l'estimation ne convertit pas le même temps : elle l'extrapole depuis d'AUTRES distances, et sur ce terrain-là elle a raison. Mesuré le 25/08/2026 — 1 113 courses, 7 nageurs, le programme interrogé la veille de chaque course puis confronté à ce qui a été nagé : dans le domaine de la règle les deux candidats sont indiscernables (1,86 s contre 1,92 s d'erreur médiane sur le niveau des douze mois suivants) ; hors de ce domaine l'estimation gagne 34 fois sur 38, avec une erreur quatre fois moindre. La règle est donc posée là où elle ne coûte rien, et nulle part ailleurs.
⛔ Une performance que le PROFIL a écartée n'est jamais reprise par cette règle. La remettre comme temps retenu reviendrait à écarter une course d'un côté et à s'en servir de l'autre.
⚠️ Et les trois premiers mots ne sont pas une précaution de style. Sans eux, la phrase se prend en défaut avec un contre-exemple parfaitement légitime : un nageur à l'arrêt depuis des années voit sa case afficher un temps plus lent que le chrono qu'il a nagé. Ce n'est pas la règle qui cède — c'est que les deux valeurs ne sont plus de la même date. Le chrono est de son époque ; ce que la case montre est ce qu'il vaut aujourd'hui, décote comprise. La décote est une couche posée par-dessus, et elle ne touche jamais la marque (Le temps représentatif). ⭐ Rien dans ce programme ne se compare hors du temps : une règle énoncée sans sa date est vraie et fausse à la fois.
Le relèvement par le 4 nages. Quand son 400 quatre nages a été nagé dans les trois ans et qu'il porte un meilleur indice que son 400 crawl du même bassin, les estimations de 800 et de 1500 sont encadrées par lui : elles ne descendent pas sous 94 % de l'indice de ce 400 quatre nages, et ne le dépassent pas. ⚠️ Le mécanisme est publié — le 400 quatre nages se nage approximativement à la référence aérobie [36] — mais cette publication est une revue, pas une mesure neuve : DIRECTIONNEL. Et les 94 % sont une DÉCISION.
5.3 Hors du crawl
La nage d'abord. Pour estimer une épreuve dans une nage donnée, le programme lit d'abord cette nage : ses courses valables, ses temps de passage, ses temps de relais. Le crawl et les équivalences n'interviennent qu'ensuite, et le profil pilote l'ensemble.
Le 400 de spécialité a une référence. Le 400 dos, le 400 brasse et le 400 papillon ne sont des épreuves nulle part : aucun classement ne les contient, donc la référence n'a rien à récolter. Elle se dérive — on applique à la référence du 200 de la nage le pas que le crawl fait entre son 200 et son 400. Trois cases publiées, au même sexe, au même bassin, au même âge ; aucun coefficient posé. DÉRIVÉ. Le contrôle est immédiat : appliquée au crawl lui-même, la dérivation redonne exactement son 400 publié. Et quand un 400 test existe dans la nage, c'est lui qui fait référence.
⚠️ Ce que cette dérivation ne sait pas. Elle suppose que les quatre nages s'écroulent pareil entre 200 et 400. Sur le seul doublement que les références publient pour les quatre nages — le 100 vers le 200 — c'est vrai du dos et de la brasse, mais le papillon s'écroule nettement plus : le 400 papillon dérivé est donc probablement trop rapide d'environ 3 %, et un nageur y sera lu un peu trop bas. MESURÉ sur les références publiées. Cette référence indexe un niveau, elle ne remplace pas une épreuve officielle.
La fourchette d'une case hors crawl est volontairement ASYMÉTRIQUE
Au-delà du 400 de spécialité, toute autre case manquante hors crawl reçoit sa fourchette d'un ajustement propre — et cette fourchette n'est pas centrée. Sur une largeur donnée, 0,45 part vers le rapide et 0,60 vers le lent : elle s'ouvre davantage du côté où un nageur peut sous-performer. Elle garde aussi une largeur minimale — même une case bien entourée n'est jamais rendue sèche, parce que le bruit de nage d'un jour à l'autre ne disparaît pas.
Et la confiance ne décroît pas à la même vitesse des deux côtés. Prolonger vers le court est à peu près linéaire, donc fiable ; prolonger vers le long l'est beaucoup moins, et le programme y perd sa confiance environ trois fois plus vite. Une case interpolée entre deux marques connues, elle, ne paie qu'une petite pénalité de distance.
⚠️ Statut, et il est net : ces largeurs sont à nous. Le code le déclare lui-même — aucune source ne publie la largeur que devrait avoir la bande d'une estimation. Le sens de l'asymétrie est défendable ; les proportions sont une décision.
Une nage abandonnée maintient : elle ne progresse pas toute seule
Quand le programme replace une vieille course dans le profil d'aujourd'hui, il lui applique le décalage mesuré sur les épreuves voisines — c'est-à-dire, le plus souvent, sur les autres nages. Sur une nage que le nageur n'a plus jamais courue depuis, ce décalage deviendrait un bonus de progression emprunté : son dos monterait parce que son crawl a progressé, alors qu'il n'a plus fait un seul dos.
⛔ Sur une nage jamais re-nagée depuis la course de base, un décalage POSITIF est ramené à zéro. L'estimé maintient le niveau relatif démontré — il maintient, jamais mieux.
⭐ Et l'asymétrie est voulue : un décalage NÉGATIF, lui, passe. C'est le profil qui baisse, et rien n'oblige une nage abandonnée à mieux résister que le reste. Une nage abandonnée peut donc descendre, jamais monter. ⛔ Et la garde ne s'arme que sur l'abandon : une nage encore nagée garde son décalage, dans les deux sens.
5.4 Les étiquettes de provenance
Chaque case dit d'où elle vient, en toutes lettres et à l'écran. Il y a six mots, et un seul ne porte pas la marque de l'estimation :
| Le mot | Ce qu'il dit |
|---|---|
| nagé | il a nagé cette distance, dans ce bassin — le seul qui ne soit pas une estimation |
| relais | il l'a nagée en relais, ramenée à un départ du plot |
| converti | la même épreuve, nagée dans l'autre bassin, ramenée ici |
| prolongé | lu sur ses distances voisines de la même nage |
| traduit | lu sur une autre nage, et transposé |
| profil d'époque | sa dernière course sur cette épreuve, replacée dans son profil d'aujourd'hui |
— ou rien, quand la matière ne suffit pas.
⚠️ Ces six mots sont ceux du tableau des ÉPREUVES. Le panneau d'allures, lui, a sa propre marque, et elle ne dit qu'une chose : estimé, c'est-à-dire « cette ligne n'a pas été nagée telle quelle ». Elle se pose sur une ancre bâtie sur un estimé, et sur un milieu de course transporté. Ne pas chercher à faire correspondre les deux vocabulaires : ils décrivent deux surfaces différentes.
Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu. Même quand il correspond à un moment de la réglette du temps, il est calculé à partir des données, jamais figé : si le moteur évolue, les estimations évoluent avec lui. Les meilleurs temps, eux, ne bougent pas.
Le tableau des épreuves est désormais complet : des temps réels là où le nageur a couru, des estimations bornées ailleurs, et des cases vides quand la matière ne suffit pas. À partir de là, le programme peut proposer des allures pour l'entraînement.
6. Les allures
Le niveau et le profil décrivent le nageur. Les allures disent à quelle vitesse le faire nager. Elles partent de trois grandeurs mesurées séparément — la référence aérobie, la vitesse critique et le seuil — dont aucune ne se déduit d'une autre. Seules les zones basses se lisent en pourcentage de la première.
6.1 La vitesse critique : le point d'ancrage
La vitesse critique est l'intensité qu'un nageur peut tenir longtemps sans dériver — la grandeur la mieux établie de ce chapitre [37], et celle dont la relation à la distance et au temps est la mieux caractérisée [38]. Repère de lecture, jamais un facteur de calcul : elle vaut environ 92 % de la vitesse d'un 400 [39]. ⛔ Ce repère n'est PAS la façon dont le programme la calcule : il ne pose jamais un pourcentage à la place d'une mesure. Il affiche le rapport réel du nageur, et laisse le coach le comparer à ce repère (Le tableau des ancres).
Trois chemins la produisent, et un quatrième la reçoit d'ailleurs.
| Le chemin | Comment |
|---|---|
| Le couple répété 200 / 400 | le protocole dédié : plusieurs essais par distance, on garde la médiane. C'est le seul dont l'erreur soit publiée (Les tests d'entraînement) |
| Le 12 × 25 | un test court, converti vers la vitesse critique par sa régression publiée |
| Le couple 200 / 400 lu sur ses courses | sans test à passer, en crawl ou dans sa propre nage à partir d'un 400 de sa nage — mais sur deux chronos que plusieurs mois peuvent séparer |
| (reçue) celle de son crawl, transposée | pour un nageur lu en quatre nages dont la porte aérobie se ferme (Le quatre nages emprunte son moteur). Ce n'est pas une quatrième mesure : c'est la même valeur, exprimée dans une autre nage |
⛔ Le T30 ne figure plus dans cette liste, et c'est le changement du 23 août 2026 : il mesure le seuil, pas la vitesse critique (Pourquoi le T30 va au seuil).
⚠️ Et il faut dire ce qui arrive quand aucun chemin n'aboutit : la ligne n'existe pas. Le programme ne fabrique pas de vitesse critique par défaut — il n'en pose aucune à 92,7 % de la VMA, ni à aucun autre pourcentage. Mesuré le 24 août 2026 : 81 panneaux sur 124 n'ont pas de ligne de vitesse critique, très majoritairement sur les nages sans 400 en compétition — dos, brasse, papillon. La conséquence se lit plus bas, sur la zone de résistance (Les zones interpolées).
Les deux bouts du couple peuvent être des estimés
C'est le point le plus important de ce chapitre, et il n'était pas dit.
L'un des deux temps du couple 200 / 400 peut être un estimé plutôt qu'un chrono nagé — et rien n'exige qu'au moins l'un des deux soit réel. Le motif de cette ouverture est solide : un estimé est le plus souvent une mesure transportée, pas une déduction de plus. Le cas le plus fréquent est celui-ci : la case porte un vieux chrono que le profil a écarté, et l'estimé est le même 200, nagé récemment dans l'autre bassin. Le refuser reviendrait à préférer un chrono périmé à un chrono récent parce qu'il a été nagé de l'autre côté du mur.
Ce qui est exigé, et c'est tout :
- le profil n'a pas bougé — l'estimé doit appartenir à l'une des quatre classes appariables de l'estimateur. Un estimé classé déclin est refusé : ce n'est pas une mesure transportée, c'est un rabat sur le plafond, qui dit justement que le profil a bougé ;
- l'estimé ne s'appuie pas sur l'autre temps du couple — garde anti-circularité. Une provenance que le programme ne sait pas tracer est refusée en bloc, sans examen ;
- la distance est dans le domaine de l'estimateur, et le couple reste monotone : la vitesse critique ne peut pas ressortir plus rapide que l'allure du 400 qu'elle utilise. ⭐ Ce dernier point n'est pas un seuil, c'est une identité — il revient exactement à dire que le 400 est plus lent que deux fois le 200.
⛔ Il n'y a pas de cinquième condition. En particulier, aucune ne demande qu'un vrai chrono soit présent : deux estimés appariables et non circulaires produisent une vitesse critique. ⭐ Et cette valeur n'engage qu'elle-même : depuis le 23 août 2026, elle ne descend plus vers le seuil ni vers la VMA. Un couple bâti sur deux estimés abîme la ligne « vitesse critique », et elle seule.
⭐ Et l'écran le dit. Dès que l'un des deux est un estimé, la ligne de la vitesse critique perd sa marque de mesure et porte le mot estimé, avec sa bulle : « repère modélisé / interpolé, pas un temps réel ». C'est la même doctrine que partout : on ne présente jamais un déduit comme mesuré.
⚠️ Ce que la page ne peut pas vous donner ici : la largeur de la fourchette de chaque estimé est calculée, mais elle ne s'affiche nulle part dans le produit — c'est une métrique de diagnostic. Et elle ne refuse rien : aucune source du corpus ne publie d'amplitude sur la largeur admissible d'une bande d'estimation. Le repère publié le plus proche mesure autre chose — l'écart minimal entre deux mesures répétées du même nageur, soit 5,13 % au 200 et 3,46 % au 400 en crawl [40] — quand une dispersion d'estimé est un écart entre méthodes. ⚠️ Population de ces deux chiffres : dix nageurs de crawl de 17 ans en moyenne, tous les essais en bassin de 25 m. Chez nous ils sont un ordre de grandeur, pas une mesure de notre population. Les confondre serait un mélange de constructs, et le programme s'en abstient.
Une pente ne se comporte pas comme un temps
Partout ailleurs, une ancre bâtie sur un chrono ne peut que ralentir quand le nageur s'arrête. La vitesse critique échappe à cette propriété, et c'est structurel : elle ne vient pas d'un temps mais de l'écart entre deux. Si l'un des deux points bouge et pas l'autre, la pente monte — et la ligne de vitesse critique accélère. ⚠️ La portée de ce défaut a changé le 23 août 2026, et il faut le dire pour lire l'exemple qui suit : à l'époque, cinq allures aérobies dérivaient de cette pente et accéléraient avec elle. Aujourd'hui la pente n'entraîne plus qu'elle-même. Le mécanisme est intact, ses conséquences sont beaucoup plus étroites.
Ce n'était pas théorique. Mesuré le 31 juillet 2026 sur la base : chez un nageur en silence depuis plus de quatre ans, son 200 quatre nages reculait de 2:10.73 à 2:19.82 pendant que son 400 ne bougeait pas — l'écart entre les deux se resserrait, la pente montait, et sa vitesse critique passait de 1,2493 à 1,3245 m/s. Sur les quatre nageurs en silence : 40 ancres accélérées, jusqu'à 9,11 s de moins aux 100 m sur une ligne de seuil.
⭐ Ce qui a fermé ce cas : la vitesse critique est le moteur aérobie du nageur — une ancre de niveau, pas une allure du jour. Elle lit donc, aux deux bouts, des meilleurs temps, qui ne reculent jamais. Une mesure de jour ne redéfinit pas une ancre de niveau.
⚠️ Ce qui reste ouvert, et qui n'est pas tranché : deux meilleurs temps peuvent venir de deux époques. Le programme ne date pas une pente, et il n'existe aujourd'hui ni source ni borne pour le faire proprement. C'est une limite connue, écrite au fil du 31 juillet 2026 et laissée ouverte délibérément plutôt que refermée par un nombre maison.
Le 400 de spécialité entre par deux portes, et chacune remplit l'autre. Il se saisit comme un test — la fenêtre se pré-remplit si un 200 récent existe — ou comme un meilleur temps ; l'autre porte se remplit alors automatiquement, exactement comme pour le 400 crawl.
⚠️ Un 400 dos, brasse ou papillon n'est pas une épreuve officielle : pas de cellule de référence, donc pas d'indice. Mais c'est le 400 test de la spécialité, et à ce titre il ancre la vitesse critique dans la nage du nageur. L'un indexe un niveau, l'autre ancre une intensité.
Le quatre nages emprunte parfois son moteur au crawl
Pour un nageur lu en quatre nages, le programme pose une question avant de retenir son 400 quatre nages comme repère aérobie : y est-il meilleur, face à la population, qu'il ne l'est sur son 400 crawl ? ⚠️ C'est bien une comparaison d'indices, pas de chronos — un 400 crawl est toujours plus rapide en temps, la question n'aurait aucun sens.
- Oui — son 400 quatre nages est gardé : c'est là qu'il lit le mieux son moteur.
- Non — son moteur aérobie devient celui de son crawl, exprimé en quatre nages par le rapport des deux références de 400. Ce rapport étant inférieur à 1, la transposition ralentit ; et elle est ensuite bornée par son 400 quatre nages démontré — on ne prescrit pas, en quatre nages, plus vite qu'il n'a déjà prouvé.
- L'un des deux 400 manque — rien à comparer, on garde le quatre nages : c'est sa seule preuve aérobie, et on ne fabrique pas l'autre.
⭐ La conséquence, et il faut la connaître : deux nageurs au même 400 quatre nages peuvent recevoir des zones différentes, selon la force de leur crawl. Ce n'est pas un effet de bord : c'est le sens de la porte. Le 400 quatre nages n'a jamais été qualifié comme marqueur aérobie par une mesure — la seule citation du corpus est une revue narrative, sans nageur mesuré, dont le « ≈ 100 % de la référence aérobie » est une extrapolation déclarée depuis des données de 400 m crawl. Statut : À CONFIRMER, jamais ÉTABLI. On ne s'appuie donc dessus que là où il lit mieux le nageur que son crawl.
⛔ Et la porte n'est pas la spécialité. Un nageur polyvalent n'est pas le meilleur en quatre nages : il est correct partout. Un cas de notre parc est spécialiste de brasse et pourtant meilleur, en indice, sur son 400 quatre nages que sur son 400 crawl.
⭐ Une erreur sur le 400 est amplifiée — et c'est de l'arithmétique
La vitesse critique n'est pas un temps : c'est une différence entre deux temps. Or une différence amplifie toujours l'erreur de ses termes — elle en garde l'écart et en perd la taille. Ce n'est pas un défaut du programme : c'est une propriété de la soustraction, et elle vaudrait pour n'importe quel outil qui lit une vitesse critique sur un couple.
Le facteur se calcule, et il se lit sur la formule déjà publiée. Une erreur relative sur l'un des deux temps se retrouve sur la différence, multipliée par le poids de ce temps dans la différence :
facteur du 400 = t400 ÷ (t400 − t200) · facteur du 200 = t200 ÷ (t400 − t200)
Le 400 étant le plus grand des deux, son poids dépasse 1 et celui du 200 reste dessous. D'où l'asymétrie : une erreur sur le 400 est amplifiée, la même erreur sur le 200 est atténuée. CALCULÉ — aucune constante n'entre là-dedans.
Et ça a été mesuré de bout en chaîne — le 21 août 2026, sur le moteur d'ALORS. On dégrade un seul chrono d'un nageur synthétique de +0,5 %, +1 %, +2 % puis +5 %, et on relit toutes les sorties. Le gain ci-dessous est l'écart en sortie divisé par l'écart en entrée : sous 1, la chaîne atténue ; au-dessus, elle amplifie.
Refaite ancre par ancre, le 24 août 2026. La mesure précédente datait du 21 août et portait sur le moteur couplé, où un seul 400 servait à la fois la référence aérobie et la vitesse critique : elle annonçait × 1,9 sur les deux à la fois. Depuis la coupure du 23 août, le 400 alimente trois choses différentes — le milieu de course lu dessus, le couple 200/400, et le repli quand rien de mieux n'existe — et il n'y avait plus aucune raison qu'elles bougent ensemble. On a donc dégradé le 400 crawl de 2 % dans un sens puis dans l'autre, nageur par nageur, et relu les trois ancres séparément.
| L'ancre | Sur quoi elle se lit | Combien de nageurs | Ce qu'une dégradation de 2 % du 400 crawl lui fait |
|---|---|---|---|
| Référence aérobie (VMA) | le 300 m du milieu de son 400 | 9 sur 13 | rien — 0,00 %. Le milieu de course se lit sur les passages, pas sur le temps final : la dégradation ne la touche pas du tout |
| un 400 estimé | 4 sur 13 | 1,74 à 2,02 % — gain × 0,9 : la chaîne atténue légèrement | |
| Vitesse critique | le couple 200/400 | 9 sur 13 | 3,55 à 3,95 % — gain × 1,8 à 1,9 : la chaîne amplifie |
| Seuil | déduit de la VMA (88,3 %) faute de T30 | 13 sur 13 | exactement ce que fait la VMA, et rien de plus — il n'a pas d'appui propre sur le 400 |
MESURÉ le 24 août 2026 sur les 13 nageurs de la base portant un 400 crawl retenu au profil. Chaque 400 a été dégradé en mémoire, dans une transaction annulée immédiatement après lecture ; l'empreinte des chronos est identique avant et après la mesure. La réponse est symétrique : × 1,81 quand le chrono ralentit, × 1,94 quand il accélère.
⭐ Ce que la mesure confirme, et ce qu'elle déplace. Le × 1,9 survit — mais sur la seule vitesse critique, et il n'a rien d'une surprise : c'est le coefficient t400 ÷ (t400 − t200) que cette page publie déjà plus haut, retrouvé de bout en chaîne. Ce qui tombe, c'est le « et la référence aérobie » : chez les deux tiers des nageurs, la VMA ne bouge plus du tout, parce qu'elle a cessé de se lire sur le temps final du 400. Un même chrono faux fait donc aujourd'hui trois dégâts très différents selon le nageur, là où il en faisait un seul, partout pareil.
⚠️ Le conseil de terrain ne change pas d'un mot pour autant, et c'est important : celui dont la VMA se lit sur un 400 estimé est justement celui à qui il manque un vrai 400. Le chrono à ne pas laisser traîner faux reste le 400 ; celui qui manque reste le 400 qu'il vaut mieux aller nager que laisser estimer.
⚠️ Le facteur dépend du nageur lui-même, et la formule dit lequel : plus son 200 et son 400 sont proches en allure, plus la différence est petite, et plus le facteur monte. Les × 1,9 et × 2,3 ci-dessus sont ceux du profil du banc ; un nageur au couple plus resserré est plus sensible, un nageur au couple plus étalé l'est moins.
⭐ Ce qu'un entraîneur doit en retenir, dans les termes d'aujourd'hui : une erreur de 2 % sur le 400 crawl en abîme DEUX autres, séparément. Il abîme la référence aérobie quand c'est sur lui qu'elle se lit — 4 nageurs sur 13, mesuré le 24/08/2026, et ce sont ceux à qui il manque justement un vrai 400 ; chez les 9 autres, elle se lit sur le milieu de course et ne bouge pas. Il abîme la vitesse critique du couple, où il pèse plus lourd que le 200 par la simple arithmétique de la soustraction. Ce n'est plus « toute la chaîne » : ce sont deux ancres, atteintes chacune par sa propre voie. Le conseil de terrain, lui, ne change pas d'un mot — c'est le chrono à ne pas laisser traîner faux, et, quand il manque, celui qu'il vaut le mieux aller nager plutôt que laisser estimer.
6.2 La référence aérobie : la mieux mesurée gagne
La référence aérobie — la vitesse à laquelle la consommation d'oxygène est maximale, ce que la fiche appelle la VMA — est celle des trois ancres dont le plus grand nombre d'autres lignes dépendent : le seuil aérobie, la récupération, et le seuil lui-même quand aucun T30 ne l'a mesuré. Elle correspond approximativement à l'allure d'un 400 [8, 41].
Plusieurs instruments peuvent la donner. Le programme choisit par qualité de mesure, pas par le chiffre rendu ; à qualité égale, la plus récente gagne. Elle a quatre entrées, et quatre seulement — le n × 200, le 300 m du milieu d'un 400, le 400 entier, un 400 estimé — dans cet ordre. ⛔ La vitesse critique n'en fait pas partie : elle ne remonte plus vers la VMA depuis le 23 août 2026. L'ordre et sa raison sont dans Quand deux mesures se contredisent.
Chez les jeunes, la même famille de lectures a été validée sur des nageurs de 10 à 17 ans [42] : le principe tient, ce sont les valeurs qui se lisent sur la référence de leur âge (voir l'étalon).
Quand il n'a pas assez d'information, le programme n'affiche rien : le panneau est masqué, et il n'existe aucun repli fabriqué. Ne rien afficher vaut mieux qu'afficher faux.
⚠️ Les pourcentages publiés qui suivent se rapportent, dans leur source, à la vitesse du milieu du 400 — les 300 m centraux, sans le plongeon ni le finish [9, 10] — et non au 400 entier, qui est plus rapide.
⚠️ Une VMA lue sur le 400 entier est flatteuse — et le programme le dit
C'est la conséquence directe du paragraphe ci-dessus, et elle mérite d'être écrite en clair parce qu'elle touche presque tout le monde. Un 400 nagé en entier contient un plongeon, qui va très vite, et un premier 100 nettement plus rapide que le reste — la physiologie le mesure : sur un 400 maximal, la vitesse chute après le premier 100 puis se stabilise [9]. La vitesse moyenne d'un 400 entier est donc au-dessus de l'allure réellement tenue, et une VMA lue dessus part trop haut.
Ce que ça fait au nageur, concrètement : toutes les lignes qui se lisent en pourcentage de cette VMA — le seuil quand aucun T30 ne l'a mesuré, le seuil aérobie, la récupération — partent trop haut avec elle. Une séance prescrite là-dessus demande un peu plus vite que ce que le nageur peut tenir, et c'est exactement le genre d'erreur qui ne se voit pas : elle est petite, constante, et elle va dans le sens qui flatte.
⭐ Le programme ne corrige pas ce biais — il le NOMME, et il demande la mesure qui le ferait disparaître. Quand la VMA vient du 400 entier, la ligne le dit à l'écran et invite à nager un 400 avec ses temps de passage : deux marques, à 50 et à 350 m, suffisent à remplacer la lecture flattée par la lecture juste. ⛔ On n'applique aucun coefficient de rattrapage : aucune source ne publie de quoi transformer un 400 entier en allure de milieu de course pour un nageur donné, et l'écart dépend du nageur — le plongeon pèse d'autant plus qu'il est bon plongeur.
Mesuré le 24 août 2026 : 8 panneaux sur 124 tiennent leur VMA d'un 400 entier réellement nagé. Mais 98 sur 124 la tiennent d'un 400 estimé, c'est-à-dire d'un chrono que le nageur n'a même pas couru — et le même avertissement vaut, en plus fort.
Les deux bassins, et il y a bien deux moments. Le premier : chaque bassin fait ses comptes sur ses propres courses — le profil, ses indices, sa pente, sa vitesse critique se construisent bassin par bassin (La spécialité), et quand un bassin a de quoi tenir ses appuis, ses allures se calculent là, sans rien emprunter à l'autre. Le second n'arrive qu'en secours, quand un bassin n'a pas de quoi : la valeur voyage alors depuis l'autre, ancre par ancre — la référence aérobie par le rapport des références de 400, l'anaérobie par celui des 100, chacune à la distance qu'elle décrit. Jamais un facteur global, et jamais un taux inventé : sans référence des deux côtés, la conversion n'a pas lieu.
⛔ Et il n'existe PAS de « bassin de référence » du panneau. C'était le cas avant le 23 août 2026 : un bassin était élu, tout s'y calculait, et le reste en découlait. Aujourd'hui la question se pose valeur par valeur — « ce bassin a-t-il de quoi lire CETTE ancre ? » — et la réponse peut différer d'une ligne à l'autre du même panneau. ⭐ Chaque valeur portée depuis l'autre bassin le DIT à l'écran, et nomme son bassin d'origine : sans ça, deux lectures venues de deux bassins se liraient comme une colonne homogène. Mesuré le 24 août 2026 : sur 124 panneaux, 40 ont leur référence aérobie et leur vitesse critique dans deux bassins différents. Et pour un même nageur, les sources changent d'un bassin à l'autre sur 3 panneaux de nage sur 62 — le plus souvent parce qu'un bassin porte un couple 200/400 que l'autre n'a pas.
6.3 Le tableau des ancres
Les allures se rangent en trois familles, selon la filière qui domine.
Famille anaérobie — l'effort où la part aérobie est minoritaire.
| L'ancre | Ce que c'est | Statut |
|---|---|---|
| Départ + 15 m | le départ et la coulée, pas la nage — information seule | ÉTABLI [2] |
| Vitesse maximale | le meilleur segment lancé, d'où qu'il vienne | MESURÉ |
| 25 max · 50 max | des repères de vitesse pure | MESURÉ |
| Anaérobie (100) | l'allure du 100 ; à défaut, un repli au-dessus de la référence aérobie | DÉCISION ⚠️ |
⚠️ Le repli anaérobie est une DÉCISION, et son amplitude n'est pas publiée. La direction l'est : l'anaérobie se situe au-dessus de la référence aérobie. L'amplitude, non — aucune source en natation ne chiffre une allure anaérobie en pourcentage de vitesse ; les zones hautes s'y prescrivent en fréquence cardiaque et en effort perçu. Ce repli sert rarement : sur notre parc, l'ancre anaérobie s'appuie sur un 100 réellement nagé dans la très grande majorité des cas.
⭐ Le nom de l'ancre dit une INTENSITÉ, pas une filière. « Anaérobie (100) » désigne l'allure d'un 100 — quand le 100 est chronométré, cette ligne est son 100. Elle n'affirme rien sur la part d'aérobie de la course, et le programme ne pondère rien selon le profil à cet endroit.
Ce qui domine se juge sur la durée de SON effort, pas sur la distance. Le croisement entre les deux filières se situe entre une et deux minutes, très probablement vers 75 secondes [12] :
| La durée de son effort | Ce qui domine |
|---|---|
| moins de 60 s | l'anaérobie domine |
| de 60 à 120 s | la frontière — à peu près moitié-moitié |
| plus de 120 s | l'aérobie domine |
Un 100 nagé en 55 s est donc anaérobie-dominant, et le même 100 nagé en 78 s est à la frontière — c'est le même mécanisme qui décide, pas un curseur. Ça se recoupe avec les parts publiées plus bas : 20 % d'aérobie au 50, 51 ± 8 % au 100, 66 % au 200.
Famille aérobie — et c'est ici que ce document doit être le plus précis, parce que c'est ici qu'il a longtemps été le plus faux.
Jusqu'au 23 août 2026, cette page décrivait une chaîne : une seule mesure de départ, et tout le reste qui en descendait par des pourcentages publiés. Cette chaîne a été coupée. Il y a désormais trois ancres indépendantes, chacune avec son ou ses protocoles, et aucune passerelle entre elles.
| L'ancre | D'où elle vient | À défaut |
|---|---|---|
| Référence aérobie (VMA, vVO₂max) | un n × 200, le 300 m du milieu d'un 400, ou un 400 entier | un 400 estimé — le cas de 79 % des panneaux au 24/08/2026 |
| Vitesse critique | un couple répété 200 / 400, un 12 × 25, ou le couple 200 / 400 lu sur ses courses | rien : la ligne n'existe pas — 81 panneaux sur 124 au 24/08/2026 |
| Seuil (SAAL / MLSS) | un T30 mesuré, nu, sans conversion [3, 4] | 88,3 % de la VMA [43] — le cas de 124 panneaux sur 124 au 24/08/2026 |
⭐ Pourquoi aucune passerelle — et c'est une question d'âge
La question mérite d'être posée franchement : si la vitesse critique et le seuil décrivent tous deux « ce qu'on tient longtemps », pourquoi ne pas passer de l'un à l'autre par un pourcentage, comme le faisait la chaîne ? Parce que ce pourcentage n'est pas le même selon le nageur qu'on a devant soi, et l'écart entre les deux populations est énorme.
- Chez l'adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil de 4,75 %. C'est la mesure de Dekerle & Pelayo 2005, sur 8 nageurs [43]. Et ses auteurs ne concluent pas à une équivalence — ils concluent l'inverse, verbatim : « the extent of disagreement was too great to use these two variables interchangeably ».
- Chez l'enfant et l'adolescent, l'écart tombe à 0,8-1,3 %. Chez les enfants, vitesse critique 1,092 ± 0,071 m/s contre 1,083 ± 0,065 m/s au seuil de lactate stable ; chez les adolescents, 1,315 ± 0,068 contre 1,297 ± 0,056 [44]. Les auteurs écrivent que la vitesse critique n'est pas différente du seuil dans les deux groupes.
⭐ Cinq fois plus chez l'adulte que chez l'enfant. Un pourcentage fixe ne peut pas servir les deux : calé sur l'adulte, il fait nager les jeunes trop lentement de 3 à 4 % ; calé sur les jeunes, il fait nager les adultes trop vite d'autant. ⛔ Et notre population est majoritairement jeune — c'est-à-dire précisément celle pour laquelle une conversion calée sur des adultes se trompe le plus. On ne convertit donc pas : on mesure les deux séparément, ou on n'affiche pas la seconde.
⚠️ Et il faut lire la source des jeunes jusqu'au bout, parce qu'elle porte une réserve qui compte : à la vitesse critique, seuls 6 enfants sur 10 et 7 adolescents sur 10 ont tenu les trente minutes, et le lactate y monte plus haut qu'au seuil [44]. Autrement dit : chez les jeunes, les deux vitesses sont numériquement très proches, mais la vitesse critique reste une intensité plus dure à tenir que le seuil. Deux grandeurs proches ne sont pas la même grandeur — un argument de plus pour ne pas les échanger.
⛔ Ce que les 92,7 % ne disent pas, et pourquoi le programme affiche le rapport réel
Le chiffre le plus cité de tout ce chapitre est « la vitesse critique vaut 92,7 % de la référence aérobie ». Il est publié [43]. Mais il ne décrit pas la mesure que fait le programme, et la raison est dans le protocole de la source : la vitesse critique y est déterminée par quatre efforts jusqu'à épuisement, nagés à 95, 100, 105 et 110 % de la référence aérobie. Ce n'est pas ce que fait le programme, qui la lit sur un couple 200 / 400. Deux méthodes, deux objets voisins — et rien n'oblige leur rapport à retomber sur 92,7 %.
⇒ Le programme n'impose donc jamais ce pourcentage : il AFFICHE le rapport réel du nageur, à côté du repère publié. Le coach voit où son nageur tombe, et l'écart fait partie de l'information.
Mesuré le 24 août 2026, sur les 43 panneaux qui portent les deux ancres : médiane 94,3 % · 10ᵉ centile 90,2 % · 90ᵉ centile 99,0 % · minimum 89,4 % · maximum 102,0 %. 7 panneaux sur 43 — 16 % — tombent hors de 92,7 ± 2 × 2,6 %, l'intervalle publié par la source. La distribution est décalée vers le haut du repère, et elle est large : imposer un pourcentage unique aurait déplacé la moitié du parc.
🔴 Et l'ordre entre les ancres n'est PAS garanti — il faut le dire, parce que c'est contre-intuitif. On attend une vitesse critique sous la référence aérobie. Mesuré le 24 août 2026 : 4 panneaux sortent au-dessus, jusqu'à 102,0 % — tous en quatre nages, et tous sur la voie de secours où la vitesse critique est celle du crawl transposée (Le quatre nages emprunte son moteur). ⛔ Le programme ne redresse rien : réordonner deux mesures serait maquiller une donnée. Il signale l'inversion, et il retire la zone de résistance qui vivait entre les deux — une zone interpolée sur un intervalle retourné rendrait un nombre qui a l'air normal et ne veut rien dire (Les zones interpolées).
Ce qui reste un pourcentage de la référence aérobie, et qui le reste parce qu'aucune de ces zones n'a de protocole de mesure qui lui soit propre :
| L'ancre | Part de la référence aérobie | Statut |
|---|---|---|
| Référence aérobie (vVO₂max) | 100 % | ÉTABLI [8, 41] |
| Seuil d'accumulation d'acide lactique (SAAL) | 88,3 % — uniquement à défaut de T30 | ÉTABLI [43] |
| Seuil aérobie | 84,6 % | ÉTABLI [45] |
| Récupération | 78 % | ÉTABLI (la zone) ⚠️ |
⛔ La vitesse critique ne figure plus dans ce tableau, et c'est tout le sens du changement : elle n'est pas un pourcentage de la référence aérobie, elle est une mesure.
Le seuil est une VALEUR, pas une fourchette
Le seuil s'affichait autrefois encadré, avec deux bords : le seuil lui-même, et « l'endroit où tomberait un T30 ». Ce second bord a disparu avec la chaîne qui le fabriquait — il se calculait par 0,927 ÷ (1,032 × 0,883), c'est-à-dire en enchaînant trois maillons dont aucun n'existe plus sous cette forme. Le seuil est aujourd'hui une valeur unique, et l'écran dit d'où elle vient : un T30 mesuré, ou 88,3 % de la référence aérobie.
⭐ Et un T30 réellement nagé ne pose plus un bord : il pose LE seuil. Il ne touche pas à la vitesse critique, il ne se redéduit de rien, et il prime sur les 88,3 % — c'est une mesure contre un pourcentage (Pourquoi le T30 va au seuil).
La vitesse critique et le seuil s'injectent chacun par SA voie. C'était l'inverse jusqu'au 23 août 2026 : le programme n'injectait qu'une vitesse critique [43, 46], le seuil s'en déduisait, et injecter les deux aurait corrigé deux fois la même chose. Depuis que les deux voies sont séparées, il n'y a plus de double correction possible : une mesure de seuil n'atteint pas la vitesse critique, et réciproquement. La récupération se refait à la main. Olbrecht publie un imprimé de test complet [47] où chaque allure d'entraînement est prescrite en temps de nage. Sa colonne de régénération, en nage continue, donne 1:18,8 aux 100 m ; le même imprimé donne la vitesse au seuil de 4 millimoles. Leur rapport vaut 0,89, ce qui place la récupération entre 78,7 % et 79,5 % de la référence aérobie selon la route de conversion. (Contrôle de lecture : la colonne du seuil de 4 millimoles retombe à 0,07 % près sur la valeur que le bloc de diagnostic du même imprimé annonce indépendamment.)
⚠️ Deux précisions. ① Olbrecht n'écrit nulle part ce pourcentage : il donne des vitesses, le pourcentage est notre lecture. ② Notre 78 % est 1 à 2 % plus lent que sa régénération continue, délibérément — un plafond doit pécher par lenteur. La zone est ÉTABLIE ; les deux derniers pour cent sont à nous. ⚠️ Et sa régénération dépend du format de la série : 1:18,8 aux 100 m en continu, mais 1:12,3 en 100 / 30 secondes, soit 9 % d'écart. Notre plafond unique représente la forme continue et longue, la plus lente.
Les parts aérobie par épreuve, qui servent à ranger chaque distance sur l'axe d'effort :
| Distance | 50 | 100 | 200 | 400 | 800 | 1500 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Part aérobie | 20 % [18] | 50 % [48] | 66 % [49] | 88 % [50, 51] | 95 % [19] | 97 % ⚠️ |
D'où viennent les deux bouts de cette ligne, puisque ce sont eux qui pèsent le plus :
- le 50 — 20 %, ÉTABLI. La valeur est publiée telle quelle, et ses auteurs la décomposent : réserve de phosphates 26 %, voie lactique 54 %, reste 20 % d'aérobie [18]. C'est cette valeur qui interdit de traiter un 50 comme un effort sans aérobie.
- le 400 — 88 %, MESURÉ sur 24 nageurs [50], dans une plage de 86,6 à 89,6 % ; une seconde étude du même geste retombe au même endroit [51]. Le programme retient la moyenne de la plage.
- Au passage : la source du 100 publie 51 ± 8 % [48] ; le programme retient 50 %, à l'intérieur de la mesure. L'écart d'un point ne se voit nulle part, mais la page écrit ce que le programme calcule.
⚠️ La valeur du 1500 est extrapolée, sans source publiée. Elle prolonge la série des cinq autres, et notamment celle du 800 [19] ; aucune étude ne la mesure. Statut : DIRECTIONNEL. C'est écrit ici parce qu'elle porte toute l'estimation du 1500 (Le fond).
⛔ DEUX de ces allures sont des plafonds. Les autres sont des intensités à TENIR. C'est le référentiel d'intensité du programme qui le dit, zone par zone, et le moteur applique exactement sa liste — il n'existe que deux drapeaux « plafond ».
| La zone | Sa nature | La consigne au nageur |
|---|---|---|
| Récupération | PLAFOND | « ne va pas plus vite que ça » — être plus lent n'a rien d'anormal, c'est ce qu'on demande |
| Nage en amplitude (le seuil aérobie, LT1) | PLAFOND | même consigne : on nage ça ou plus lentement, sous le premier seuil, priorité à l'amplitude |
| Vitesse critique | PLANCHER du domaine sévère | c'est le bas de la zone, pas son toit : au-dessus d'elle, le lactate ne se stabilise plus |
| Seuil · résistance · VMA · puissance VO₂ · anaérobie · vitesse max | intensités à tenir | « fais ce temps » — une cible, pas une borne |
Ce que ça change à la lecture d'une ligne : le « ≤ » n'apparaît que devant les deux plafonds. Partout ailleurs, le temps écrit est un temps à réaliser, et un nageur nettement plus lent que sa cible n'a pas fait la séance demandée. ⭐ Une propriété qui en découle : un plafond ne s'efface jamais. Une intensité à tenir disparaît quand la répétition dépasse la distance tenable ; un plafond, non — plus c'est long, plus on est dessous.
Le 50 n'est pas alactique — le lactate y monte très haut [11] ; le 100 n'est pas « anaérobie lactique », il est à peu près moitié-moitié [48] ; le 200 est à dominante aérobie [49].
- Anaérobie114 %55.40
- Puissance VO₂105 %1:00.02
- VMA / VO₂max100 %1:03.13
- Vitesse critique95 %1:06.35
- Résistance91 %1:09.06
- Seuil (MLSS)88 %1:11.49
- Aérobie (LT1)85 %≤ 1:14.62
- Récupération78 %≤ 1:20.93
Vitesse critique = (400 − 200) m ÷ (4:12.50 − 1:59.80) = 1,507 m/s, d'où vVO₂max = 1,584 m/s. Tout le reste en découle par des pourcentages de la littérature. Le seuil est la seule fourchette — ses deux bords sont deux mesures du même seuil, pas une marge d'erreur. Le seuil aérobie et la récupération sont des plafonds : « ≤ », on ne nage pas plus vite. La vitesse de nage maximale, elle, est mesurée ou absente — ici elle est absente, et rien ne la remplace.
6.4 Les zones interpolées
Entre les ancres publiées vivent deux zones que le programme calcule par interpolation : la puissance aérobie et la résistance. Elles sont affichées au panneau, marquées comme interpolées, avec leur distance maximale — ce sont des cibles de séance réelles. Chacune se lit sur la courbe vitesse-durée du nageur, entre les deux ancres qui l'encadrent, à sa durée d'effort : la puissance aérobie entre l'anaérobie et la référence aérobie, la résistance entre la vitesse critique et le seuil.
⚠️ Mais la résistance n'a pas toujours deux ancres pour l'encadrer, et c'est le cas le plus fréquent. Sa borne haute est la vitesse critique — or celle-ci manque sur 81 panneaux sur 124 au 24 août 2026. Le programme recule alors d'une ancre : la borne haute devient la référence aérobie, et l'interpolation se fait sur l'intervalle plus large référence aérobie ↔ seuil. ⛔ Aucune vitesse critique n'est inventée au passage : on ne pose pas 92,7 % de la référence aérobie pour boucher le trou, on change de borne. La ligne existe donc toujours — elle est prescrite en séance, elle ne peut pas s'évaporer en silence sur les deux tiers du parc — mais elle est lue plus grossièrement, et c'est le prix, assumé, de n'avoir que deux appuis au lieu de trois.
⛔ Et quand l'ordre des deux bornes est retourné, la ligne disparaît. Si la vitesse critique ressort sous le seuil, interpoler « entre les deux » rendrait un nombre qui a l'air normal et ne veut rien dire. Le programme rend alors rien, et le drapeau d'inversion dit pourquoi.
6.5 « Distance max »
La distance maximale qu'on peut nager en restant dans cette filière d'effort. Elle a trois provenances, déclarées :
- la courbe du nageur, lue à l'envers ;
- la mesure — une distance réellement nagée, qui fait plancher ;
- la filière — un repli. ⚠️ Celui-là marie une durée de population et une vitesse individuelle : c'est un repère de filière, pas une distance que ce nageur tiendrait.
⚠️ Mais ces trois provenances ne sont pas ouvertes à toutes les lignes, et la frontière est nette : c'est la vitesse critique elle-même. Au-dessus d'elle — vitesse maximale, anaérobie, puissance VO₂, VMA, vitesse critique — la courbe du nageur est lue. En dessous — résistance, seuil, aérobie — elle ne l'est jamais, et la distance affichée vient toujours du repère de population, même chez un nageur très bien couvert.
Ce n'est pas une approximation, c'est une question qu'on ne peut pas poser. La courbe est bâtie sur ses meilleurs temps, c'est-à-dire des efforts maximaux : lue à l'envers, elle répond à « à quelle distance cette vitesse serait son maximum », et non à « combien de temps la tient-il ». Au-dessus de la vitesse critique les deux questions se confondent ; en dessous, elles n'ont plus rien à voir — dans ce domaine le lactate et la consommation d'oxygène se stabilisent, et ce qui limite la tenue n'est plus la relation distance-temps mais l'alimentation, l'hydratation, la thermorégulation et la motivation. Poser la question à la courbe là serait lui demander ce qu'elle n'a, par construction, aucun moyen de savoir.
⭐ La frontière est en intensité, pas une liste de lignes. Aujourd'hui elle range seuil, résistance et aérobie du côté du repère de population sur tout notre parc, aux deux bassins — mais l'anaérobie suit le 100 m réel du nageur, et un 100 faible pour son 400 doit pouvoir la faire basculer. Écrire la liste en dur perdrait cette lecture.
MESURÉ le 14 août 2026, 10 nageurs, 500 lignes : 22 cases changent, aucune ne devient vide, et toutes les lectures physiologiquement impossibles tombent — une ligne de seuil qui annonçait une tenue de 528 m, soit 5,6 minutes, pour une filière déclarée de 30 à 60 minutes.
Les chiffres significatifs : toutes les surfaces lisent la même vitesse arrondie au millième, pour que la fiche et la séance ne puissent pas se désaccorder.
6.6 Les allures de course
L'allure de course se lit sur le MILIEU de la course. Le temps total d'un 400 contient le plongeon, qui va vite, et la fin, qui ralentit : il ne décrit pas l'allure tenue. La physiologie le confirme — sur un 400 maximal, la vitesse chute après le premier 100 puis reste stable [9]. Le programme lit donc les 300 m centraux d'un 400 [10], et la même lecture au 800 et au 1500.
La fenêtre, en clair : du passage à 50 m à celui de 350 m — 300 m de nage pure, sans le plongeon ni le finish. ⚠️ Et quand la course ne porte pas de passage à 350, le programme lit le plus grand segment central disponible : de 100 à 300 m. Ce repli est une DÉCISION MAISON, et il faut le dire net : il ne se réclame de personne. Il a même été attribué par erreur à une publication, jusqu'à ce que la vérification du 19 août 2026 montre que la phrase citée portait sur la longueur des paliers d'un test incrémental, pas sur la fenêtre de lecture à l'intérieur d'un 400. La citation a été retirée ; le repli est resté, sans source.
Aucun coefficient n'est inventé : l'écart entre l'allure du milieu et l'allure moyenne est mesuré sur les propres passages du nageur, distance par distance — le plongeon pèse d'autant plus que la course est courte.
⛔ Une exception, et c'est la mesure qui la commande : le quatre nages est exclu. Sur un 200 quatre nages, le milieu n'est pas la même course moins ses deux bouts — c'est le dos et la brasse, les deux nages lentes. MESURÉ le 19 août 2026 sur 473 courses : le milieu d'un 200 quatre nages est 8,8 % plus lent que la course entière, en médiane, contre 2,2 à 2,9 % sur les nages simples à la même distance. Ces 8,8 % ne mesurent pas un plongeon, ils mesurent un changement de nage : les lire comme une allure de course serait une faute de sens. La cible d'un nageur de quatre nages reste donc son chrono brut, sans cette correction. Les deux autres lectures du milieu — la vitesse de nage pure et la référence aérobie lue sur les 300 m centraux — excluent le quatre nages pour le même motif, déjà écrit : la nage change à chaque longueur.
⚠️ Et quand la course du jour ne porte aucun passage, cette lecture se TRANSPORTE plutôt que de disparaître : le programme reprend le milieu de course de la dernière course qui en portait, et le reporte par le rapport des deux temps totaux. La ligne bascule alors en estimé — le motif complet, et sa limite, sont écrits en 1.6.
La correction de virages. Une répétition de séance ne fait pas le même nombre de virages qu'une course. Le programme rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas. ⚠️ La direction et l'ordre sont ÉTABLIS — un virage ouvert coûte plus qu'une culbute — sur des mesures publiées de contact au mur et de phase de rotation [52]. Les montants appliqués, eux, sont à nous — DÉCISION, calibrable : ils reproduisent les repères de terrain, et la source ne les porte pas telle quelle.
⛔ Le piège à ne pas tendre au lecteur : la source est SEXUÉE, le moteur ne l'est pas. Le papier publie un temps de contact au mur de 0,37 s chez les hommes et 0,30 s chez les femmes [52] ; le programme, lui, applique une seule valeur par nage, la même pour les deux sexes. Écrire « valeurs mesurées et sexuées » prêterait au moteur une finesse qu'il n'a pas.
Les deux bornes. La cible d'entraînement s'ajuste au type du nageur, et elle est bornée par ce qu'il a démontré :
- en haut, elle ne dépasse pas ce qu'il a réellement nagé, là où un temps réel existe ;
- en bas, elle ne descend pas sous sa vitesse de croisière, lue continûment sur sa pente de type.
⚠️ La borne haute ne porte que sur les allures de course, là où un temps démontré existe. Les cibles d'intensité n'ont aucun plancher, et une épreuve jamais nagée n'a pas de meilleur temps : le programme ne dépasse pas le démontré là où un démontré existe, pas ailleurs.
Et la borne basse se recalcule. La vitesse de croisière vaut k × la vitesse critique, où k se lit continûment sur la pente de type — il ne saute pas d'un palier à l'autre. Ses trois ancres :
| Le type | k | Statut |
|---|---|---|
| Fondeur | 0,93 | MESURÉ — équipe de France d'eau libre |
| Polyvalent | 0,86 | DIRECTIONNEL — amplitude maison |
| Sprinteur | 0,80 | DIRECTIONNEL — amplitude maison |
Le sens, lui, est solide : un fondeur décroche peu, donc sa croisière reste proche de son seuil et son k est haut ; un sprinteur ralentit davantage, son k est plus bas. ⚠️ Mais seul le 0,93 est mesuré. Les deux autres sont des amplitudes à nous, bornées par la littérature et par le sens physiologique, pas par une mesure. Ce plancher ne mord que sur les cibles plus lentes que la croisière — l'enjeu y est la monotonie, pas la troisième décimale.
⛔ Quand la couverture ne suffit pas, il n'y a pas de type — donc pas de pente, donc aucun k, donc pas de borne basse du tout. Elle ne se remplace par rien : le programme préfère ne pas borner plutôt que de borner au jugé.
6.7 La fréquence cardiaque
Les repères de fréquence cardiaque affichés sont une information indicative issue de la science. Sa récolte à l'entraînement n'est pas dans le programme : rien ne l'enregistre aujourd'hui.
6.8 Les objectifs chrono
Un coach peut fixer un temps visé sur une épreuve, à une échéance. Le programme en dérive les allures correspondantes — non plus depuis ce que le nageur vaut, mais depuis ce qu'il vise. L'objectif ne remplace jamais le profil : il s'affiche à côté.
Conclusion
Un chrono entre, il est comparé, il est trié, et il ressort en allure.
Le tableau ci-dessous résume les objets que le moteur produit, et sur quoi chacun se lit.
| L'objet | En une phrase | Lu sur |
|---|---|---|
| Indice de performance | à quelle fraction de la référence il nage, sur une épreuve | une épreuve, un bassin |
| Niveau | le meilleur indice qu'il atteint, et le barreau qui lui correspond | toutes ses épreuves |
| Spécialité | la nage qui porte son meilleur indice | toutes ses épreuves |
| Pente de type | le sens dans lequel son niveau glisse quand la distance monte | toutes ses épreuves, ramenées sur l'axe d'effort |
| Étiquette de type | le mot que cette pente mérite : sprint, polyvalent, fond | la pente, si la couverture suffit |
| Palier de couverture | combien de distances distinctes il a démontrées, et sur quelle amplitude | les distances réellement nagées |
| Référence aérobie (VMA) | la vitesse à laquelle sa consommation d'oxygène est maximale | un n × 200, le milieu d'un 400, un 400 entier — sinon un 400 estimé |
| Vitesse critique | l'intensité qu'il peut tenir longtemps | son couple de distances aérobies, ou un test dédié — sinon rien |
| Seuil | la plus haute intensité où son lactate se stabilise encore | un T30 mesuré — sinon 88,3 % de sa référence aérobie |
| Lecture entre les nages | laquelle de ses nages il maîtrise le mieux | 50, 100 et 200, pesés par la part réellement nagée et par le crédit de la paire |
Le moteur rend une description. Il qualifie une performance par rapport à une référence sourcée. Il s'arrête quand les données ne suffisent pas. Un profil est donc le reflet des performances du nageur à un instant donné.
Ouverture
Avec un profil de nageur précis, il devient intéressant de suivre les retours de l'entraînement et ce qu'il produit — c'est l'objet d'une prochaine version du programme, en cours de développement : entrer les performances à l'entraînement, les comparer aux cibles, lire le repos, estimer une charge de travail, la forme d'un nageur, son niveau d'entraînement face à son niveau de compétition. Un large panel s'ouvre à nous.
Un mot de terrain avant d'y aller : c'est là que le coach reprend la main. Un nageur dont le calendrier se limite à deux épreuves donne un profil étroit, quelle que soit la finesse du moteur ; un nageur dont les distances s'échelonnent du 50 au 800 en donne un dense, et l'écart entre les deux se mesure en points de pourcentage sur chaque estimation (Avec quelle confiance). Les tests d'entraînement (Les tests d'entraînement) existent pour combler ce que le calendrier de compétition ne couvre pas — et chacun sert désormais une ancre nommée, ce qui change la façon de choisir :
| Si le coach veut… | Il fait passer… |
|---|---|
| une référence aérobie mesurée plutôt qu'estimée | un n × 200, ou plus simplement un 400 avec ses temps de passage à 50 et 350 m |
| une vitesse critique là où la ligne est vide | un couple répété 200 / 400 (le plus précis, son erreur est publiée) ou un 12 × 25 |
| un seuil mesuré plutôt qu'un pourcentage | un T30 — et lui seul |
| une vitesse de nage pure | un segment lancé, ou deux marques posées dans une course |
⚠️ Et c'est le vrai chantier de terrain qui s'ouvre : au 24 août 2026, aucun de ces protocoles n'a encore été saisi sur la base. Le programme sait les lire, l'effet de chacun est écrit ci-dessus — il ne manque que de les nager.
Bibliographie
52 entrées, numérotées dans l'ordre de première citation.
Les références
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[3] Dekerle J, Sidney M, Hespel JM, Pelayo P. Validity and reliability of critical speed, critical stroke rate, and anaerobic capacity in relation to front crawl swimming performances. Int J Sports Med. 2002;23(2):93-8. doi:10.1055/s-2002-20125. PMID 11842355. ✅ primaire — porte : verbatim, « the 30-min test velocity (V30) is not different from the critical swimming speed determined from 200- and 400-m tests but is overestimated by 3.2 % » — c'est-à-dire, sans ambiguïté sur le sens, que la vitesse critique se situe 3,2 % au-dessus de la vitesse du T30 (d'où la conversion ×1,032 qui relevait la V30). ⚠️ Cette conversion n'est plus appliquée depuis le 23/08/2026 : le T30 mesure le seuil et y entre nu. Ce que la mesure garde d'utile, c'est le sens — le T30 est sous la vitesse critique, et il colle au seuil.
[4] Deminice R, Papoti M, Zagatto AM, Vieira do Moura Prado Júnior M. Validade do teste de 30 minutos (T-30) na determinação da capacidade aeróbia, parâmetros de braçada e performance aeróbia de nadadores treinados. Rev Bras Med Esporte. 2007;13(3). doi:10.1590/S1517-86922007000300013. ✅ primaire (n = 14, 15,9 ± 1,9 ans) — porte : la vitesse du T-30 ne diffère pas de la vitesse au seuil de 3,5 mmol — 1,29 ± 0,08 m/s contre 1,29 ± 0,07 m/s, aucune différence significative, r = 0,90. C'est la mesure qui range le T30 du côté du seuil, et qui lui permet d'y entrer sans conversion.
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[6] Scott BE, Burden R, Dekerle J. Stroke-Specific Swimming Critical Speed Testing: Balancing Feasibility and Scientific Rigour. J Hum Kinet. 2024;90:239-51. doi:10.5114/jhk/170882. PMID 38380294. ✅ primaire — porte : la fidélité du couple 200/400 nagé trois fois, dans les quatre nages. 32 nageurs de niveau national, bassin de 25 m ; la colonne crawl = 10 nageurs de 17 ± 2 ans. Vitesse critique fiable partout (erreur type ≤ 0,04 m/s ; 3,07 % en crawl) ; la réserve au-dessus de la vitesse critique ne l'est pas (13 à 45 %).
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[22] Coyle EF, Martin WH 3rd, Sinacore DR, Joyner MJ, Hagberg JM, Holloszy JO. Time course of loss of adaptations after stopping prolonged intense endurance training. J Appl Physiol Respir Environ Exerc Physiol. 1984;57(6):1857-64. doi:10.1152/jappl.1984.57.6.1857. PMID 6511559. ✅ primaire — porte : VO₂max −7 % à 3 semaines, −16 % à 8 semaines, puis tamponné — le fondement de la saturation de la décote.
[23] Costill DL, Fink WJ, Hargreaves M, King DS, Thomas R, Fielding R. Metabolic characteristics of skeletal muscle during detraining from competitive swimming. Med Sci Sports Exerc. 1985;17(3):339-43. PMID 3160908. ✅ primaire — porte : l'oxydation musculaire chute d'environ moitié en une semaine. ⚠️ C'est une direction publiée, pas une amplitude appliquée par le programme.
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[25] Mujika I, Padilla S. Detraining: loss of training-induced physiological and performance adaptations. Part I: short term insufficient training stimulus. Sports Med. 2000;30(2):79-87. doi:10.2165/00007256-200030020-00002. PMID 10966148. 🔎 revue
[26] Mujika I, Padilla S. Detraining… Part II: Long term insufficient training stimulus. Sports Med. 2000;30(3):145-54. doi:10.2165/00007256-200030030-00001. PMID 10999420. 🔎 revue — [25] et [26] portent : la revue de référence du désentraînement. ⚠️ Le plus long horizon étudié par ce corpus est de l'ordre de 8 semaines : aucune courbe de déclin sur plusieurs années n'en sort.
[27] Neufer PD, Costill DL, Fielding RA, Flynn MG, Kirwan JP. Effect of reduced training on muscular strength and endurance in competitive swimmers. Med Sci Sports Exerc. 1987;19(5):486-90. PMID 3683154. ✅ primaire — porte : ce que devient un nageur qui réduit, sans arrêter.
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[29] Fleishman EA, Parker JF Jr. Factors in the retention and relearning of perceptual-motor skill. J Exp Psychol. 1962;64(3):215-26. ✅ primaire — ⚠️ hors domaine : hors natation. Le programme s'en sert comme transfert assumé (habileté motrice générale → nage) pour la demi-vie technique longue. Aucune source équivalente n'existe en natation.
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[40] Scott BE, Burden R, Dekerle J. Stroke-Specific Swimming Critical Speed Testing: Balancing Feasibility and Scientific Rigour. J Hum Kinet. 2024;90:239-251. doi:10.5114/jhk/185726. PMID 38380294. ✅ primaire — porte : l'écart minimal détectable entre deux mesures répétées du même nageur (5,13 % au 200 m, 3,46 % au 400 m, crawl). ⚠️ 10 nageurs de crawl de 17 ± 2 ans, tous les essais en bassin de 25 m.
[41] Fernandes RJ, Keskinen KL, Colaço P, Querido AJ, Machado LJ, Morais PA, et al. Time limit at VO₂max velocity in elite crawl swimmers. Int J Sports Med. 2008;29(2):145-50. doi:10.1055/s-2007-965113. PMID 17990207. ✅ primaire — porte : la mesure du temps limite elle-même (la source de [8], à citer quand on avance le chiffre).
[42] Mezzaroba PV, Machado FA. Indirect determination of lactate minimum speed from a single maximal performance in young swimmers. J Sports Sci Med. 2013;12(4):655-9. PMID 24421724. ✅ primaire — porte : la lecture d'un seuil depuis un 200 m crawl chez les 10-17 ans.
[43] Dekerle J, Pelayo P, Clipet B, Depretz S, Lefevre T, Sidney M. Critical swimming speed does not represent the speed at maximal lactate steady state. Int J Sports Med. 2005;26(7):524-30. doi:10.1055/s-2004-821227. PMID 16195984. ✅ primaire — porte : vitesse critique = 92,7 ± 2,6 % de vVO₂max ; SAAL = 88,3 ± 2,9 % ; et les deux ne sont pas la même grandeur. ⚠️ Deux valeurs coexistent dans l'article pour le SAAL : 88,3 % au résumé, 88,4 % dans les résultats — le programme retient celle du résumé. ⚠️ Précision capitale : ces pourcentages se rapportent à la vitesse du milieu du 400 (50 → 350 m), pas au 400 entier — cf. [10].
[44] Toubekis AG, Tsolaki A, Sotiriou A, Douda HT, Tokmakidis SP. Physiological Responses of Continuous and Intermittent Swimming at Critical Speed and Maximum Lactate Steady State in Children and Adolescent Swimmers. Sports (Basel). 2019;7(1):25. doi:10.3390/sports7010025. ✅ primaire — porte deux choses. ① Chez les jeunes, la vitesse critique ne diffère pas du seuil de lactate stable : enfants 1,092 ± 0,071 contre 1,083 ± 0,065 m/s (0,8 %), adolescents 1,315 ± 0,068 contre 1,297 ± 0,056 m/s (1,3 %) — « CS was not different compared to sMLSS in both children and adolescents ». C'est ce chiffre, opposé aux 4,75 % mesurés chez l'adulte entraîné, qui interdit toute conversion fixe entre les deux ancres. ② La réserve, à lire avec : à la vitesse critique, seuls 6 enfants sur 10 et 7 adolescents sur 10 ont tenu les trente minutes, et le lactate y est plus haut qu'au seuil — les deux vitesses sont proches en valeur, pas en difficulté.
[45] Almeida TAF, Espada MC, Massini DA, Macedo AG, Castro EA, Ferreira CC, Reis JF, Pessôa Filho DM. Stroke and physiological relationships during the incremental front crawl test: outcomes for planning and pacing aerobic training. Front Physiol. 2023;14:1241948. doi:10.3389/fphys.2023.1241948. ✅ primaire — porte : le seuil d'échange gazeux à 84,6 ± 3,6 % de vVO₂max (gazométrie stricte).
[46] Toubekis AG, Tokmakidis SP. Metabolic responses at various intensities relative to critical swimming velocity. J Strength Cond Res. 2013;27(6):1731-41. doi:10.1519/JSC.0b013e31828dde1e. PMID 23449237. ✅ primaire — porte : la vitesse critique dépasse le SAAL de 3 à 6 %.
[47] Olbrecht J. The Science of Winning: Planning, Periodizing and Optimizing Swim Training. Luton: Swimshop; 2000. Ouvrage. — porte : le cadre capacité / puissance ; la non-identifiabilité de la capacité glycolytique depuis les seuls chronos ; et, fig. 56, un imprimé de test complet dont la colonne de régénération prescrit 1:18,8 aux 100 m en nage continue, quand le même imprimé donne la vitesse au seuil de 4 millimoles — rapport 0,89, d'où la bande 78,7-79,5 % du tableau des ancres. ⚠️ À ne pas sur-citer : l'ouvrage donne des vitesses, jamais un pourcentage de la référence aérobie. Le pourcentage est une reconstruction, faite sur deux colonnes du même imprimé, et sur un exemple pédagogique unique — pas sur une statistique de population.
[48] Hellard P, Pla R, Rodríguez FA, Simbana D, Pyne DB. Dynamics of the Metabolic Response During a Competitive 100-m Freestyle in Elite Male Swimmers. Int J Sports Physiol Perform. 2018;13(8):1011-20. doi:10.1123/ijspp.2017-0597. PMID 29466071. ✅ primaire (n = 49) — porte : au 100 m, la part aérobie vaut 51 ± 8 %. Et aussi : le VO₂ de pointe mesuré nage par nage — crawl 58 · dos 62 · papillon 60 · brasse 62 ml·min⁻¹·kg⁻¹ (section 7 du papier).
[49] Figueiredo P, Zamparo P, Sousa A, Vilas-Boas JP, Fernandes RJ. An energy balance of the 200 m front crawl race. Eur J Appl Physiol. 2011;111(5):767-77. doi:10.1007/s00421-010-1696-z. PMID 20978781. ✅ primaire — porte : au 200 m, la part aérobie vaut 65,9 %.
[50] Zacca R, Azevedo R, Chainok P, Vilas-Boas JP, Castro FAS, Pyne DB. Monitoring Age-Group Swimmers Over a Training Macrocycle: Energetics, Technique, and Anthropometrics. J Strength Cond Res. 2020;34(3):818-27. doi:10.1519/JSC.0000000000002762. PMID 30113917. ✅ primaire (n = 24) — porte : au 400 m, la part aérobie vaut 86,6 à 89,6 % — mesurée, sur un 400 nagé. C'est la source de la valeur retenue par le programme (88 %).
[51] Correia RA, Feitosa WG, Figueiredo P, Papoti M, Castro FAS. The 400-m Front Crawl Test: Energetic and 3D Kinematical Analyses. Int J Sports Med. 2020;41(1):21-6. doi:10.1055/a-1023-4280. PMID 31756737. ✅ primaire — porte : contribution aérobie du 400 m, ~88 %.
[52] David S, Grove T, van Duijven M, Koster P, Beek PJ. Improving tumble turn performance in swimming — the impact of wall contact time and tuck index. Front Sports Act Living. 2022;4:936695. doi:10.3389/fspor.2022.936695. PMC9354539. PMID 35935061. ✅ primaire — porte : temps de contact au mur 0,37 s (hommes) / 0,30 s (femmes) ; rotation ~0,89 s.
Ce que cette bibliographie ne couvre pas
Deux choses, dans tout ce que cette page publie, n'ont aucune source extérieure. Elles sont écrites en DÉCISION, avec leur dérivation nommée, jamais avec un renvoi qui pointerait sur rien :
| Ce qui n'a pas de source | Ce qu'on a réellement |
|---|---|
| Les trois poids des crédits de transfert (0,30 / 0,35 / 0,35) | Aucune matrice de transfert entre nages n'est publiée. Les trois ingrédients, eux, tiennent : la décroissance se calcule sur la référence embarquée, le coût sur les équations publiées [16, 18], et la spécificité partielle des adaptations est établie [20]. Ce sont les poids qui n'ont aucune source. |
| La proximité de geste, le troisième ingrédient de ces crédits | Six critères de nage, à poids égaux. Les critères sont des faits de règlement et de geste ; leur notation est une décision, écrite pour être discutée plutôt que subie. |
D'autres valeurs isolées portent la même réserve — le repli anaérobie, le plancher du relèvement par le quatre nages, la frontière de type, le délai d'arrêt. Chacune est marquée DÉCISION à l'endroit exact où elle sert, avec son motif ; aucune ne se cache derrière un renvoi.
État du moteur au 20 août 2026.