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Transparence

Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

Profondeur

Amateur généraliste

Comment ça marche Bac

Public visé : un nageur qui s'entraîne sérieusement, ou un jeune entraîneur.

1. Ce que le programme sait du nageur

Une seule matière première : des chronomètres. Rien d'autre n'entre.

Chaque temps arrive avec quatre informations qui comptent toutes : la date, la nage, la distance, le bassin (25 ou 50 m). Il faut aussi ton sexe et ta date de naissance — sans les deux, pas de profil du tout : le repère auquel on te compare est genré et dépend de ton âge. Le programme le dit, au lieu de bricoler.

Par où les temps entrent

Deux voies, et elles se valent.

  • La synchronisation fédérale, qui ne demande rien à personne : le programme va chercher tes courses dans les résultats de la fédération, et il les lit sur toute ta carrière, pas seulement sur les saisons récentes.
  • La saisie de l'entraîneur, pour tout ce que la fédération n'a pas — au premier rang, un 400 nagé dans ta nage (400 dos, 400 brasse, 400 papillon), qui n'existe dans aucune compétition officielle.

Un temps saisi à la main vaut un temps rapatrié. Aucun calcul ne les distingue ; seul l'affichage les étiquette différemment.

⚠️ La synchronisation avec la fédération est encore fragile et peut oublier des performances, surtout les relais d'avant 2021.

Les temps de passage : des courses dans la course

Quand une compétition publie tes temps de passage, ils ne sont pas décoratifs.

Un passage plus rapide qu'une course devient ton meilleur temps sur cette épreuve.

Si ton meilleur 200 vaut 2:06 et que tu passes au 200 de ton 400 en 2:05, ton meilleur temps de 200 devient 2:05. C'est une marque officielle : on se qualifie sur un 100 brasse avec le temps de passage d'un 200 brasse.

⚠️ Mais c'est un plancher, pas un plafond. Un passage se nage sans arrivée et à allure gérée : il te sous-estime. Il compte comme meilleur temps, et pourtant ton allure de course et l'estimation de l'épreuve restent plus rapides que lui.

Deux distances qui ne sont des épreuves nulle part y ont droit aussi : le 15 m et le 25 m. Un passage lu dans un 50, un 100 ou un 200 y sort une marque — ton départ et ta coulée pour l'un, un sprint pour l'autre. Aucun classement ne les contient, donc aucun indice : ce sont des repères, et rien d'autre ne s'y ajoute (150, 250, 300 ne sont la marque de rien).

Une règle à connaître en quatre nages : seul le premier quart est d'une seule nage, et c'est du papillon. Un 100 lu dans un 400 quatre nages est donc un 100 papillon, pas autre chose.

Et si tes coulées ont été relevées, l'analyse sépare, longueur par longueur, ce que tu as coulé de ce que tu as nagé, avec une vitesse pour chacun. ⛔ Une coulée est mesurée, jamais supposée : une longueur sans relevé reste vide — pas de valeur par défaut, pas de moyenne, pas d'emprunt à une autre de tes courses.

Les temps de relais

Un relais est une vraie course, et le programme la traite comme telle — avec une frontière nette.

  • Dans ton profil, ton temps de relais comble une case que rien de mieux n'occupe : il passe devant une estimation, et il s'efface devant un vrai chrono individuel.
  • Dans tes records, il n'entre jamais : ni dans tes meilleurs temps, ni sur ta courbe. Un temps de relais ne réécrit aucun palmarès.

Et un relayeur part lancé, donc avec un avantage. Le programme le lui retire. La mesure publiée situe cet avantage entre 0,30 et 0,57 s ; le programme se donne une fourchette un peu plus large, parce que la mesure ne dit rien du petit bassin ni des nageurs de plus de 18 ans — et il en retient la borne haute, 0,70 s. Le raisonnement tient en une phrase : cette case va servir à prescrire une allure, donc on préfère un temps trop lent à un temps trop flatteur.

⚠️ Une ligne de relais dont la nage n'est pas identifiée est ignorée : on ne devine pas une nage.

Et il passe par les mêmes gardes qu'un chrono individuel. Dans la fenêtre de récence, il compte. Au-delà seulement, deux questions : l'as-tu nagé bien plus jeune (même règle que la course d'enfance), et as-tu continué à pratiquer depuis ? Entre plusieurs relais d'une même case, le plus récent gagne. ⛔ Ces gardes viennent d'une mesure : sans elles, des cases étaient servies par des relais de quatorze ans d'âge, et un 100 dos passait de 1:04.17 à 1:18.97 sur la foi d'une course de 2011.

Les cinq tests d'entraînement

Tous se font au chronomètre, et ils comblent ce que le calendrier de compétition ne couvre pas.

Le test Ce qu'il mesure Comment il entre
Segment lancé ta vitesse de nage pure, sur une longueur au choix : 5, 10, 15 ou 20 m. Une fenêtre chronométrée entre deux repères, après la coulée, sans mur dedans. On prend le passage de la tête, au départ comme à l'arrivée il la fixe : cette ligne est mesurée ou absente, rien ne la remplace. ⭐ C'est la longueur qui définit la mesure, pas le bassin — un 20 m se nage aussi en petit bassin (3 m → 23 m). Chaque lecture garde sa longueur, et elle s'affiche avec : une fenêtre courte attrape la pointe, une longue l'aplatit — savoir laquelle on lit fait partie de la lecture. ⭐ Quand un nageur en a plusieurs, c'est la plus rapide qui compte pour sa ligne « max », quelle que soit sa longueur : c'est une capacité, donc le meilleur observé — la règle du moteur partout ailleurs. La ligne dit sur quelle longueur le maximum a été fait, et les autres restent affichées, chacune pour elle-même. ⚠️ C'est une décision, pas une valeur publiée : aucune source ne fixe la longueur d'une nage propre
Test de 30 minutes ton seuil — l'allure la plus rapide où ton lactate se stabilise encore. Trente minutes, le plus de distance possible : une seule saisie, la distance il ne peut que relever, et il entre nu : la vitesse du test EST ton seuil, sans aucune conversion. ⛔ Il ne touche ni ta vitesse critique ni ta VMA. C'était différent avant le 23 août 2026 : le test était converti en vitesse critique, dont le seuil se déduisait ensuite. Cette chaîne est coupée — voir Pourquoi le 30 minutes va au seuil
12 × 25 ta vitesse critique — douze 25 m à fond, cinq secondes de repos, trois minutes de travail en tout. ⛔ Pas ton seuil : ce test-là et le 30 minutes ne mesurent pas la même chose il ne peut que relever. Il suit de très près les courses, mais lit trop vite : le programme applique la conversion publiée avec le test (Mitchell 2018)
Couple répété 200/400 la même vitesse critique que ton couple 200/400 habituel — mais avec trois essais par distance (deux acceptés), 48 h minimum entre deux essais — c'est de là que viennent les trois semaines, c'est une contrainte de récupération, pas de précision. Une date par essai : c'est elle qui dit la précision réelle il ne peut que relever. On lit la vitesse critique de chaque essai et on garde leur médiane, pour qu'un seul mauvais jour ne décide pas — à deux essais, la médiane de deux valeurs est leur moyenne. ⭐ C'est le seul test dont l'erreur soit publiée : 3,07 % sur la vitesse critique en crawl, et il faut 5,13 % d'écart pour parler d'un vrai changement Scott 2024. Deux essais, c'est presque aussi bon que trois : ta vitesse critique sort à 2,17 % près au lieu de 2,06 %. C'est le passage à un seul essai qui coûte cher — l'erreur y bondit de 41 %. ⚠️ Ce qu'il ne donne pas : aucune grandeur neuve — sans test, le moteur lit déjà ce couple sur tes courses ; celui-ci s'ajoute, il ne remplace rien. Ce qu'il change, c'est la fenêtre : mesuré sur 224 compétitions officielles, 11 512 nageurs, de 2020 à 2026, deux courses éloignées de six mois font porter 5,6 % d'erreur à la vitesse critique et 6,3 % au-delà d'un an, contre 2,7 % quand les deux distances tiennent dans la même semaine. ⛔ Un couple large n'est jamais refusé pour autant : il est large, et c'est dit. ⭐ Et dans l'autre sens, le programme ne se déclare jamais plus précis que la science : un test bien tenu annonce 2,06 % à trois essais, pas mieux — ces mesures viennent de courses officielles, pas d'entraînement, et elles ne servent qu'à dire de combien un écart de dates abîme une lecture. ⭐ Plongé ou poussé ? Le plongeon fait gagner la même chose sur les deux distances, donc il s'efface dans le calcul — à condition de ne jamais mélanger un départ plongé et un départ poussé dans le même couple. Le programme ne le fait jamais. L'échauffement est recommandé (1 km au protocole publié), pas obligatoire — en changer sort du protocole, et l'ampleur du biais n'est chiffrée nulle part
n × 200 ta référence aérobie, directement — c'est la seule mesure directe de toutes. Des 200 m enchaînés à allure imposée : on démarre 0,35 m/s sous ton allure de 400, on monte de 0,05 m/s à chaque palier, 30 s de repos entre eux, jusqu'à ne plus tenir. C'est le dernier palier entièrement tenu qui compte — un palier commencé et non fini ne se saisit pas il ne peut que relever

« Relever », par rapport à quoi ? À la valeur que ton profil porte déjà, au moment où on le regarde. Le test lit plus haut, elle monte ; il lit plus bas, rien ne descend. Et un vieux test ne compte que si tu as continué à nager depuis.

Pourquoi quatre tests sur cinq ne peuvent que relever. On est affûté une à deux fois par an. Un test passé en période de travail sort forcément en dessous de ce qu'on vaut : le laisser faire baisser un niveau reviendrait à confondre un jour de fatigue avec une perte de moteur. Le segment lancé, lui, est à part — il ne compare rien à un niveau, il mesure une vitesse.

Pourquoi le 30 minutes va au seuil et le 12 × 25 à la vitesse critique

Les deux ont longtemps été rangés au même endroit, et la question mérite une réponse claire, parce que la réponse n'est pas une préférence.

Le 30 minutes a été publié contre les deux. Contre la vitesse critique d'abord — Dekerle en 2002 mesure que la vitesse critique se situe 3,2 % au-dessus de la vitesse du test. Contre le seuil ensuite — Deminice en 2007, sur 14 nageurs de ton âge, ne trouve aucune différence entre la vitesse du test et la vitesse au seuil : 1,29 m/s des deux côtés. La littérature seule ne tranche donc pas.

Ce qui tranche, c'est la forme de l'effort. Un seuil, ça se définit par une intensité tenue longtemps, d'un trait. Un test de 30 minutes, c'est exactement ça. Une vitesse critique, au contraire, ne se nage jamais : c'est un calcul, la pente entre deux distances. On range donc la mesure du côté de l'ancre dont elle a la forme — et le nombre suit : le test entre nu, il n'y a plus de grandeur à rattraper.

Le 12 × 25, lui, n'a pas cette ambiguïté : sa publication le régresse vers la vitesse critique, et vers rien d'autre. C'est cette conversion-là que le programme applique, telle qu'elle est écrite.

La règle qui en découle est stricte : un test qui ne vise pas une ancre ne l'alimente pas. Il est sauté, jamais converti pour l'occasion.

⚠️ Et il faut le dire avant d'aller plus loin : au 24 août 2026, aucun de ces cinq tests n'a encore été saisi sur la base. Ils sont câblés, leur effet est écrit ci-dessus — mais aujourd'hui le programme travaille sur ce que les courses lui donnent. Chaque ancre porte donc, plus bas, sa voie de repli et le compte de ceux qui la prennent.

Deux lectures s'ajoutent, sans rien saisir, parce qu'elles sont déjà dans tes courses :

  • les 300 m du milieu d'un 400 — le 400 entier contient un plongeon qui va vite et une fin qui ralentit ; le milieu, lui, décrit l'allure réellement tenue. ⛔ Sauf en quatre nages, où le milieu d'une course, c'est le dos et la brasse : ce n'est plus la même course moins ses deux bouts, c'est un changement de nage — aucune lecture de milieu ne s'y applique. ⭐ Et si ton 400 du jour n'a pas de temps de passage, la lecture ne disparaît pas : le programme reprend le milieu de ton dernier 400 qui en avait, et le reporte sur ton temps d'aujourd'hui, dans la même proportion. La ligne bascule alors en estimé — ce milieu-là, tu ne l'as pas nagé. ⚠️ Ce report suppose que tu gères ta course de la même façon qu'avant ; si tu es parti bien plus vite, il ne peut pas le voir ;
  • deux marques d'un même 50 ou d'un même 100, prises après la coulée. C'est exactement le même objet que le segment lancé, mesuré en course au lieu d'un protocole. Aucun des deux n'est prioritaire : le plus rapide gagne, quelle que soit sa longueur, et l'écran dit lequel. La ligne « vitesse de nage » prend donc ta lecture la plus rapide — c'est ton pic — et elle dit sur quelle longueur tu l'as faite ; les autres restent affichées. ⭐ Tu poses tes marques où tu veux : les longueurs (5, 10, 15, 20 m) sont fixes, pas leur position. Deux passages séparés exactement de l'une d'elles font une lecture, où qu'ils tombent — 15 et 25 font un 10 m, 12 et 27 un 15 m, 15 et 20 un 5 m. Deux passages séparés de 38 m ne font rien : ce n'est aucune des quatre longueurs. ⚠️ Plus la fenêtre est courte, plus le chronomètre pèse : la vitesse, c'est la longueur divisée par le temps, donc un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, et quatre fois plus que sur 20 m. Comme c'est la plus rapide qui alimente ta ligne, un 5 m approximatif peut devenir ta vitesse max — deux passages nets, ou pas de 5 m.

⚠️ Le 15 m départ plongé mesure le départ et la coulée, pas la nage. C'est la portion la plus rapide de toute la course, et elle vit sur sa propre ligne : elle n'alimente aucune vitesse de nage.

Quand deux mesures se contredisent

Le programme a souvent plusieurs façons de lire la même chose. Il ne fait pas la moyenne : il range ses sources par qualité de mesure, et à qualité égale, la plus récente gagne. Pour ta référence aérobie, l'ordre est celui-ci :

Et il y a TROIS classements, pas un : un par valeur. Aucune source ne concourt dans un classement qui n'est pas le sien.

Pour ta VMA (ta référence aérobie) :

  1. le n × 200 — la seule mesure directe ;
  2. les 300 m du milieu d'un 400, mesurés ou reportés depuis une course plus ancienne ;
  3. un 400 réellement nagé, en entier — un bon repère, mais c'est une course complète, plongeon et arrivée compris, donc plus rapide que l'allure tenue ;
  4. un 400 estimé — dernier, forcément : personne ne sait ce que vaut une référence aérobie tirée d'un 400 qu'on a fabriqué.

⚠️ Ce que ça donne sur la base au 24 août 2026, sur 124 panneaux d'allures : 98 (79 %) lisent leur VMA sur un 400 estimé — le dernier rang — 14 sur un milieu de course mesuré, 8 sur un 400 entier, 4 sur un milieu reporté. Le premier rang ne sert nulle part : personne n'a encore passé de n × 200. La cascade descend presque toujours jusqu'en bas.

Pour ta vitesse critique :

  1. le couple 200 / 400 répété — devant, parce qu'il ne convertit rien et que son erreur est publiée ;
  2. le 12 × 25, converti par sa régression publiée ;
  3. ton couple 200 / 400 lu sur tes courses — la même grandeur, sans test à passer, mais sur deux chronos que plusieurs mois peuvent séparer.

⚠️ Au 24 août 2026 : 43 panneaux sur 124 portent une vitesse critique. Les deux premiers rangs, ceux des tests, ne servent aujourd'hui nulle part. Sur les 81 autres panneaux, la ligne n'existe pas — le plus souvent en dos, brasse et papillon, qui n'ont pas de 400 en compétition. Le programme n'en fabrique aucune.

Pour ton seuil, l'ordre tient en deux lignes :

  1. un test de 30 minutes mesuré — la vitesse du test, nue ;
  2. à défaut, 88,3 % de ta VMA, quelle que soit la provenance de cette VMA.

⚠️ Au 24 août 2026 : 124 lignes de seuil sur 124, toutes au rang 2. Aucun test de 30 minutes n'a encore été passé. Ton seuil est donc aujourd'hui un pourcentage d'une VMA elle-même très majoritairement estimée — c'est la chaîne d'incertitude la plus longue du produit, et l'écran la dit ligne par ligne : chaque valeur précise si elle est mesurée ou déduite.

Ce qui a disparu de ce classement, et qu'on lisait ici avant le 23 août 2026 : les tests de seuil et la vitesse critique y figuraient comme des sources de ta référence aérobie. Ils n'en sont plus. Une vitesse critique ne remonte plus vers la VMA, un test de 30 minutes non plus.

Et quand deux lectures se contredisent franchement, le programme le signale — il ne corrige pas. Il lève un drapeau que l'entraîneur voit. Il y a aussi un désaccord plus simple : normalement, ta vitesse maximale est plus rapide que celle de ton 50, elle-même plus rapide que celle de ton 100. Quand cet ordre s'inverse, la ligne porte un « à re-mesurer » — et la comparaison ne porte jamais que sur des mesures réelles.

Ce que le programme n'a pas : capteur, montre, fréquence cardiaque enregistrée, lactate, vidéo, contenu de l'entraînement.

2. Comment il en tire un niveau

L'étalon

Un chrono seul ne dit rien : 1:02.96 au 100 papillon est excellent à 15 ans, correct à 25, remarquable à 40. Il faut quelqu'un à qui te comparer.

Pour chaque épreuve — nage × distance × sexe × bassin — le programme embarque un temps de référence : le 20ᵉ meilleur temps français de tous les temps, en textile, hors 2008-2009 où les combinaisons intégrales faussent toute comparaison. (La construction complète de cette référence a sa page : l'étalon.)

Pourquoi le 20ᵉ, et pas le record ni le 100ᵉ ?

  • Quatre périmètres ont été construits — France en 50 m, France en 25 m, monde en 50 m, monde en 25 m — et pour chacun, le temps du 1ᵉʳ, du 10ᵉ, du 20ᵉ, du 50ᵉ, et ainsi de suite jusqu'au 500ᵉ. L'Europe a été calculée aussi, puis écartée : elle colle au monde et n'apporte rien entre les deux.
  • On a d'abord cherché une raison de ne pas pouvoir choisir librement — on ne l'a pas trouvée. La forme de la référence ne bouge quasiment pas : le rapport entre sa vitesse au 400 et sa vitesse au 100 tient dans trois millièmes du top-10 mondial au top-50 français. Un top mondial et un top français décrivent le même genre de nageur ; seule la hauteur change.
  • Vérifié sur dix nageurs réels sous six références différentes : aucun ne change de type. Le rang choisi déplace la lecture du niveau, jamais le typage.
  • Le choix était donc libre, et il s'est porté sur la France : nos nageurs courent en France, et une référence mondiale les tasserait tous en bas d'une échelle dont les barreaux hauts ne concernent personne qu'ils croiseront. Le 20ᵉ, lui, repose sur une densité — vingt performances — au lieu d'un point unique qu'un seul nageur déplace.

Ce que ça vaut concrètement : un top-20 français correspond à peu près à un top-190 à top-360 mondial selon l'épreuve. Autrement dit, un indice de 1000 vaut à peu près un temps de finaliste aux championnats de France Élite.

L'indice

indice = temps de l'étalon ÷ ton temps, écrit en points (×1000 à l'affichage)

1000 = tu nages le temps du 20ᵉ Français. 900 = tu vas 10 % moins vite. Le même indice veut dire la même chose au 50 crawl et au 1500 crawl.

Comment se fabrique un indice
Étalon — 20e Français de 17 ans8:04.17
Son Nage libre 800 m8:45.00
Indice922

1000 = le niveau du 20e Français de son âge. Ce n'est pas un maximum : on peut le dépasser.

⚠️ 1000 n'est pas un plafond : des nageurs le dépassent. Et ce ne sont pas des points fédéraux, qui dérivent d'une année sur l'autre.

L'étalon par âge

À 21 ans ou moins, tu n'es pas comparé aux adultes. Le programme embarque une seconde référence, par âge de 12 à 21 ans, séparée pour les garçons et pour les filles : le 20ᵉ Français de cet âge-là, sur la même épreuve. C'est elle qui sert par défaut.

Trois précisions qui changent la lecture :

  • L'âge est un millésime, pas un anniversaire. Convention fédérale : on est de l'âge de son année, du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre. C'est aussi la convention avec laquelle la table a été construite.
  • La marche est devenue une pente, et elle est ancrée à la fin de l'année. Au 1ᵉʳ janvier, tu es encore lu contre le peloton de l'âge que tu viens de quitter ; au 31 décembre, tu atteins celui de l'âge que tu as ; entre les deux, le programme glisse jour par jour. La conséquence est voulue : tu n'es jamais comparé à un peloton plus âgé que toi.
  • À 22 ans on passe à l'étalon adulte, et c'est une vraie marche : +2,3 % en médiane, positive sur les 70 épreuves sans exception.

L'échelle : treize barreaux

Découverte 0 Élite régionale 840
Pré départemental 680 Pré inter-région 870
Départemental 720 Inter-région 890
Élite départemental 750 Élite inter-région 910
Pré régional 780 National 944
Régionale 810 Élite nationale 970
International par épreuve — voir ci-dessous

Les seuils ne sont pas espacés régulièrement, et chacun porte sa provenance. Trois seuils sont repris des grilles de qualification fédérales — « International », « Élite nationale » et « Pré inter-région ». Le bas de l'échelle est mesuré chez nous, sur la population des jeunes de 13 à 18 ans — 1 393 753 performances, lues chacune sur l'échelle de son âge. Deux barreaux y échappent, et ils se nomment : « National », à 944, et « Inter-région », à 890 — ce sont des décisions datées, prises le 30 juillet 2026.

Sur le 944 en particulier : il valait 950 jusqu'au 30 juillet 2026, et il a été descendu parce qu'un nageur qualifié aux France Élite tombait sous le barreau qui porte le nom « National ». Le repère mesuré de cette coupure vaut 946 : c'est le motif du déplacement, pas une validation indépendante.

⚠️ Un mot sur le plancher : « Découverte » est approximatif. Les vrais débutants n'ont souvent aucun temps classé — ils sont sous-représentés dans les classements dont la référence est tirée.

Les treize barreaux, et où se pose son meilleur niveau
DécouverteRégionaleNationalInternational

Indice 922 — Élite inter-région (à 92 % du niveau du 20e Français de ses 17 ans)

Il est comparé aux nageurs de son âge : sur cette échelle, le programme dit contre qui il compare, et n'écrit aucun nom de compétition à côté de la valeur.

Le barreau du haut est un cas à part. « International » ne vaut pas un nombre unique : il vaut le temps de qualification du championnat international de ta catégorie d'âge, rapporté à l'étalon de ton épreuve. Il diffère donc selon le sexe, la nage, la distance, le bassin et l'âge — parce que « valoir le 20ᵉ Français de ses 15 ans » n'a jamais voulu dire « être sélectionnable ». Et une épreuve sans temps de qualification n'obtient pas un seuil fabriqué : le barreau est simplement retiré. À partir de 16 ans, toutes les épreuves en ont un.

Quatre grilles se relaient selon l'âge : rien avant 13 ans, le championnat de ta catégorie ensuite, l'Euro Juniors de 16 à 18, l'U21 de 19 à 21, puis l'Euro seniors. ⚠️ À 14-15 ans deux grilles s'appliquent en droit, et le programme retient celle de ta catégorie — c'est le championnat que tu vises vraiment. ⭐ Une seule épreuve emprunte : le 100 quatre nages, qui n'existe qu'en petit bassin quand les sélections se courent en grand, reprend le niveau exigé de son 200.

Un point d'honnêteté. Les noms de l'échelle sont calés sur des temps absolus. Sur l'échelle par âge, à indice égal, le temps accepté est plus lent — à 910, un 200 nage libre en petit bassin accepte 1:57,40 quand l'échelle absolue exige 1:54,70. Le programme n'écrit donc aucun nom de compétition à côté de la valeur d'un jeune : là, il dit contre qui il compare.

En revanche l'échelle elle-même — bandes de fond, lignes de repère, jauge — garde ses noms dans les deux lectures. Sans quoi un point ne serait plus situable. Sur l'échelle par âge, ce nom désigne un cran, pas une compétition que tu aurais le droit de nager.

Second point d'honnêteté : le bas de l'échelle est mesuré sur la population jeune. Appliqué à un adulte, il est extrapolé, pas mesuré — on dispose de l'élite adulte, pas de la masse. L'échelle est solide en haut, indicative en bas chez l'adulte.

Les différentes lectures du niveau

Il n'y a pas un niveau, il y en a plusieurs, qui répondent à des questions différentes.

  • Le meilleur niveau démontré — le meilleur indice de toutes tes épreuves, sur tes temps bruts. « Ce dont il a été capable. »
  • Le niveau du jour — le même calcul, après avoir écarté les courses qui ne parlent plus de toi et tenu compte du temps écoulé depuis ta dernière démonstration. « Ce qu'il vaut maintenant. » C'est celui-là qui pilote les temps cibles.
  • Le niveau de chaque épreuve prise séparément — un palier par course, qui montre les forces et les trous.
  • Le rangement de tes épreuves, de la plus forte à la plus faible, avec l'écart réel écrit à côté : le rangement situe, le nombre nuance. Deux épreuves peuvent changer de mot pour quelques points d'indice.
  • Le niveau dans le temps, en deux écrans qu'il ne faut jamais intervertir.
  • La même valeur relue sur l'autre échelle — un jeune peut voir où son temps le situerait chez les adultes. C'est une lentille : elle ne change ni son profil, ni ses temps cibles, ni ses allures.
Sa fiche : une épreuve, un point — sur l'échelle des paliers
Int'l
Élite nat.
Nat.
Él. inter
Inter
Pré inter
Él. rég.
Rég.
Pré rég.
Él. dép.
Dép.
Pré dép.
Déc.
NL
NL
NL
4N
NL
Dos
Pap
Br
NL
1500 m80040020010050 m

Une épreuve, un point. Distances longues à gauche, courtes à droite ; la hauteur est l'indice, la couleur le barreau. NL nage libre · Dos · Br brasse · Pap papillon · 4N quatre nages. Passez la souris sur un point pour le détail. Ici : un profil qui monte vers le long — le 800 et le 400 sont ses meilleures épreuves, la brasse décroche.

Les deux écrans temporels

La frise de périodisation porte en hauteur ce que tu as nagé ce jour-là. C'est un fait, jamais retouché : le 15 mars tu as nagé ce temps, qui valait cet indice contre les nageurs de ton âge à ce moment-là.

La courbe de progression porte ce que le programme te créditait à cette date — ton meilleur niveau, relu contre le peloton de l'époque, puis diminué par le temps passé depuis ta dernière démonstration. Une course nagée est un fait ; le niveau crédité, lui, s'érode quand on ne le prouve plus.

D'où deux lectures d'un même creux : sur la frise, un point bas veut dire « ce jour-là, il a nagé moins vite ». Sur la courbe, une descente sans point veut dire « il n'a rien démontré depuis un moment, donc on lui crédite moins ».

Ce que la disposition des points raconte :

  • Des points resserrés — plusieurs épreuves au même niveau — indiquent un nageur homogène. C'est le cas le plus lisible : le profil est solide, l'estimation d'une épreuve manquante y sera serrée.
  • Des points très écartés signalent l'inverse : une ou deux épreuves portent le niveau, les autres décrochent. Le programme s'appuiera sur peu de choses, et ses fourchettes s'élargiront.
  • Un point isolé loin sous les autres, à une date ancienne, est souvent une course que le programme finira par écarter — regarde sa raison avant de t'en inquiéter.
  • Une courbe en escalier est la signature d'un nageur qui progresse par compétitions ; une courbe qui descend sans point est celle d'un nageur qui ne s'est plus mesuré, pas d'un nageur qui régresse.

Ta courbe a trois vues, et plus aucune ne mélange les bassins

La courbe commune aux deux bassins a été retirée en août 2026. Elle gardait, à chaque distance, le meilleur des deux bassins et en faisait une seule ligne. Elle donnait un beau tracé, et elle ne racontait l'histoire d'aucun des deux. Depuis que chaque bassin a son propre moteur, c'était la dernière surface du programme à les mélanger.

À la place, trois vues :

La vueCe qu'elle montre
25 mtes seules courses en petit bassin, sur son échelle à lui
50 mtes seules courses en grand bassin — c'est la vue qui s'ouvre en premier
Les deuxles deux bassins dessinés ensemble, sur une seule échelle verticale

L'échelle unique de la vue « les deux » est ce qui rend la comparaison honnête : deux courbes tracées chacune sur son propre cadre se retrouveraient à la même hauteur pour deux valeurs différentes. Sur une échelle commune, l'écart entre les deux lignes est un vrai écart. ⚠️ En revanche les vues « 25 m » et « 50 m » ont chacune leur cadre : les comparer à l'œil, sans lire les chiffres de l'axe, induirait en erreur.

Comment lire le dessin : le trait plein est le 25 m, le pointillé le 50 m — toujours. La couleur, elle, est déjà prise : elle porte la distance de chaque rond. Le bassin où tu as atteint ton meilleur niveau est tracé plus appuyé, et son bouton porte un point. ⛔ À égalité exacte, aucun des deux n'est mis en avant, et l'autre bassin reste toujours dessiné : c'est une comparaison, pas un classement.

Chaque vue commence là où tu as commencé dans ce bassin. Si tes premières courses en grand bassin datent de tes 13 ans, la vue « 50 m » démarre à tes 13 ans — sans bande vide au début. Mesuré sur nos nageurs d'essai : avec un axe commun, cette bande vide mangeait jusqu'à 21 % de la largeur. ⛔ Le vide de droite, lui, est gardé : si tu ne cours plus depuis deux ans, ces deux ans restent visibles. Un vide à gauche ne dit rien ; un vide à droite dit que tu ne cours plus.

Progresser en absolu et reculer par âge

C'est la confusion la plus fréquente, et elle mérite un chiffre.

Le même Nage libre 800, lu de deux façons
Contre les nageurs de son âgel'échelle par défaut
922 — Élite inter-région (à 92 % du niveau du 20e Français de ses 17 ans)
Contre les adultes, toutes générationsla lentille de lecture
891 — Inter-région

Le chrono n'a pas bougé : 8:45.00. Seul le peloton de comparaison change — et le barreau avec lui. Sur l'échelle de son âge, le programme n'écrit pas de nom de compétition à côté de la valeur : il dit contre qui il compare.

Un garçon passe de 1:00,00 à 12 ans à 56,00 à 13 ans : 6,7 % de mieux. Mais entre 12 et 13 ans, la référence des garçons progresse de 7,45 % en médiane — ce n'est pas un réglage, c'est ce que la table par âge mesure elle-même. Son indice par âge baisse donc légèrement.

Ce n'est pas une anomalie. Ça veut dire une chose précise et utile : il a progressé moins vite que ses concurrents du même âge. C'est exactement l'information qu'un étalon par âge existe pour donner.

Corollaire du même mécanisme : l'indice se lit à la date où on le regarde, pas à la date de la course. Un 55,23 nagé à 16 ans vaut toujours 55,23 — mais comparé aux nageurs de 17 ans, il donne un indice plus bas. Le temps est l'invariant ; l'indice est une lecture, et une lecture se date.

Ce que le niveau fait, et ce qu'il ne fait pas

Les allures viennent d'abord de tes temps, pas de ton barreau. Déplacer un seuil de l'échelle change une étiquette, pas une prescription.

Mais il faut nuancer, parce que ce n'est pas totalement vrai : le niveau et l'étalon servent aussi à prédire. Quand une épreuve n'a jamais été nagée, c'est le profil — donc des indices, donc l'étalon — qui produit l'estimation dont sortira le temps cible.

Et l'étalon employé change bien les allures. Sur un cas mesuré — un nageur de 20 ans, petit bassin — le juger contre les adultes plutôt que contre son âge déplace son ancre de vitesse maximale de près d'une seconde sur un 50. Chez un nageur de 15 ans, le même changement pèse cinq fois moins.

C'est pour ça que le sélecteur d'échelle de l'entraîneur est une lentille de lecture : il ne déplace pas le calcul. Tout ce qui entre dans un profil passe par l'étalon de ton âge, quelle que soit la position du sélecteur.

3. Comment il en tire un profil

Deux lectures différentes, qui ne mesurent pas la même chose.

Répartition — l'écart au pic, et le niveau de chaque nage
Nage libre Él. interDos Él. rég.Papillon Él. rég.Brasse Rég.
  • Nage libre 800Au sommetau pic
  • Nage libre 400Au sommet−1
  • Nage libre 200Très fort−14
  • 4 nages 200Très fort−22
  • Nage libre 100Très fort−24
  • Nage libre 50Fort−47
  • Dos 100Moyen−56
  • Papillon 100Moyen−59
  • Brasse 100Faible−88

À gauche, ses quatre nages : la couleur y dit le niveau de la nage. À droite, chaque épreuve rangée par son écart au pic, avec l'écart réel d'indice — deux épreuves peuvent changer de mot pour quelques points.
⚠️ Un point ouvert, et c'est ici qu'il se voit : cette colonne écrit le nom d'un cran à côté d'une valeur lue sur l'échelle de son âge — ce que le reste de la page évite. On montre l'écran tel qu'il est ; l'arbitrage, lui, n'est pas rendu.

a) L'axe sprint ↔ fond

Le programme place toutes tes épreuves, dans toutes les nages, de la plus courte à la plus longue, et il regarde dans quel sens ton niveau glisse.

  • Indice qui chute quand ça s'allonge → sprinteur.
  • Indice stable → polyvalent.
  • Indice qui tient ou monte → fondeur.

Ce n'est pas la hauteur de tes points qui donne le type, c'est leur inclinaison : deux nageurs de niveau très différent peuvent avoir la même pente, donc le même type. ⚠️ Cette pente est calculée, et elle pilote le plancher de tes allures de façon continue — mais le mot ne s'affiche pas tel quel : « polyvalent » ne dirait pas polyvalent de quoi. Ce que l'écran écrit, c'est ta zone de distance ; on y revient plus bas.

Mais pas sur la distance brute. Toutes les nages ne coûtent pas le même effort à distance égale. Chaque épreuve est donc ramenée à la distance de crawl qui coûte la même dépense, au régime aérobie :

Ton épreuve Vaut, en crawl D'où vient le rapport
200 dos 236 m (×1,18) mesuré sous le seuil, c'est-à-dire au régime qui nous intéresse ici — le seul rapport dont on dispose à cet endroit
200 papillon 280 m (×1,40) calculé depuis les équations de dépense publiées, les deux nages lues à la même vitesse
200 brasse 312 m (×1,56) de la même façon — c'est la nage la plus chère
200 quatre nages 257 m (×1,285) la moyenne des quatre : un quatre nages, c'est un quart de chaque

Sans cette correction, tous les papillonneurs seraient classés fondeurs. L'ordre — crawl le moins cher, puis dos, papillon, brasse — est celui que la littérature établit depuis longtemps.

Un 50 reste un 50, dans toutes les nages. À 23-28 secondes d'effort, la part aérobie est minoritaire partout : étirer un 50 brasse lui donnerait l'apparence d'un effort plus aérobie qu'un 50 crawl, alors qu'il est simplement plus lent.

Ce que cette table déplace, et ce qu'elle ne déplace pas. Elle range tes épreuves, donc elle donne ta pente — et ta pente donne ton type et la borne basse de tes allures de course. D'une version de la table à l'autre, cette borne bouge de 0,35 % en médiane. À comparer au bruit d'une compétition : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre sans que rien ne change chez lui. En revanche elle ne touche ni ton indice, ni ton niveau, ni la conversion entre bassins.

Où passe « nettement ». La frontière est à ±0,02 de pente. Aucune publication ne dit où s'arrête un polyvalent et où commence un fondeur : c'est un choix, calé sur nos propres profils — à ±0,02 les étiquettes que nous jugeons justes sortent toutes, à ±0,04 elles se cassent.

Combien de distances il faut. Une pente ne se trace pas sur un point :

  • une seule distance → aucune étiquette, le programme n'écrit rien ;
  • deux → le type est posé, et annoncé comme faible ;
  • trois ou quatreindicatif ;
  • cinq, du court au longfiable, le jeu complet.

Ce sont bien des distances, pas des courses : dix fois le même 100 ne comptent toujours que pour une. Et comme il n'existe que six distances, atteindre le palier fiable demande d'avoir un 800 ou un 1500. Quand la couverture ne suffit pas, le programme ne pose ni étiquette, ni plancher de vitesse.

Ce que l'entraîneur lit n'est pas un mot mais deux : « demi-fond · option sprint », « sprint pur ». La dominante est la zone de distance de ta meilleure épreuve ; l'option est la seconde zone, retenue seulement si elle est encore une force. Sinon, « pur ».

⚠️ Attention à une confusion facile : les zones — sprint 50-100, demi-fond 200-400, fond 800-1500 — se lisent sur la distance réelle. Un 200 papillon est du demi-fond, quelle que soit sa distance équivalente dans le calcul de la pente.

b) L'axe entre les nages

Ici, la question n'est plus « sprint ou fond ? » mais « quelle nage maîtrises-tu le mieux ? ». Le programme compare tes indices dans les quatre nages à la même distance et à la même époque, sur le 50, le 100 et le 200.

Pourquoi pas seulement le 50 et le 100 ? Parce qu'un bon sprinteur performe sur ces distances, surtout en petit bassin, par explosivité et par qualité de départ et de virages — sans être spécialiste de la nage. Ce qu'on cherche ici, c'est la nage elle-même.

Chaque distance pèse donc ce qu'elle contient de nage : la distance, moins le départ, moins les mètres perdus à chaque virage. Un 200 en grand bassin est nagé à 82 % ; un 50 en petit bassin, à 56 %. C'est dans cet ordre-là qu'ils comptent.

Et l'avis d'une nage proche compte plus que celui d'une nage éloignée. À chaque paire de nages correspond un crédit, entre 0 et 1 : il dit ce que vaut ce qu'une nage raconte d'une autre. Les dix paires vont de 0,379 (dos ↔ papillon, l'emprunt le plus coûteux) à 0,781 (crawl ↔ quatre nages, le moins coûteux), et elles se calculent toutes de la même façon — en croisant la ressemblance des courbes d'endurance des deux nages, leur dépense comparée, et leur proximité de geste notée sur six critères.

Ces crédits servent aussi ailleurs, et c'est important si tu es brasseur ou dossiste. En compétition, la brasse et le dos s'arrêtent au 200 : tu n'as donc jamais d'épreuve longue dans ta nage. Si tu tiens ton point long par ton crawl, il ne compte pas pour un point entier — il compte pour 0,599, le crédit de la paire crawl ↔ brasse. Le reste se perd au passage, et ta couverture le dit. La solution propre est ailleurs : un 400 nagé dans ta nage, saisi à l'entraînement.

Le point le plus utile à retenir : un indice bas n'est pas du bruit, c'est de l'information. Un mauvais 200 brasse chez un dossiste ne dit pas qu'il a un petit moteur — il dit que sa brasse est une nage moins forte. C'est une lecture, pas un verdict.

4. Comment il en tire des temps cibles

Il y a deux familles d'allures, et elles ne se substituent jamais l'une à l'autre.

Une course, c'est une distance précise. Une allure physiologique ne dépend d'aucune épreuve.

  • L'allure de course. L'entraîneur dit « allure 400 ». Le programme sait quel temps tu vaux sur 400 — parce que tu l'as nagé, ou parce qu'il l'estime — et il en déduit le temps de la répétition demandée.
  • L'allure physiologique. L'entraîneur dit « seuil », « VMA », « récupération ». Le programme calcule la vitesse correspondant à cette intensité chez toi, et en déduit le temps.

Une allure de course se situe donc quelque part à l'intérieur d'une allure physiologique — et pas l'inverse. Les confondre fait prescrire une intensité à la place d'un rythme de course.

D'où sortent les vitesses physiologiques

Il n'y a plus une seule mesure de départ, et c'est le changement le plus important d'août 2026. Avant, tout descendait de la vitesse critique par une cascade de pourcentages. Aujourd'hui il y a trois valeurs, mesurées séparément, sans passage de l'une à l'autre :

La valeurD'où elle vientÀ défaut
Ta VMA (référence aérobie)un n × 200, le milieu d'un 400, ou un 400 entierun 400 estimé — 79 % des panneaux au 24/08/2026
Ta vitesse critiqueun couple 200 / 400 répété, un 12 × 25, ou ton couple 200 / 400 lu sur tes coursesrien : la ligne n'existe pas — 81 panneaux sur 124
Ton seuilun test de 30 minutes, nu88,3 % de ta VMA — 124 panneaux sur 124

Pourquoi aucune passerelle : c'est une question d'âge. Chez un adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil de 4,75 % — c'est la mesure de Dekerle 2005, sur 8 nageurs, et ses auteurs concluent que l'écart est trop grand pour utiliser ces deux grandeurs l'une pour l'autre. Chez l'enfant et l'ado, le même écart tombe à 0,8 à 1,3 % (Toubekis en 2019). Cinq fois moins. Un pourcentage unique ne peut pas servir les deux publics — et si tu lis cette page, tu es probablement du second. On mesure donc chaque valeur pour elle-même, ou on ne l'affiche pas.

⚠️ Et la même source dit une chose qu'il faut lire jusqu'au bout : chez les jeunes, à la vitesse critique, seuls 6 enfants sur 10 et 7 ados sur 10 ont tenu les trente minutes, et le lactate y montait plus haut qu'au seuil. Deux vitesses très proches en valeur, pas en difficulté.

Ta vitesse critique, en particulier

vitesse critique = (400 − 200) mètres ÷ (t400 − t200)

Trois chemins la produisent : le couple 200 / 400 répété (le test dédié, le plus précis) ; le 12 × 25 ; ou ton couple 200 / 400 lu sur tes courses, en crawl ou dans ta propre nage à partir d'un 400 saisi dans cette nage. ⛔ Le test de 30 minutes n'en fait plus partie : il mesure ton seuil. Et si tu es lu en quatre nages, elle peut aussi t'arriver de ton crawl, transposée — ce n'est pas une quatrième mesure, c'est la même valeur exprimée dans une autre nage.

Une erreur sur ton 400 est amplifiée, et c'est de l'arithmétique. Cette vitesse n'est pas un temps, c'est une différence entre deux temps — et une différence amplifie toujours l'erreur de ses termes : une erreur sur ton 200 est atténuée, la même sur ton 400 est amplifiée. 🔴 Les facteurs chiffrés qui figuraient ici — deux fois sur la borne basse, presque deux sur la vitesse critique — ont été mesurés le 21 août 2026, sur le moteur d'AVANT la coupure, quand un seul 400 servait la VMA et la vitesse critique à la fois. Ils ne décrivent plus le moteur d'aujourd'hui et ont été retirés ; les refaire est un travail de mesure, pas d'écriture. Ce qui reste vrai, et qui suffit à décider : une erreur sur ton 400 en abîme deux autres, séparément — ta VMA quand elle est lue dessus, et ta vitesse critique par le couple. C'est le chrono à ne pas laisser traîner faux.

Et il faut savoir une chose sur ce couple : ses deux bouts peuvent être des temps estimés. Rien n'exige qu'au moins l'un des deux soit un chrono que tu as nagé. Ce n'est pas un laisser-aller : un estimé est le plus souvent ta propre mesure, transportée — le même 200, nagé récemment dans l'autre bassin, quand la case porte un vieux chrono que le profil a écarté. Le refuser reviendrait à préférer le périmé au récent. Et l'écran le dit : la ligne perd sa marque de mesure et porte le mot estimé. ⭐ Depuis la coupure, un couple bâti sur des estimés n'abîme que cette ligne-là : il ne descend plus vers ton seuil ni vers ta VMA.

⚠️ Autre chose à savoir : cette vitesse-là ne vient pas d'un temps, mais de l'écart entre deux. Partout ailleurs, une valeur bâtie sur un chrono ne peut que ralentir quand tu t'arrêtes. Pas celle-ci : si l'un des deux points bouge sans l'autre, elle accélère. Le programme lit donc, aux deux bouts, tes meilleurs temps, qui ne reculent jamais — ce qui ferme le cas. Ce qui reste ouvert : ces deux meilleurs temps peuvent venir de deux époques, et rien ne date une pente.

Ce qui reste un pourcentage de ta VMA

Trois lignes seulement, et elles le restent parce qu'aucune n'a de protocole de mesure à elle :

Ses zones d'entraînement, aux 100 m — tirées de son 200 et de son 400
  • Anaérobie114 %55.40
  • Puissance VO₂105 %1:00.02
  • VMA / VO₂max100 %1:03.13
  • Vitesse critique95 %1:06.35
  • Résistance91 %1:09.06
  • Seuil (MLSS)88 %1:11.49
  • Aérobie (LT1)85 %≤ 1:14.62
  • Récupération78 %≤ 1:20.93

Vitesse critique = (400 − 200) m ÷ (4:12.50 − 1:59.80) = 1,507 m/s, d'où vVO₂max = 1,584 m/s. Tout le reste en découle par des pourcentages de la littérature. Le seuil est la seule fourchette — ses deux bords sont deux mesures du même seuil, pas une marge d'erreur. Le seuil aérobie et la récupération sont des plafonds : « ≤ », on ne nage pas plus vite. La vitesse de nage maximale, elle, est mesurée ou absente — ici elle est absente, et rien ne la remplace.

La ligne, telle qu'elle s'écrit sur ta fichePart de ta VMAD'où vient le pourcentage
VMA / VO₂max — la référence aérobie100 %c'est elle qu'on mesure ; les trois lignes ci-dessous s'en déduisent, et elles seules
Seuil (MLSS)uniquement à défaut de test de 30 minutes88,3 %Dekerle 2005
Aérobie (LT1) — le haut de la zone facile, un plafond84,6 %Massini 2023
Récupération — un plafond aussi78 %Olbrecht

La vitesse critique ne figure plus dans ce tableau. Elle y était à 92,7 %, et c'était un facteur de calcul. Ce n'en est plus un.

Les 92,7 % : un repère, pas un calcul

Le chiffre est publié, mais il ne décrit pas la mesure que fait le programme : dans l'étude, la vitesse critique vient de quatre efforts jusqu'à épuisement nagés à 95, 100, 105 et 110 % de la référence aérobie — pas d'un couple 200 / 400. Deux méthodes, deux objets voisins, et rien n'oblige leur rapport à retomber sur 92,7 %.

Le programme n'impose donc jamais ce pourcentage : il affiche TON rapport réel, à côté du repère. Mesuré le 24 août 2026 sur les 43 panneaux qui portent les deux valeurs : médiane 94,3 %, du 10ᵉ au 90ᵉ centile de 90,2 % à 99,0 %, extrêmes 89,4 % et 102,0 %. Sept panneaux sur 43 tombent hors de l'intervalle publié. Imposer un pourcentage unique aurait déplacé la moitié des nageurs.

🔴 Et l'ordre entre les lignes n'est pas garanti. On attend une vitesse critique sous la VMA. Au 24 août 2026, quatre panneaux sortent au-dessus, jusqu'à 102 % — tous en quatre nages, tous sur la voie de secours où la vitesse critique arrive du crawl. Le programme ne redresse rien : il signale, et il retire la zone de résistance qui vivait entre les deux.

Les pourcentages viennent de la littérature ; les vitesses viennent de tes temps. ⚠️ Et deux de tes trois valeurs ne sont pas des pourcentages du tout quand elles sont mesurées : ta vitesse critique n'en est jamais un, ton seuil n'en est un que faute de test.

Un cas à connaître si tu nages le quatre nages. Avant de retenir ton 400 quatre nages comme repère, le programme regarde si tu y es meilleur — face à la population, donc en indice — que sur ton 400 crawl. Si oui, il le garde. Sinon, ton moteur aérobie devient celui de ton crawl, ramené en quatre nages par le rapport des deux références de 400, puis borné par ton 400 quatre nages démontré.

Deux points à connaître :

  • Le seuil n'est pas la vitesse critique. La vitesse critique est plus rapide — d'environ 5 % chez un adulte entraîné, mais de 1 % seulement chez un jeune. ⛔ L'écart n'est donc pas une constante, et le programme ne convertit jamais l'une en l'autre. Prescrire « le vert » sur la vitesse critique brute fait nager trop vite.
  • Le seuil s'affiche en VALEUR UNIQUE. Il sortait autrefois en fourchette, avec un second bord « où tomberait un test de 30 minutes ». Ce bord se fabriquait en enchaînant les pourcentages de la chaîne : il a disparu avec elle. ⭐ Et un test de 30 minutes réellement nagé ne pose plus un bord — il pose ton seuil, directement, et il prime sur les 88,3 %.
  • Deux lignes seulement sont des plafonds : la récupération et la nage en amplitude — les deux du bas. Là, la consigne n'est pas « fais ce temps » mais « ne va pas plus vite que ça », et être plus lent est normal : c'est même ce qu'on te demande. Elles portent un « ≤ » sur ta séance.
  • ⚠️ La vitesse critique n'est pas un plafond — c'est un plancher. Elle marque le bas de la zone dure, pas son toit : au-dessus d'elle, ton lactate ne se stabilise plus. La lire à l'envers ferait nager trop lentement une séance qui demande d'y aller.

Deux intensités de plus s'intercalent — la puissance aérobie et la résistance. Elles ne viennent pas d'un pourcentage : elles se lisent sur ta propre courbe vitesse-durée, entre les deux valeurs qui les encadrent. Elles sont affichées au panneau, marquées comme interpolées, avec leur distance maximale.

⚠️ Mais la résistance n'a pas toujours deux valeurs pour l'encadrer. Sa borne haute est la vitesse critique — celle qui manque sur 81 panneaux sur 124. Le programme recule alors d'un cran : la borne haute devient ta VMA, et la lecture se fait sur un intervalle plus large, donc plus grossièrement. ⛔ Aucune vitesse critique n'est inventée pour boucher le trou. Et si les deux bornes ressortent à l'envers, la ligne disparaît plutôt que de rendre un nombre qui ne veut rien dire.

⚠️ Sur la colonne « distance max », une précision qui change la lecture. Ta propre courbe n'est consultée que pour les allures au moins aussi rapides que ta vitesse critique. En dessous — résistance, seuil, aérobie — la distance affichée vient d'un repère de population.

Quand le programme n'a vraiment pas de quoi ancrer tout ça, il masque le panneau plutôt que d'afficher des zones inventées.

La correction de virages

Une allure de course est établie sur une course, dont la moyenne inclut les virages — et un virage coûte du temps. Une répétition plus courte fait moins de rotations que la course n'en faisait sur la même distance.

Pourquoi un 50 « allure 400 » n'est pas le 400 divisé par 8
Son 4004:12.50÷ 8
Division naïve31.56
Rotations non faites0,53 s (1 − 50/400) × 0,60
Temps demandé31.03

Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.

On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas.

En bassin de 25 m, un 200 compte 7 virages, soit 1,75 par tranche de 50 ; un 50 nagé seul en compte 1. Différence : 0,75. En bassin de 50 m : 3 virages pour le 200, soit 0,75 par tranche de 50, contre 0 pour le 50 seul. Différence : 0,75 encore — d'où l'indépendance au bassin.

La coulée, elle, est présente dans tous les 50, répétition comme course : elle s'annule. Seule la rotation au mur reste, et le temps qu'elle coûte dépend de la nage — la figure ci-dessus donne les valeurs que le programme applique. Leur direction et leur ordre sont publiés ; les montants exacts, eux, sont notre calage, et ils restent réglables.

Conséquence contre-intuitive : le virage ouvert (brasse, papillon) coûte plus que la culbute (crawl, dos). L'impression inverse vient du pull-out de brasse, qui est de la coulée — donc exclu du compte.

⚠️ Cette correction ne s'applique qu'aux allures de course. Une cible d'intensité n'est pas une course raccourcie, c'est une vitesse à tenir : elle n'est pas corrigée.

Les deux bornes

Une borne en haut : on ne te demande pas plus vite qu'un temps déjà nagé. Si le calcul d'une allure de course sort plus rapide que ton chrono sur cette distance, c'est le chrono qui prime. La référence est ton temps du moment : tant que tu cours, c'est ton record ; après un long arrêt, ce peut être plus lent.

⚠️ Cette borne ne protège que les distances déjà nagées. Sur une épreuve jamais faite, il n'y a pas de chrono à opposer au calcul, et les cibles d'intensité n'en ont aucune. Le programme ne promet pas de ne jamais dépasser le démontré : il promet de ne pas le dépasser là où un démontré existe.

Une borne en bas : on ne descend pas indéfiniment. Il existe une vitesse de croisière en dessous de laquelle une allure de course n'a plus de sens, même sur très long. Elle se lit sur ta pente : un fondeur, qui décroche peu, l'a plus haut qu'un sprinteur. Et s'il n'y a pas assez de matière pour établir un type, le programme n'applique pas de plancher du tout plutôt que d'en inventer un.

Elle se recalcule, et voici avec quoi : vitesse de croisière = k × ta vitesse critique, avec k = 0,93 pour un fondeur franc, 0,86 pour un polyvalent et 0,80 pour un sprinteur franc — et une valeur intermédiaire partout entre les trois, sans palier. ⚠️ Seul le 0,93 est mesuré (sur l'équipe de France d'eau libre) ; les deux autres sont nos propres amplitudes, bornées par le sens physiologique. Ce qui compte ici, c'est l'ordre — pas la troisième décimale.

⚠️ Et si tu n'as pas de vitesse critique, cette borne ne s'applique pas du tout. C'est le cas de 81 panneaux sur 124 au 24 août 2026. Le programme ne fabrique aucune vitesse critique de remplacement pour tenir la borne : il la désactive, et ta cible reste ce que le calcul d'allure rend, sans plancher. Une borne inventée serait pire qu'une borne absente.

Et quand il manque un temps ?

Le programme estime, ou refuse. Et il refuse pour de bon : « rien » veut dire rien du tout — pas un temps sec, pas une fourchette large.

Les conditions sont chiffrées, et elles diffèrent selon le bout de la distance :

  • sur le fond — 400, 800, 1500 : il faut au moins une course sur une distance de fond dans ce bassin, et deux façons de calculer qui répondent. Sinon, rien. Le motif est un cas réel : sur un nageur dont toutes les ancres de fond étaient trop vieilles, la courbe s'ajustait parfaitement et rendait un 1500 jamais nagé avec une fourchette d'une seconde. Une courbe parfaite sur trois points d'une autre époque n'est pas une connaissance.
  • sur les distances courtes — 50, 100, 200 : il faut la même épreuve dans l'autre bassin, ou deux voisines qui l'encadrent, une plus courte et une plus longue. Sinon, rien.

Ce que vaut une estimation, et c'est mesuré. On retire au programme une des marques qu'il connaît, on lui demande de la retrouver avec les autres, et on regarde de combien il se trompe :

Ce dont tu disposes Erreur du programme
des marques qui se suivent du 50 au 800 0,5 %
une couverture ordinaire 2,4 %
trois temps seulement, très éloignés 6 à 9 %

Mesuré le 20 août 2026, sur sept nageurs et quarante-trois relectures — petit échantillon, la mesure se refera quand la base s'élargira.

Le repère qui donne le sens de ces chiffres : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre sans que rien ne change chez lui. Bien couvert, l'erreur du programme est donc du même ordre que le bruit d'une compétition ; mal couvert, elle est plusieurs fois plus grande. La fiabilité n'est pas une qualité du programme : c'est la densité de tes données.

Hors crawl, cette fourchette n'est pas centrée, et c'est voulu : elle s'ouvre plus du côté lent que du côté rapide — c'est de ce côté-là qu'on sous-performe. Et le programme perd sa confiance bien plus vite en prolongeant vers le long qu'en prolongeant vers le court. ⚠️ Ces largeurs sont les nôtres : aucune source ne dit quelle largeur devrait avoir la bande d'une estimation.

Toute estimation sort donc avec une fourchette, jamais avec un point sec — parce que la performance ne dépend pas que de la physiologie. À état de forme égal, on peut faire une très bonne course ou une moins bonne : la gestion, la technique, le stress. C'est cet écart-là qu'on encadre. ⚠️ Sur le fond, sa largeur ne mesure PAS la quantité de tes données : c'est l'écart entre les façons de calculer. Deux façons qui tombent d'accord donnent une fourchette serrée — jusqu'à moins d'une seconde sur un 800 m — même si le programme n'a que peu de matière sur toi. Leur accord est une mesure de précision ; il ne dit rien du volume.

À la même date, une estimation n'est jamais plus lente qu'un temps que tu as réellement nagé sur l'épreuve. Si elle ressortait plus lente, c'est le réel qui gagne : la case affiche ce chrono.

Sur 50, 100 et 200 m, ton chrono gagne aussi dans un second cas : quand l'estimation est plus rapide, mais tombe dans sa propre fourchette. L'écart entre les deux est alors plus petit que la précision annoncée — autrement dit le programme ne sait pas les départager. Il ne prétend donc pas valoir mieux que ce que tu as nagé : c'est ton temps qui est retenu, avec sa date. ⚠️ Une course que le profil a mise de côté n'est jamais reprise par cette règle : on n'écarte pas une course d'un côté pour s'en servir de l'autre.

⚠️ Sur le fond — 400, 800, 1500 — cette règle ne s'applique pas, et ce n'est pas un oubli. Là, l'estimation ne convertit pas le même temps : elle le déduit de tes AUTRES distances, et sur ce terrain elle voit juste. Mesuré sur 1 113 courses de 7 nageurs, en demandant au programme ce qu'il annonçait la veille de chaque course : là où la règle s'applique, les deux réponses se valent (1,86 s contre 1,92 s d'erreur typique) ; ailleurs, l'estimation l'emporte 34 fois sur 38, avec une erreur quatre fois plus petite.

⚠️ Et « à la même date » n'est pas une précaution : c'est la règle. Si tu arrêtes plusieurs années, ta case peut afficher un temps plus lent que le chrono que tu as nagé — et ce n'est pas une contradiction. ⭐ Sur 50, 100 et 200 m elle ne le fera que si l'écart est net : tant que ton chrono tombe dans la fourchette, c'est LUI qui reste affiché (voir juste au-dessus). Ton chrono est de son époque ; ta case dit ce que tu vaux aujourd'hui, décote comprise. Ton meilleur temps, lui, ne bouge pas d'un centième : la décote est une couche par-dessus, elle ne le touche jamais.

Chaque case dit d'où elle vient

Six mots, à l'écran, en toutes lettres. Un seul n'est pas une estimation.

Le mot Ce qu'il dit
nagé tu as nagé cette distance, dans ce bassin — le seul qui ne soit pas une estimation
relais tu l'as nagée en relais, ramenée à un départ du plot
converti la même épreuve, nagée dans l'autre bassin, ramenée ici
prolongé lu sur tes distances voisines, dans la même nage
traduit lu sur une autre nage, et transposé
profil d'époque ta dernière course sur cette épreuve, replacée dans ton profil d'aujourd'hui

— ou rien, quand la matière ne suffit pas.

Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu : il se recalcule quand le moteur évolue. Un meilleur temps, lui, ne bouge pas.

Et une nage que tu as abandonnée maintient : elle ne monte jamais toute seule. Quand le programme replace une vieille course dans ton profil d'aujourd'hui, il tient compte de ce que tes autres épreuves ont fait depuis. Sur une nage que tu n'as plus jamais nagée, ce serait un progrès emprunté — ton dos monterait parce que ton crawl a progressé. Il ne le fait donc pas. En revanche, si ton profil baisse, elle baisse avec : rien n'oblige une nage abandonnée à mieux résister que le reste.

Viser un temps

L'entraîneur peut fixer un temps visé sur une épreuve, à une échéance : « 200 dos en 1:58 au 20 décembre ». Le programme re-dérive alors les allures de cette épreuve comme si tu valais ce temps-là. Rien de ton profil n'est touché : l'objectif s'affiche à côté, il ne le remplace pas. Et un objectif dont l'échéance est passée ne prescrit plus rien.

5. Ce qu'il fait du passé

L'intuition simple — « récent = bon, vieux = périmé » — est fausse dans les deux sens.

Rien n'est jamais supprimé. Une performance écartée d'un calcul reste en base, reste affichée, en gris, avec la raison de son exclusion écrite en clair — pas au survol, parce qu'un export PDF n'a pas de survol. Et elle reste cliquable : l'écartement dit ce que l'épreuve vaut pour ton profil d'aujourd'hui, il ne dit rien de la course, qui a eu lieu.

Le profil est daté. Tu n'as pas un profil, tu as une série de profils datés. Cas réel : un même nageur classé demi-fond au début de sa vingtaine et sprinteur dix ans plus tard, parce qu'il a gardé son 50 et son 100 mais lâché son 200. Fusionner les deux époques effacerait l'information.

Ce qui déclenche la décote — et il faut longtemps

Le principe tient en trois mots : obsolète n'est pas désentraîné. La question n'est pas « a-t-il couru récemment ? » mais « a-t-il récemment nagé à son niveau ? ». On peut courir tous les week-ends en étant loin de ce qu'on vaut ; on peut n'avoir qu'une course dans l'année, mais à son meilleur.

Ce qui compte comme une démonstration : une performance qui arrive à 1,4 % de ton meilleur sur cette épreuve exacte — l'écart d'un même nageur d'une compétition à l'autre, mesuré sur 532 nageurs. Et si elle tombe en période de travail, sans affûtage, le programme lui rend ce qu'elle perd à ne pas être affûtée : le seuil s'élargit de 3,3 % de plus, l'écart que nos propres données mesurent entre une course de travail et une course de pic.

Et rien ne se retire avant longtemps. Tant qu'une démonstration reste dans la fenêtre, il ne se retire rien du tout. La fenêtre vaut 300 jours quand tu donnes des signes d'activité, et 540 jours — une saison blanche entière — quand il n'y a plus aucune course.

C'est l'absence durable de démonstration qui déclenche, jamais une course en retrait. Une performance de travail ne décote personne. Et une performance sous ton niveau ne remet pas le compteur à zéro : il faut re-prouver, pas seulement re-nager.

⚠️ Attention à un piège : il existe une AUTRE fenêtre de 540 jours. Celle-là dit « ce chrono décrit-il encore ta forme ? », quand la première dit « depuis combien de temps n'as-tu rien démontré ? ». Même nombre, deux questions — et elles ne dérivent pas l'une de l'autre.

⚠️ Ces 300 et 540 jours n'ont aucune source extérieure. Ils sont bornés par nos propres données : le plus grand trou entre deux courses d'un nageur resté actif est de 230 jours chez nous, quand les vrais arrêts que nous observons dépassent deux ans. 300 tombe dans le vide entre les deux.

Ce qui se perd vite et ce qui se perd lentement

Une fois la décote déclenchée, le programme ne baisse pas tout uniformément. Il sépare deux couches :

Après une longue coupure : ce qui se perd, et où
  • 50 m−3,60 %
  • 100 m−6,00 %
  • 200 m−7,28 %
  • 400 m−9,04 %
  • 800 m et +−9,60 %

Perte d'indice à saturation — la plus forte que le désentraînement puisse produire. Le souffle se perd vite, le geste reste longtemps : la coupure mord surtout sur les épreuves longues. Mais un sprint perd aussi — moins, pas rien : il n'existe aucun tri « épreuve aérobie / épreuve non aérobie ». Un seul de ces points est calé sur une mesure publiée ; l'étalement entre distances est un modèle.

  • La condition — le souffle, la tolérance à l'effort. Elle part vite.
  • La technique — la coordination, la longueur de cycle, la force. Elle ne bouge pas pendant trois mois, puis descend et se pose 2 % plus bas, vers le 111ᵉ jour. Au-delà, plus rien ne bouge, quelle que soit la durée de l'arrêt.

Chaque épreuve est un mélange des deux, dosé par sa part aérobie : un 50 est surtout technique, un 1500 surtout condition. C'est pour ça qu'un nageur qui reprend retrouve son sprint bien avant son fond — et que la baisse maximale va d'environ 3,6 % sur un 50 à 9,6 % sur un 800. Un sprint perd aussi : moins, pas rien.

⚠️ Ces délais se comptent à partir du moment où la décote commence à mordre, pas depuis ta dernière course : avant ça, il y a toute la fenêtre de tolérance ci-dessus, et il ne se retire rien. La saturation arrive ensuite en trois à quatre mois selon la distance.

⚠️ Et il faut savoir d'où viennent ces nombres. Un seul point est calé sur une mesure publiée en natation ; l'étalement entre distances est un modèle. La lente érosion de la technique, elle, est mesurée sur un seul nageur, sur son 50 brasse suivi six ans, et elle est biaisée — calée sur des chronos de reprise, qui mesurent « arrêt plus reprise » et pas l'arrêt seul.

Et si tu continues à nager une course par an

Tout ce qui précède est un barème : il dit ce qu'on perd en général. Mais beaucoup de nageurs à l'arrêt gardent une course par an — souvent un relais d'interclubs, parfois autre chose ; le programme ne regarde pas laquelle. Quand cette course existe, il n'a plus besoin d'estimer ta baisse : il la lit sur ton chrono.

Comment. Il prend ton relais le plus récent sur la distance la plus technique — le 50 —, lui retire l'avantage du départ lancé, et compare ce que tu vaux aujourd'hui à ton meilleur niveau sur cette même épreuve avant l'arrêt. L'écart entre les deux, c'est ta baisse réelle, et elle remplace celle du barème. Elle s'applique à tout ton profil, en pesant davantage sur les épreuves longues — ce sont elles qui perdent le plus. Et elle ne peut que baisser : un relais meilleur que ton ancien niveau ne te remonte rien.

Chaque nouvelle course de ce genre réajuste la mesure : c'est toujours la plus récente qui compte.

Et si tu n'as pas de relais utilisable, c'est le barème qui s'applique, inchangé. Les chiffres ci-dessus sont ceux-là — ceux du repli, avec leur réserve. Un nageur mesuré et un nageur estimé ne reçoivent pas les mêmes nombres, et la fiche ne mélange jamais les deux.

⚠️ À ne pas confondre avec la fraîcheur affichée sur la fiche. Celle-là dit seulement l'âge de la donnée — depuis combien de temps tu n'as pas couru, toutes épreuves confondues. Elle n'entre dans aucun calcul. Les deux nombres peuvent diverger nettement.

Les raisons de mettre une course de côté

La raison Ce qu'elle dit
Course d'enfance le repère de ton âge a trop bougé depuis ce jour-là. Ce n'est pas une contre-performance, c'est un changement de mètre-ruban
Contradiction d'époque le reste de ton profil, calculé sans elle et à son époque, prédisait nettement mieux — le « vieux 1500 mou »
Dépassée par la progression depuis, sur le même terrain, tu as fait nettement mieux. Celle-là ne juge pas : elle dit que tu as progressé
Épreuve délaissée l'épreuve est reclassée historique. La raison écrite est une date, jamais un jugement : « plus nagée depuis 2016 »
Contre-performance la performance est nettement en retrait du reste de ton profil

Et chacune a son chiffre. « Dépassée par la progression » demande deux barreaux entiers de l'échelle, dans la même nage et sur la même zone de distance — sinon la règle attraperait ton 100 brasse parce que ton 50 crawl est meilleur, ce qui n'est pas de la progression mais un écart de nage. « Contradiction d'époque » ne juge jamais sous 200 m et demande 5 % d'écart au moins. Et « épreuve délaissée » n'est pas un couperet : la pertinence d'une épreuve décroît doucement depuis ton dernier passage — elle est tombée de moitié au bout de cinq ans et demi, et la ligne bascule en historique vers neuf ans et demi.

La course d'enfance ne pose aucun pourcentage d'âge : elle lit l'écart dans la table par âge — la référence de l'âge que tu avais, contre celle de l'âge que tu as. Au-delà de 9,2 %, la course est écartée, et la ligne le dit en clair. Il n'y a aucune borne d'âge dans cette règle : pour une course nagée à 15 ans par un nageur de 15 ans, l'écart est nul. Un adulte n'est donc jamais concerné, mécaniquement.

La contre-performance porte une pastille visible, avec sa bulle qui dit le motif — et elle a un effet réel : la case devient manquante pour le profil, et se ré-estime par les voies normales. Le chrono, lui, reste consultable.

Et il existe un sixième tri, que la fiche ne montre pas. Les raisons ci-dessus sont celles du profil, et elles s'écrivent à l'écran. L'estimateur, lui, refait son propre tri sur les mêmes courses : il dédoublonne une compétition (deux courses de la même épreuve à quatre jours ou moins = série et finale, seule la plus rapide compte), il juge tes distances de fond contre ton propre plafond aérobie des trois dernières années, et sur 50 / 100 / 200 il ne décroche une case que si elle est encadrée par deux voisines valables, nettement sous ce qu'elles prédisent, et plus ancienne que les deux. Un chrono peut donc rester valable pour ton profil et cesser d'être la source de ton estimation.

Sur le crawl, ce tri a une face visible : le meilleur temps que montrent ta fiche et ta courbe n'est pas forcément le chrono brut, c'est ce que l'estimateur rend une fois son tri fait. Cette couche n'existe que là, parce que c'est le seul estimateur dont le comportement soit vérifié de bout en bout. ⚠️ Un temps réel qui en remplace un autre ne porte jamais la marque « estimé » : celle-là veut dire « ce temps n'a jamais été nagé ».

Une marque s'ajoute, qui n'écarte rien : le meilleur temps non confirmé — il existe, mais ni toi ni l'épreuve n'avez donné signe de vie depuis. Ni écarté, ni retenu.

Tes deux bassins ne se mélangent pas

Avant de parler de conversion, il faut poser la règle générale : chaque bassin a son propre moteur. Il n'existe pas de bassin « principal » dont l'autre serait déduit. Ton profil, tes indices, ta spécialité et tes trois valeurs d'entraînement se construisent bassin par bassin, sur les courses de ce bassin-là. Quand le bassin que tu regardes a de quoi tenir une valeur, elle se calcule , sans rien emprunter.

La conversion n'arrive qu'en second, et en secours : quand un bassin n'a pas de quoi, la valeur voyage depuis l'autre — valeur par valeur, pas en bloc — et l'écran nomme le bassin d'origine. Une VMA lue en 25 m et affichée sur ton panneau de 50 m le dit ; elle ne se fond pas dans la colonne.

⚠️ Ce que ça donne au 24 août 2026 : sur 124 panneaux, 40 lisent leur VMA et leur vitesse critique dans deux bassins différents. Ce n'est pas un accident — c'est ce que le dossier du nageur permet, et le panneau l'écrit ligne par ligne. ⛔ Ça interdit une chose : comparer tes deux colonnes de bassin comme si elles décrivaient la même lecture. L'une peut être mesurée là où l'autre est convertie.

La conversion 25 m / 50 m

Tu es plus rapide en petit bassin : il y a plus de virages, et un virage fait gagner du temps. La littérature situe cet avantage autour de +2,0 ± 0,6 % en crawl ; sur les autres nages, la direction est connue, pas l'amplitude.

⚠️ Deux portées à ne pas confondre. Pour remplir une case vide, la comparaison porte sur des chronos, et ton temps réel du bassin passe devant une conversion. Pour corriger une paire impossible, elle porte sur ce que l'écran montre des deux côtés, à la date regardée — et c'est le seul cas où un converti passe devant un chrono réel.

Le programme ne pose pourtant aucun taux unique. L'écart minimal attendu se lit sur les références de l'épreuve elle-même — la table porte les deux bassins, donc l'écart y est une donnée — moins l'incertitude de conversion mesurée chez toi. Un chiffre unique appliqué au dos et au papillon serait faux dans les deux sens.

Et la règle est à sens unique : elle ne se déclenche que si ton temps de petit bassin ressort plus lent que celui de grand bassin, ce qui est physiquement intenable. L'inverse est le cas normal — c'est la définition même de l'effet de bassin.

⚠️ Et quand la paire est impossible, un des deux côtés se corrige. Le programme compare ce que l'écran montre des deux côtés — décoté ou estimé compris — puis désigne un côté maître : d'abord celui dont la lecture est la mieux ancrée (un vrai chrono non décoté passe devant ce même chrono décoté, qui passe devant tout le reste) ; à égalité, celui qui porte la course la plus récente ; en dernier recours, le grand bassin. Une paire déjà cohérente ne bouge pas.

C'est le seul endroit où un temps converti passe devant un chrono que tu as vraiment nagé, et il est alors plus rapide que lui. La raison : la paire est physiquement impossible, donc l'un des deux côtés est faux — et ce n'est pas celui de grand bassin. Prescrire sur une lecture impossible serait pire. Ailleurs, la règle ne bouge pas : à la même date, une estimation ne remplace jamais ton chrono par un temps plus lent.

Enfin, quand une épreuve n'existe pas dans l'autre bassin — le 100 quatre nages ne se nage qu'en 25 m — le programme laisse la case vide au lieu de recopier un temps.

6. Ce qu'il ne fait pas

Il ne note pas le nageur — il le situe. Il donne un barreau et une position dans ce barreau. Il ne produit ni note ni verdict de valeur, seulement des faits traçables à leur source. Il interprète — dire « cet indice bas en brasse vient de la nage, pas du moteur » est une interprétation — mais toujours en montrant d'où ça vient, et de façon contestable par l'entraîneur.

⚠️ Un piège de vocabulaire : la position affichée dans un barreau n'est pas un percentile de population. C'est la place de ton indice entre les deux seuils de sa marche. Un vrai rang parmi les nageurs de ton âge n'existe pas dans le programme.

Il ne mesure aucune physiologie. Ni VO₂max, ni lactate, ni capacité anaérobie. Il lit une signature de course, pas un métabolisme. Et une limite est structurelle, pas provisoire : deux nageurs aux chronos strictement identiques peuvent avoir des profils métaboliques différents. Aucune quantité de chronos supplémentaires ne changera ça.

Il ne prédit pas. Il ne dit pas quel temps sera nagé dimanche. Une estimation décrit un potentiel actuel, pas un résultat futur — et elle sort en plage, jamais en promesse. Il n'affiche d'ailleurs aucun indicateur de confiance case par case : un tel indicateur promettrait de dire il se trompe le plus, et cette promesse-là ne se tient pas depuis des chronos seuls.

Il ne voit ni la technique, ni le geste, ni la personne. Il voit qu'une nage est plus lente qu'une autre. Il ne voit pas pourquoi, et il ne dit rien sur la respiration, l'appui, l'alignement — ni sur la santé, la fatigue ou la motivation.

Il ne connaît pas l'entraînement réalisé. Seules les compétitions et les quelques tests saisis entrent.

Il a des angles morts qui viennent des épreuves elles-mêmes. La brasse et le dos s'arrêtent au 200 en compétition ; le 400 dos, le 400 brasse et le 400 papillon ne sont des épreuves nulle part. Leur référence se dérive — on applique à la référence du 200 de la nage le pas que le crawl fait entre son 200 et son 400 — et le contrôle est immédiat : appliquée au crawl, la dérivation redonne exactement son 400 publié. ⚠️ Elle suppose que les quatre nages s'écroulent pareil entre 200 et 400 : c'est vrai du dos et de la brasse, faux du papillon, dont le 400 dérivé ressort trop rapide d'environ 3 %. D'autres épreuves n'ont toujours aucune référence — le 800 papillon, les 50, 800 et 1500 quatre nages, les courses de 25 m — et le programme laisse la case vide plutôt que d'inventer.

Il est en version bêta. Le socle repose sur une masse de données ; l'assemblage, lui, a été calé sur une petite dizaine de nageurs. Il peut y avoir des aberrations et des erreurs de calcul.

Il ne remplace pas l'entraîneur. Il lui donne des chiffres. C'est l'entraîneur qui décide.