The Swimming Hub

Transparence

Comment ça marche

D'où viennent les repères, les niveaux et les temps proposés — et ce qu'une estimation vaut, ou ne vaut pas. Choisissez la profondeur de lecture.

Profondeur

Professionnel

Comment ça marche Coach terrain

Public visé : un entraîneur qui découvre le produit. Profondeur par défaut de la page.

Les indices sont écrits en points. Le programme compare chaque temps à une référence et en tire un indice. Il l'affiche multiplié par mille, pour qu'il se lise comme un nombre entier : 1000 = le niveau du 20ᵉ Français de sa catégorie. Ce n'est pas un maximum — on peut le dépasser.

1. Ce que le programme sait du nageur — et rien d'autre

La matière première

Des chronos de compétition. Chaque performance porte quatre attributs qui comptent tous : date, nage, distance, bassin (25 m ou 50 m). Deux attributs du nageur sont des prérequis durs : le sexe (la référence est genrée) et la date de naissance (la référence dépend de l'âge). Sans les deux, il n'y a pas de profil.

Les temps entrent par deux voies : import officiel depuis la FFN, ou saisie par l'entraîneur.

Les tests d'entraînement qui entrent

Chacun avec une règle explicite. Tous ne peuvent que relever une ancre, jamais l'abaisser — sauf le premier, qui remplace. ⚠️ « Relever » se lit par rapport à l'ancre que le profil porte DÉJÀ, à la date regardée : plus haut, elle monte ; plus bas, rien ne descend. Et un test ancien ne compte que si le nageur a continué à pratiquer jusque-là.

Test Ce qu'il mesure Comment il entre
Segment lancé la vitesse de nage, sur une longueur au choix : 5, 10, 15 ou 20 m, au passage de la tête elle remplace : c'est lui qui fixe la vitesse de nage, il ne la relève pas. ⭐ La longueur définit la mesure, pas le bassin (un 20 m tient en petit bassin, 3 → 23 m) ; le bassin ne sert qu'à vérifier qu'aucun mur ne tombe dedans. Chaque lecture garde sa longueur et s'affiche avec. ⭐ Quand il y en a plusieurs, la ligne « max » prend la plus rapide — c'est un pic de vitesse qu'on cherche — et elle dit sur quelle longueur il a été fait. Les autres restent affichées. ⚠️ Décision, pas valeur publiée : aucune source ne fixe la longueur d'une nage propre
Deux passages d'un même 50/100, pris après la coulée exactement la même chose, prise en course le plus rapide des deux gagne : ni l'un ni l'autre n'est prioritaire
Test de 30 min — une seule saisie : la distance parcourue le seuil il pose le seuil : la vitesse du test, nue, sans aucune conversion. Il relève l'ancre s'il la trouve plus haute, il ne l'abaisse jamais. ⛔ Il ne touche ni la vitesse critique ni la référence aérobie. C'était l'inverse avant le 23 août 2026 : on le convertissait en vitesse critique, et le seuil s'en déduisait. Cette chaîne est coupée — voir Pourquoi le T30 va au seuil
12 × 25 — douze 25 m à fond, cinq secondes de repos la vitesse critique relève l'ancre, jamais ne l'abaisse. La valeur du test se convertit avant d'entrer, par la régression publiée avec le test. ⛔ Il ne touche ni le seuil ni la référence aérobie
Couple répété 200/400 la même vitesse critique que le couple des courses — proprement relève l'ancre, jamais ne l'abaisse. Trois essais par distance (deux acceptés), 48 h entre deux — c'est de là que viennent les trois semaines, contrainte de récupération et non de précision. Départ poussé, une date par essai. On garde la médiane des lectures — à deux essais, c'est leur moyenne. ⭐ Plongé ou poussé ? Le plongeon fait gagner la même chose sur les deux distances, donc il s'efface dans le calcul — à condition de ne jamais mélanger un départ plongé et un départ poussé dans le même couple. Le programme ne le fait jamais. ⭐ Le seul test dont l'erreur soit publiée : 3,07 % sur la vitesse critique en crawl, et 5,13 % d'écart nécessaires pour parler d'un vrai changement (Scott 2024). Deux essais, c'est presque aussi bon que trois : 2,17 % au lieu de 2,06 %. C'est le passage à un seul essai qui coûte cher — l'erreur y bondit de 41 %. ⚠️ Il n'apporte aucune grandeur neuve — sans test, le moteur lit déjà ce couple sur les courses ; celui-ci s'ajoute, il ne remplace rien. Ce qu'il change, c'est la fenêtre. Mesuré sur 224 compétitions officielles, 11 512 nageurs, de 2020 à 2026 : deux courses à six mois d'écart portent 5,6 % d'erreur et 6,3 % au-delà d'un an, contre 2,7 % dans la même semaine — et un couple large n'est jamais refusé pour autant, il est dit large. ⭐ Dans l'autre sens, le programme ne s'annonce jamais plus précis que la science : un test bien tenu sort à 2,06 % à trois essais, pas mieux — ces mesures viennent de courses, pas d'entraînement. Échauffement recommandé, pas obligatoire : sens du biais connu sur le chrono, non déterminé sur la vitesse critique, ampleur non chiffrée
n × 200 incrémental la VMA directement relève l'ancre VMA. Le protocole : paliers de 200 m à allure imposée (un pacer au fond du bassin), départ à v400 − 0,35 m/s (sept paliers plus bas), +0,05 m/s par palier, 30 s de repos, jusqu'à l'épuisement. On retient la vitesse du dernier palier entièrement tenu — un palier non terminé ne se saisit pas. Crawl, bassin obligatoire (Sousa 2014 pour le protocole, Fernandes & Vilas-Boas 2012 pour la lecture)
Les 300 m du milieu d'un 400 une voie d'entrée de la VMA à part entière — la deuxième des quatre, derrière le n × 200 et devant le 400 entier la fenêtre va du passage à 50 m à celui de 350 m ; sans passage à 350, repli sur 100 → 300décision maison, aucune source, et elle ne s'en réclame plus depuis qu'un faux-sourçage y a été retiré le 19/08. Le chrono d'un 400 est pollué aux deux bouts : le plongeon dope le premier 50, le finish n'est pas représentatif. ⛔ Le quatre nages en est exclu, comme de toutes les lectures de milieu : sa nage change à chaque longueur

Le segment lancé et les deux passages mesurent le même objet — une distance nagée lancée, après la coulée et sans virage dedans. Le protocole est le même ; seule l'occasion change. Aucun des deux n'est prioritaire : le programme retient la plus rapide, quelle que soit sa longueur, et l'écran dit laquelle a gagné. C'est la règle du moteur partout ailleurs — une vitesse de nage est une capacité, donc le meilleur observé, exactement comme un meilleur temps est le plus rapide de ses chronos.

Tes marques, tu les poses où tu veux. Les quatre longueurs (5, 10, 15, 20 m) ne bougent pas ; leur position, si — et c'est normal, les coulées ne se ressemblent pas d'un nageur à l'autre. Deux passages séparés exactement d'une de ces longueurs font une lecture, où qu'ils tombent dans la course : 15 et 25 font un 10 m, 12 et 27 un 15 m, 15 et 20 un 5 m. Deux passages séparés de 38 m ne font rien du tout — ce n'est aucune des quatre longueurs, il n'y a ni rejet ni arrondi.

⚠️ Ce qu'une fenêtre courte coûte. La vitesse, c'est la longueur divisée par le temps : plus la fenêtre est courte, plus une erreur de chronomètre s'y voit. Un dixième de seconde déplace la vitesse deux fois plus sur 5 m que sur 10 m, et quatre fois plus que sur 20 m. C'est de l'arithmétique, pas un chiffre tiré d'un article. ⚠️ Et comme c'est la plus rapide qui alimente ta ligne, un 5 m mal chronométré peut devenir ta vitesse max. Chaque longueur étant affichée pour elle-même, tu le vois : si ton 5 m sort très au-dessus de ton 20 m, regarde d'abord tes deux passages.

Pourquoi le T30 va au seuil et le 12 × 25 à la vitesse critique

Les deux tests ont longtemps été rangés au même endroit. La question est légitime, et la réponse n'est pas une préférence.

Le T30 a été publié contre les deux. Contre la vitesse critique d'abord : Dekerle 2002 mesure que la vitesse critique se situe 3,2 % au-dessus de la vitesse du test. Contre le seuil ensuite : Deminice 2007, sur 14 nageurs de 15,9 ± 1,9 ans, ne trouve aucune différence entre la vitesse du T-30 et la vitesse au seuil de 3,5 mmol — 1,29 m/s des deux côtés, corrélation 0,90. La littérature seule ne tranche pas.

Ce qui tranche, c'est la FORME de l'effort. Un seuil se définit par une intensité tenue longtemps, d'un trait, et se mesure sur des paliers d'une trentaine de minutes. Un T30, c'est trente minutes continues. Une vitesse critique, elle, ne se nage jamais : c'est une asymptote calculée sur au moins deux distances. On range la mesure dans l'ancre dont elle a la forme — et le nombre suit : le T30 entre nu, il n'y a plus de grandeur à rattraper.

Le 3,2 % n'a donc plus de destination. Il servait à faire d'un T30 une vitesse critique ; comme le T30 ne va plus là, le facteur n'est appliqué nulle part. Il reste vrai, il ne sert plus. ⭐ Et lu à l'endroit, il devient un argument : si la vitesse critique est au-dessus du T30 de 3,2 %, et que le T30 colle au seuil, alors le seuil est sous la vitesse critique d'environ 3 % — même sens que les 4,75 % du chapitre 4, sur une autre population et une autre méthode. Deux chemins indépendants, deux amplitudes : la direction est solide, le nombre ne l'est pas.

Le 12 × 25, lui, n'a pas cette ambiguïté : sa publication le régresse vers la vitesse critique, et vers rien d'autre.

Conséquence stricte : un test qui ne vise pas une ancre ne l'alimente pas. Il est sauté, jamais converti pour l'occasion.

Quand le 400 du jour n'a pas de passages

Un 400 sans temps de passage ne donne pas de milieu de course : il n'y a rien à lire entre 50 et 350 m. Le programme ne s'arrête pas là — il transporte la lecture qu'il a déjà. Il reprend la dernière course de la même épreuve qui portait des passages, lit ses 300 m centraux, et reporte cette lecture sur le 400 du jour par le rapport des deux temps totaux. Progression de 2 % sur le total, progression de 2 % sur le milieu.

Et la ligne cesse d'être une mesure : elle porte le mot estimé et perd sa marque de mesure. Au 24/08/2026 : 4 panneaux sur 124 tiennent leur référence aérobie d'un milieu transporté, 14 d'un milieu réellement mesuré.

⚠️ Ce que le transport suppose et ne vérifie pas : que la forme de la course n'a pas changé. Un nageur qui est parti plus vite et a fini plus fort a déplacé son milieu sans que son temps total le dise. Le rapport des totaux ne peut pas le voir — c'est la limite du geste, et c'est pour elle que la ligne est marquée.

⚠️ Une référence aérobie lue sur le 400 entier est flatteuse

C'est la conséquence directe du paragraphe précédent, et elle touche presque tout le monde. Un 400 nagé en entier contient un plongeon et un premier 100 nettement plus rapide que le reste — la physiologie le mesure : sur un 400 maximal, la vitesse chute après le premier 100 puis se stabilise. La moyenne du 400 entier est donc au-dessus de l'allure réellement tenue, et une référence aérobie lue dessus part trop haut.

Ce que ça fait, concrètement : toutes les lignes qui se lisent en pourcentage de cette référence — le seuil quand aucun T30 ne l'a mesuré, le seuil aérobie, la récupération — partent trop haut avec elle. La séance demande un peu plus vite que ce que le nageur peut tenir. L'erreur est petite, constante, et elle va dans le sens qui flatte.

Le programme ne corrige pas ce biais : il le NOMME et demande la mesure. Quand la référence vient du 400 entier, la ligne le dit et invite à faire nager un 400 avec ses passages — deux marques, à 50 et à 350 m. ⛔ Aucun coefficient de rattrapage n'est appliqué : personne ne publie de quoi transformer un 400 entier en allure de milieu pour un nageur donné, et l'écart dépend du nageur (un bon plongeur y gagne plus).

Au 24/08/2026 : 8 panneaux sur 124 tiennent leur référence aérobie d'un 400 entier réellement nagé. Mais 98 sur 124 la tiennent d'un 400 estimé — un chrono que le nageur n'a même pas couru. Le même avertissement vaut, en plus fort.

Les temps de passage et les temps de relais

Et quand les coulées d'une course ont été relevées, l'analyse décompose chaque longueur en deux : ce qui a été coulé et ce qui a été nagé, chacun avec sa vitesse. Le temps de coulée se déduit quand une marque tombe pile à sa fin (il ne se stocke que sinon) — une seule source, jamais deux saisies. ⛔ Une coulée est mesurée, jamais supposée : une longueur sans relevé n'a pas de ligne. Ni valeur par défaut, ni moyenne de population, ni emprunt à une autre course. C'est de l'analyse : elle ne nourrit aucune ancre aérobie, elle borne seulement la vitesse de nage pure.

Un temps de passage est une course. Un 100 pris dans un 200, un 50 pris dans un 100 : s'il est plus rapide que ce que le nageur a fait sur l'épreuve elle-même, il devient son meilleur temps. C'est une borne basse — « il vaut au moins ça » — jamais un plafond. En quatre nages, seule la portion nagée dans une seule nage compte : un 50 dos pris dans un 200 quatre nages est un 50 dos, un 100 pris à cheval sur deux nages n'est rien.

Deux distances qui ne sont des épreuves nulle part y ont droit aussi : le 15 m et le 25 m. Un passage lu dans un 50, un 100 ou un 200 y sort une marque — départ et coulée pour l'un, sprint pour l'autre. Aucun classement ne les contient, donc aucun indice : ce sont des repères, et le panneau les lit déjà. ⛔ La liste est close : 150, 250, 300, 350 ne sont la marque de rien. ⚠️ Et elles ne fabriquent aucune allure — la chaîne aérobie ne lit jamais sous 50 m.

Un temps de relais est une vraie course normée. Il comble une case du profil quand rien de mieux ne l'occupe, et il ne rejoint jamais les meilleurs temps. Un relayeur parti lancé part avec un avantage — la mesure publiée le situe entre 0,30 et 0,57 s ; le programme lui retire 0,70 s, la borne haute de la fourchette qu'il s'est donnée, parce que cette case va servir à prescrire une allure et que la borne la moins engageante est celle qui rend le temps le plus lent. Une ligne de relais dont la nage n'est pas identifiée est ignorée.

Et il passe par les mêmes gardes d'âge qu'un chrono individuel, dans le même ordre : la récence d'abord (dans la fenêtre, il compte, point) ; au-delà seulement, la course d'enfance (même seuil, même table par âge) et la continuité de pratique. Entre plusieurs relais d'une même case, le plus récent gagne ; à date égale, le plus rapide une fois ramené au plot. ⛔ Ces gardes viennent d'une mesure, pas d'une crainte : à la première mise en service sans elles, 12 cases étaient servies par des relais d'âge médian 14 ans, et un 100 dos passait de 1:04.17 à 1:18.97 sur la foi d'un relais de 2011.

Deux crans d'alerte, et ils appartiennent à la lecture de mi-course, pas à tous les tests : au-delà de 10 % d'écart avec le profil, la lecture est appliquée mais signalée à vérifier ; au-delà de 15 %, elle est rejetée. Les autres tests n'ont pas ces deux crans — ils ont leurs propres gardes, et aucun ne corrige en silence.


2. Comment il en tire un niveau

L'étalon : comment il a été construit

Quatre périmètres de référence ont été construits : France en 50 m, France en 25 m, monde en 50 m, monde en 25 m. L'Europe a été calculée aussi, puis écartée (le motif est plus bas). Tous filtrés textile — les performances en combinaison intégrale polyurethane sont exclues, sans quoi le classement en petit bassin était pollué de +0,1 à +1,4 s. Un nageur = une ligne, son meilleur temps. Le détail de la référence — sa construction, l'échelle par âge, l'échelle de niveau — a sa page : l'étalon.

Comment se fabrique un indice
Étalon — 20e Français de 17 ans8:04.17
Son Nage libre 800 m8:45.00
Indice922

1000 = le niveau du 20e Français de son âge. Ce n'est pas un maximum : on peut le dépasser.

Les treize barreaux, et où se pose son meilleur niveau
DécouverteRégionaleNationalInternational

Indice 922 — Élite inter-région (à 92 % du niveau du 20e Français de ses 17 ans)

Il est comparé aux nageurs de son âge : sur cette échelle, le programme dit contre qui il compare, et n'écrit aucun nom de compétition à côté de la valeur.

Sept rangs candidats ont été testés : le record, puis les 10ᵉ, 20ᵉ, 50ᵉ, 100ᵉ, 200ᵉ et 500ᵉ temps, épreuve par épreuve.

La première chose cherchée a été une raison de ne pas pouvoir choisir librement. Elle n'existe pas. La forme de la référence — le rapport entre sa vitesse au 400 et sa vitesse au 100 — vaut 0,848 à 0,851 chez les hommes et 0,867 à 0,872 chez les femmes, du top-10 mondial au top-50 français. Trois millièmes d'amplitude, sur un facteur dix de rang et un changement complet de population.

Conséquence, et c'est elle qui rend le choix décidable : le choix de la référence ne déplace que la lecture de niveau, jamais le typage.

Le scope européen a donc été écarté — il colle au mondial et n'apporte rien entre les deux. Et le scope français a été retenu pour la lisibilité : ce sont des nageurs français.

Le 20 n'est pas un chiffre rond. La référence précédente était la médiane de dix-neuf records nationaux, nettoyée de ses valeurs extrêmes. Placée dans la densité mondiale, elle tombait à un rang médian de 21. Le rang 20 reproduit le niveau déjà construit, en supprimant la machinerie d'exclusion — un phénomène pèse 1/20 au lieu de peser pour la totalité — et en devenant stable dans le temps, contrairement aux systèmes de points indexés sur le record du monde, qui dérivent et rendent deux époques incomparables.

Et les grilles fédérales se lisent dessus. Passé sur cet étalon, le temps de qualification France Élite vaut environ 946 points. C'est ce qui a fixé le barreau « national » à 944 : à 950, un nageur qualifié aux France Élite tombait sous le barreau qui porte ce nom. Le barreau a donc été descendu — c'est une décision, prise pour cette raison-là.

Ce que vaut le 1000 : le 20ᵉ Français correspond à un rang mondial de 187 à 356 selon l'épreuve. Un indice de 1000, c'est un temps de finaliste aux France Élite. Pas un record du monde : une barre haut-niveau national, lisible pour vos nageurs.

L'étalon par âge

Un nageur de 21 ans ou moins n'est pas comparé aux adultes. Le programme embarque une seconde référence, par âge, de 12 à 21 ans, séparée pour les garçons et les filles : le 20ᵉ meilleur temps français des nageurs de cet âge. C'est ce qui est utilisé par défaut.

  • En dessous de 12 ans, on applique la référence de 12 ans. L'outil est moins adapté.
  • À partir de 22 ans, référence adulte. Il n'y a pas de tranche 22-26 parce que l'étalon adulte est déjà composé de ces âges : l'âge médian de ses top-20 est 23 ans, et la moitié de sa population a entre 22 et 26 ans.

L'âge est un millésime fédéral, pas un anniversaire : il bascule au 1ᵉʳ janvier. C'est la convention avec laquelle la table a été bâtie — l'indexer à l'âge exact comparerait le nageur à une référence construite sur une autre population.

Et la marche est devenue une pente. La valeur d'un âge résume toute une année : elle est ancrée à la fin de cette année, et le programme interpole entre deux âges. Un nageur ne saute plus une marche au 1ᵉʳ janvier — il glisse toute l'année.

La marche de 21 ans vers l'adulte, elle, est réelle : +2,3 % en médiane, positive sur les soixante-dix cases, de +1,1 % à +4,7 %. Elle a été soupçonnée d'être un artefact — le peloton des 21 ans étant plus mince, son 20ᵉ rang serait plus instable. Ce n'est pas le cas : la fragilité du rang 20 est de 0,199 % côté 21 ans contre 0,206 % côté adulte. Indiscernable.

Ce qui change à cette borne, c'est la sélectivité, pas la population. 35 % des nageurs du top-20 adulte ont moins de 22 ans, et dans 29 cases sur 70 c'est un moins de 22 ans qui tient le rang.

Ce que la table dit de la croissance, sans qu'on l'ait posé. Les marches annuelles médianes :

Passage Garçons Filles
12 → 13 7,45 % 4,75 %
13 → 14 6,05 % 3,81 %
14 → 15 3,85 % 1,93 %
15 → 16 2,60 % 1,38 %
16 → 17 1,82 % 0,65 %
17 → 18 0,99 % 0,15 %
18 → 19 0,30 % 0,00 %

La frontière où la croissance cesse de dominer se lit donc vers 16-17 ans chez les filles et vers 18 ans chez les garçons — deux ans d'écart, cohérents avec la littérature sur la maturation. Ce n'est pas une constante posée dans le programme : c'est ce que la table mesure.

⚠️ Deux réserves, écrites parce qu'elles se voient. Les valeurs par âge sont lissées sur le haut de la courbe, là où la faible profondeur les faisait zigzaguer — le lissage réduit la marche vers l'adulte, il ne la crée pas. Mais deux lignes y échappent (le 100 4 nages en petit bassin) et y restent non monotones : l'étalon y est plus lent à 20 ans qu'à 19, parce que le peloton s'y vide. Conséquence assumée : sur cette épreuve, un nageur qui passe de 19 à 20 ans voit son indice monter sans avoir nagé.

L'indice

indice = temps de la référence ÷ temps du nageur, affiché ×1000

1000 = le niveau du 20ᵉ Français du peloton de référence employé. Sans unité, homogène entre épreuves, et il sert de base à tout : niveau, type, spécialité, estimation.

Un indice ne veut rien dire sans sa référence. Le programme émet donc, à côté de chaque indice, l'échelle qui l'a produit — sans quoi quiconque voudrait le reconvertir en temps fabriquerait un chrono que le nageur n'a jamais nagé.

L'échelle : treize barreaux

Indice Barreau Provenance du seuil
variable — voir ci-dessous International ce n'est plus un nombre unique ; le mécanisme est décrit sous le tableau
≥ 970 Élite nationale seuil fédéral existant
≥ 944 National décision projet — à 950, un nageur qualifié aux France Élite tombait sous le barreau qui porte ce nom
≥ 910 Élite inter-région mesuré sur la population
≥ 890 Inter-région décision projet — barreau inséré
≥ 870 Pré inter-région seuil fédéral existant, inchangé — c'est l'ancien « inter-région », dont le nom a été libéré
≥ 840 Élite régionale mesuré
≥ 810 Régionale mesuré
≥ 780 Pré régional mesuré
≥ 750 Élite départemental mesuré
≥ 720 Départemental mesuré
≥ 680 Pré départemental mesuré
< 680 Découverte plancher approximatif

Les barreaux marqués « mesuré » dans le tableau ci-dessus le sont sur la distribution de population des jeunes de 13 à 18 ans — 1 393 753 performances, lues sur l'échelle de leur âge.

Le barreau du haut : ce qu'il est devenu, et pourquoi aucun chiffre n'est écrit ici

Jusqu'au 7 août 2026, « International » valait un seuil unique : le nageur vaut son étalon. Sur l'échelle adulte, ce repère tient. Sur l'échelle par âge, il ne voulait plus rien dire — « valoir le 20ᵉ Français de ses 15 ans » n'a aucun rapport avec « être sélectionnable en équipe de France ». Le même repère désignait deux choses selon la lunette, et une seule des deux méritait ce mot.

Ce que le barreau vaut désormais : le temps de qualification du championnat international de la catégorie d'âge du nageur, ramené en indice sur l'étalon de son épreuve et de son âge. Quatre championnats se relaient selon l'âge, et une épreuve sans temps de qualification n'obtient pas un nombre fabriqué : le barreau est simplement retiré — insuffisant plutôt que faux.

Quatre grilles, et c'est l'âge qui choisit : aucun championnat à 12 ans et moins (ni pour les garçons de 13 ans) · le championnat de catégorie pour les filles de 13-15 et les garçons de 14-15 · l'Euro Juniors de 16 à 18 · l'U21 de 19 à 21 · l'Euro seniors à 22 ans et plus, et pour toute lecture sur l'échelle adulte. ⚠️ À 14-15 ans les deux premières grilles s'appliquent en droit : le programme tranche pour celle de la catégorie, parce que c'est le championnat que le nageur vise réellement — décision, pas lecture de règlement. Et l'âge qui choisit est celui de l'échelle regardée, pas de l'état civil. ⭐ Une seule épreuve emprunte : le 100 quatre nages, qui ne se nage qu'en petit bassin quand les sélections se courent en grand, reprend le niveau exigé de son 200 — pas son chrono. ⛔ Rien d'autre n'emprunte : les cases sans qualification restent sans barreau du haut.

Conséquence directe : ce barreau n'a plus de valeur unique. Il change d'une épreuve à l'autre et d'un âge à l'autre.

⚠️ Et il faut le dire franchement : le calcul a basculé, l'affichage non. Le moteur classe déjà avec le nouveau seuil ; les surfaces qui écrivent le mot à l'écran lisent encore l'ancien repère unique. Sur ce seul barreau, et sur aucun autre, l'écran et le moteur peuvent donc dire deux mots différents pour le même nageur. C'est connu, daté et suivi. Tant que l'affichage n'a pas basculé, aucune valeur de ce barreau n'est publiable — c'est pourquoi vous n'en lirez aucune sur cette page.

Réserves assumées. « Découverte » est approximatif : les vrais débutants n'ont souvent aucun temps classé, ils sont sous-représentés. Et les barreaux du bas appliqués à un adulte sont extrapolés, pas mesurés : on ne dispose que de l'élite adulte, pas de la masse. Sur l'échelle par âge, ils sont mesurés ; sur l'échelle adulte, en bas, ils sont déduits.

⛔ Les niveaux de compétition ne s'écrivent pas sur l'échelle par âge

Chaque barreau est validé contre une grille de qualification fédérale, c'est-à-dire un temps absolu. À indice égal, l'étalon par âge accepte un temps plus lent que l'étalon adulte. Mesuré : à 910 points sur le 200 nage libre en 25 m, l'échelle par âge accepte 1:57.40 quand l'absolue exige 1:54.70 — sous le seuil qui valide ce barreau.

Écrire le nom reviendrait à décerner à un nageur le titre d'une compétition qu'il n'aurait pas le droit de nager. Le défaut a été vu en vrai : un 50 dos en 25.03 nagé à 19 ans s'affichait au barreau du haut, alors que le 20ᵉ Français adulte nage 24.03, une seconde devant. L'indice était juste, le mot était faux.

Le nom est donc remplacé, pas accompagné : « à 910 points du niveau du 20ᵉ Français de ses 19 ans », ou « au niveau du 20ᵉ Français de ses 19 ans ». Toute surface qui affiche un niveau passe par la même porte — il n'existe pas de chemin par lequel un niveau de compétition puisse rejoindre une valeur par âge.

Nuance, et elle est plus large qu'une nuance de décor. La règle est tenue sur la valeur — une seule porte, aucun contournement. Elle est renoncée sur le décor, et à quatre endroits, pas un : les bandes de fond de la vision globale, les lignes de repère de la courbe, la jauge de la fenêtre d'analyse, et la phrase « il te manque n pour… » de cette même fenêtre. Le motif du renoncement est écrit : sans graduation nommée, le lecteur n'aurait plus aucun moyen de situer un point — une perte plus grave qu'un mot retiré.

⚠️ Là où c'est le plus rugueux : dans la fenêtre d'analyse, un nom fédéral et un temps calculé sur l'étalon d'âge se touchent littéralement. Sur cette échelle, un nom désigne un cran, pas une compétition que le nageur aurait le droit de nager. C'est la formulation qui tient aujourd'hui ; l'arbitrage, lui, reste ouvert.

Les lectures du niveau

Lecture Ce qu'elle dit Où elle sert
Meilleur niveau démontré le meilleur indice, temps bruts « ce dont il a été capable » — bloc Vision globale
Niveau du jour le même, après retrait des courses écartées et après décote de désentraînement c'est lui qui pilote les temps cibles et les allures
Niveau par épreuve l'indice de cette course seule la vision globale, épreuve par épreuve
Écart au pic, en crans combien de barreaux séparent une épreuve de sa meilleure la répartition forces / faiblesses
La frise de périodisation ce qu'il a nagé ce jour-là — jamais retouché lecture d'affûtage et de charge
La courbe de progression ce que le programme lui créditait à cette date — bassin par bassin, jamais fusionné (voir La courbe a trois vues) trajectoire de niveau
La relecture absolue le même chrono, lu sur l'échelle adulte lentille — ne change ni le profil, ni la spé, ni les temps cibles

Ne jamais intervertir la frise et la courbe. Une course nagée est un fait ; le niveau crédité, lui, s'érode quand le nageur ne le prouve plus. Décoter un point de frise le ferait tomber sous ses voisins alors que sa propre bulle annonce qu'il était affûté ce jour-là.

Le même Nage libre 800, lu de deux façons
Contre les nageurs de son âgel'échelle par défaut
922 — Élite inter-région (à 92 % du niveau du 20e Français de ses 17 ans)
Contre les adultes, toutes générationsla lentille de lecture
891 — Inter-région

Le chrono n'a pas bougé : 8:45.00. Seul le peloton de comparaison change — et le barreau avec lui. Sur l'échelle de son âge, le programme n'écrit pas de nom de compétition à côté de la valeur : il dit contre qui il compare.

Les courses écartées sortent avant le calcul du niveau, pas après. Sans cet ordre, on obtenait l'absurdité suivante, mesurée sur un nageur réel : retirer une course faisait monter son niveau affiché — de 925 à 950 points — pendant que son meilleur indice réel, lui, descendait à 914.

La courbe a trois vues, et plus aucune ne mélange les bassins

La courbe commune aux deux bassins a été retirée le 24 août 2026. Elle gardait à chaque distance le meilleur des deux bassins et en faisait une ligne unique : un beau tracé, et l'histoire d'aucun des deux. Depuis que chaque bassin a son propre moteur, c'était la dernière surface du produit à les mélanger.

Trois vues la remplacent : 25 m, 50 m (celle qui s'ouvre par défaut), et les deux ensemble. Dans la troisième, les deux bassins sont dessinés sur une seule échelle verticale — c'est ce qui rend la comparaison honnête : deux courbes sur deux cadres se retrouveraient à la même hauteur pour deux valeurs différentes. ⚠️ Les vues « 25 m » et « 50 m », elles, ont chacune leur cadre : les comparer à l'œil, sans lire l'axe, induirait en erreur.

À l'écran : trait plein pour le 25 m, pointillé pour le 50 m, toujours — la couleur est déjà prise, elle porte la distance de chaque rond. Le bassin où le nageur a atteint son meilleur niveau est tracé plus appuyé, et son bouton porte un point. ⛔ À égalité exacte, personne n'est mis en avant, et l'autre bassin reste dessiné : c'est une comparaison, pas un classement.

Chaque vue commence à la première course du nageur DANS CE BASSIN. Mesuré sur nos nageurs d'essai : avec un axe commun, la vue « 50 m » perdait jusqu'à 21 % de sa largeur en bande vide à gauche. Tout ce qui vit sur cet axe suit la vue : la grille de dates, les tranches d'âge, le curseur d'époque et le voile. ⛔ Le vide de droite est gardé, lui : c'est un arrêt, et le couper ferait passer un nageur qui ne court plus pour un nageur à jour.

Le niveau ne pilote pas les allures — mais la référence, si

Les temps cibles viennent des temps du nageur : sa vitesse critique, sa courbe, ses records. Le palier — le mot — ne pilote rien : déplacer un seuil change une étiquette, pas une prescription.

Mais l'indice et la référence, eux, sont partout, puisque tout temps estimé sort d'un rapport à l'étalon. Mesuré : pour un nageur de 20 ans, l'ancre de vitesse maximale en petit bassin passe de 1,9703 à 2,0495 m/s selon qu'on le juge contre les adultes ou contre son âge — soit environ une seconde sur un 50. Et l'écran ne disait rien.

C'est pour ça qu'il existe deux portes : tout ce qui entre dans un profil — spé, type, vitesse critique, ancres, estimations, temps cibles, allures — passe par l'étalon de son âge, quelle que soit la position du sélecteur ; tout ce qui dit seulement où une performance se situe suit la lentille choisie par le lecteur.

La lunette ne refait pas le nageur. Un nageur de 17 ans peut vouloir se comparer aux grands ; il ne devient pas quelqu'un d'autre pour autant.


3. Comment il en tire un profil

Deux lectures orthogonales. Elles ne mesurent pas la même chose et ne doivent pas être confondues.

Sa fiche : une épreuve, un point — sur l'échelle des paliers
Int'l
Élite nat.
Nat.
Él. inter
Inter
Pré inter
Él. rég.
Rég.
Pré rég.
Él. dép.
Dép.
Pré dép.
Déc.
NL
NL
NL
4N
NL
Dos
Pap
Br
NL
1500 m80040020010050 m

Une épreuve, un point. Distances longues à gauche, courtes à droite ; la hauteur est l'indice, la couleur le barreau. NL nage libre · Dos · Br brasse · Pap papillon · 4N quatre nages. Passez la souris sur un point pour le détail. Ici : un profil qui monte vers le long — le 800 et le 400 sont ses meilleures épreuves, la brasse décroche.

Répartition — l'écart au pic, et le niveau de chaque nage
Nage libre Él. interDos Él. rég.Papillon Él. rég.Brasse Rég.
  • Nage libre 800Au sommetau pic
  • Nage libre 400Au sommet−1
  • Nage libre 200Très fort−14
  • 4 nages 200Très fort−22
  • Nage libre 100Très fort−24
  • Nage libre 50Fort−47
  • Dos 100Moyen−56
  • Papillon 100Moyen−59
  • Brasse 100Faible−88

À gauche, ses quatre nages : la couleur y dit le niveau de la nage. À droite, chaque épreuve rangée par son écart au pic, avec l'écart réel d'indice — deux épreuves peuvent changer de mot pour quelques points.
⚠️ Un point ouvert, et c'est ici qu'il se voit : cette colonne écrit le nom d'un cran à côté d'une valeur lue sur l'échelle de son âge — ce que le reste de la page évite. On montre l'écran tel qu'il est ; l'arbitrage, lui, n'est pas rendu.

La spécialité

La nage où l'indice est le meilleur, tous chronos confondus. Une propriété qui en découle : puisque toute épreuve indicée est typable, la nage de spécialité est toujours celle qui porte le pic, et l'indice de spécialité est l'indice de niveau.

L'axe sprint ↔ fond

Le type est la pente de l'indice contre la distance — négative franche : profil de sprinteur ; positive franche : profil de fondeur ; entre les deux, profil intermédiaire.

Cette pente s'ajuste sur toutes les épreuves du nageur, toutes nages confondues. Deux raisons : le type est une propriété du nageur — on n'est pas fond sur une épreuve et sprint sur une autre ; et un ajustement restreint à la meilleure nage sélectionnerait son échantillon par la variable qu'il régresse.

Mais pas sur la distance brute. Le programme raisonne en distance-équivalente-aérobie : chaque épreuve est ramenée à la distance de crawl qui coûte la même dépense, au régime aérobie. Sans cette correction, tout papillonneur sortirait classé fondeur sur son 200.

L'épreuveVaut, en crawlD'où vient le rapport
200 dos236 m (×1,18)mesuré sous le seuil anaérobie — 0,91 contre 0,77 kJ par mètre. C'est le seul régime qui nous intéresse ici, et c'est le seul ratio mesuré à cet endroit
200 papillon280 m (×1,40)calculé sur les équations de coût publiées, lues à la même vitesse pour les deux nages
200 brasse312 m (×1,56)idem — c'est la nage la plus chère
200 quatre nages257 m (×1,285)la moyenne des quatre : un quatre nages, c'est un quart de chaque

Un 50 reste un 50, dans toutes les nages : à 25 secondes d'effort, la part aérobie est minoritaire partout. Étirer un 50 brasse lui donnerait l'apparence d'un effort plus aérobie qu'un 50 crawl, alors qu'il est simplement plus lent.

Ce que cette table déplace, et c'est plus que le typage. Elle range les épreuves, donc elle donne la pente — et la pente pilote la borne basse des allures de course. Mesuré : d'une version de la table à l'autre, cette borne bouge de 0,35 % en médiane, au plus 4,5 % chez un nageur. À comparer au bruit d'une compétition : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre. Elle ne touche en revanche ni l'indice, ni les niveaux, ni la conversion de bassin.

Où passe « franche ». La frontière est à ±0,02 de pente. Aucune publication ne dit où s'arrête un polyvalent et où commence un fondeur : c'est un choix, calé sur nos propres profils — à ±0,02 les étiquettes que nous jugeons justes sortent toutes, à ±0,04 elles se cassent.

Le mot du type ne s'affiche pas. La pente est calculée — elle pilote le plancher de vitesse des allures, de façon continue et non par paliers — mais un seul mot ne dirait pas grand-chose : « polyvalent » ne dit pas polyvalent de quoi.

Ce que l'écran montre à la place

Le bloc de profil de compétition tient sur trois éléments.

Un en-tête d'une ligne : bassin · spécialité · terrain. Le terrain est l'une des trois zones de distance — sprint (50-100), demi-fond (200-400), fond (800-1500) — et il se lit sur la distance réelle de l'épreuve, jamais sur son équivalence aérobie : un 200 papillon est du demi-fond, quoi que vaille son équivalence dans le typage. Quand un second terrain ressort, il s'écrit en option : « demi-fond · option sprint ».

Une colonne de nages colorées, à gauche. Chaque nage y porte la couleur de son niveau. Elle se lit d'un coup d'œil, sans mot :

  • des nages dans des tons proches → un nageur polyvalent entre les nages ;
  • une couleur chaude et le reste froid → un spécialiste.

La répartition, en crans. À droite, chaque épreuve est classée par son écart au pic, compté en barreaux de l'échelle : au sommet · très fort · fort · moyen · faible · très faible — le dernier absorbant cinq crans et au-delà, sans distinguer plus loin.

Pourquoi en crans plutôt qu'en pourcentage : parce que les barreaux ne sont pas espacés régulièrement. Compter en crans, c'est refuser de poser une amplitude maison là où la grille en porte déjà une, sourcée barreau par barreau.

Et l'écart réel est écrit à côté, parce que le cran seul ment parfois : deux épreuves peuvent tomber de part et d'autre d'un seuil pour 2 points d'indice, alors que d'autres paires restées dans le même cran sont bien plus écartées. Le cran situe, le nombre nuance.

L'axe technique : la lecture entre les nages

À distance courte fixe, la contribution aérobie est minoritaire : ce qui reste, c'est surtout de la technique et de la puissance. Comparer les indices d'un même nageur dans les quatre nages, à la même époque, produit l'écart de chaque nage à sa meilleure. Cet écart n'est pas décoratif : il est consommé par l'estimateur quand il faut deviner une épreuve dans une nage qu'on connaît mal.

Caveat dur : cette lecture exige des temps de même époque. Comparer un 50 dos de cette année à un 50 brasse d'il y a six ans ne mesure rien.

Elle se lit sur le 50, le 100 et le 200, et les trois ne pèsent pas pareil : chaque distance compte ce qu'elle contient de nage — la distance, moins le départ, moins les mètres perdus à chaque virage. Un 200 en grand bassin est nagé à 82 %, un 50 en petit bassin à 56 % : c'est dans cet ordre-là qu'ils comptent. Ce qu'on cherche est la maîtrise de la nage, et elle se voit d'autant mieux que la course contient moins de mur.

Quand l'ancre aérobie vient d'une autre nage

Un brasseur ou un dossiste pur n'a pas d'épreuve longue dans sa nage : son repère aérobie doit venir d'ailleurs, et il compte pour moins. Chaque paire de nages porte un crédit de transfert, entre 0 et 1, qui dit ce que vaut l'emprunt :

La paireCréditLa paireCrédit
crawl ↔ quatre nages0,781crawl ↔ brasse0,599
dos ↔ quatre nages0,762papillon ↔ quatre nages0,540
crawl ↔ dos0,754crawl ↔ papillon0,526
brasse ↔ quatre nages0,735dos ↔ brasse0,524
papillon ↔ brasse0,668dos ↔ papillon0,379

Les dix paires sont calculées de la même façon, en croisant trois choses : la ressemblance des courbes de décroissance des deux nages, lue sur la référence embarquée ; leur coût comparé, lu sur les équations publiées ; et leur proximité de geste, notée sur six critères de nage. Le poids des trois ingrédients — 30 %, 35 %, 35 % — est un choix, et c'est le seul de la table qui n'a aucune source extérieure.

Concrètement, chez un brasseur. S'il tient son repère long par son crawl, ce point compte pour 0,599 d'ancre, pas pour une ancre entière, et sa couverture le dit. Et quand le programme lit sa brasse à travers ses autres nages, l'avis de chacune compte selon sa proximité : ce que dit son papillon (0,668) pèse plus que ce que dit son dos (0,524).

La lecture d'un indice bas

Un indice bas n'est jamais du bruit. Il révèle quelque chose :

  • une autre nage plus faible → cette nage est moins forte, souvent pour des raisons techniques ;
  • une épreuve aérobiquement coûteuse faible (200 papillon, 400 4 nages) → un moteur aérobie modeste ;
  • loin de la référence sur le long, chez un profil de sprinteur → c'est significatif de son type, pas d'un défaut.

Le contraste 25 m / 50 m est lui aussi une lecture : le petit bassin masque (murs et coulées), le grand bassin punit. Le bassin qui porte le meilleur indice est affiché comme signal factuel de filière — grand bain plutôt aérobie, petit bain plutôt sprint et virages — à lire avec le type, jamais seul.

Quand il refuse de typer

Avec une seule distance, le programme ne sort pas d'étiquette. Deux distances donnent une couverture faible, trois ou quatre indicative, cinq et plus balayant du sprint au fond une couverture fiable — ce qui exige d'avoir du 800 ou du 1500, puisqu'il n'existe que six distances.

Et le refus va jusqu'au bout : quand la couverture est insuffisante, le programme ne pose ni type, ni plancher de vitesse. « Insuffisant » plutôt qu'un chiffre non garanti.


4. Comment il en tire des temps cibles

C'est le livrable. Deux régimes, et ils ne se mélangent pas.

Ses zones d'entraînement, aux 100 m — tirées de son 200 et de son 400
  • Anaérobie114 %55.40
  • Puissance VO₂105 %1:00.02
  • VMA / VO₂max100 %1:03.13
  • Vitesse critique95 %1:06.35
  • Résistance91 %1:09.06
  • Seuil (MLSS)88 %1:11.49
  • Aérobie (LT1)85 %≤ 1:14.62
  • Récupération78 %≤ 1:20.93

Vitesse critique = (400 − 200) m ÷ (4:12.50 − 1:59.80) = 1,507 m/s, d'où vVO₂max = 1,584 m/s. Tout le reste en découle par des pourcentages de la littérature. Le seuil est la seule fourchette — ses deux bords sont deux mesures du même seuil, pas une marge d'erreur. Le seuil aérobie et la récupération sont des plafonds : « ≤ », on ne nage pas plus vite. La vitesse de nage maximale, elle, est mesurée ou absente — ici elle est absente, et rien ne la remplace.

Pourquoi un 50 « allure 400 » n'est pas le 400 divisé par 8
Son 4004:12.50÷ 8
Division naïve31.56
Rotations non faites0,53 s (1 − 50/400) × 0,60
Temps demandé31.03

Un 400 en petit bassin enchaîne bien plus de virages que huit 50 nagés séparément. On rend à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas : à vitesse de nage égale, son chrono doit être d'autant plus rapide. Le temps retiré dépend de la nage : 0,60 s en crawl et dos, 0,85 s en brasse et papillon, 0,70 s en 4 nages.

Allure de course ≠ allure physiologique

  • Une allure de course se rapporte à une distance précise. « Allure 400 » veut dire : le rythme auquel ce nageur nagerait son 400. C'est une valeur.
  • Une allure physiologique ne dépend d'aucune épreuve. « Seuil », « VMA », « récupération » décrivent une intensité, pas une course.

Une allure de course se situe donc quelque part dans une allure physiologique — et pas l'inverse. Confondre les deux fait prescrire une intensité à la place d'un rythme de course.

Les différences de traitement, terme à terme :

Allure de course Allure physiologique
Point de départ le temps de course du nageur sur cette distance la vitesse de l'intensité
Correction de virages oui non — ce n'est pas une course raccourcie
Plancher « pas plus vite que son moment » oui non
Borne haute la distance tenable : au-delà, pas de cible
Sens un temps à atteindre un repère d'intensité

Le tableau des ancres porte d'ailleurs sa mise en garde dans son titre : repères d'intensité — pas des cibles de course.

Le squelette physiologique, ancré sur le nageur

Il n'y a plus une seule mesure de départ, et c'est le changement du 23 août 2026. Le panneau reposait sur la vitesse critique, dont tout le reste descendait par des pourcentages. Aujourd'hui il repose sur trois ancres mesurées séparément, sans passage de l'une à l'autre :

L'ancreD'où elle vientÀ défaut
Référence aérobie (VMA)un n × 200, les 300 m du milieu d'un 400, ou un 400 entierun 400 estimé — 79 % des panneaux au 24/08/2026
Vitesse critiqueun couple répété 200 / 400, un 12 × 25, ou le couple 200 / 400 lu sur ses coursesrien : la ligne n'existe pas — 81 panneaux sur 124
Seuilun T30 mesuré, nu88,3 % de la VMA — 124 panneaux sur 124

Pourquoi aucune passerelle, et c'est une question d'âge. Chez l'adulte entraîné, la vitesse critique dépasse le seuil de 4,75 % (Dekerle et Pelayo, 2005, sur 8 nageurs — leurs auteurs concluent que l'écart est trop grand pour utiliser les deux grandeurs l'une pour l'autre). Chez l'enfant et l'adolescent, l'écart tombe à 0,8-1,3 % (Toubekis, 2019). Cinq fois moins — et un groupe est majoritaire dans nos bassins. Aucune conversion fixe ne peut servir les deux : on mesure chaque ancre pour elle-même, ou on ne l'affiche pas.

⚠️ Et il faut le savoir avant de lire la suite : au 24 août 2026, aucun test n'a encore été saisi sur la base — zéro T30, zéro 12 × 25, zéro couple répété, zéro n × 200. Les protocoles sont câblés ; ce qui fait tourner le panneau aujourd'hui, ce sont les courses.

La vitesse critique en particulier

Elle se calcule sur deux temps du nageur — son 200 et son 400, dans la même nage : la vitesse la plus élevée soutenable en régime aérobie. Deux meilleurs temps séparés, jamais un passage du 400.

Et pour un nageur lu en quatre nages, une porte de plus. Avant de retenir son 400 quatre nages comme repère aérobie, le programme regarde s'il y est meilleur, face à la population, que sur son 400 crawl — c'est une comparaison d'indices, pas de chronos. Si oui, le 400 quatre nages est gardé. Sinon, son moteur aérobie devient celui de son crawl, transposé en quatre nages par le rapport des deux références de 400 (donc ralenti), puis borné par son 400 quatre nages démontré. Si l'un des deux 400 manque, rien à comparer : on garde le quatre nages. ⚠️ Conséquence à connaître : deux nageurs au même 400 quatre nages reçoivent des zones différentes selon la force de leur crawl. Le motif est assumé — le 400 quatre nages n'a jamais été qualifié comme marqueur aérobie par une mesure (la seule citation du corpus est une revue narrative, sans nageur mesuré, extrapolant depuis du 400 crawl) : on ne s'appuie dessus que là où il lit mieux le nageur que son crawl. ⛔ Et la porte n'est pas la spécialité : un cas de notre parc est spécialiste de brasse et pourtant meilleur, en indice, sur son 400 quatre nages.

Trois chemins la produisent : le couple répété 200 / 400 (le test dédié, le seul dont l'erreur soit publiée) ; le 12 × 25, converti par sa régression publiée ; ou le couple 200 / 400 lu sur les courses, en crawl ou dans sa propre nage pour un spécialiste dos, brasse ou papillon à partir d'un 400 saisi dans cette nage — la seule façon propre de lui donner une ancre aérobie sans emprunter au crawl. ⛔ Le T30 n'en fait plus partie : il mesure le seuil (voir Pourquoi le T30 va au seuil). Et un nageur lu en quatre nages peut la recevoir de son crawl, transposée — ce n'est pas un quatrième chemin, c'est la même valeur dans une autre nage.

⚠️ Quand aucun chemin n'aboutit, la ligne n'existe pas. Le programme ne pose aucune vitesse critique par défaut — ni à 92,7 % de la VMA, ni ailleurs. Au 24 août 2026 : 81 panneaux sur 124 sans ligne de vitesse critique, très majoritairement en dos, brasse et papillon, qui n'ont pas de 400 en compétition. Ce que ça change en aval est écrit plus bas, sur la zone de résistance et sur la borne basse des allures.

Et l'un des deux temps du couple peut être un ESTIMÉ — les deux, même. Rien n'exige qu'au moins l'un soit un chrono nagé. Le motif est bon : un estimé est le plus souvent une mesure transportée — typiquement le même 200, nagé récemment dans l'autre bassin, quand la case porte un vieux chrono que le profil a écarté. Refuser ça reviendrait à préférer le périmé au récent. Trois gardes seulement : l'estimé doit venir d'une classe où le profil n'a pas bougé (un estimé de déclin est refusé), il ne doit pas s'appuyer sur l'autre temps du couple (anti-circularité, et une provenance non traçable est refusée en bloc), et le couple doit rester monotone. L'écran le dit : la ligne de vitesse critique perd sa marque de mesure et porte le mot estimé.

⚠️ Une pente ne se comporte pas comme un temps. Ailleurs, une ancre bâtie sur un chrono ne peut que ralentir quand le nageur s'arrête. Pas celle-ci : elle vient de l'écart entre deux points, et si l'un bouge sans l'autre, elle accélère. Mesuré le 31/07 sur la base, chez des nageurs en silence : 40 ancres accélérées, jusqu'à 9,11 s de moins aux 100 m. Ce cas-là est fermé — la vitesse critique est une ancre de NIVEAU, elle lit donc aux deux bouts des meilleurs temps, qui ne reculent jamais. Ce qui reste ouvert, et n'est pas tranché : ces deux meilleurs temps peuvent venir de deux époques. Le programme ne date pas une pente, et aucune source ne dit comment le faire.

⭐ Une erreur sur le 400 est amplifiée — et c'est de l'arithmétique

La vitesse critique n'est pas un temps : c'est une différence entre deux temps. Une différence amplifie toujours l'erreur de ses termes — ce n'est pas un défaut du programme, c'est une propriété de la soustraction. Et elle n'amplifie pas les deux pareil : le poids de chaque temps dans la différence décide, donc le 400, qui est le plus grand des deux, pèse plus que 1 et le 200 moins.

Refait ancre par ancre le 24/08/2026. La mesure d'avant datait du 21/08 et portait sur le moteur couplé, où un seul 400 servait la référence aérobie ET la vitesse critique : elle annonçait × 1,9 sur les deux à la fois. Depuis la coupure du 23/08, le 400 alimente trois choses différentes, et rien n'oblige plus les trois à bouger ensemble. On a donc dégradé de 2 % la lecture de son 400 crawl — une dégradation appliquée au chiffre pour voir ce qui bouge en aval, jamais un jugement sur la course : personne ne nage un 400 « faux » — puis relu chaque ancre séparément :

L'ancreSur quoi elle se litNageursEffet d'un 400 crawl dégradé de 2 %
Référence aérobie (VMA)le 300 m du milieu de son 4009 / 13rien — 0,00 % : le milieu se lit sur les passages, pas sur le temps final
un 400 estimé4 / 131,74 à 2,02 % — × 0,9, la chaîne atténue
Vitesse critiquele couple 200/4009 / 133,55 à 3,95 % — × 1,8 à 1,9, la chaîne amplifie
Seuildéduit de la VMA, faute de T3013 / 13ce que fait la VMA, ni plus ni moins

MESURÉ le 24/08/2026 sur les 13 nageurs de la base portant un 400 crawl retenu au profil, chaque chrono dégradé dans une transaction annulée aussitôt — empreinte des temps identique avant et après. Réponse symétrique : × 1,81 quand le chrono ralentit, × 1,94 quand il accélère. ⭐ Le × 1,9 survit, mais sur la seule vitesse critique — et il n'a rien d'une surprise : c'est le poids du 400 dans la soustraction, retrouvé de bout en chaîne. Ce qui tombe, c'est le « et la référence aérobie » : chez deux nageurs sur trois, la VMA ne bouge plus du tout. ⚠️ Et le facteur dépend du nageur : plus son 200 et son 400 sont proches en allure, plus la différence est petite et plus le facteur monte.

En pratique, dans les termes d'aujourd'hui : une erreur de 2 % sur le 400 crawl en abîme DEUX autres, séparément. La référence aérobie quand c'est sur lui qu'elle se lit — 4 nageurs sur 13, ceux à qui il manque justement un vrai 400, mesuré le 24/08/2026 — et la vitesse critique du couple, où il pèse plus lourd que le 200 par la seule arithmétique de la soustraction. Ce n'est plus « toute la chaîne » : ce sont deux ancres atteintes chacune par sa voie. Le conseil de terrain ne change pas d'un mot — c'est le chrono à ne pas laisser traîner faux, et, quand il manque, celui qu'il vaut mieux faire nager que laisser estimer.

Un filtre d'entrée qui compte : la dérivation aérobie ne lit jamais une marque de moins de 50 m — et l'exclusion du 15 et du 25 est sourcée : le 15 m plongé est majoritairement subaquatique, le 25 m tombe sur le pic de puissance glycolytique vers douze secondes. ⚠️ Que le 50, lui, reste éligible est une décision : il est à la frontière, et c'est nous qui la plaçons de ce côté-là. Un 15 ou un 25 m départ plongé raidissait la loi de puissance et coûtait 4,4 à 7,4 % d'allure aérobie.

Les six lignes du panneau d'ancres :

Ancre Position Forme
Vitesse de nage (max) mesurée ou absente valeur
Anaérobie le 100 du nageur valeur
VMA (~400 m) 100 % — le repère valeur
Vitesse critique mesurée — jamais un % de la VMA. Le 92,7 % publié n'est affiché qu'en repère, à côté du rapport réel du nageur valeur, ou absente
Seuil un T30 mesuré ; à défaut seulement, 88,3 % de la VMA valeur unique
Seuil aérobie 84,6 % plafond
Récupération ~78 % plafond

Les pourcentages viennent de la littérature. Les vitesses viennent des temps du nageur. ⚠️ Mais toutes les lignes ne sont pas des pourcentages : la vitesse critique n'en est jamais un, et le seuil n'en est un que faute de T30. Seuls le seuil aérobie, la récupération et le seuil en repli se lisent en % de la référence aérobie.

Les 92,7 % : un repère, pas un facteur

Le chiffre est publié, mais il ne décrit pas la mesure que fait le programme : dans l'étude, la vitesse critique vient de quatre efforts jusqu'à épuisement nagés à 95, 100, 105 et 110 % de la référence aérobie — pas d'un couple 200 / 400. Deux méthodes, deux objets voisins, et rien n'oblige leur rapport à retomber sur 92,7 %.

Le programme affiche donc le rapport RÉEL du nageur, à côté du repère. Mesuré le 24/08/2026 sur les 43 panneaux qui portent les deux ancres : médiane 94,3 %, du 10ᵉ au 90ᵉ centile de 90,2 % à 99,0 %, extrêmes 89,4 % et 102,0 %. Sept panneaux sur 43 sortent de l'intervalle publié. Imposer un pourcentage unique aurait déplacé la moitié du parc.

🔴 Et l'ordre entre les ancres n'est pas garanti. On attend une vitesse critique sous la VMA. Au 24/08/2026, quatre panneaux sortent au-dessus, jusqu'à 102 % — tous en quatre nages, tous sur la voie de secours où la vitesse critique arrive du crawl. ⛔ Le programme ne redresse rien : réordonner deux mesures serait maquiller une donnée. Il signale l'inversion et retire la zone de résistance qui vivait entre les deux.

Deux intensités de plus, calculées autrement : la puissance aérobie (~1-3 min) et la résistance (~15-30 min). Elles ne viennent pas d'un pourcentage : elles se lisent sur la courbe vitesse-durée du nageur, entre les deux ancres qui les encadrent, à la durée d'effort de leur domaine. Elles sont affichées au panneau, marquées comme interpolées, avec leur distance maximale — ce sont des cibles de séance à part entière.

⚠️ Mais la résistance n'a pas toujours deux ancres pour l'encadrer, et c'est le cas le plus fréquent. Sa borne haute est la vitesse critique — absente sur 81 panneaux sur 124 au 24/08/2026. Le programme recule alors d'une ancre : la borne haute devient la référence aérobie, et l'interpolation se fait sur un intervalle plus large. ⛔ Aucune vitesse critique n'est inventée pour boucher le trou — on change de borne, on ne pose pas 92,7 % de la VMA. La ligne existe donc toujours (elle est prescrite en séance, elle ne peut pas s'évaporer sur les deux tiers du parc), mais elle est lue plus grossièrement. C'est le prix, assumé, de deux appuis au lieu de trois.

Et si les deux bornes ressortent à l'envers, la ligne disparaît plutôt que de rendre un nombre qui a l'air normal et ne veut rien dire. Le drapeau d'inversion dit pourquoi.

Trois formes différentes, et chacune a sa raison :

  • L'ancre du seuil est une VALEUR UNIQUE. Ce qui est prescrit — en séance comme sur la fiche — c'est le T30 mesuré quand il existe, et 88,3 % de la référence aérobie sinon. ⛔ La fourchette a disparu. Le seuil s'affichait autrefois encadré, avec un second bord « où tomberait un test de 30 minutes » ; ce bord se fabriquait en enchaînant les pourcentages de la chaîne (0,927 ÷ (1,032 × 0,883)), et il est parti avec elle. Une seule valeur, et l'écran dit d'où elle vient. ⭐ Et un T30 réellement nagé ne pose plus un bord : il pose LE seuil. Il ne touche pas à la vitesse critique, rien ne se redéduit derrière, et il prime sur les 88,3 % — c'est une mesure contre un pourcentage.
  • Deux lignes — et deux seulement — sont des plafonds : la récupération et la nage en amplitude (le seuil aérobie, LT1). On ne nage pas plus vite que ça. Le seuil aérobie est le haut de la zone facile (Massini / Toubekis) ; la récupération est un plafond conservateur (Olbrecht). Ce sont les deux zones que votre référentiel d'intensité déclare ainsi, et le moteur ne porte pas un drapeau de plus. ⚠️ La vitesse critique, elle, est un PLANCHER — celui du domaine sévère : le bas de la zone, pas son toit. Au-dessus d'elle, le lactate ne se stabilise plus. La confondre avec un plafond ferait prescrire « pas plus vite » là où le référentiel dit « à partir d'ici ». Toutes les autres lignes sont des intensités à tenir : le temps écrit est un temps à réaliser. ⚠️ Où le « ≤ » se voit, et où il ne se voit pas : il est écrit devant les temps cibles de séance. Dans le panneau d'ancres, ces deux lignes sortent en valeur simple, et le « ≤ » n'y apparaît que sur la colonne « Dist. max ». La forme est la même des deux côtés ; c'est son écriture qui diffère. Et une propriété qui en découle : un plafond ne s'efface jamais. Une valeur simple disparaît quand la répétition dépasse la distance tenable ; un plafond, non — il reste prescriptible.
  • Les autres sortent en valeur unique.

Deux points qu'un entraîneur doit connaître :

  • Le seuil n'est pas la vitesse critique : elle est plus rapide. ⛔ Mais l'écart n'est pas une constante — environ 5 % chez l'adulte entraîné, 1 % seulement chez l'enfant et l'adolescent. C'est précisément pourquoi le programme ne convertit jamais l'une en l'autre. Prescrire « le vert » sur la vitesse critique brute fait nager trop vite, quel que soit l'âge.
  • La vitesse de nage maximale est mesurée ou absente. Plus de repli : ni le 15 m plongé, majoritairement subaquatique, ni le 50, qui contient un départ et un finish. Une case vide qui invite à mesurer vaut mieux qu'une valeur fabriquée présentée comme une capacité. Le 15 m reste affiché, comme repère séparé — il n'alimente aucune allure.

« Distance max » a trois sens, et la bulle dit lequel : mesure (« cette vitesse a été tenue sur X m, et c'est tout ce qu'on en sait »), courbe (lue sur sa propre courbe vitesse-durée), filière (sa courbe ne va pas jusque-là — repère de population). Toujours un repère, jamais une limite imposée.

Mais ces trois provenances ne sont pas ouvertes à toutes les lignes, et il faut le savoir avant de lire la colonne. La courbe du nageur n'est consultée que pour les allures au moins aussi rapides que sa vitesse critique. En dessous — résistance, seuil, aérobie — elle ne l'est jamais : la distance affichée vient toujours du repère de population, même chez un nageur très bien couvert. Sa courbe est bâtie sur ses meilleurs temps, c'est-à-dire des efforts maximaux ; lue à l'envers sous la vitesse critique, elle répondrait à une question sur laquelle elle n'a aucune information — dans le domaine lourd, ce qui limite la tenue n'est plus la relation distance-temps. MESURÉ le 14/08 : 22 cases changent, aucune ne devient vide, et toutes les tenues impossibles tombent — un seuil qui annonçait 528 m, soit 5,6 min, pour une filière déclarée 30-60 min. ⚠️ La frontière est en intensité, pas une liste : l'anaérobie suit le 100 m réel du nageur, et un 100 faible pour son 400 peut la faire basculer.

La correction de virages

La cible naïve — distance de répétition ÷ vitesse d'allure — est fausse, et c'est une erreur classique. Un 50 à « allure 200 » n'est pas le quart du 200.

Le mécanisme est un compte de virages. En bassin de 25, un 200 compte 7 virages, soit 1,75 par tranche de 50 ; un 50 nagé seul en compte 1. Différence : 0,75. En bassin de 50 : le 200 en a 3, soit 0,75 par tranche de 50 ; le 50 seul, 0. Différence : 0,75 encore. Même nombre dans les deux bassins — d'où l'indépendance au bassin.

Et la coulée s'annule vraiment, ça se compte. Par tranche de 50 m, le 200 en petit bassin porte 1,75 coulées de virage plus un quart de plongeon (amorti sur quatre tranches) = 2,0 ; le 50 seul porte 1 plongeon et 1 coulée = 2,0. En grand bassin : 1,0 des deux côtés. Ce qui ne s'annule pas, c'est la rotation au mur — et elle coûte du temps.

Le programme rend donc à la répétition les rotations qu'elle ne fait pas. La course les paie 0,75 fois de plus par tranche de 50 ; la répétition doit être plus rapide d'autant.

Conséquence contre-intuitive mais juste : le virage ouvert (brasse, papillon) est plus lent que la culbute (crawl, dos). L'impression inverse vient du pull-out de brasse, qui est de la coulée — donc exclu du compte.

Le temps rendu dépend de la nage : un virage ouvert — brasse, papillon — coûte plus qu'une culbute. La direction et l'ordre sont publiés (David 2022 : temps de contact au mur et phase de rotation) ; les montants appliqués, eux, sont notre calage — non sexués, calibrables, et reproduisant les repères de terrain. ⛔ À ne pas lire comme une mesure : la source est sexuée, le moteur ne l'est pas. L'exemple chiffré est calculé plus haut, sur le nageur de démonstration.

⚠️ Ne pas confondre avec l'écart 25 m / 50 m, qui est une grandeur différente et mesurée autrement.

Les deux bornes

Borne haute : pas plus vite que ce qu'il vaut au moment regardé.

Et la référence n'est pas le record — c'est le temps du moment. Un record est le minimum de tous ses chronos : il ne redescend jamais, donc une cible bornée par lui ne pourrait structurellement pas dire « à la baisse » après un arrêt. Le programme lit donc le temps représentatif de l'époque regardée, qui est toujours supérieur ou égal au record : il ne peut que ralentir une cible, jamais l'accélérer. Le libellé suit : « plancher = son 200 m du moment », pas « record 200 m ».

⚠️ À ne pas comprendre de travers : chez un nageur qui court toujours, ce temps du moment EST son record. Depuis une décision du 31 juillet 2026 — « le meilleur ne s'efface pas » — le représentatif d'un nageur actif est son meilleur temps, borné à la date regardée. La distinction ne se voit donc que là où elle sert : chez un nageur qui a cessé de démontrer son niveau.

Le principe reste : un temps nagé est une observation, une estimation est une inférence. Une inférence ne domine pas une observation.

⚠️ Mais cette borne ne couvre pas tout, et il faut le dire : les cibles d'intensité n'en ont aucune, et une épreuve jamais nagée n'a pas de record pour la borner. Le programme ne promet pas de ne jamais dépasser le démontré ; il promet de ne pas le dépasser là où un démontré existe.

Borne basse : la vitesse de croisière. Une cible n'est pas non plus arbitrairement lente : en dessous d'une allure de croisière, l'exercice change de nature. Ce plancher se lit sur le type, de façon continue — un fondeur, qui décroche peu, l'a plus haut qu'un sprinteur. Il ne mord que rarement.

Et il se recalcule : vitesse de croisière = k × vitesse critique, avec k = 0,93 chez un fondeur franc, 0,86 chez un polyvalent et 0,80 chez un sprinteur franc, interpolé continûment entre les trois sur la pente. ⚠️ Seul le 0,93 est mesuré (équipe de France d'eau libre) ; les deux autres sont des amplitudes maison, bornées par le sens physiologique. Le sens, lui, tient : l'enjeu de ce plancher est la monotonie, pas la troisième décimale. ⛔ Sans type tenu, pas de pente, donc aucun k, donc pas de borne basse du tout — elle ne se remplace par rien. ⚠️ Et sans vitesse critique non plus : la formule en a besoin, et cette ancre manque sur 81 panneaux sur 124 au 24/08/2026. Le programme ne fabrique alors aucune vitesse critique de substitution pour tenir la borne — il la désactive, et la cible sort sans plancher. Une borne inventée serait pire qu'une borne absente.

Quand un temps manque

Le programme estime — ou refuse.

Sur le crawl, il classe d'abord chaque case existante contre un plafond aérobie (son meilleur indice sur les distances de 400 et plus, sur les trois dernières années) : la case tient, ou elle est en déclin, ou elle est nettement au-dessus de ce que le reste dit — auquel cas elle est traitée comme une contre-performance si elle est récente, comme une course dépassée si elle est vieille.

Sur les distances courtes, il ne juge jamais contre un plafond aérobie : il juge localement, et seulement si la case est encadrée par deux voisines valides et qu'elle est dans leur creux. Un point extrême de l'échelle n'est jamais jugé — c'est ce qui rend le 50 structurellement intouchable et protège les profils légitimes de sprinteur faible.

Puis il estime, dans cet ordre : le jumeau converti de l'autre bassin, sinon l'interpolation entre deux voisines valides, sinon rien.

Sur les épreuves de fond, un estimateur dédié croise trois routes — qui ne sont pas indépendantes : les deux premières lisent les mêmes chronos, seule la troisième apporte une course que les autres n'ont pas — la continuité de sa courbe aérobie, une droite locale entre les deux ancres les plus proches, et le même chrono lu dans l'autre bassin, ramené ici par sa pénalité de bassin et non celle de la population. Le centre est leur moyenne pondérée par la qualité de chacune : une médiane donnerait le même poids à une vraie course portée d'un bassin à l'autre et à un prolongement de courbe. Un ordre est tenu — un prolongement ne peut pas se déclarer plus certain qu'une conversion présente dans le même vote. Sa fourchette est l'écartement des routes, sans marge ajoutée : de la plus rapide à la plus lente.

Ce qu'il faut pour qu'une case s'affiche, et c'est chiffré :

  • sur le fond (400, 800, 1500) — au moins une course sur une distance de fond dans ce bassin, et au moins deux des trois routes qui répondent. Sinon, rien ;
  • sur les distances courtes (50, 100, 200) — la même épreuve dans l'autre bassin, ou deux voisines qui l'encadrent, une plus courte et une plus longue. Sinon, rien.

Le quatre nages peut relever le fond. Quand le 400 quatre nages d'un nageur a été nagé dans les trois ans et qu'il vaut mieux que son 400 crawl du même bassin, les estimations de 800 et de 1500 sont encadrées par lui : elles ne descendent pas sous 94 % de son indice, et ne le dépassent pas. Le mécanisme est publié — un 400 quatre nages se nage à peu près à la référence aérobie — mais ce 94 % est un choix.

À MÊME DATE, une estimation ne remplace jamais un temps réellement nagé par un temps plus lent. Si elle ressortait plus lente, c'est le chrono qui gagne, et la case affiche ce chrono. ⚠️ Une seule exception à même date, et elle est ailleurs : la cohérence entre bassins, quand la paire est physiquement impossible (voir plus bas).

⚠️ Les trois premiers mots portent toute la règle. Sans eux, un nageur à l'arrêt la met en défaut en une ligne : sa case affiche un temps plus lent que le chrono qu'il a nagé. Le moteur n'a pas tort — les deux valeurs ne sont pas de la même date. Le chrono est de son époque ; la case dit ce qu'il vaut aujourd'hui, décote comprise. Et la décote est une couche par-dessus : elle ne touche jamais la marque. ⭐ Dans ce programme, presque rien n'est absolu : tout est relatif à une date, à un bassin, à un peloton ou à un état.

« Rien » veut dire rien du tout. Pas un temps sec, pas une fourchette large. Le motif est un cas réel : sur un nageur dont toutes les ancres de fond étaient trop anciennes, la courbe s'ajustait parfaitement et rendait un 1500 jamais nagé avec une fourchette d'une seconde. Une courbe parfaite sur trois points d'une autre époque n'est pas une connaissance.

Un jeune est lu sur une seule échelle, partout, fond compris — par âge s'il a 21 ans ou moins, adulte si le lecteur a choisi cette lentille. Il n'y a plus d'endroit où les deux se croisent.

Ce que vaut une estimation

Une estimation n'est jamais un point : c'est une plage. Elle a une largeur minimale — le bruit de nage jour à jour ne descend pas en dessous — et elle s'élargit quand le profil a moins de matière. Ce n'est pas une impression : on retire au programme une des marques qu'il connaît, on lui demande de la retrouver avec les autres, et on regarde de combien il se trompe. Sur un nageur dont les marques se suivent du 50 au 800, 0,5 % ; sur une couverture ordinaire, 2,4 % ; sur trois temps seulement, très éloignés, 6 à 9 %. Mesuré chez nous le 20 août 2026, sur sept nageurs et quarante-trois relectures — petit échantillon, la mesure se refera quand la base s'élargira. ⚠️ Et ces trois nombres ne décrivent pas trois qualités de programme : ils décrivent trois densités de dossier. Ils se lisent donc contre ce que ce nageur-là a démontré, pas contre une population. Repère utile : un même nageur varie déjà de 0,6 à 1,4 % d'une course à l'autre.

C'est une indication d'incertitude, pas une garantie case par case. Le programme n'affiche pas d'indicateur de confiance sur ses estimations : un tel indicateur promet de dire il se trompe le plus, et cette promesse-là, il ne peut pas la tenir. Ce qu'il donne à la place est plus modeste — une plage, et un refus de répondre quand la matière manque.

⚠️ Et la plage n'encadre pas que de la physiologie. Une performance dépend de la gestion de course, de la technique, de l'état de forme, du stress. À forme égale, un nageur peut faire une très bonne course ou une moins bonne. C'est cet écart-là que la plage encadre, pas seulement l'incertitude du calcul.

Chaque case porte sa provenance à l'écran, en un mot : nagé (le seul qui ne soit pas une estimation) · relais · converti de l'autre bassin · prolongé depuis ses distances voisines · traduit depuis une autre nage · profil d'époque pour sa dernière course replacée dans le profil d'aujourd'hui. Ou rien. Un estimé n'a jamais de date, parce qu'il n'a jamais eu lieu : il se recalcule quand le moteur évolue, quand un meilleur temps, lui, ne bouge pas.

Hors crawl, au-delà du 400 de spécialité, la fourchette est volontairement ASYMÉTRIQUE : sur une largeur donnée, 0,45 part vers le rapide et 0,60 vers le lent — elle s'ouvre du côté où un nageur peut sous-performer. Elle garde aussi une largeur minimale : même bien entourée, une case n'est jamais rendue sèche. Et la confiance ne décroît pas au même rythme des deux côtés : prolonger vers le court est quasi linéaire, prolonger vers le long l'est beaucoup moins — le programme y perd sa confiance environ trois fois plus vite. ⚠️ Ces largeurs sont à nous : aucune source ne publie la largeur que devrait avoir une bande d'estimation, et le code le déclare lui-même.

Et une nage abandonnée maintient : elle ne progresse jamais toute seule. Quand le programme replace une vieille course dans le profil d'aujourd'hui, il lui applique le décalage mesuré sur les épreuves voisines — donc sur les autres nages. Sur une nage plus jamais nagée depuis, ce décalage serait un bonus de progression emprunté : le dos monterait parce que le crawl a progressé. Un décalage positif y est donc ramené à zéro ; un décalage négatif, lui, passe — rien n'oblige une nage abandonnée à mieux résister que le reste. ⚠️ L'asymétrie est voulue, et la garde ne s'arme que sur l'abandon : une nage encore nagée garde son décalage dans les deux sens.

Les objectifs chrono

L'entraîneur peut fixer un temps visé sur une épreuve, à une échéance. Le programme re-dérive les allures de cette épreuve comme si le nageur valait ce temps-là. Rien du profil n'est touché : seule la vitesse de référence change.

Trois règles de bon sens : la ligne de course est le temps visé, donc la borne du démontré ne s'y applique pas — c'est le principe même d'un objectif ; un objectif dont l'échéance est passée ne prescrit plus rien ; et l'évaluation prend la course la plus proche de la date, avant ou après, parce qu'une échéance est une date visée, pas une barrière.


5. Ce qu'il fait du passé

L'intuition simple — « récent = bon, vieux = périmé » — est fausse dans les deux sens.

Après une longue coupure : ce qui se perd, et où
  • 50 m−3,60 %
  • 100 m−6,00 %
  • 200 m−7,28 %
  • 400 m−9,04 %
  • 800 m et +−9,60 %

Perte d'indice à saturation — la plus forte que le désentraînement puisse produire. Le souffle se perd vite, le geste reste longtemps : la coupure mord surtout sur les épreuves longues. Mais un sprint perd aussi — moins, pas rien : il n'existe aucun tri « épreuve aérobie / épreuve non aérobie ». Un seul de ces points est calé sur une mesure publiée ; l'étalement entre distances est un modèle.

Rien n'est supprimé

Une performance écartée d'un calcul reste en base et reste visible, en gris, avec la raison de son exclusion écrite en clair à côté — pas seulement au survol, parce qu'un export PDF n'a pas de survol. Elle reste cliquable : l'écartement dit ce que l'épreuve vaut pour le profil d'aujourd'hui, il ne dit rien de la course, qui a eu lieu et garde son analyse.

Ce qui se perd vite, ce qui se perd lentement

Après un arrêt, le programme ne dégrade pas tout uniformément. Deux couches :

  • La condition — cardio central, puissance nagée, tolérance lactique. C'est elle qui part vite : deux semaines après que la décote a commencé à mordre, elle bouge déjà, et elle est au plancher vers six semaines.
  • La technique — coordination, longueur de cycle, force maximale. Elle ne bouge pas pendant trois mois, puis descend et se pose sur son plancher, à 2 % en dessous, vers le 111ᵉ jour. Au-delà, plus rien ne bouge, quelle que soit la durée de l'arrêt.

⚠️ Ces délais se comptent à partir du moment où la décote mord, pas depuis la dernière course : avant ça, il y a toute la fenêtre de tolérance décrite plus bas, et il ne se retire rien du tout.

⚠️ Et le plancher de la couche technique est fragile : il est mesuré, mais sur un seul nageur, sur son 50 brasse suivi six ans, et il est biaisé — calé sur des chronos de reprise, qui mesurent « arrêt + reprise » et pas l'arrêt seul. ⭐ Mais c'est le plancher du REPLI : chez un nageur qui continue de courir une fois par an, la baisse ne s'estime plus — elle se mesure.

Quand la baisse se MESURE au lieu de s'estimer

Deux conditions, et il faut les deux. Le nageur est en décote armée (la fenêtre de tolérance décrite plus bas est franchie), et il porte un temps de relais utilisable sur la distance de mesure. L'interclub en est l'exemple le plus régulier chez nous, mais le mécanisme ne connaît pas la compétition : il lit une course en relais, quelle qu'elle soit.

La distance de mesure n'est pas écrite en dur : elle se déduit — c'est la distance dont la part aérobie est la plus basse de la table des parts, donc la plus technique. Aujourd'hui, le 50. ⛔ Un relais plus long ne convient pas : caler la couche technique sur un 400, aérobie à 88 %, reviendrait à inverser le mélange. Pas de relais sur cette distance ⇒ barème.

Ce que ça produit. Le relais le plus récent est ramené à un départ du plot — on lui retire l'avantage du départ lancé, borne basse de la fourchette, c'est-à-dire la lecture qui décote le moins. Son indice du jour est comparé à son meilleur indice sur la même épreuve avant l'arrêt : le rapport est la baisse réelle. Elle ne peut que faire baisser — un relais meilleur que la référence ne relève rien.

Où elle se pose. Elle devient le plancher de la couche technique, et la couche condition descend au moins autant. Le plateau, la rampe et le mélange par part aérobie ne bougent pas : la baisse mesurée s'applique donc à tout le profil, avec plus de poids sur l'aérobie. Tant que l'arrêt est court, la rampe reste au-dessus du plancher et la mesure ne mord pas ; elle prend la main quand la décroissance l'atteint. Chaque nouvelle course de ce type réajuste la mesure — la plus récente fait foi, quel que soit son âge.

Sans relais utilisable, le barème s'applique inchangé, et c'est là que vivent les valeurs ci-dessus — plancher à 2 %, immobile trois mois, posé vers le 111ᵉ jour. Ce sont celles du repli, pas celles d'un nageur mesuré. Les deux étages ne se mélangent jamais.

Chaque épreuve est un mélange des deux, dosé par sa part aérobie, prise dans la littérature distance par distance. À saturation :

Distance Décote maximale
50 m −3,60 %
100 m −6,00 %
200 m −7,28 %
400 m −9,04 %
800 / 1500 m −9,60 %

⚠️ Un sprint est décoté aussi — moins, pas rien. Il n'existe pas de prédicat « épreuve aérobie » : le mélange s'applique à toutes, chacune selon sa part.

Le déclencheur : « a-t-il nagé à son niveau ? », pas « a-t-il couru ? »

Le garde-fou ne demande pas la présence en compétition, il demande la démonstration de niveau.

Une performance compte comme une démonstration si elle est à 1,4 % de son propre meilleur sur cette épreuve — la borne haute de la variabilité intra-nageur en compétition, choisie conservatrice : il doit être difficile de déclarer un déclin. Et si elle a été nagée en travail, sans affûtage, elle reçoit en plus un crédit de 3,3 % — l'écart mesuré entre une course de travail et une course de pic.

Et rien ne se retire avant longtemps. Tant qu'une démonstration reste dans la fenêtre, il ne se retire rien du tout. La fenêtre vaut 300 jours quand le nageur donne des signes d'activité, et 540 jours — une saison blanche entière — quand il n'y a plus aucune course. Au-delà seulement, la décote commence à mordre, et les délais du tableau ci-dessus se comptent à partir de là.

⚠️ Et il y a une SECONDE fenêtre à 540 jours, qui n'est pas celle-ci. Celle du temps représentatif — « ce chrono décrit-il encore sa forme ? » — porte le même nombre et n'en dérive pas. Deux questions, deux motifs, deux plages de réglage : les lier ferait bouger la tolérance de silence le jour où l'on toucherait la fenêtre des temps, sans que personne ne l'ait décidé. Deux nombres égaux ne sont pas un doublon.

Le programme classe alors le nageur en quatre états : actif en forme · déclin mesuré (il court, il ne démontre plus) · activité tenue sans démonstration · silence. Le silence total reçoit l'horizon le plus long — une saison blanche complète n'est pas une carrière finie. Et quand rien n'est mesurable, il ne décote pas : dans le doute, on ne décote pas.

⚠️ Une conséquence assumée : un temps de relais ne vaut jamais démonstration, mais il suffit à faire passer de « silence » à « activité tenue », donc à raccourcir la tolérance et à augmenter la décote. C'est cohérent — il était au bord du bassin — mais il faut le savoir.

⚠️ Et un réglage que le coach ne voit pas, dont c'est ici la place : la décote est active par défaut, et rien à l'écran ne l'annonce. Ses effets, eux, se voient : c'est exactement la différence entre le « Niveau du jour » et la « Vision globale ».

⛔ « Fraîcheur » et décote sont deux choses différentes — et l'écran n'en montre qu'une

C'est le piège de lecture le plus coûteux de cette page, alors autant l'écrire noir sur blanc.

La fraîcheur affichée La décote
Ce qu'elle regarde le temps écoulé depuis la dernière course, toutes épreuves le temps écoulé depuis la dernière démonstration de niveau, au-delà d'une tolérance
Ce qu'elle fait rien — c'est une étiquette sur l'âge de la donnée elle multiplie l'indice — et, à travers lui, la VMA, le seuil, le seuil aérobie, la récupération et la résistance. ⛔ Pas la vitesse critique (voir juste dessous)
Où elle se voit écrite en clair sur la fiche nulle part — seuls ses effets se voient

Ce que la décote atteint vraiment, ancre par ancre

Tant que tout descendait d'une seule valeur, dire « elle multiplie l'indice, la vitesse critique et le plafond aérobie » suffisait. Depuis la coupure du 23 août 2026 il y a trois ancres indépendantes, et il fallait remesurer plutôt que déduire. C'est fait.

Ce qu'elle mord dans le profil n'a pas changé : l'indice de chaque épreuve, la vitesse critique native du crawl, et le plafond aérobie entre bassins. Ce qui arrive jusqu'aux lignes du panneau, en revanche, ne se déduit pas de là — parce qu'entre les deux, chaque ancre va chercher son appui où elle le trouve.

La ligne du panneauLa décote la traverse ?De combien
VMAoui — 48 panneaux sur 50de −0,5 % à −10,5 % · moyenne −8,0 %
Vitesse critiquenon — 0 panneau sur 13rien du tout
Seuiloui — 48 sur 50identique à la VMA, dont il se déduit
Seuil aérobieoui — 48 sur 50identique à la VMA, dont il se déduit
Récupérationoui — 48 sur 50identique à la VMA, dont elle se déduit
Résistanceoui — 45 sur 47de −0,3 % à −10,5 % · moyenne −7,3 %

MESURÉ le 24 août 2026 sur le parc entier, en lecture seule : 13 nageurs, dont 5 portent une décote armée — soit 50 panneaux comparés, une fois la décote allumée, une fois éteinte à la source. Les panneaux non touchés sont ceux dont l'ancre manque ou dont la décote est encore sous sa fenêtre de tolérance.

Pourquoi la VMA descend, et pourquoi le seuil la suit sans rien décider. La VMA se lit sur un 400 — réel ou estimé — et ce 400 est lu au moment regardé, décote comprise. Le seuil, le seuil aérobie et la récupération sont des pourcentages de la VMA : ils descendent exactement avec elle, sans que la décote ait besoin de les toucher elle-même. C'est une seule baisse, lue quatre fois.

Et pourquoi la vitesse critique y échappe entièrement — le point à connaître. Deux gardes s'additionnent sans que personne l'ait décidé. La table du crawl est exclue de la décote, au motif écrit que « ses ancres se lisent sur la vitesse critique native, que la décote mord déjà » : on évitait ainsi de payer deux fois. Mais depuis que la vitesse critique se lit sur le couple 200/400 des courses — ce qui est le cas des 45 panneaux qui en portent une aujourd'hui, sans exception — cette valeur native n'est plus lue. La décote continue donc de la réduire dans le profil, où plus rien ne va la chercher. Le garde-fou anti-double-peine protège d'une double peine qui n'existe plus, et il en résulte aucune peine.

⚠️ Ce que ça donne à l'écran, et c'est visible sans instrument : sur un nageur à l'arrêt depuis longtemps, la VMA recule de près de 10 % pendant que la vitesse critique ne bouge pas d'un centième. Les deux lignes se rapprochent, et sur les panneaux les plus décotés la vitesse critique finit au-dessus de la VMA — ce qui ne devrait pas exister. Ce n'est pas décidé, c'est une conséquence : personne n'a tranché que la décote devait épargner la vitesse critique. C'est écrit ici pour que la question se pose, pas pour la trancher.

Un nageur peut donc lire « Fraîcheur : 81 % » et subir en même temps −9 % sur son 400. La bulle de la fraîcheur est honnête — elle dit qu'elle parle de l'âge de la donnée — mais rien n'indique que le nombre qui mord vraiment est ailleurs. C'est une lacune d'affichage connue, pas un désaccord de calcul.

La croissance

La décote ne sait rien de l'âge. Aucune de ses grandeurs n'en dépend. La croissance est traitée ailleurs, par trois mécanismes :

  1. L'échelle par âge — le mètre-ruban bouge avec le nageur.
  2. La relecture au peloton d'aujourd'hui — une course gardée n'est pas lue contre le peloton de son époque : son indice est recalculé depuis le chrono contre la référence de l'âge d'observation. Effet voulu et visible : un nageur qui passe de 16 à 17 ans baisse en indice sans avoir nagé, exactement de la marche de sa table. C'est juste : ses concurrents ont grandi aussi.
  3. La course d'enfance — la seule règle où une amplitude de croissance décide.

Et une limite assumée de cette version, qu'il faut énoncer : parce que la décote ignore l'âge, un jeune qui grandit pendant un arrêt est décoté exactement comme un adulte. C'est faux dans le principe — la croissance ne s'arrête pas quand l'entraînement s'arrête. C'est connu, mesuré, et hors périmètre de cette version.

La course d'enfance

La question n'est pas « ce temps est-il mauvais ? » mais « de combien le repère de son âge a-t-il bougé depuis ce jour-là ? ».

L'amplitude est lue dans la table par âge, jamais posée : c'est l'écart entre la référence de l'âge qu'il avait le jour de la course et celle de l'âge qu'il a aujourd'hui. Au-delà de 9,2 %, la course est écartée — pas décotée, écartée — et reste affichée en gris avec la phrase : « nagée à 12 ans ; le repère de son âge a changé de 11,4 % depuis ».

Il n'y a aucune borne d'âge dans cette règle, et c'est son élégance : ce n'est pas la jeunesse du nageur qui déclenche, c'est l'écart d'âge. Une course nagée à 15 ans par un nageur qui a 15 ans donne un écart nul. Un adulte n'est jamais concerné, mécaniquement.

Les raisons d'écarter, et celle qui n'écarte rien

Mécanisme Ce qu'il dit
Course d'enfance le repère de son âge a trop bougé depuis
Contradiction d'époque le reste du profil, calculé sans elle et à son époque, prédisait nettement mieux — le « vieux 1500 mou »
Dépassée par la progression depuis, sur le même terrain, il a fait nettement mieux. Celle-là ne juge pas — et elle ne l'affirme pas non plus à l'aveugle : la fiche va lire ce que dit le bassin de la case avant d'écrire qu'il a progressé
Épreuve délaissée l'épreuve est reclassée historique. La raison écrite est une date, jamais un jugement : « plus nagée depuis 2016 », pas « épreuve abandonnée » — le programme constate, il ne décide pas de ce que le nageur a laissé tomber
Meilleur temps non confirmé il existe, mais ni le nageur ni l'épreuve n'ont donné signe de vie depuis. Pas écarté, pas retenu
Contre-performance elle porte une pastille visible, avec sa bulle qui dit le motif — et elle a un effet réel : la case devient manquante pour le profil, et se ré-estime par les voies normales. Le chrono, lui, reste consultable

⭐ Un SIXIÈME tri, celui de l'estimateur — et il ne se voit pas sur la fiche

Les raisons ci-dessus sont celles du profil, et elles s'écrivent à l'écran. L'estimateur refait le sien, sur les mêmes courses, avec ses propres critères. Un chrono peut donc rester valable pour le profil et cesser d'être la source de l'estimation, sans qu'aucune pastille ne l'annonce.

  • Dédoublonnage de compétition : deux courses de la même épreuve à quatre jours ou moins = série et finale, seule la plus rapide compte.
  • Sur 400 et au-delà : jugement contre un plafond aérobie — son meilleur indice sur ces distances, fenêtre de validité trois ans. Marges 0,046 et 0,030 d'indice — des écarts d'indice, pas des pourcentages de temps, et des amplitudes maison.
  • Sur 50 / 100 / 200 : jamais de plafond — lu à partir de 200 m, il sur-élève un sprinteur. Le jugement est local et demande trois conditions à la fois : encadrée par deux voisines valables, à plus de 0,020 d'indice sous leur droite, et plus ancienne que les deux.

La troisième condition est celle qui compte : « périmée » veut dire les deux voisines qui la jugent sont POSTÉRIEURES à elle, et un voisin antérieur ne prouve rien. ⚠️ C'est une condition de dates, pas un constat de progression — la fiche, elle, ne parle de progression que si le bassin de la case le montre. Sans elle, un 200 qui était à la fois le meilleur et le plus récent du nageur se voyait juger par un 50 plus vieux que lui, puis prescrire 6,6 s plus vite qu'un temps jamais nagé.

Et ce tri a une face visible, sur le CRAWL seulement. Sur les distances que l'estimateur couvre, le meilleur temps que montrent la fiche et la courbe n'est pas forcément le chrono brut : c'est ce que l'estimateur rend une fois son tri fait. Motif assumé : c'est le seul estimateur dont le comportement soit recetté. Ailleurs, l'écran garde le chrono. ⚠️ Un temps réel qui en remplace un autre ne porte jamais la marque « estimé » — celle-là dit « ce temps n'a jamais été nagé », rien d'autre.

⚠️ Piège de vocabulaire : deux de ces classes portent les mêmes mots que deux des raisons du profil — contre-performance et dépassée par la progression. Mêmes mots, autres seuils, autre écran.

Et voici de quoi les refaire, chiffre par chiffre.

  • Dépassée par la progression : DEUX barreaux entiers, même nage, même zone de distance, et la course jugée doit être vieille. ⛔ Ce n'est pas un pourcentage — les barreaux ne sont pas équidistants. À un seul barreau, 93 courses sortaient sur 12 dossiers et deux nageurs changeaient de type ; à deux, 37 sortent et rien ne bascule. DÉCISION prise sur mesure.
  • Contradiction d'époque : jamais sous 200 m, au-delà de 5 % d'écart. Le profil recalculé sans elle doit la prédire plus rapide d'au moins 5 % — au-delà du bruit, donc on n'écarte que le franc. ⚠️ Le plancher de 200 m n'appartient qu'à cette raison : la course d'enfance n'est bornée en distance d'aucune façon.
  • Épreuve délaissée : une décroissance, pas un couperet. La pertinence décroît continuûment depuis le dernier passage, sur une constante de huit ans — tombée de moitié vers 5 ans et demi, à 0,37 à huit ans. Bascule en historique sous 0,30, soit environ 9 ans et demi sans renager l'épreuve.

« Dépassée par la progression » nomme son témoin : « depuis, 4 crans de mieux sur la même nage », avec la course qui le prouve — parce qu'une raison qui dit « mieux » sans dire « mieux que quoi » n'est pas vérifiable par l'entraîneur.

La décote s'applique après. Elle ne mord que sur les cellules restées courantes : jamais de double pénalité.

Chaque bassin a son propre moteur

⭐ Avant de parler de conversion, la règle générale, parce qu'elle commande tout le reste : il n'existe pas de « bassin de référence » du panneau. C'était le cas avant le 23 août 2026 — un bassin était élu, tout s'y calculait, le reste en découlait. Aujourd'hui la question se pose valeur par valeur : « ce bassin a-t-il de quoi lire CETTE ancre ? » Et la réponse peut différer d'une ligne à l'autre du même panneau.

Le profil, les indices, la pente, la spécialité et les trois ancres se construisent bassin par bassin, sur les courses de ce bassin-là. La conversion n'arrive qu'en secours, ancre par ancre, et l'écran nomme le bassin d'origine de chaque valeur portée.

⚠️ Mesuré le 24/08/2026 : sur 124 panneaux, 40 lisent leur référence aérobie et leur vitesse critique dans deux bassins différents. Et pour un même nageur, les sources changent d'un bassin à l'autre sur 3 panneaux de nage sur 62 — le plus souvent parce qu'un bassin porte un couple 200 / 400 que l'autre n'a pas. ⛔ Ça interdit une chose : lire deux colonnes de bassin comme si elles décrivaient la même mesure.

La conversion 25 m / 50 m

Elle passe par l'écart entre les deux références de la même épreuve — c'est-à-dire par ce que la population fait réellement de la différence de bassin, épreuve par épreuve, moins l'incertitude de conversion mesurée chez le nageur lui-même. La littérature donne l'ordre de grandeur en crawl : le petit bassin y vaut environ +2,0 ± 0,6 % ; sur les autres nages, la direction est connue, pas l'amplitude.

La règle est à sens unique : elle ne se déclenche que lorsqu'un temps de petit bassin ressort plus lent que celui de grand bassin, ce qui est impossible. L'inverse est le cas normal — c'est la définition même de l'effet de bassin.

⚠️ Deux portées, et il faut les tenir séparées : remplir une case vide compare des chronos ; corriger une paire impossible compare ce que l'écran montre des deux côtés à la date regardée. Les règles ci-dessous sont celles du premier cas ; la seconde passe suit.

Trois règles dures pour REMPLIR une case : le premier 25 est identique dans les deux bassins — sous 50 m, on recopie sans convertir ; un temps réel du bassin prime sur une conversion ; et une conversion ne vient jamais écraser un temps démontré dans le bassin cible.

⚠️ La seconde passe : quand la paire est physiquement impossible

Depuis le 19/08, la comparaison ne porte plus sur les chronos mais sur ce que l'écran MONTRE — décoté ou estimé compris. Le motif est mesuré : sur un 100 papillon de notre parc, le grand bassin affiche 55.68 quand son chrono vaut 58.75 (le profil l'a remplacé). Comparer l'estimé de petit bassin à 58.75 ne pouvait rien voir. L'origine d'une lecture ne la dispense pas de la physique.

Quand la paire viole la physique, un côté devient MAÎTRE, l'autre en est DÉRIVÉ par la conversion. La hiérarchie, dans l'ordre :

  1. l'ancrage — un chrono nagé, gardé et non décoté > ce même chrono décoté > tout le reste (estimé d'époque, converti, remplacé par le profil) ;
  2. à ancrage égal, la course la plus récente en base — un fait, pas une préférence ;
  3. à date égale, le grand bassin, en dernier recours.

Paire déjà cohérente = rien ne bouge, aucun rabotage cosmétique. Et un temps de grand bassin n'est jamais accéléré par ce geste : c'est structurel, puisqu'on ne dérive un côté que lorsque le petit bassin est trop lent.

⚠️ Et c'est ICI, et nulle part ailleurs, qu'un converti passe devant un chrono réel. Dans le tableau des allures, cette correction s'applique avant la décote : une case que le profil garde — donc portant un vrai chrono du bassin regardé — peut afficher la valeur convertie de l'autre bassin, plus rapide que ce chrono. La raison tient en une phrase : la paire est impossible, l'un des deux côtés est faux, et ce n'est pas celui de grand bassin. Prescrire sur la lecture impossible serait pire que prescrire sur la conversion. ⛔ Ce n'est pas une double décote — le converti vient d'un chrono brut que rien n'a décoté, et la décote passe une seule fois, après. L'ordre inverse a été essayé et corrigé le 19/08 : il recréait la contradiction inter-bassins un cran plus loin.

Et quand l'épreuve n'existe pas dans l'autre bassin — le 100 4 nages ne se nage qu'en 25 m — le programme laisse la case vide. Il ne recopie pas un temps sur une épreuve qui n'existe pas.

L'étanchéité temporelle

Un profil antidaté ne voit que les performances antérieures — et cette date devient son « maintenant » dans toute la logique interne. Filtrer les lignes sans redater le « maintenant » reviendrait à juger la récence d'une performance d'époque à l'aune d'aujourd'hui.

Ce qui est redaté : l'indice d'une course gardée, la décote appliquée à un point de courbe, l'âge qui choisit le peloton. Ce qui ne l'est jamais : le temps nagé — on ne réécrit pas le passé.


6. Ce qu'il ne fait pas

Cette section est la plus importante de la page. Un outil se juge autant sur ce qu'il refuse de faire que sur ce qu'il fait.

Il ne note pas — mais il situe

Aucune note, aucun verdict. Le programme produit des faits, des comparaisons et des repères, chacun traçable à sa source.

Mais il faut être franc : donner un barreau et une position dans ce barreau, c'est situer un nageur. Il ne dit pas « bon » ou « mauvais » ; il dit « ici », et « ici » veut dire quelque chose. Il ne note pas, il situe — et situer, c'est déjà dire beaucoup.

Il interprète aussi — dire « cet indice bas en brasse est une nage moins forte, pas un petit moteur » est une interprétation. Mais elle est toujours tracée, présentée comme une analyse, et critiquable par l'entraîneur.

Il ne mesure aucune physiologie

Pas de VO₂max, pas de lactate, pas de capacité anaérobie mesurée. Il déduit des positions métaboliques à partir de chronos.

Et une limite est structurelle, pas provisoire : la capacité glycolytique maximale — le discriminant fort sprint ↔ fond dans les modèles au lactate — n'est pas identifiable depuis les temps. Deux nageurs aux chronos strictement identiques peuvent avoir des profils métaboliques différents. Aucune quantité de chronos supplémentaires ne changera ça. C'est le plafond du non-invasif.

Il ne prédit pas, et il ne mesure pas sa propre justesse

Il ne dit pas quel temps sera nagé dimanche. Une estimation est une plage, bornée par ce qui a été démontré, et elle décrit un potentiel actuel, pas un résultat futur.

Et il n'affiche pas d'indicateur de confiance sur ses estimations. Un tel indicateur promet de dire il se trompe le plus, et cette promesse-là ne peut pas être tenue depuis des chronos seuls. Ce qu'il donne — une plage, et un refus de répondre quand la matière manque — promet moins et tient ce qu'il promet.

Il ne voit ni la technique, ni le geste, ni la personne

Il voit qu'une nage est plus lente qu'une autre. Il ne voit pas pourquoi. Il ne dit rien sur la respiration, l'appui, l'alignement. Ni sur la santé, la fatigue ou la motivation.

Il ne connaît pas l'entraînement réalisé

Seules les compétitions et les quelques tests saisis entrent dans le moteur de profil. Le suivi de la charge est un chantier distinct.

Ses angles morts structurels

  • Brasse et dos plafonnent au 200 en compétition. Un spécialiste pur n'a donc jamais d'épreuve longue dans sa nage. Son ancre aérobie doit venir d'une autre nage.
  • Et l'emprunt coûte, sans qu'on sache exactement combien. Les dix crédits de transfert disent ce qu'une nage vaut lue depuis une autre, et ils se calculent — mais aucune matrice de transfert entre nages n'est publiée, et le poids des trois ingrédients qui les composent est un choix. La solution propre reste ailleurs : un 400 nagé dans sa propre nage, saisi à la main.
  • Le moteur aérobie est mesuré sur le crawl. Sur les autres nages, il est extrapolé — et le programme le dit. Le déclin aérobie s'y lit sur la charge aérobie de l'épreuve, pas sur sa distance brute : sans effet visible aujourd'hui, faute d'épreuve longue hors crawl, mais la capacité est là.
  • Le 25 m est hors du domaine de l'estimateur. Il chevauche la mesure de vitesse pure, qui relève d'un autre module.
  • Le 400 de spécialité, lui, a désormais une référence. Le 400 dos, le 400 brasse et le 400 papillon ne sont des épreuves nulle part, donc aucun classement ne les contient : leur référence se dérive, en appliquant à la référence du 200 de la nage le pas que le crawl fait entre son 200 et son 400. Le contrôle est immédiat — appliquée au crawl, la dérivation redonne exactement son 400 publié. ⚠️ Elle suppose que les quatre nages s'écroulent pareil entre 200 et 400 : c'est vrai du dos et de la brasse, faux du papillon, dont le 400 dérivé ressort trop rapide d'environ 3 %.
  • D'autres épreuves n'ont toujours aucune référence — le 800 papillon, les 50, 800 et 1500 quatre nages, le 100 quatre nages en grand bassin (l'épreuve n'existe pas), les courses de 25 m et tout ce qui dépasse 1500. Elles ne peuvent être ni placées ni estimées, et le programme laisse la case vide plutôt que d'inventer.

Il n'est pas encore validé à grande échelle

Deux choses à ne pas confondre.

  • La référence repose sur une masse de données : près de six millions de performances pour la lecture par âge, presque 1,4 million pour calibrer le bas de l'échelle.
  • L'assemblage, lui, a été calibré sur une petite dizaine de nageurs. Les équivalences aérobies, les crédits de transfert entre nages, les temps de virage, les seuils de détection sont bornés par la littérature ou par la mesure interne, mais ajustés sur un petit échantillon.

Le socle tient ; le montage est en bêta. Il peut y avoir des aberrations et des erreurs de calcul, et c'est exactement ce que la collecte en cours doit corriger.

Il faut ajouter une circularité partielle : la référence vient des classements fédéraux, les profils sont notés contre elle, les conversions de bassin sont calées sur elle. Un biais systématique de cette source se propagerait sans se voir.

Ce qu'il faudrait pour aller plus loin

  1. Une base de comparaison plus large — plusieurs ligues, plus de nageurs. C'est de la collecte, pas de la recherche.
  2. Les temps de passage de compétition à l'échelle — pour individualiser la qualité de virage tranche par tranche, au lieu d'un modèle agrégé.
  3. Un 400 nagé dans sa propre nage pour les brasseurs et les dossistes — la seule façon propre de leur donner une ancre aérobie sans hypothèse de transfert.
  4. Plus de tests non invasifs à l'entraînement — ils sont câblés, et au 24 août 2026 aucun n'a encore été saisi sur la base. C'est le chantier de terrain qui s'ouvre, et chacun sert une ancre nommée : un T30 pour poser le seuil, un couple répété 200 / 400 ou un 12 × 25 pour poser la vitesse critique là où la ligne est vide, un n × 200 — ou plus simplement un 400 avec ses passages à 50 et 350 m — pour mesurer la référence aérobie au lieu de l'estimer, un segment lancé pour la vitesse de nage pure.
  5. Tenir compte de la croissance dans la décote, pour ne plus traiter un adolescent qui grandit comme un adulte à l'arrêt.
  6. Le lactate, si un jour l'invasif est accepté — c'est ce qui donnerait ce que les chronos ne donneront jamais.

Et une chose qui ne s'améliorera pas avec plus de données : le programme ne dira jamais ce qui se passe dans la tête d'un nageur le jour de la course.